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MANHOAC ou Magnoac. Voyez, ce mot»
MANI. Ce mot dans la baffe Guinée signifie Seigrteut ,ainíî Manìcongo veut dire le seigneur ou le roi du Congo.Quelques auteurs ont cru que les états de Manicongoétoient quelque chose de différent du Congo ; faute desavoir ce que veut dire ce mot de Mani.
I. MANIA, promontoire de fille de Lesbos dans sapartie méridionale au couchant, selon Ptolomée , L $. c.
3. Strabon , /. 13. p. 616. nomme ce même promontoireMalia , & Thucydide,/. 3. c. 4 & 6. Malea ,de mêmeque le Malée de la Laconie.
1. MANIA, ville de la Parthie, selon Pline, /. 6. c.2s. Le P. Hardouin croît que ce peut être la Zania de
Ptolomée,/. 6 . c. r. ou Genonia d’Ammien Marcellin ,lib. 23.
MANIAîNA, ville de l’Inde en-deçà du Gange, se-lon Ptolomée , /. 7» c. 1.
MANIATH, ou Maniathe > Mtiviaô», ancienne villeaux confins de la Palestine & des Ammonites. Josephe ,Antiq. /. y. c. 9. dit que Jephté lés poursuivit jusqu’en laville de Maniath , entra dans leur pays , &c. La vulgatenomme ce lieu Mennit. Judtc. c. 11. v. 3 3.
1. M A N IC A , contrée d’Afrique dans la Cafrerie.11 y a royaume, riviere , ville Sc mines de ce me menom.
2. MANICA ( la riviere de ), est la meme que cellede Laurent Marquez. Elle a fa source dans les montagnesde Lupata, vers les 42 deg. 3 © min ^ longitude , & purle Lo deg, de latitude méridionale, d ou, âpres avoir coulevers le midi quelque tems le long du royaume de Mani-ca, qu’elle borne au couchant , elle se courbe vers lesud-est , Sc va en serpentant se perdre dans un petit golfequi ferme l iste d’Inhaqua. On la nomme aufíì Magnica ,Sc riviere du saint Esprit près de son embouchure. * Del’IJle , Atlas.
3. MANICA ou Magnica ( le Royaume de ), s’é-tend à l’orient & au nord de cette riviere , avec une petitelisiere au midi auprès de son embouchure. Il a au nord lesétats du Monomotapa Sc le royaume de Quiteve ; aunord-est le tovautne de Sabia ou de Sedanda ; à l’orienc leroyaume d’Inhambane , & la mer des Indes ; au midi lesterres du roi de Biri. Le roi de Manica s’appelle Chi-canga.
4. MANICA ou Magnica , ville capitale du royaumede même nom, Sc Punique que nous lui connoissions.
Au midi de cette ville font des mines d’or, connues sousle nom de Mines de Manica.
MANICABO , ville des Indes fur la côte occidentalede l’isle de Sumatra, entre Priaman au nord, & Indra-poura an midi. II y a dans cette ville une fabrique de poi-gnards de Java , qui sont fort bien travaillés. U croît auxenvirons beaucoup de poivre.
MANICAPATAN. Baudrand, édit. 170;. dit, villede la presqu’ifie de l’Inde deçà le Gange. Elle est fur lacôte du royaume de Golconde, Quelques géographes laprennent pour l’ancienne Minxgara. 11 feroit difficile dedire ce que c'est, à moins que ce ne soit Maningapa-tan, qui est non fur la Cote de Golconde, mais d’O-rixa a l’extrémité , aux confins du royaume de Ja-grenat.
MANICOUAGAN , riviere qui sort des montagnesde Labrador , forme un affez grand lac qui porte le mêmenom , &: pl us communément celui dc S. Barnabé , & sedécharge dans le fleuve S. Laurent du côté du nord. *Journal du P. Charlevoixt
MANIE L , montagne de l’Amerique dans lisse de S.Domingue , à quinze lieues de la ville de ce nom. Soncircuit est de huit lieues, & elle est si haute & fi escar-pée, qu’elle est presque inaccessible. * Baudrand , Cot-“eille & Maty,
r. MANIKOUAGAN . lac de l’Amérique sepfentrio-dans la terre de Labrador aux confins du Canadaâes Kilistinous. On rappelle auffi lac de S. Barnabé.. est formé par la rencontre de plusieurs rivières dont^Principale vient des villages des Ousiigouecks. II se dé-juge dans le grand fleuve de S. Laurent par la riviere°ite. * De Slfle , Canada.
MANIKOUAGAN, battures dangereuses dans lede S. Laurent à la côte du nord,^MlLHA.Cpyíx. Manille.
