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l’embouchure de deux rivières» La plus septentrionale s’yrend des contrées de Benghel ( Banguel) ,1a plus méridio-nale vient des contrées d’Olala. Ces deux rivières formentun golfe avant que d’entrer dans la mer ; c’est un havreassez spacieux , qui a la figure d’un croissant. La violencedu reflux le remplit d'eau salée, Sc ensuite elle se dégorgedans la mer par divers petits canaux, C’est fur ce golfeque Mangalor est située vis-à-vis de l’entrée du port. Lacitadelle qui est au fond , est fort petite, très-foible &très-irréguliere, & mérite moins le nom de forteresse quecelui de simple maison d’un gentilhomme. La ville , quiest médiocrement grande ,-est aussi unie à la citadelle, &environnée de-murailles qui ne font pas de grande dé-fense , Sc au-dedans de laquelle les maisons des habitansfont construites. Les Portugais écoient maîtres de cetteplace, &y entretenoient garnison ; mais ils l’ont retirée.
MANGANEA , lieu d’Asie , quelque part vers la Pa-lestine. Euscbe de Césarée en soit mention dans son hi-stoire ecclésiastique,/. 8. r» 1 r * aL1 sujet d Adrien & Eri-dule ., qui arrivèrent de Manganée à Césarée, à desseinde visiter les confesseurs , Sc y trouvèrent eux-mêmes lemartyre.
MANGANUM, l* eu & monastère deThrace , auxenvirons de Constantinople. Cédrene & Nicetas en par-lent. * Ortelius, Thesaur.
MANGANUR - ville de l’Inde en-deçà du Gange,selon Ptolomée, /• 7- c - ï - Quelques exemplaires portentMastanus.
MANGARE > petite isie de la mer des Indes , auprèsdes isles de Java & de Madura, * Voyage de la CompagnieJJo/landoise , t. 3. p. 1 y 8.
MANGAROL. Quelques-uns écrivent Mangalor;del’Iss e écrit Mancorol , place d’Asie dans les Indes auroyaume de Cambaye , aunord-ouestdePatan > fur la côte.
MANGATE , royaume des Indes avec une ville demême nom dans les Montagnes de Gâte, assez près duroyaume de Cochin. Les cartes dressées fur de nouveauxmémoires, n’ont aucune trace de la ville, ni du royaume.De l’Isle met Mangale , ville dans ces mêmes montagnes,mais plus an nord Sc dans le pays de Canara.
( MANGAZEIA , ville de l’Empire Ruffien dans la Si-bérie, Sc dans la province de Jeniscea vers le cercle po-laire , au toj deg. de longitude, fur la droite de Jeniscea.
MANGERA, isie de la mer du Sud, entre les terresbasses du golfe d’Amapalla Sc la pointe de Caswina.Dampier en parle ainsi , Voyages , t. i.p. 159. C’est uneisie ronde, d’environ deux. lieues de circuit, qui paroîtcomme un grand bois. Elle est toute entourée de rochers,Sc n’a qu’une petite baie sablonneuse du côté du nord-est.La terre en est noire, peu profonde & mêlée de pierres ,produisant néanmoins de fort gros arbres propres à lacharpente. Au milieu de l’isle il y a une ville d’Indiens, &une jolie église espagnole. Les Indiens ont autour de laville des plantations de maïs & de quelques plantains. 11sont quelques coqs & quelques poules, fans aucune au-tre sorte de volaille. Ils n’ont d’autre bête, que des chatsSc des chiens. On va de la ville à la baie par un petitchemin escarpé Sc pierreux. II y a toujours dans cette baiedix ou douze canots fur le fable , & qu’on ne met à l’eauque quand 011 en a besoin.
MANGHABIA, riviere de Pisse dç Madagascar. Elledonne son* nom à une anse & à un j fier > qui se trouvent àson embouchure sur la côte orientale de l’jsie, à 24 deg.30 min. de latitude sud. Les étrangers Pont nommée sainteLuce. Dans la baie il y a bon mouillage pour de grandsnavires, & une chaloupe pour entrer dans la riviere.C’est-là que les François commencercnt à s’établir. La rivierevient de la montagne Siliua. * Flacourt , Hisl. de Pisse deMadagascar, c. 2.
MANGHARAC > riviere de Pisse de Madagascar : ellesort des grandes montagnes qui séparent les Eringdranesd’avec le pays des Antauarcs Sc des Ambohitsmenes. Sasource est environ par les 20 deg. 30 minutes. Elle courtà l’ouell trois journées ou environ ; puis elle fait un de-mi cercle, & court à l'est-snd est environ quatre journées,& se joint au pays de Houtre avec Plonghaivou. * Fla-court , Hist. de l’isle de Madagascar , c 6.
MANGHASIOUTS , OU Manghasiïs , riviere del’isle dt Madagascar, à quatre lieues de la riviere de Ma-ratana., en tirant vers le nord. Les François ont eu une.
