MAN
Manànsatràn : son entrée est difficile à cause de la barréqui en est dangereuse. La troisième nommée Marinbou ,qui s’éloigne de trois lieues environ de la précédente,dans la mer à l’opposite de la petite isle
MAN
6$
ligion Chrétienne. Cette cruauté attira contre lui les ar-mes des Portugais. Constantin de Bragance y passa en1 S 6 ° > y porta le fer & le feu, démolit plusieurs bourgs& pagodes, enleva la dent d’un singe, que ces idolâtresadoroient comme une relique du dieu Budu. L’isle deManaraete autrefois très-fameuse par la pêche des per-les j mais depuis ce tcms les huîtres fe font épuisées ou re-tirées , & il faut les aller chercher du côté de Tuticorinfur la cote de la Pêcherie. Quoique cette perte ait dimi-nué la richesse des habitans de l’isle , ils ne laissent pas d’ê-tre toujours en tres-grand nombre, 8c l’on trouve encoren3 • , -- de gros bourgs dans ce petit espace de terre. Les Porru-
il s e l^:Ì^ eCOnn °îí; ent enc0Le Moyfe & David, mais gais y avoient établi un gouverneur ( h ), dont le district
iroit fe rendre
Nosse Ibrahim, si elle avoir une embouchure. Simia-1 ? C 3 U1 . ^ crois lieues de cette derniere , est grande
t pacieufe à son ouverture, & continue son coursusque dans la mer. Elle a sept ou huit pieds de prof-ondeur a son embouchure. Le pays que ces quatrenvieres arroíent est peuplé de gens semblables à ceuxy Challenboulou ou Ghallenboulou , qui fe disent tous-afte-Ibrahim, c’est-à-dire race d’Abraham. Outre ce
n'ont point connoiffance des autres prophètes , mde Jcfus-Christ. 11 s ne connoissent pas plus Mahomet.Ils font circoncis & ne travaillent point le samedi. 11n’y a point de prières ni de jeûnes chez eux, mais seu-lement des sacrifices de taureaux, de chèvres 8c decoqs. Leurs habitations ou villages font gouvernés pardes chefs nommes Philoubei, qui vont au secours lesuns des autres, si la guerre fe fait contre ceux qui nefont pas de la lignée sainte ; mais si la querelle estentre quelques Philoubei de cette lignée, ils les laissentcombattre, ou ne s’entremettent que pour les accorderà l’amiable. Le long de ces rivières, 8c sur tout de laprincipale , qui conserve le nom de Mananghourou , osttrouve de belles pierres de crystal, dont quelques-unesfont de quarte pieds de diamètre. * Flacourt , Hist deMadagascar, c. 9.
■ MANANHANE, riviere de l’isle de Madagascar.Elle est fort poissonneuse. C’esl ce que signifie son nom ;Mananhane vent dire qui a beaucoup de vivres, *Hacourt , Hist. de Madagascar, c. 7.
MANANPANl. Voyez. Manatengha.
MANANSATR.AN , riviere de l’isiecar. C’est une des branches de larou. Elle a son embouchureorientale de
l’isle
de Madagas-riviere Mananghou-dans la mer fur la côteà la hauteur du dix-scptiéme degréde latitude méridionale. Son encrée est difficile à causede la barre qui est dangereuse. * Flacourt , Hist. deMadagascar,c. 9.
MANANZARI, riviere de l’ísle de Mádagascâr ailpays des Antauares. C’est une grande riviere où ilpeut entrer des barques. 11 y a eu autrefois fur sesbords une habitation de François , qui furent maslacréspar les habitans du pays. Elle descend des montagnesAmbohitsméncs , c’est-à-dire montagnes Rouges, 8 cqui font au nord & à l’ouest, éloignées d’environ vingtlieues. Le pays quelle arrose est très-fertile : il produitdu riz > des ignames, des bœufs, des cabris , des bana-nes en un mot, de tout ce qui est nécessaire à la vie.La volaille y est fort commune > ainsi que les cannesde sucre 8c ie miel. Son embouchure est fur la côteorientale de l’isle, environ à vingt-un degrés de latitu-de méridionale. * Flacourt ,Hist. de Madagascar,c.8.
sétendoit plus de dix lieues dans l’iíie même de Céïlan ,
& toutes les terres de Mantolte en relevoient. Le fort deManar n’étoit qu’un très-petit quarté , avec deux petitesredoutes aux deux angles qui sont fur le bord de la mer.Tour auprès est un gros bourg ou il y avoir plus de centcinquante familles Portugaises, & environ deux cens desnaturels du pays. C’est dans ce bourg que demeuroit lécapitaine. Les Hollandois ( c ) s’en tendirent les maîtresen 1658 , après la mort d’Antonio Awaral de Menezès,qui fut tué d un coup de fauconeau. Ce coup étonna tel-lement les Portugais que, quoiqu’ils fussent bien retranchés8c en assez grand nombre, ils prirent l’epouvante.&se sau-vèrent tous à Jafanapatan. Lorsqu’on examine le lit dlldétroit qui sépare Manar de la terre ferme, on trouve unlit élevé où l’eau a fort peu de profondeur, 8c qui sembléun relie d une langue de terre qui joignoit autrefois 1 islede Céïlan à la prèsqu’ifle d’en-deçà le Gánge, L’isie ou estla fameuse pagode de Ramanancor 8c l’isle de Manar sontaux deux extrémités de ce lit plus élevé que le reste *qu’une imagination indienne a faitappeller le Pont Adam.Voyez. Pont-Adam. { a) Le Grand, > Addit. àl’hiitoirede Céilan, par Ribeyro, p. 100. {b) Ribeyro, Hist. del’isle de Céïlan , p. 93 .( c) Le Grand , Addit. à l’hist. déCéïlan, par Ribeyro, p. 100.
