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sur la mer d’Allemagne ; elle abonde en bled & en pâtu-rages. Elle a donné autrefois le titre de comte à la fa-mille de Dumbar , qui tiroir son origine du fameux Gos-patrick comte de Northurrfberland , lequel s’étant retiréen Ecosse , lorsque les Normands conquirent l’Angleter-re, Malcolm Canmore roi d’Ecosse, lui donna le châteaude Dumbar, & le créa comte de la Marche. Sa postéritéprit ensuite le nom de Dumbar ; mais George de Dum-bar , ayant été proscrit par le roi Jacques I, I e ritre decomte de la Marche , fut donné à Alexandre duc d Al-banie, Sc ensuite à la famille de Smart 8 c de Lénox. Letitre étant éteint en cette famille , Guillaume 111 . en re-vêtit Guillaume Douglas, frété du feu duc de Queens-buri, & son fils l’a possédé après lui.
Les principaux lieux de cette province font,
Greenlow» Coldingham, Eccles,
Duns, Aymouth, Ersilton.
Home, Coldítream,
La riviere de Lauder , donne le nom de Lauderdaleà la vallée où elle coule dans cette province. * Etat pré-sent de la Grande Bretagne, t. 2. p. 233.
MARCHE ( les Dames , ) abbaye de filles, ordrede Oteaux , dans le Pays-Bas , fur la gauche de la Meu-se, une lieue Sc demie au-dessous de Namur.
MARCHENA , ville , d’Espagne dans- l’Andalousie.Elle est ancienne, & a été autrefois appellée , ColomiaMarcia , à cause de Lucius Marcius, que l’on croit êtreson fondateur, Sc qui commanda l’armée romaine aprèsla mort deCn. Scipion, *Elle est située fur une collineau mili etl d’une plaine. Du côté qui conduit à Seville,dont elle est à neuf lieues, elle a un fauxbourg plus grandque la ville même, avec un hôpital bien tenté. Cetteville est à peu près dans la même situation qu’Ossone parrapport a l’eau, n’y en ayant point d'autre que celle qu’ontire d’une grosse fontaine, qui est dans le fauxbourg vis-à-vis de l’hô pital, de forte que tout le terroir des environsest sec , sans aucune riviere ou ruisseau. Malgré cette ari-dité ,1a campagne est fertile en toutes choses, sur-tout enolives. Les ducs d’Arcos possèdent cette ville à titre deduché, Payant eue en échange pour le marquisat de Ca-dix, qu’ils possédoient anciennement. Comme ces sei-gneurs y ont fait leur résidence pendant long-tems, ilsse sont tellement appliqués à l’embellir , qu’elle peutentrer en parallèle avec les villes voisines, soit pour labeauté des édifices, pour le nombre des habitans » soitpour l’abondance des choses nécessaires à la vie. Quel-ques auteurs ont cru qu’elle étoit l’ancienne Artégua,mais il y a apparence qu’ils Ce trompent, y ayant despreuves presque certaines, que les ruines de cette ville, fontbien loin de-íà dans le voisinage d’Alcala el Rel. * Vay -rac, Etat présent de l’Espagne, t. i. p. 24 6.
1. MARCHENOIR ou Marchesnoir, petite villede France dans la Beauce, entre le Loir & la Loire, estune des principales du ressort de Châteaudun. Il y a au-près une église dédiée à saint Léonard, où l’on croitque le corps de ce saint repose. De Valois croit que cenom vient de Maris cus Niger, matais noir. 11 y a dansMarchénoir une commenderie de l’ordre de saint Lazare.Piganiol de la Force , Desc. de la France, t. 6. p. u2.
2. MARCHENOIR, forêt de France auprès de laville de même nom dans la Beauce. Elle contient qua-rte mille deux cens trente arpens de bois de haute futaie.
MARCHEROUX, Macheroux » Marchafìum Ra -’dulphi, abbaye d’hommes en France de l’ordre dePré-montré au diocèse de Rouen, trois lieues vers le midide Beauvais, fondée l’an 1132, par Raoul du Fay. DomBeaunier voulut dire après Piganiol , que cette abbayeétoit régulière, c’est une erreur.
