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lui reste que la Marche Trévisane proprement dite, bor-nee par le Frioul à 1 orient > par le golfe , le Dogat & lePadouan au midi, le Vicentin au couchant, le Feltrin &le Bellunese au nord. Ces deux derniers cantons, sca-\oir e Feltrin & le Bellunese, avec le Cadorinquí estau nord de 1 un 8 c de l’autre , sont encore unis à laarche Trévisane, quoìqu’ils ayent leurs bornes très-ien distinguées. Nous en parlons dans leur lieu. Laprincipale rivière de cette province, est la Piave qui latraverse. Ses deux villes font,
MAR
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Trévig:
;io.
&
Ceneda.
Élie est entrecoupée d’un grand nombre de ruisseaux.Voyez. Trevise.
' * - MARCHE , ( L a ) province de France. Elle est bor-née au septentrion par le Berri ; à l’orient par l’Auver-gne ; à 1 occident par le Poitou , & PAngoumois ; 8 c aumidi par le Limousin, s’étendant jusqu’à une lieue deLimoges.^ Ce pays a fait autrefois partie du Limousin,ayant meme toujours été jusqu’à présent du diocèse deLimoges. Son nom de Marche lui vient de ce qu’il estsitue fur les confins ou Marches du Poitou 8 c du Berri ;
' d ou il est aussi appelle la Marche du Limousin , dontil a commencé à être détaché avant la fin du dixiemesiécle. Aimoindans son livre des miracles de saint Benoit,rapporte que la Marche étoit tenue dans ce tems par unseigneur nommé Boson, qui avoir la qualité de comte,étoit ennemi de Geraud vicomte de Limoges. 11 est faitencore en plusieurs actes mention de ce comte Boson, &de son fils Helie. Boson III. dernier de ses descendans,ayant été tué en 1091 , le comté vint à Almodie fa sœur,femme de Roger de Montgommeri comte de Lança sire enAngleterre, surnommé le Poitevin. Néanmoins, il luifut dispute par Hugues de Lusignan, surnommé le Dia-ble, cousin germain de cette Almodie par sa mere, cettedispute dura très-long-tems. Audebert issu d’clle & de Ro-ger , par plusieurs degrés, ayant perdu son fils unique ,vendit en 1177. ce'comté à Henri II. roi d’Angleterre ,par un acte que Roger de Hoveden a conservé : & sansdoute que ce monarque en gratifia ensuite Hugues IX.de Lusignan , qui en possédoit déja la meilleure partie ,
magnac duc de Nemours 8 c comte de la Marche fut con-damné , comme criminel de lese-majesté, 8 c tous ses biensayant été confisqués > Louis XI. donna le comté de laMarche à son gendre Pierre de Bourbon, mari d’Annede France : leur fille Suzanne épousa le connétable deBourbon : elle mourut avant son mari, dont tous les biensayant été confisqués, le comté de la Marche fut réuni àla couronne par François I. Fan 1531.
La Marche a environ vingt-deux lieues de longueur,fur huit ou dix de largeur. Son climat est tel qu il peutêtre dans une distance presque égale de la ligne équinoxialeau pôle. 11 y a des vignobles aux environs de Beilac 8 c deDorât, & la haute Marche est a ssez fertile en bled. On adécouvert une mine de cuivre au bord de la Creuse prèsde Crosant, mais personne n a entrepris de la faire va-loir. * Piganiol de la Force , Descrip C i on j a France ,r, 6. p. 387. & suiv,
La province est arrosée par la vienne, le Cher » laCreuse & la Garrempe. Toute la Marche est du diocèsede révoque de Limoges; mais comme Limoges est dansle ressort du parlement de Bourdeaux , 8 c la Marche danscelui de Paris, l’évêque de Limoges a été obligé d’etablifun official à Gueret, dont la juridiction s’étend fur toutela haute & la basse Marche. Mais à cause de la difficultédes chemins & de la grande étendue > on a établi un vi-cegerent de cet official à Chenerailles, qui prend aussi laqualité d’official, & dont la juridiction s étend fur unepartie de la haute Marche du côté de Felierin » & sor cequi se trouve dans le pays de Combraille d’enclave dansle diocèse de Limoges.
II y a deux sénéchaux dans ce gouvernement, l'nn pourla haute, & Fautre pour la basse Marche; mais quand 1 ar-rierc-ban est convoqué, le seul sénéchal de la haute com-mande toute la noblesse, & le sénéchal de la basse necommande qu’à son défaut. Toute la haute se régit par lacoutume de la Marche rédigée en iyzi.