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MANILLA, abbaye d’hommes , ordre de Citeaux deìa congrégation d’Arragon au royaume de Navarre dansle diocèse de Pampelune.
MANILLE , ville des Indes, dans Ville de Luçon dontelle est la capitale , & en quelque maniéré la seule ville»Elle est située au 14 degré 40 min. de latitude, Sc au13 S deg. de longitude , ce qui faic qu’elle jouit d’unéquinoxe perpétuel ; mais la chaleur y est excessive. *Gemelli Careri, Voyage, t.y» p. ió.&suiv.
Cette ville est située au pied d’une file de montagnes,fur la pointe de terre que forme la riviere qui se renddu lac dans la mer , & dans l’endroit d’où Michel Lo-pez chassa le 19 dc Juin 1571. j e Raja More qui s’yétoit fortifié. La place peut avoir deux milles de cir-cuit & environ un tiers de mille de longueur, Sa figu-re est très-irréguliere ; elle est fort étroite au deux bouts& large au milieu. On y compte tix portes z sçavoir deLos Almaz.enes , de S. Dominique , de Paria» , de SainteLucie y la Royale Sc une Poterne. La muraille du côtéde Cavité a cinq petites tours garnies de canons de fer :à la pointe il y a un fameux bastion qu’on appelle dél-ia Fundizivne , Sc un peu plus loin on voil un autrebastion. Entre ces deux ouvrages se trouve la porteRoyale, qui est garnie de bonne artillerie de fonte Scqui a plusieurs ouvrages extérieurs. On trouve ensuitele bastion de Parian, qui est vis a vis le fâuxbourg dece nom ; il est aussi garni de plusieurs pieces de fonce.En continuant le long de la riviere, on rencontre la tourde S. Dominique proche du couvent des religieux decet ordre, Sc on acheve le tour de la ville en venantdu côré du château qui termine la longueur de la pla-ce. De cette manière la ville est baignée au midi parla mer ; au septentrion Sc à l’orient par la riviere furlaquelle il y a des ponts-levis » pour entrer dâns la por-te Royale Sc dans celle de Parian.
Les Maisons, quoique de bois, ne laissent pas d’etreassez agréablles à cause de leurs belles galeries. Les ruessont larges ; mais les fréquens tremblemens de terre estont garé la symmétrie. On y volt quantité de maisonsruinées. On compte trois mille habitans à Manille ; maiáils sont tous nés de l’union qu’ont fait ensemble lesEspagnols, les Indiens, les Chinois, les Malabarcs, lesNoirs, Sc autres qui demeurent dans la ville Sc dans lesistes qui en dépendent.
Les. femmes de distinction sont habillées à l’espa-gnole ; mais celles du commun Rattachent de la ceintureen bas un morceau de toile peinte , qui leur sert dejupe : un aurre morceau de la même toile leur sert demanteau. La grande chaleur du pays fait qu’elles n’ontbesoin ni de bas ni de souliers. Les Espagnols fonthabillés à l’espagnole: mais ils se servent de hautessandales de bois à cause des pluies. II est défendu auxIndiens de porter des bas. Ils vont nuds-jambes. Lesgens aises ont un domestique qui leur porte un para-sol ; & les femmes sc servent de chaises, ou d’un ha-mac ou palanKin, dans lequel elles sont fort à leuraise.
Quoique Manille soit petite par rapport à l’enceintede ses murailles & au nombre de ses habitans, elle estcependant bien grande si 011 y comprend ses fauxbourgs»Celui de Parian où demeurent les marchands Chinois,qu’on appelle Sangleys, a plusieurs rues remplies deboutiques pleines d’étoftes de soie, de porcelaine Scautres marchandises. Tout le bien des bourgeois est en--tre les mains de ces Sangleys, qui vendent & acheteurtout; les Espagnols & les Indiens ne veulent pas s endonner la peine. Ce fauxbourg est gouverné par unalcade ou prévôt, à qui les Sangleys pavent une sommeconsidérable, de même qu’à l’avocar fiscal leur protêt eur ,& à quelques autres personnes: ils ne laissent pas epayer encore des tributs & des impôts au roi.
Lorsque l’on a passé fur le pont de la riviere, qurest proche de Parian , on trouve les fauxbourgs e 1 on-
do , deMiNONDO , de Ste Croix , de t^Ao e ^-. Mi-chel , de S. Jean de Bagumbaya , de s. Jacques , deNotre-Dame de l’Hermite. de alati, de Chia-1-0, & autres jusqu’au nombre de quinze, tous habités pardes Indiens, par des Tagaiis, Scc. lous la direction d’unalcade. Presque toutes les maisons y sont bâties fur pilo-tis, le long de la riviere. On y va est bateau. Elles sont