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lc couicé de Forcalquier à la Provence. C’est dans lechâteau que l’on garde le corps du bienheureux GérardTung , né à Martigues, instituteur & premier grandmaître de l’hôpital de saint Jean de Jérusalem. 11 y adans Manosque une commenderie de l’ordre de Malte,dont le commcndeur a la dignité de bailli ôc de grand-croix. 11 y a outre cela deux paroisses, & plusieurscouvens d’hommes & de filles. La ville est située dansun très-beau ôc très fertile pays. Elle souffrit beaucoupd’un tremblement de terre en 1708. Baudrand , éd.de 170J. prétend que ce fut aux Templiers que cetteville fut donnée, & qu’après l’extinction de cet ordre,elle fut donnée à celui de Malte. U ajoute qu on yvoit encore les ruines d’un couvent des Templiers.Maty & Corneille le copient. (<*) Longuerue , Defcr.de la France > I. part. pag. }7 Z ‘ Figanìol de la For-te, Description de la France.
MANOT, bourg de France dans l’Angoumois.MANOTCOUSIB 1 (a), riviere de l’Amérique sep-tentrionale > dans la baie de Hudfon. Après que JeanBourdon eut le premier connu la baie du nord duCanada & qu’il y eut fait son établissement, les Danoisvoulurent aussi avoir part aux découvertes de ce côté-là, en 1668. Le premier endroit qu’ils reconnurent futla riviere de Manotcousibi » au cinquante-neuviéme deg.de latitude nord. Elle prend fa source dans le pays desAtticmospicayes. On Rappelle encore la riviere Da-noise , ôc les Anglois la nomment Churchil. Les dis-grâces que les Danois eurent dans ce pays, par les mi-sères ôc les maladies, firent mourir soixante hommes,de soixante ôc quatre d’équipáge qu’ils écoient fur deuxvaisseaux. Ils furent obligés de laisser le plus grand pourramener le plus petit. Cette mortalité donna de tropmauvaises impressions au roi de Danemarck , pour son-ger davantage à rétablissement d’une traite avec lesSauvages. De lisse (b) , nomme encore cette riviereMunck ou riviere DANOISE, ôc même riviere deChurchil. ( -) La Potherie, Histoire de l’Amériqueseptentrionale , p. 168. (b) Carte de la nouvelle France ,
170;.
MANOTH, forteresse de Syrie, dan s le territoirede Byblos. selon Guillaume de Tyr.
MANOU , bourg de France dans la Normandie audiocèse d’Evrcux.
MANOUFI, cap ôc province de l’isle de Madagascar,selon Corneille, qui cite Flacourt ; tìt/loire de Mada-gascar , c. 8. mais cet auteur écrit la Manoufi ,& quelques lignes plus bas Lamanoufi. Q110J qu’ii ensoit, cette contrée est sur la côte occidentale de l isse,ôc s’étend depuis la Mananzari jusqu’à la Manghourou.Du cap à cette derniere riviere il y a quinze lieues,dans l’espace desquelles on trouve trois petites rivièresnommées Andrasadi,Tentamamou ôc Tentamami.
1. MANRALl, ancien peuple de la Libye inrerieure ,selon Ptolomée , /. 4. c. 6. II les place entre les peuplesAlitambi Ôc Armiaì.
x. MANRALl, ancien peuple de la Colchide. Uscroient au-dessus des Lazes , selon Ptolomée, /. y. c. 8.
MANRESE, ville d’Espagne dans la Catalogne, enlatin Minorissa. Elle est ancienne ôc étoit plus consi-dérable autrefois qu’elle ne l’esl aujourd’hui. Elle est si-tuée au confluent du Cardonero ôc du Lobregat, à dixlieues de Barcelone & à cinq de Catdone.
De Marca, pag. zoo. observe que cette ville a étéautrefois nommée Bacasis, p. 282. que Louis le Débon-naire la rétablit, p. 3 n. qu’elle fut envahie par Aizon,p. J87 & I0 3 z< ravagée par les Sarrazins, p. 33p. &reconquise fur eux par Alfred le Velu, comte de Bar-celone. Elle est capitale d’une viguerie & a titre decomté. Baudrand dit qu’il y avoir autrefois à Manrese unévêché ; il se trompe, il n’y a jamais eu d’évêque de Mau-re se. On trouve seulement des actes où un même prélatest qualifié episcopus Ausanenfis Ôc Manrejensis ; celane veut dire autre chose, sinon que le comté de Man-rese faifoit une partie assez considérable du diocèse deWic , pour être nomme a part dans les titres de 1 eveque.^Voyez. Baluz. jjppendic. ad Marcam hifp.