La Marche étanr une des provinces qui en IJ49, don-nèrent des sommes considérables au roi Henri II. pouCs’exempter de toutes sortes d’itnpofiiions fur le sel, la ga-belle n’y a point lieu ; tnais est sujette atfx autres droitscompris dans le bail des cinq grosses fermes, & à toutesles autres impositions, tant ordinaires qu’extraordinaires»
lut & ses descendans en ayant toujours depuis jouipaisible- de meme que les autres provinces du royaume. Quoiquement. II avoir quatre freres qui surent aussi très-puiffans ; cette province soit petite , elle a néanmoins deux généra-fçavoir, Geoffroi vicomte de Châtelleraur, par Clémence r * 1 '" n J " 1
sa femme; Gui qui fut roi de Jérusalem, & ensuite deChypre, mort sans enfans ; Erneri son successeur, dont
descendirent les autres rois de Chypre de la maison de Lu-signan, & enfin Raoul surnommé dlffqpdun, qui épousaAlix comtesse d’Eu. * Longuerue , Descript. de la France,1. part. p. 144.
Hugues IX. de Lusignan comte de la Marche, fut pered’un autre Hugues, qui épousa Isabelle héritière d’An-goulême, & de ce dernier descendit aussi un Hugues, quimourant fans enfans l’an 1303, deshéritq son frété Guy ard,comme étant son ennemi capital. II institua héritier descomtés d’Angoulême, de la Marche, & de la seigneuriede Lusignan , son neveu Renaud de Pons, fils de fa sœur"Yoland, qui avoir épousé Renaud sire de Pons en Sain-tonge; ce qui excita de grands différends entre Guy ard,& cc seigneur de Pons. Mais après la mort de Guyard, leroi Philippe se Bel, qui avoir de son côté de grandes pré-tentions fur toute cette succession > s’en saisit, & donna lecomté de la Marche à son plus jeune fils Charles; ceprince ctant parvenu à la couronne, donna la Marcheavec plusieurs villes en Auvergne, en Berri, & en Niver-nais , à Louis I. duc de Bourbon , & érigea le tout en pai-ric - Louis donna alors au roi pour récompense le comtéde Clermom en Beauvoisis, lequel ne fut pas néamoins in-corporé aú domaine royal, parce que Philippe de Valoisayant succédé à la couronne peu après, Charles le Bel ren-dit le comté de Clermont à la maison de Bourbon. Le ducLouis donna le comté de la Marche à son plus jeune filsJacques, qui le laissa à son fils Jean, qui épousa Cathe-
lités. La haute est de la généralité de Moulins, 8 c ìz basseest de celle de Limoges. 11 y a trois élections, dont cellesde Gueret, & de Combraille font dans la haute Marche ,& celle de Bourganeuf est dans la basse. 11 y a aussi unemaîtrise particulière des eaux 8 c forêts à Gueret, laquelles’étend fur la haute & la basse Marche, 8 c connoît detoutes les matières attribuées à cette jurisdiction.
Le commerce de la Marche, consiste principalementdans le débit des bestiaux, des tapisseries que l’on faic àAubusson , à Felletin & ailleurs, dont les manufacturessont considérables.
La province de la Marche, est ordinairement divisée enhaute & basse. Ses principaux lieux sont »
Gueret,
La Chapelle-Taillefer »bourg,
A hun,
Jarnage,
Drouilles , village & pré-vôté royale,
Felletin,
Aubusson,Chenerailles,Grandmont, abbaye,Dorât,
Beilac ,
Bourganeuf.
aux ' bourg de Lorraine au duché de Bar;
Meuse d i o Campagne, entre Jes sources de I*ieiue & de la Saône, à treize lieues de Toul vers leun 1. so est de ce bourg que le college de la Marche â Pa-ris prend son nom.
3- MARCHE, ville du Pays-Bas au duché de Luxem-bourg , dans le petit pays de Farnéne , d’où vient q ue p onla nomme vulgairement Marche en Famene, De Vide
sine de Vendôme, par laquelle les princes de la maison dit avec le peuple Marche enFamine P^ e ^, aux con *J® Bourbon héritèrent des comtés de Vendôme & de fins du pays de Liège , entre Dinan a Roche. * De
Astres.
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Jacques fils ainé de Jean & de Catherine , eutPartage les comtés de la Marche 8 c de Castres, &. qu’une fille nommé Eléonor, laquelle épousa Ro-
pays tie Liège ;l’Ifle , Atlas.
4. MARCHE, (La) ouïe Mers, province mariti-me de l’Ecosse septentrionale. Llleest située à l’orient de
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" n Armagnac comte de Perdiac. Leur fils Jacques d’Ar- la province de Tvredaie, oc au midi de celle de Lothian