Band 
Tome quatrième. M - P.
Seite
64
JPEG-Download
 

6 4 MAN

seule ìíle de Man ; Sc comme il est à la nomination ducomte de Derbi, propriétaire de l’isle > il n’a aucune séan-ce au parlement dans la chambre haute. L'archevêqued’Yorck le sacre. Cette islc a eu quelque tems titre deroyaume, Sc a eu ses rois, dont la domination s’étendoicfur les autres isles voisines. On en peut voir la successiondans une chronique conservée & publiée par Cambden.Les habitans ont une langue particulière , leurs loix &leurs coutumes, Sc même leur monnoie. Les femmes nesortent jamais du logis , fans être envelopées dans lemême linge qui doit leur servir de suaire après leur more.Celles qui ont mérité la mort, font cousues dans un sac& précipitées du haut d’un rocher dans la mer. L’isle estséparée en deux parties , l’une méridionale , l’autre sep-tentrionale. Celle-ci approche assez des Ecossois pour lelangage, & sature des Irlandois. On ne fait chez eux ceque c’est que voler ou mendier de porte en porte. Lesdifférends & les procès se jugent, sans qu’il en conte rienaux parties pour les frais. Au milieu de sisle font de hau-tes montagnes. La plus élevée est celle de Scheafeel ,d’où , lorsqu’il fait un tems calme Sc serein, on découvres Angleterre , l’Ecosse & llrlande. L’isle manque de bois,ôc on y brûle des tourbes , comme en Hollande.

2. MAN , les Portugais écrivent Maon , 6e pronon-cent Man, comme nousécrivons Paon Se Laon , quoi-qu’on prononce Pan Sc Lan , mais d’un son plus sourd.

MANAATH ou Manahath, lieu dont il est parléau premier livre des Paralipomènes » c. 8. v. 6. On nefait où éroir ce lieu,

MANACARONHA, contrée de l’ifle de Madagascar,située de même que la contrée des Maratanes, entre lesrivières de Mananghare & de Mananzari, du côté de lamer. Cespays four bornés à l’ouest par les montagnes quiles séparent des Anachimousli Sc des Eringdranes. Ils ren-ferment les petites provinces d'Iuonrhon & de Saca,dont les habitans, voisins des Maratanes, font remplis deleurs superstitions, & adonnés aux charmes Sc aux forts.* FLacourt , Hisl. de Madagascar , c. 7.

MANACCENSERITANUS , siège épiscopal d'Affi-Hue dans la Mauritanie Césariense , selon la notice épis-copale d’Afrique, où l’on trouve Victor Manaccenferita-nuPe .ntre les prélats de cette province. Ce même siège estdiversement ex primé dans la conférence de Carthage. Ony voit Félix episcopus Manazenensium Regiorum.

MANaCHIE , nom moderne dç l’ancienne Magnésiedu mont Sipyle. Nous avons rapporté son ancien état aurnot Magnésie. Voici ce que le sieur Paul Lucasditde sonétat présent. Cette ville est située au pied d’une très-hautemontagne, & peut avoir une bonne lieue de longueur ;elle est grande & peuplée ; il y a sur une petite colline unchâteau que les Turcs n’ont pas beaucoup de foin d’entre-tenir, & qui commande tellement la ville, qu’il en peutetre regardé comme la citadelle ; trois méchantes piècesde canon qui ne tirent que pour saluer les pachas à leurarrivée, en composent toute l’artillerie. Ce fort éroir plusconsidérable autrefois : la colline fur laquelle il est situéétoit environnée de trois murailles flanquées de tours,dont il reste encore quelques débris. Les Turcs qui habi-tent cette ville , m’aslurerent que les montagnes voisinesproduisent plusieurs plantes singulières, Sc qu’il y en aune entr’autres qui.éclaire pendant la nuit comme unflambeau. Je voudrois savoir vue moi-même, pour juger siles herboristes de ce paysne confondent pas la plante avecun arnas de vers luifans qui s’aflemblent dessus. Quoiqu’il en soit, on voit de très beaux bazars dans la villede Manachie ; les mosquées y font assez bien bâties ,& l’on y trouve trois hôpitaux : sun pour les malades,l’autre póur les lépreux, & le troisième pour les fous,à peu prés comme les petites maisons de Paris. On trou-ve hors des murs de la ville un très-beau ferra il, avecun jardin assez spacieux. C’étoit autrefois le palais desprinces Ottomans, avant qu’ils fussent maîtres de laville de Brousse où ils transférèrent le siège de l’empire.Le pays est très-abondanr > & l’on y trouve tout ce quiest nécessaire à la vie. * Voyage de la Turquie en A fie ,

1. p. 141.

