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Tome quatrième. M - P.
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une lieue de large. Cela n’empêche pas que ce lac n’aitcommunication avec la mer. 11 l’a au nord par trois em-bouchures, savoir, par celle de Thiné, qui est la plusorientale , par Eummefurrege , & par Dibé.

Outre cette communication avec la mer , le Nil tom-be dans ce lac par plusieurs canaux au sud ; c’est ce quifait que pendant l’automne, qui est le rems de l’accrois-sementdu Nil, les eaux du lac Manzalé font douces. Lapêche de ce lac est si considérable, qu’elle produit tous lesans au grand seigneur 40000 écus.

Le lac Manzalé est rempli de petites iíles couvertes deroseaux, de joncs 8c de broussailles ; c’est dans ces islesque les pêcheurs portent leurs pêches, loisqu ils veulenthabiller, saler 8c boucanner leur poisson. Quant a celuiqu’ils veulent vendre frais , ils se portent à Damiette, ouaux villes & villages qui font aux environs du lac. * Relat.fur les pêches d’Epypte , par le P.Sicard , Jésuite.

MANZANARES. Voyez, Mançanares.

1. MANZANILLA , petite place d’Espagne au royau-me de Léon , à trois lieues de Léon, en allant versPa-lencia. * Baudrand > édit. 1705.

2. MANZANILLA , ou Mancenille , baie de l’islede saint Domingue sur la côte septentrionale , entre lapointe d’Icague au levant, 8c la Grange au couchant. Lariviere de S. Jago se perd dans cette baie. Voyez. Man-cenille.

MANZAY, prieuré de France dans le Berri, vers Is-soudun.

MANZEE. Voyez Mannzée.

MAO , montagne de la Chine, dans la province deKiangnan, au voisinage de la ville de Kiuyung. * Atlas

Sinenjís .

1. M AON. Voyez.Vo'RT Mahon.

i. M AON , ville de la Palestine dans la tribu de Juda,dans la partie la plus méridionale de cette tribu. Nabal dumont Carmel avoir de grands biens dans le désert deMaon , & David demeura assez long-tems dans ces can-tons-là, durant la persécution que lui fit baril. D. Cal-met croit que Maon étoit la capitale des Maoniens, dontil est parlé dans l’hébreu aux Paralipomenes, l. 1. c. 2.v. 40 & 41. & /. 2. 20. v. 1, La vulgate en ce dernier

lien porte Ammonites , au lieu de Maonim; dans l’au-tre passage elle lit Habitationes , & les Septante Mìmtos.La ville de Maon, qui donnoit son nom au désert deMaon, est apparemment la même que Maenois , ouM^eonis , qu’Eusebe met au voisinage de Gaze , ôc queMenaum du code Théodosien près de Bersabce , ou Ver-fabimim. Elle est nommée Minois dans les souscriptionsdu concile de Chalcedoine de l’an 441. Voyez. Menoïsou MinoVs. * D. Calmet , Dict.

3. MAON , désert de la Palestine dans la tribu de Ju-da. 11 en est fait mention dans le premier livre des Rois,23. 24. IIy est dit que David & ses gens étoient dans ledésert de Maon , dans la plaine, à la droite de Jésimon.Plus bas , v. 2y. on lit que baril, accompagné de roussesgens , alla chercher David dans 1e désert de Maon , &que David en ayant eu avis,se retira au rocher ou à lamontagne du désert de Maon : David demeura assez long-tems dans ce désert, pendant que baril le persécuta, 11 estdit aussi dans le même livre , 2j, 2. que Nabal demeu-roit dans 1e désert de Maon.

MAOUARANNAHR ; c’est ainsi que d’Herbelotécrit le nom arabe que porte aujourd’hui la Transoxane.Creawes écrit Mawaralnahr.

1. MAP ALI A ; ce mot signifie des hutes , des cabanes.Pomponius Mêla parlant des peuples d’Afrique dans laCyrenaique vers l’Egypte, dit , selon la correction dePinto : Proximìs nuliœ quidem urbes > flata tamen domi-cilia funt qm Mapalia appellantur. Ceux qui habitent leplus près de la mer, n’ont point de ville à la vérité ; maisils ont néanmoins des demeures fixes , que l'on appelleMapalia. II y avoir auparavant dans sédition d’Olivier ,Proximis nulU quidem urbes stant. P amen domicilia funt.Pinto avoir doctement changé le mot stant en /?â, quifait un plus beau sens. Car Pomponius Mêla, après avoirparlé stes mœurs de ceux qui étoient le plus au bord dela mer, parle de ceux qui étoient plus avant dans les ter-res. Interiores etiam incultius , feeptuntur vagi pecora ,ntque à pabulo duBa sunf, itaseac tuguria sua promo-vérit i atque ubi dies déficit , ibi ndlcm agunt. Ceux qui

