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l’Allier. Elle est sous l’invocation dc saint Sébastien. Lafondation ou le rétablissement de ce monastère se trouveainsi dans l’histoire de la translation de saint Sébastienmartyr, & de saint Grégoire pape. Dans la province d’A-quitaine au pays d’Auvergne , dans le village de Toudourest un monastère fous 1'invocation & les mérites de ceglorieux martyr. 11 y avoir un prêtre de même pays, re-commendable & en réputation par la candeur de sesmoeurs. Il senommoit Magnus , c’est à-dire Grand, & il1’étoit de nom & d’effet. II fut averti dans une vision defc mettre en chemin, & d’aller à Rome visiter le tom-beau de saint Sébastien. Magnus part, vole à Rome , vi-site le saint tombeau, y ramasse de la poussière, en rem-plit un petit sachet, & s’en revient. Cette poussière étoitún thrésor, qui opéra bientôt des merveilles. Un jourMagnus s’étant reposé sous un arbre ,y pendit à une bran- 'che ce sachet qui fit dans le moment plusieurs miracles.Magnus jugea par ces prodiges que saint Sébastien vouloirêtre honoré en ce lieu. Magnus ne résista point, Sc c’estde lui que l’abbaye de Manlìeu a pris son nom , quoiqueson fondateur ait été saint Genez > évêque d’Auvergnevers l’an 6y 6. Ce monastère se trouve au nombre de ceuxdont Louis le Débonnaire a été lc fondateur ou le restau-rateur. On y compte trente abbés jusqu’en 1708.
Le nom latin doit être Magni locus , le lieu de Ma-gnus, Sc non pas Magnus l,ocus , qui signifie grand lieu,puisque Magnus est ici le nom d’un homme.
MANNACARTA , ville de l’Arabie, selon Etiennele géographe.
MANNACAVOS ou Manancavos , peuples sau-vages des Indes orientales dans la presqu’isle de Malacca ,au voisinage «K la ville de ce nom. Ils font MahométansSc grands voleurs. 11 s haïssent si fort lès Hollandois, quenon seulement ils ne veulent point avoir de commerce-avec eux, mais ils les massacrent , quand ils en peuventattraper. Cela est cause , qu’à moins dune grande pré-caution > on ne peut pas couper les rotas ou cannes desIndes, qui croissent en abondance dans les campagnes deMalacca. Leur roi -, qu’on appelle Pagarivyon > fait fa ré-sidence à N ani, village construit de plusieurs nattes malassemblées, que l’on trouve dans le plus épais du bois.* Voyage du tour du monde , t. 3. p, 331.
MANNARIACUM, ou
MANNARITIUM , lieu de la Belgique. Antonin,dans son itinéraire , le met dans l’isle de Bataves fur laroute de Leyde à Strasbourg, Lugduno Argentoratum,entre T rajeBum ( Rbeni ) Sc Carvo , à vingt - cinq millesde la premiere, Sc à vingt-deux de la seconde. Les exem-plaires varient, tant pour le nom, que pour le chiffre.Quelques-uns marquent quinze, au lieu de vingt-cinq.On fait que Trajeféum est Utrecht, Sc Carvo est Kavyck-Voyez. Carvo. Si les chifres étoient certains , on pour-roit compter fur la vraie position de ce lieu > qui de-vroit se trouver à moitié chemin d’Asperen à la rive duWahal, vis-à-vis de Bommel ; mais il n’y a dans cet en-droit aucune trace d’antiquité. Cluviér, Sc la plupart desgéographes croyenc que c’est Maurik sur la rive gauchedu Leck, comme si Maurik, étoit pour Manrik ; mais celieu n’est qu a quinze milles d’Utrecht, Sc à douze deCarvo. II n’est pas impossible qu’un copiste n’ait doubléun X , Sc mis XXII pour XII ; mais dans ce lien de Mau-rik , il n’y a encore* rien qui marque quelque antiquité.Sur quoi Alting, Infer.Germ. notit■ p. 91. dit : S’il y a unchiffe de trop dans l’itinéraire, qui empêche que ce nesoit aussi bien dans le premier compte que dans le fé-cond ; de sorte que la distance du lieu en question ferac>nq mille pas d’Utrecht, Sc vingt deux deCarvon-, alorscola tombera aux masures de Wiltenburg & de ’Wechc ,sien fameux par les antiquités que l’on en tire, & doncplusieurs ont été publiées. Elles prouvent que les Ro-^ains y ont été.. Sc ce lieu avoit un nom : est-ce Manna-rithim ? Cela n’csl pas sûr ; mais il est certain que la cor-lç ction de Cluviet est insoutenable.
. MANNATLí,, ville des Gaules dans l’Armorique. IICtl est fait mention dans le livre des notices ,seft. 61..MANN AY ou M AN AY > village de France dans lc^ lv ernoi s , élection de la Charité. II y a beaucoup de bois,jç^jnes de fer, des forges Sc des fourneaux. On y voirfi I Ulnes d’un château, appelle le fief de Lampignon,^’ngué dans la robe.
