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MaRANA ou Maranella , ruisseau d’Italie dansl’Etat dc l’Eglisc & dans la Campagne de Rome. Il a fasource près de Frafcati , un peu au-dessous de GrottaFerrata, d’où sc partageant en deux canaux, le plus grandsc jette dans le Téverone , a deux milles au-dessus deRome, Sc le plus petit nommé Maranella sc rend à Romedans le Tibre. * Baudrand , éd. 170J. Les anciens ontappellé ce ruisseau Gabíusa aqua.
MARANE, ville de l’Arabie Heureuse, fur le bordde la mer Rouge, scion Pline, /. 6. c. 28.
MARANGA, contrée de l’ancienne Perse, selon Am-mien Marcellin,/. 2;. c. 1. Zosime, /. 3- c y z8 * en kirun village qu’il appelle Maronsa. Peut-être y avoit-ill’un Sc f autre. C’est f endroit où se donna la bataillequi fit périr Julien l’Apostat.
MARANGE, forêt de France , dans l’Angoumois.Elle a cinq cens vingt-trois arpens.
MARANGOUROU , rivière de l'isle de Mada-gascar, Voyez. Mananghourou , qui est le vrai nom.
MARANTINAÌ, peuples de l’Arabie Heureuse, dansun coin du golfe Arabique. Strabon, /. 16. p. 776. re-marque qu’ils avoient été surpris Sc tués par les peu-ples Garind^ei qui se mirent à leur place.
1. MARANO , forteresse d’italie . dans l’Etat deVenise, au Frioul, dans les Lagunes auxquelles elle donneson nom. Elle est comme une petite iste, baignée d’uncôté par les eaux de la mer Adriatique, Sc de Fautrcenvironnée d’un marais. Du côté de terre ferme elle ade bons remparts, deux grosses tours, deux cavaliers, unboulevard petit, mais d’une très-bonne défense ,& quel-ques courtines. Vers la mer est une plate-forme accom-pagnée d’ouvrages qui assurent suffisamment la ville dece côté- la. D’ailleurs elle est si près de Venise , qu’encas de besoin, on y peut jetter par mer toutes les mu-nitions nécessaires. Elle est gouvernée par un noble Véni-tien , qui a titre de provéditeur, & qui est seize moisen , char S c - Elle avoit été long-tems fous la dominationVénitienne, lorsqu’un prêtre nommé Bertold de Mor-tegliano la trouvant dégarnie de troupes le 1 j Décem-bre iy 13 , l a sivra à Chrysostôme Frangipane , capitainede l’empereur Maximilien. La maison d’Autriche la gardatrente ans, après quoi Bertrand Sacchia la reprit parsurprise. Après avoir passé par plusieurs mains, la répu-blique la racheta de Pierre Strozzi Florentin , qui lavouloit vendre aux Turcs: on lui paya trente-cinq milleducats, & on la fortifia plus qu’elle n’étoit auparavant.Ferdinand , roi des Romains, fit bien des efforts pours’en ressaisir, mais en vain ; tout ce qu’il gagna, ce futl’avantage de pouvoir bâtir un fort dans le voisinage,fur lariviere de Muiar. On le nomma Marannuevo,& ensuite Maranuto, & la maison d’Autriche y en-tretenois garnison, mais ce fort a été démoli. * ísolar.part. I. p. 31.
2. MARANO , grand bourg du royaume de Naplesfur une montagne élevée, qui regarde la mer & le montMiscne, différent du mont de Proeida > près de Cumes.D. Mattheo Egitio , dans fa lettre à Lenglet du Fres-noy. estime que c’étoit-là que Marins avoit une maisonde plaisance, dont parle Cluvier, qui la place sans preu-ves fur le mont Proeida. Ainsi Marano aura été formé dePrœdiitm Marianum.
MARANS, gros bourg de France, dans le pays d’Au-nis, diocèse Sc élection de la Rochelle. Ce bourg est auxfrontières du Poitou > dans des marais salans, près la SevreNiortoise, à une lieue de la mer, Sc à quatre de la Ro-chelle ; l’on y fait un très-grand commerce de bled. Celieu est très considérable pour fa richesse. II s’y tienttoutes les semaines un marché qui fournit route la pro-vince de farine Sc de bled. C’est de-là qu’on rire le finminot de Bagnaux, qu on croit ctre la meilleure farinedu monde, Sc si l,e f 011 transporte jusque dans les Indes.