demeurent plus avant dans le pays » vivent d’une maniéréplus sauvage ; ils suivent leurs troupeaux çà & là , & se-lon qu’ils font conduits par les pâturages „ ils s’y trans-portent eux & leurs maisons, & ils paslent la nuit au lieuoù le jour leur manque. Cette différence de mœurs &d’habitation consiste donc en ce que ceux de la côte avoientdes cabanes fixes , qui festoient toujours au même en-droit , & c’est ce que signifie le mot de stata , ce qui faitsupposition bien marquée aux usages des autres habitansde ce pays, qui habitoient aussi des cabanes, mais qui leschangeoient de place. Comme en certaines provinces deFrance les bergers ont des hutes élevées fur des roues, 8cqu’ils menent par-tout où le besoin de leurs troupeauxdemande qu’ils passent la nuit. Les Nomades, tant bey-thes qu’Africains , ne vivoient pas autrement. Horace dit,/. 3. Ode 24.

Campestres meliìis Scythe. , '

Quorum plauftra vagas rite trahunt domos ,Vivunt.

Stant est un mot dont la phrase se peut très-bien pas-ser. Stata fait un sens nécessaire , 8c marque que cescabanes étoient fixes ; & par conséquent différentes decelles du peuple dont il parle ensuite, qui transportoit lessiennes par-tout où ses bestiaux le conduisoient. On nepeut pas dire que stata est inutile, & que Mapalia signi-fie assez des cabanes qui restent toujours au même endroit.Le contraire se prouve par ce passage de Pline : Numid*verò Nomades à perrnutandis pabulis Mapalia sua , hcíest domosplaufiris circumfcrentes ; 8c par celui-ci de Tite-Live ; Familia aliquot cum Mapalibus , pteoribusquefuis »

( ea pétunia illii est,) persecutí funt regem. C’est le motstata qui les détermine à des cabanes fixes.

2. MAPALIA , lieu particulier d’Afrique auprès*dcCarthage , quelques uns écrivent Mappalia ; il est re-marquable pour avoir été le lieu de la sépulture de saintCyprien. On trouve dans 1e troisième concile de Car-thage qu’il y est fait mention de Mapalitorum dìaecests .Ce lieu avoir pu devenir considérable , à cause du tom-beau 8c de la mémoire de saint Cyprien. * Vitior Vltenf.deperfec. Vand. 1. r.p. 6. Fleuri , Histoire ecclésiastique,liv. 7. chap. 41.

Ce mot peut avoir deux origines différentes , selonqu’on récrit avec un p, ou avec deux pp. Mapalia vientde Mapale , qui a pour racine ré?3 , P aléa , d’où vientaussi le nom de Pales , déesse de la campagne, & ce motsignifie une maison de paysan, un touristique. Mappaliapar deux pp , vient du mot S20 , Mappal , qui chez lesHébreux & les Syriens signifie ruines , des masures. Ainsion peut distinguer, selonl’orthogvaphe , Mapalia qui si-gnifie des maisons champêtres > & Mappalia , des ruines,des masures. Peut être le lieu Mappalia tiroit-il ce nomPhénicien des ruines de quelques édifices qu’il y avoir eusen cer endroit. Quant à Mapalia pour des maisons cham»pêtres, on a ce vers de Claudien, Stilich. Paneg. 3,

Agricole, référant jam tuta Mapalia Mauri.

Virgile avoir dit aussi , Géorgie. 1. 3.

Raris habitata Mapalia teBïs.

MAPALE , la baie de Mapaie. Voyez. AmapAelA.

MAPETA, McLtììtcí, ville de la Sannatie Asiatique furle Pont Euxin , selon Ptolomée, /. y. c. 9. Quelques

exemplaires portent Mateta , Marura,

MAPHA. Voyez. Maspiia.

MAPHOR1T/E, ancien peuple de I’Arabie Heureuse,selon Ptolomée , l. 6. c. 7.

MAPPA 8c Mappa Mundi. Voyez, Mappemonde.

MAPPALIA. F’oyrr. Mapalia 2,

MAPPALIENSEb. Saint Augustin nomme ainsi les ha-bitans d un lieu voisin de Carthage, nommé Mappalia.Voyez. Mappalia 2.

MAPPALITORUM Dkecesis. Voyez, le même ar-ticle.

MAPPEMONDE, carte qui représente le globe de laterre, en latin Mappa Mundi, à la lettre la carte du mon-de. Le mot Mappa dans son origine signifie la nappe que

Loa