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MANNEOS, contrée qu’Etienne le géographe ìie ué-signe point autrement , qu’en disant qu’elle étoit entredeux fleuves , Sc habitée par un peuple Arabe, nomméManneota.
MANNESTER, abbaye de France dans la haute Al-sace. C’étoit autrefois des religieuses de l’ordre de saintBenoit. Ce sont à présent des chanoinesses engagées parvœux , Sc reçues par le roi. L’abbeffe est élective. Le re-venu de cette maison consiste en vins, en grains Sc enprairies. * Djbtion de la France.
MANNZÈE , lac d’Allemagne dans l’archevêché deSalczbourg, à l’orient septentrional de cette ville. II re-çoit divers ruisseaux, Sc les envoie par un canal de com-munication dans un autre lac. C’est de-là que vient XAc-ger, petite rivière qui vagroífir i a rivière de Traun. *Sanson , Bavière.
MANOA el Dorado , ville imagì na i re que l’on asupposée dans l’Amérique sous 1 equateur, a u bord dulac de Parime. O11 a prétendu que les Péruviens, échapésau joug des Espagnols, se réfugièrent en cet endroit, ybâtirent une ville, Sc y portèrent les richesses immenses;qu’ils avoient sauvées. Les bruits semés touchant cetteville ont engagé bien des gens à en tenter la conquête;les Espagnols y ont fait durant long-tems des efforts &des dépenses incroyables. Les Anglois y. ont aussi perduleur peine.
MANOBA, ou plutôt Manoba , ancienne ville d’Es-pagne dans la Bétique, avec une rivière de meme nom ,selon Pline, /. 3. c. i.Strabon, /. 3. p. 14)- ^ nommecîe même m aívoCct. Ptolomée la nomme Manoba; c estune faute , selon le P. Hardouin » qui dit que cette ri-vière s’appelle présentement Rio Frio , Sc la ville Tor-res au royaume de Grenade , que les géographes ap-pellent Toros. Ses imprimeurs ont mis Ri u Frio pourRio Frio.
MANOÉ ou Mandoé , petite isie de Danemarck furla côte occidentale du duché de Sleswig, près de la villede Ripen , au midi oriental de Fisse de Fanoé, Sc au norddc celle de Rom. Elle est nommée aussi Manu & Man-du. Elle avoit autrefois plus de largeur qu’elle n’en a , SCla»mer lui a enlevé tout le terrein qui est entr’elle Sc lecanal nommé Ricperdiep. On assure même qu’elle étoitcontigue à Fisse de Fanoé en 131 z , & qu’il y avoit une fo-rêt à l’endroit où est aujourd’hui le lit de la riviere dcNips, ou le nouveau Riper Tieff. 11 est pourtant plus vrai-semblable que la riviere de Scotburg qui passe à Ripen »avoit son lit entre les istes de Fanoé & de Manoé, Sc quela forêt dont on vient de parler, étoit entre ce lit & laNips. II y a pourtant une tradition qui porte qu’en 1 zio,une grande forêt nommée Apenholt ( ou ApenschoW ),Sc qui s etendoit depuis Ivern, village de l’isle de Rom aumidi de Fisse de Manoé , jusqu’à Guiddeng en terre fermeà l’oricnt de Manoé, fut submergée par une horrible inon-dation. On dit que ce fut en 1396, que les isics de Fanoc& de Manoé furent détachées l’unc de l’autre. A présentqu’elle est fort diminuée , elle a environ huit cens toisesde longueur, fur cinq cens de largeur , Sc ses habitans,tant jeunes que vieux, sont environ cent trente , qui Rem-barrassent peu de l’agriculrure , & ne s’attachent qu’à I*pcche. * Hermanides , Daniae descr. p. 814.
MANOMBA , riviere de Fisse de Madagascar, à de-mi-lieue de celle de Machicore , & à quatre lieues decelle de Menerandre. Elle est assez médiocre, & descenddes petites montagnes voisines. La côte s’étend au nord-ouest. * Flacourt, Hist. de Madagascar, c. 13.
MANOPOLEOS , siège épiscopal de la Pisidic- O»trouve Sifinnius , qui en étoit évêque.
MANORA. Loyer. BANDERA. c ,
MANOSQUE, ville de France en Provence, lir aDurance , dans la viguerie de Forcalquier, Sc tme e *plus peuplées de cette province. Elle doit son origineSc son agrandissemene aux comtes de Foica quier quiy demeuroient l’hiver. Ils y avoient un ea P aa ïs,qui fut donné , de même que le domaine e ce e ville,à l’ordre de saint Jean de Jérusalem , ( / P ar uigues ,en x 149. par Bertrand , cn x i 63 , & P ar ui laume VI,en izo<5 Sc en izo8 . tous comtes de Forcalquier,Ce fut proprement ce dernier qui en céda la totalyé ;car ses prédécesseurs n’en avoient cede que des parties.II étoit aïeul de la comtesse Garsande, laquelle unit
T<m.lV. K