MANADELI. Davity Sc M. Corneille, Ditl. mettentune ville de cc nom dans l’E.chiopie au royaume deDancali. Elle est peu éloignée, disent-ils, de Gorcora,& on y compte mille feux. *

MAN

MAN./EAN 4 ou Maniiana , ville de la Maurita-nie Césariense, selon Ptolomée, /.4.c.2. Marmol croieque 1 e nom moderne est Miliana.

MANAIM ou Mahanaim , lieu de la Palestine dontil est parlé en plusieurs livres de 1 écriture sainte. * D.Calmet, Diction.

MANAIN , riviere de la Gedrosie , selon Pline,/. 6,c. 23. Le P. Hardouin lit Manaïs.

MANA1TI, contrée de f Arménie. Elle étoit consa-crée à une divinité de même nom, selon Dion Cassius,L$6.p. z).

MANAMBA, riviere de l’isle de Madagascar. Elledescend du pays des Machicores, où il y a quantité debœufs sauvages. Elle court au sud, & son cours n’apas plus de douze lieues. La côte commence à décli-ner au nord ouest-quart d’ouest. * Flacourt , Hist. deMadagascar, c. 13.

MANAMBATOU, riviere de l’ifle de Madagascar :elle a son embouchure sur la côte orientale de sisle ,à deux lieues de Manghabia. On trouve une quantitéprodigieuse de roches à son entrée.* Flacourt , Hisl.de Madagascar, c. 2.

MANAMBONDROU, riviere de fille de Mada-gascar , dont l’embouchure se trouve entre celles desrivières de Sandrauinangha Sc de Massianach fur la côteoccidentale de l’isie , environ les 23 degrés de latitudeméridionale. * Flacourt , Hist. de Madagascar, c. 4.

MANAMBOULE, grand pays dans sisle de Mada-gascar , borné à l’est par la riviere d’Itomampo ; à l’cst-nord-est Sc au nord par les Anachimouffij à souci!par 1 e pays d’Alfissach, où on a des vignes Sc de lalbie en quantité ; Sc au sud par le$ grandes montagnesd’où fort la riviere d’Yonglahé. C’est un pays rnon-tueux, fertile e« riz, sucre, ignames, légumes, & quiabonde en gras pâturages. 11 y a des mines de fer Scd’acier. 11 eit tellement cultive, que le bois y est fortrare : il le faut aller chercher dans des montagnes bienhautes. * Flacourt, Hist. de Madagascar, e.j.

MANAMBOUVE, riviere de l’ifle de Madagascar,,Elle court vers Caramboulle & la sépare du pays desAmpatres. Elle est profonde , descend du pays des Ma-chicores, Sc son cours est de quinze ou vingt lieues.Tout le long de cette riviere il y a beaucoup de bœufoqui sont*devenus sauvages. La Manambouue est éloi-gnée de Mandrerei d’environ trente lieues. La côre gîtest Sc ouest. C’est l’extrémité méridionale de sisle. *Flacourt , Hisl. de Madagascar, c. 13.

MANANCARE , riviere de I'isie de Madagascar,àquatre lieues de celle de Manghasionts. Elle est assez mé-diocre. * Flacourt , Histoire de Madagascar, chap. 7.

1. MANANGHARE, riviere de l’ifle de Madagas-car, à quatre lieues au nord-est de la riviere de Maffia-nach , fur la côte orientale de sisle. Elle a sept embou-chures , mais toutes font bouchées Sc remplies de ro-ches*, Cette riviere descend ,du pays d’Itomampo quiest à l’ouest, & elle se forme de trois autres rivièresassez belles , savoir > de l’Ionghaïvou , de slromatnpo ,Sc de la Mangharac , qui toutes trois perdent leur nomen se joignant à celle de Mananghare. * Ftacmrt , Hist,de Madagascar, c. 4.

2. MANANGHARE, province de sisle de Mada-gascar : elle est située le long de la riviere de mêmenom. Quoique son terreur soit assez fertile de fa nature,il n’est point habité présentement, personne ne vou-lant entreprendre de le cultiver, de peur d’y attirer lesarmes de divves seigneurs des provinces voisines, quiprétendent également y avoir droit. Ainsi il sert seule-ment de retraite aux sangliers & aux bustes qui y sonten fort grand nombre. La riviere de Mananghare des-cend de la montagne d’Hyela du côté du sud-ouest, Scva se jetter dans une autre riviere appellée Mandre-rei. * Flacourt , Hist. de Madagascar, c. 13.

MANANGHOUROU, riviere de l’isle de Mada-gascar , qui descend d’une haute montagne située versle milieu de cette isie, dans le pays des Ancianactes.D’abord elle prend son cours -de l’occident à l’orient »puis elle se divise en quatre branches , dont la premièreconserve toujours le nom de Mananghourou. La se-conde qui s’éloigne de celle-ci jusqu’à la distance de*quatre, lieues , se rentj dans la mer, sous le nom de

Manansarran :