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Tome quatrième. M - P.
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tics autres fruits. Le plus grand avantage que les habi-tons de cette province retirent pour le commerce decette prodigieuse fertilité, c’est le* clou de gérofle dontle terrein est extrêmement abondant.

Les naturels du pays font de moyenne taille. Ils ontle nez plat , le corps droit Sc font robustes. On lesvoit rarement malades, parce qu’ils mangent peu, Scqu’ils jouissent d’un air agréable Sc sain. Ils vivent com-munément jusqu’à une grande vieilleffe, fans blanchir,ni devenir chauves. Les enfans naissent blancs ; mais lesperes& les meres les oignent d’une certaine huile mêléeavec du roucou ; ce qui peu à peu les rend bruns & olivâ-tres. Les hommes se coupent les cheveux fur le front :les femmes fe les laissent croître & font soigneuses de lesbien peigner. Elles fe percent les oreilles, & y pendentde petites boules de bois ; mais elles n imitent point leshommes qui fe percent la lèvre d’en bas, & qui met-tent dans le trou une pierre verte : quelques-uns aussi fepercent les narines. Les hommes Sc les femmes vont toucnuds ; cependant les gens mariés ou les vieillards, cou-vrent de quelque drapeau rouge ou bleu ce que lapudeur apprend à cacher. Ils fe peignent le corps dedifférentes couleurs , & affectent le noir pour les cuisses.

11s font fort adroits à faire avec des plumes de différen-tes couleurs, des diadèmes, des couronnes > des colliers,des bracelets, Scc. L’arc Sc les flèches four lents seulesarmes, Us font très-vindicatifs & fort cruels a leurs enne-mis. Quand ils font des prisonniers, Us les engraissent,les tuent & les mangent. Ils font dailleuis humains aleurs alliés, & aux étrangers même de qui ils n’ont pointreçu d’offensc.

MARAGNON, Voyez Rivière des Amazones.MARAGUENSIS , siège épiscopal d’Afrìque dans laByzacene. La notice d’Afriqué met dans cette provinceBoniface évêque de ce lieu-la.

MARAHENSES. Reginon appelle ainsi les Marco-

MANS.

MARAHI, lac de l’Amérique méridionale à la droitedel’Yupura, avec lequel il communique à six journéesde son embouchure quand les inondations font grandes.

II communique aussi avec l’Yurubeth, d’ou l'on entredans le Rio Ncgro. * Cours de l’júmaz.one , par de laCondatnine.

i. MARAIS, lieu bas & plus enfoncé que les lieuxvoisins , ce qui fait que les eaux s’y assemblent & y crou-pissent , ce qui rend ces Lieux humides & mal-sains,

11 y a des marais qui font couverts d'un limon cachefous l’herbe : de loin on les prend pour une terre ordi-naire , Sc l’on ne voir l’eau que lorsque l’on veut lestraverser.

On appelle aussi Mardis , certains lieux simplementhumides & bas, où Veau ne vient que quand on creuseun pied ou deux dans la terre.

Il y en a d’autres ou l eau couvic la terre, &. luisurnage fans pouvoir s’écouler, parce qu elle est envi-ronnée de tous côtés par un terrein plus eleve. Alorsc’est un terrein perdu, a moins qu’on ne trouve la ma-nière de les dessécher en pratiquant des canaux par oùl’eau s’écoule, & en coupant des fossés dont la terresert à relever les prairies. & qui en même rems ser-vent à ramasser les eaux , auxquelles bailleurs on mé-nage un cours , soit pat des moulins > soit par quel-qu’autre artifice semblable pour empêcher qu’elles lesinondent. Les Hollandois ont quantité de marais qu’ilsont desséchés de cette maniéré, & qu’ils appellent desï 5 o lders.

Les Grecs ont deux mots pour exprimer un marais,

, Elos , qui me parole répondre a fiez a 1 idée quenous avons du mot françois Marais , cest-a-dire uneserre basse noyée d’eau ; Sc Aí/xvn , Limné , que les La-tins rendent également par Valus êc par Stagnum , un

Marais ou un étang , c’est-à-dire un terrein couvertst'eau.

Les Latins ont aussi fort étendit le sens du ntot Valus,^ l’emploient à signifier un lac. Ainsi ils ont dit le* «siis Mêotïde , pour signifier un grand lac, qui méritele nom de mer, à rembouchure du Don.

Les marais sc forment de plusieurs maniérés diffè-res.