MARANT, ville d’Asie , dans la Perse , Sc dansl’Adirbcitzan aux confins de l’Iran , entre Julfa Sc Tauris.DeFIsle écrit Marand, Sc Tavernier Marante. Cedernier dit ( a ) qu’il est célèbre pour la sépulture de lafemme dc Noé. 11 ajoute, ce lieu n’est pas grand, Sc ilressemble plutôt à un bocage qu’a une ville ; mais d’ail-leurs il est dans une situation fort agréable au milieu d’uneplaine fertile 8 c remplie de villages bien peuplés. Cetteplaine ne s'étend qu’à une lieue aux environs de Marante,
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& tout le pays d’alentour est presque désert. Chardin efldonne une meilleur idée. Matant est , dit-il ( b ) , unebonne ville composée de deux mille cinq cens maisons ; &qui a tant de jardins qu’ils occupent encore plus de ter-rein que les maisons. Elle est située au bas d’une petitemontagne au bout d’une plaine qui a une lieue de large &cinq de long ; Sc qui est la plus belle Sc la plus fertile qu’onpuisse voir. Un petit fleuve nommé Zeeou-lou passe par lemilieu , les gens du pays le tirent en plusieurs ruisseauxpour arroser leurs terres & leurs jardins. Matant est pluspeuplée que Nacchivan, & beaucoup plus belle : il y croîtdes fruits en abondance Sc les meilleurs de toute la pro-vince. Ce qu’il y a de particulier , c’est qu’on y cueille dela cochenille aux environs ; mais il y en a fort peu , Sc onne la peut receuillir que durant huit jours en été , lorsquele soleil est dans le signe du lion. Avant ce tems , commel’affurent les gens du pays, elle n’est pas en maturité, &plus tard le ver dont on la tire perce la feuille fur laquelleil croît & sc perd. Matant est à 37 dégrés 50 min. de lati-tude, Sc à 81 degrés ly min. de longitude, suivant l’ob-scrvationdes Persans. On croit que c’est la Mandagarade Ptolomee. [ On lit dans Chardin Mandagarana ,mais c’est une taure. ] Les Arméniens, poursuit-il, ontpar tradition que Noé a été enterré à Marant, Sc que cenom vient d’un mot arménien qui signifie enterrer. Quandle tems est serein on voir de Marant le mont, où l’oncroit que l’arche s’arrêra après le déluge. ( a ) Voyage dePerse , 1 . 1. c. 4. ( b ) Voyages , t. 2. p. 313.
MARANTHESIJ. Une médaille de Néron rapportéepar Goltzius fait mention de m afttvQwmv Ortelius, The-saur, croit que ce pourroit être un nom de peuple dérivéde Marathesium. Voyez, ce mot,
MARANTHIS, village d’Afrique dans la Cyrénaïque,selon Ptolomée, /. 4. c. 4. dont le grec porte Mapayôiç y.wy.»Ortelius en fait une ville. C’est une faute.
MARANTIUM , nom latin de Ripa Maransi ,bourgade d’Italie en Toscane dans les terres, selon Lcan-dre.
MARAPHIS. Voyez. Marathqs 2.
MARASA , ville d’Afrique dans la Nigritie. MM.Sanson la mettent au royaume de Cassena aux confins desroyaumes de Gangara, Sc de Zanfara fur le Niger. Bau-drand la met au royaume de Gangara vers les confins decelui de Zanfara fur le Niger Sc cite Jean Léon. Cet Afri-cain parle bien des royaumes de Coscna, de Zanfara Scde Gangara , en autant de chapitres , l. 7. f. 11. 13. Sc14. mais il ne nomme la ville de Marafa en aucun de cesroyaumes ; ainsi la citation de Baudrand est fausse. D’ail-leurs , comme de Fisse le marque très-bien , le royau-me de Caíîèna, ou de Ghana , est séparé du Zanfara parle royaume de Zeg-zeg qui est entre deux, & c’est dansle premier que se trouve la ville de Marafa dans fa partieorientale , non ístr le Niger , mais au nord Sc à plus dcquarante-six lieues de ce fleuve , entre une rivière quivient de Canum Sc les frontières de Zeg-zeg.
MARASCH , ville de la 'Turquie en Asie dans laNatolie, dans la province d’AIaduli versl’Euphrate. C estla résidence d’un beglierbey Turc, qui n’a que quatre fan-giacs fous fa dépendance, * Baudrand , édit. 1705.
MARASDI, ville de l’Arabie Heureuse, selon Pto-tolomée , L 6 . c. 7.
MARAT 011 Marona, petite ville d’Asie en Syrie ,environ à quatre-vingt milles d’Antioche au midi Sc aulevant d’Alep. Elle est à présent presque ruinée Sc réduiteen village. Baudrand la nomme en latin Marona ouMaronias.
MARATE ( Isle de ), Isle d’Afrique fur la côte occi-dentale de la mer Rouge à trois lieues de la terre, Sc àfoixante-six au nord de Mazua. Elle est de figure ronde,basse, & déserte , Sc n’a pas pins d’une lieue & demiede tour. Du côté du fud-ouest qui regarde la terre , elle aun fort bon port à couvert de toute forte de vents, sur-tout de celui d’est, Sc formé par deux longues pointesqui s’étcndent nord par est Sc sud ; par est » Feutrée en estfort étroite, parce qu’elle est bouchée par une longue Islefort plate, Sc par quelques bancs de fable. Journal deCastre Portugais.
MÁRATECA, village de Portugal dans l’Estramadureprès du Redaon. On croit que c’est la Malceca. de l’itins-raire d’Antonin.