2. MANAR. ( Lb Dìtroit de ) On appelle ainsi Isdétroit qui sépare l’isle de Manar de celle de Céïlan.
3. MANAR. M rS Sanfon dans leur carte de 1 In-de au-delà du Gange , mettent fur le Menam au nord duroyaume de Siam, & dans l’état du roi de Pégu, une bour-gade appellée Manar. Baudrand cn fait la capitale d’urtroyaume de même nom. Mais cette carte a été faite fusdes mémoires que les nouvelles découvertes convainquentde fausseté..
MAN.ARICIUM, lieu de ía Belgique. Voyez. Man-
NARITIUM.
MAN ASSA. Corneille fait un article de cette ville*tiré du voyage de Jouvin de Rochefort. II dit que c’estune grande ville d’Asie. Elle n’est point différente de Ma-nachie , ni de Magnésie.
MANASSÉ, l’une des douze tribus du peuplé de Dieu*composée de la postérité de Manaffé, fils aîné de Joseph *& petit fils du patriarche Jacob. La tribu de Manassé ( a )
MAN AOS , nation de l’Amerique méridionale fur les sortit de l’Egypte au nombre de uente-deux mille deux
bords du Rio-Negro, selon les relations des PP. d’Acunna, H’ite: ils étoient autrefois très-belliqueux, & redou-tes de tous leurs voisins. 11s ont long-temps résisté auxarmes des Portugais dont à présent ils sont amis. Quel-ques uns sont encore des courses dans les terres chezdes nations sauvages, & les Portugais fe servent d’euxpour leur commerce d esclaves.
MANAl'AR, bourgade remarquable des Indes futì* côte dc la pêcherie entre le cap de Comorin , &Tutuciuim. long. 98. 45. lac. 8- 27.11 y avoic autrefois àManapar une belle église, mais elle fut convertie enttjagosln par les Hollandois, & on a été obligé d’enbâtir une antre. * Lett. éd. rec. ij.
MANAMA , ville d’Hibernie. Ptolomée qui la nom*
> met aussi dans la même isle un peuple nomméManapii. Ses interprètes croient que c’est présentementAt erford dans l’Irlande.
1. MANAR, isle des Indes au couchant de l’isle deç tlan , dont elle est une dépendance, n’en étant séparéepar un canal assez étroit. Son nom en languea labare signifie riviere de fable. Cette isle (a) a étéà la sot par saint François Xavier , & arrosée% à P* 11 * de six cens martyrs que le roi de Ja-a Patan sir mourir peu de tems après en haine de 1a re-
censhommes, propres â combattre & au-dessus de vingt,àns , fous la conduite de Gamaliel, fils de Phadassur (b)iCette tribu fut partagée à Feutrée de la Terre promise*La moitié euc son partáge au-delà du Jourdain, & l’autrèmoitié en- deça du sieuve.La demi-tribu de Manaffé,qui de-meuroit au-delà du fleuve, possédoit’Ie pays de Bafan ,de-puis le Jabok jusqti'au mont Liban (c ); & la demi-tribu dsMánasséde-deçà le Jourdain avoir son partáge entre la tribud’Ephraim au midi, 8c celle d’Issachar aunord, ayant leJourdain à l’orient, & la Méditerranée au couchant ( « /*Ces villes que poffédoient ces deux tribus, ne sont potncmarquées , ni dans le livre des Notnbres, ni dans Josue*On y trouve seulement le partage des terres que Moy e 8aJofué donnerent à ces deux demi-tribus .Voyez. un.
32, 33.Jofué,13,7 ,8c 16, 17 .(a) Genef 4 l > i}L{ b ) Nurn, 2, 20,21. (c) Num. 32 ,33 >sué , 13,7. ( d) Jofué, 16 , 17. ■
MANATENGHA ou Mananpani » S ra nde riviere:de l’isle de Madagascar. Elle coule dans la vallée d*Am-=boule, & va fejetter par quatre bouches dans la mer, àForient.de l’isle fous le tropique du capricorne , à mêttiéhauteur que la baie de saint Augustin. A l’embouchurè decerte riviere il y a de grands étangs & islets, & une si gran-de quantité de roches, que Fon n’a pas encore eslàyé d’f
Tonié IV. I