MANS (Le) ville de France fur la Sarre, & capitalede la province du Maine. Elle est fort ancienne. Pto-lomée , L 2. c. 8. la nomme oWJ/rar ; la table de
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Peutingee l’appelle Subdinmm , & la place entre Julio*-magum Andium ôc CxJarodunum Turomtm- Ortelius a ététrompé par la ressemblance des noms; il a dit que Vin-drmtm de Ptolomée, & Vmdocinum de Grégoire deTours , étoit une feule ville. Vmaimtm , ou comme liede Valois, notit. Gaílic. pag. 64. Zuindinum appartientcertainement aux Cenomani , ôc Vindocmum est uneville de la province de Chartres, aux confins de laquelleelle sc trouve encore aujourd’hui. Dans les notices desprovinces ôc des villes de la Gaule , cette ville est tantôtappellée civitas Cenomannorum , cìvitas Cenomanorumôc Cenomanni.
Le Mans est au nord est fur une colline qui s’éleveau-dessus de la riviere de Sarte à main gauche. Cetteville passoit du tems de Charlemagne pour une desplus grandes ôc des plus riches du royaume ; mais lescourses des Normands dans le IX siécle , les guerresdes comtes d’Anjou & des ducs de Normandie > dansle XII, & les incendies qti’elle a foufferts en diverstemps l’on t beaucoup diminuée. Guillaume le Conqué-rant, duc de Normandie, & roi d’Angleterre y sirbâtir un château qui fut démoli en 1617. par le comted Auvergne, fur les ordres de la cour , qui appréhendoitque les princes mécontens ne s’en rendissent les maîtres.Presque dans tous les siécles elle a essuyé des malheurs.Elle embrassa le parti de la Ligue, fous Henri III. &fous Henri IV. Le maréchal de Bois Dauphin, à latête de cent gentilshommes , ôc de vingt compagniesd’infanterie, sc jetta dedans pour la défendre ; mais aprèsavoir employé vingt-cinq mille écus en fortifications auxdépens des habitans, après avoir brûlé pHtir cent milleécus de maisons, & ruiné le plat pays pour plus de sixcens mille livres , il fut obligé de rendre la place parcomposition au roi Henri IV , le 2 de décembre 1389.*Pigan'ol , Defcr. de la France , t. j. p. 485.
Si on vouloir s’en rapporter à la tradition , aux Ponti-ficaux ôc aux registres qu’on garde dans les archives, 1 é-glise du Mans avoit été fondée dès le tems des Apôtrespar un des soixante-douze disciples, appeìlé Julien , oupar Simon le Lépreux, qui passa a Rome, d’où ayant étéenvoyé dans les Gaules , il fixa son domicile au Mans ;mais, comme l’a fort bien remarqué un historien qui n’estpas fuípect , la tradition est ordinairement incertaine,corrompue, ôc par conséquent sans autorité. Liboire,qui vivoit fur la fin du régné de Constantin, ôc qui futami de saint Martin, entre les mains de qui il mourut,est le premier evêque du Mans qui paroisse dans les me-numens authentiques. La tradition veut à la vérité que cen aît été que le quatrième; mais en remontant depuis luijusqu’au premier , il est impossible qu’il ait vécu sous Do-mitien , ou même sous Adrien > & qu’il ait quitté en cetems l’Italie, pour venir prêcher l’Evangile en France. *Courvaifier, Hist. des évêques du Mans.
L’églisc cathédrale fut d'abord dédiée à Notre Dame,puis à saint Gervais, ensuite à saint Julien. A !'entrée decette église vers le septentrion , on voit une horloge d’uneinvention merveilleuse , que le cardinal Philippe de Lu-xembourg fit faire pendant son épiscopat. On remarqueaussi dans la même église , à droite contre le mur duchœur en dehors, un tombeau de marbre ôc d’une archi-tecture de très bon goût. L’épitaphe qu’on y lit, apprendque c’est le mausolée de Charles d’Anjou , comte duMaine , mort le 10 avril 1472. Outre certe épitaphe , ily en a une autre écrite fur une table de cuivre. Cette der-niere est en vers, & en lettres gothiques.
On trouve en outre dans cette ville une collégiale,nommée saint Pierre de la Cour. Le roi npmme aux pré-bendes de cette église. 11 y a dans cette ville ôc dans sesfauxbourgs seize ou dix-sept paroisses > qui renfermenttrois mille deux cens feux, & environ quatorze ou quinzemille âmes. Les prêtres de l’Oratoire ont -un collège, quifut fondé en 1624,311 mois de Novembre. On y trouveaussi des capucins, des dominicains, des cordeliers, desminimes deux magnifiques abbayes de bénédictins, undes plus beaux séminaires de France , possédé par les prê-tres de la mission ; des bénédictines , des insulines , desfilles de la Visitation , & des filles de saint Dominique.
La ville du Mans a été la patrie de Nicolas Denyfoc,peintre ôc poëte françois, mort à Paris en tyjp ; de PierreBellon , docteur en médecine, qui vivoit au milieu du