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habitation fur cette riviere, qui peut passer pour médio-cre ; mais dont l’abord est difficile à une chaloupe, à caus©des grands brisons. * Flacourt , Histoire de lïsse de Ma-dagascar , c. 7.
MANGHISI, petite presquïfie de la Sicile , fur lacôte orientale de la vallee de Noto , entre Syracuse &Agosta. Voyez. Tafsus. De Pisse donne aussi ce nom à lariviere appellée par k P. Coronelli, Jasibïli.
MANGI, contrée de l’Asie, à l’extrcmiré orientale ducontinent. Marco Polp le Vénitien , /. 2. c. y 3. donne uneidée charmante des mœurs de ses habitans, à qui il nemanquoit que l’exercice des armes, qu’ils avoient perduinsensiblement dans une longue paix. II dit qu’elle étoicfort peuplée. Le grand Kan qui la soumit, t. 64. la di-visa en neuf royaumes , à chacun desquels il donna unroi. Le Mangi est la partie méridionale de la Chine»comme le Cathai en est la partie septentrionale.
, MANGON , Máysav , isie du golfe Arabique , du cô-te de l’Ethiopie , vis - à - vis de Ptolemais Fer arum. Leainterprètes latins de Ptolomée, /. 6. c. 7. rendent ce motpar Magorum infula , Piste des Mages.
MANGRES1A , ville de Turquie dans la Narolie,dans l’Aidia-Ili fur le Madre , au pied des montagnes.Baudrand dit, édit. 170p. Elle est assez peuplée Sc capi-tale de ce pays, à trente-six milles des ruines d’Ephêseau levant, Sc à soixante-dix de Smyrne. C’est apparem-rment la Magnésie du Méandre.
MANGXI , forteresse de la Chine dans la provinced’Iunnan, au département de Lungchuen , cité de la pro-vince. Elle est plus occidentale que Péking, de 18 degrés10 minutes, par les 23 deg. yi minutes de latitude. *Atlas Sinenfis ,
MANHARTZBERG ( Le ), contrée d’Allemagne en-tre la haute Autriche, la Bohême, la Hongrie & le Da-nube. C’est la partie septentrionale de la basse Autriche.On la distingue encore en haut & en bas Manhartzberg,selon le cours du Danube. Le haut est au couchant, Sc »pour principales places Stain & Krembs ; le bas est à l’o-rient, & à Corneubourg , Eggenberg , Retz Sc Laba.Baudrand , édit. 1 yoy.
MAN HATE , iste de l’Amériqne septentrionale sur lacôte de la nouvelle Yorck , entre lïsse Longue & leContinent, à Pembouchure de la riviere de Hudson.Hudson , navigateur Anglois „ qui découvrir cette riviereen 1609, lui donna le nom du peuple qui en habitoit alorsla rive droite ou orientale. Les Hollandois qui possédè-rent ensuite ce pays , le nommèrent le nouveau Fays-Bas , Sc bâtirent dans l’isle de Manhate une ville , qu’ilsappellerent la Nouvelle Amsterdam ; ils appcllerentBaie de Nassau , la baie où Pisse est située. Les Anglois „qui font présentement les maîtres du pays, ont donné àla riviere le nom de Hudson , à l’isle celui de Manhat-tam , & à la ville celui de nouvelle Yorck, qu’ellcdonne à tout le pays. Isoyer. au mot Yorck , latticlexlela nouvelle Yorck.
MANHEIM (a) , ville d’Allemagne dans le bas Pa-latinat, au confluent du Necker & du Rhin, à deuxmilles au-dessous de Heidelberg. On croît assez commu-nément qu’elle doit fa premiere origine à quelques ou-vrages que l’empereur Valentinien sit élever dans cescantons-là > au rapport d’Ammien Marcellin, /. 28. c, 2.qui dit , que ce prince fortifia la frontière le long duRhin, Sc qu’il eut un soin particulier de faire faire destravaux , afin que le Necker n’endommageât point uneforteresse qu’il avoir élevée. Il y eut pendant long-te'ms encet endroit un vieux château , que l’on appelloit autre-fois Echelberg. Cefut-là que furies instances dc l’em-pereur Sigismond Sc du concile de Constance, on tineaux arrêts Balthazar Cossa, connu sous le nom de JeanXXIII, pape. Ce château étoìt accompagné d’un vil-lage Sc d’un bureau de la douane, jusqu’à ce qu’en 1 606le 17 mars , Frédéric IV , comte Palatin du Rhin, y posala premiere pierre dîme nouvelle forteresse. II ne l’achevapoint Frédéric V, son fils, continua ces travaux, Sc il s’enfoi ma une place très-forte, accompagnée d’une citadellerégulière ( b ). Les François s’en rendirent maîtres , & ladémolirent en 1688. Depuis ce tems-là on en a relevé Scaugmenté les fortifications, fur-tout depuis la paix deRyswick. (a) Zeikr, Palat. Rhen. topogr. p. 36. (&)Hubner , Geogc. p. 43 o.