^ y a des terres voisines des rivières, il arrive un

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débordement, l’eau se répand, fait un séjour un peutrop long sur les terres qn’elle abreuve , elle les af-faisse , la rivière rentre bien dans son lit ; mais ce quis’en est jette de côté Sc d’autre n’y revient point ; &la terre où cet amas d’eau a croupi, devient un ma-rais & l este tel, à moins que l’ardeur du soleil nelès dessèche , ou que l’art ne fasse écouler les eaux.

II arrive souvent que dans une terre dépeuplée 8c .inculte les plantes sauvages naissent en confusion : il s’yforme un bois, nue forêt, les pluies s’assemblent dansun fonds, l’eau s’y conserve plus long-tems dans ui»terrein déja imbibe > les arbres qui le couvrent empê-chent les rayons du soleil d’y pénétrer Sc de dessécher celieu. Une année pluvieuse y f a j t un amas d’eau querien ne dissipe ; & voilà un marais fait pour bien dutems.

Les marais qui ne consistent qu’en une terre très-htimide peuvent être corriges par des saignées , & de-venir capables de culture, comme un grand nombre delieux de la Hollande & de quelques cantons de laFrance, où l’on a ménagé de bonnes prairies dans desterres qui auparavant étoienc entierement noyées d’eau.

L’art vient aussi à bout de dessécher les terres quel’eau couvre entierement ; & il n’a tenu qu’au gou-vernement de Hollande de consentir que l’espace qu’oc-cupe aujourd’hui la merde Harlem, quin’est propre-ment qu’un marais inondé, ne se changeai en un ter-rein couvert de maisons Sc de prairies. Cela scroit dé-ja exécuté , si les avantages qu’on en tiveroir avoientparu supérieurs à ceux que cette mer procure au pays.

U y a des marais qu’il ne feroit, ni aisé , ni utilede dessécher. Ce font ceux qui font arrosés d’un nom-bre plus ou moins grand de fontaines, dont les eauxse réunissant dans une issue commune, sc font uneroute & forment une riviere, qui fe grossissant de di-vers ruisseaux, fait souvent le bonheur de tout le paysoù elle passe.

On appelle à Paris improprement Marais > des lieuxmarécageux, bonifiés Sc rehaussés par les boues de laville qu’on y a portées, & où à force de fumier oaa fait des jardinages excellens.

On appelle fur les côtes de France Marais Salansdes lieux entourés de digues , où dans le tems de lamarée on fait entrer l’eau de la mer qui s’y changeen sel.

x. MARAIS des Joncs. ( Lf. ) Baudrand nommeainsi > par une traduction très inutile, une inondationde la Hollande. Le vrai nom est BiesBos.

Z. MARAIS Pontins. (Le) Voyez. Pontines.MARAKAH , ville maritime d’Afrique au Zangue-bard .au pays de Berberah, à trois journées par mer,011 à quatre vingt-dix milles du mont ou du cap deKhakouni qu’elle a au septentrion , ôc à une journéeSc demie par mer, ou a quatre journées par terre dcla ville de Nagia, qui est à son midi. * D’Herbelot ,Biblioth. orient.

MARAKASCH ou Marakesch , c’est la mêmeville que MàroC.

MARAKIAH , pays maritime d’Astique entre laville d’Alexandrie & la Libye , ou, pour parler commeles auteurs Arabes, entre Eskanderia Sc Loubìah. Cepays pourroit, au jugement d’Herbelot, être pris pourla Pentapole, ou s’il est compris dans l’Egypte, pourla Matéotide. * D'Herbelot , Biblioth. orient.

MARALA. Voyez. Mìdala. , .

MARAMER , ville d’Afrique au royaume de Ma-roc, dans la province Duquela, à cinq lieues de Satie,du côté de Torient. Elle est environnée de vieilles mu-railles , quoiqu’elle ne soit forte, ni par art, ni P ar na-ture. On tient qu’elle a été fondée par les Got s. 1 y

a plus de quatre censhabitans qui font vassaux e a e,

& qui s’enfuirent quand les Portugais s emparèrent decette place-, ils furent plus d’un an fans revenir, jusqu àce que Junno Fernandezqui y com m an oit es rappella,en leur promettant toute sûreté , pourvu quils payassenttribut au roi de Portugal,ce qu’ils hient tant qu’il tintSafie en son pouvoir. Alors on y accouiut de tous cotés.Elle est sujette aujourd’hui au cnenl qui;y t,cnt un gou-verneur. Toute la contrée abonde en bled, en huile ôc cp

troupeaux. * Marnwh v - z ' • c *

1 ~ Tm. IV. L ij