MARCHETEGI, peuple de la Scythie, en deça dellmaut selon Ptolomée, /. 6. c. 1 4. II le place entre
Us Jastet , 8 c les Norosbet.
1. MARCHE VILLE, bourg de France au pays Char-train.
2. MARCHEVILLE, prieuré de France au diocèse deValence, il est simple.
MARCHEZIEU, bourg de France en basse Norman-die dans l e Côrentin. 11 est environné de marais.
MARCHIENNES, Martiana, abbaye d’hommes
MAR
de l’ordre de saint Benoît, dans l’Artois fur la Scarpe au-dessous d’Anchin, entre Douai, Orchies & saint Amand,au diocèse d’Arras, en latin Marcian^ ou Martia-NjE , ( a ) aux confins du Hainaut & de l’Ostrevant, dontelle est séparée par la Scarpe. C’étoit autrefois une terreconsidérable, qui appartenoit au bienheureux Adalbaud ,mari de sainte Richtrude dans le VII. siécle: cette terreétoit dans l’Ostrevant ou Austerbant. S. Amand évêquede Mastricht, ayant reçu cette terre de la libéralité d’A-dalbaud & de Richtrude, y fit d abord un monastère pourdes hommes à deux lieues environ de son abbaye d’El-non » & y avoir établi abbé son disciple Jean ( Jonat. )Sainte Richtrude, étant veuve, augmenta lesbâtimens, sé-para par une clôture le monastère des filles de celui deshommes, & en fut la premiere abbesse. Sa fille sainteClosende lui succéda en 688. ( b ) Après la mort du vé-nérable'Jonat, le monastère d’hommes diminua peu àpeu , celui des filles prit au contraire de grands accrois-semens, Sc les religieuses le gouvernèrent environ 333ans. Les ravages des Normands , l’ayant détruit > Sc les re-ligieuses ayant perdu & dissipé presque tous leurs biens,Baudouin comte de Flandres > aïeul du Baudouin qui estenterré à Hasnon, eut dessein de rétablir cette abbaye,il fit venir Liévin abbé de saint Wast. Les religieuíes quirestoienr, se rerirerent ailleurs, & firent place à desmoines qui relevèrent 1 abbaye, & y firent -refleurir larégularité monastique. Certe abbaye est encore fameuseaujourd’hui, mais il n’y a point de ville , comme le pré-tendent les auteurs dudiótionnauede la France, (a) Batl-let , Topogra. des Saints, & Abrégé de l’hijioire de l’ordrede saint Benoît , t. 1. 1 . 3. c. 36. n. 19. ( b ) Aubertï Mi-rai , origin. Cœnob. Belg. c. 3.
2. MARCHIENNES auFont, bourg des Pays-Basaux deux côtés de la Sambre, entre Fontaine l’Evêque ScCharletoi, une lieue au dessus de cette derniere. Les au-teurs du dictionnaire de la France, brouillent tout à cetteoccasion, Sc disent que les alliés y avoient leurs magasinsdans le tems de la bataille de Denain, dont le succès lesdéconcerta. Ils confondent Marchiennes ville ou bourgfur la Sambre , Sc Marchiennes, abbaye près de la Scarpe.
MARCHOMODES, Marchomedi, MarcomedesSc MaRdomedi ; c’est ainsi que ce nom se lit diversementdans Eutrope , /. 8. c. 2. C’est le nom d’un des peuplesqui furent vaincus par l’empereur Trajan. 11 y a bien del’apparence que la derniere leçon est la bonne, commele conjecture doctement Ortelius, Thesaur, Sc qu’il estcomposé de deux noms géographiques combinés ; savoir,les Mardes Sc les Médcs. II croit,que ce peuple avoit lesdeux noms, parce qu’il panicipoit à l’un & à l'autre peu-ple. Cependant Cellarius, tn Eutrop. la rejette, & litMarcomedoS , parce, dit- il, que les Mardes & les Mé-des étoient séparés par les Hircaniens, fur quoi il cire Pli-ne, /. 6.c. 16. & Diodore de Sicile, /. 17. c. 76. Gla-reanus ou Henri de Glaris croit qu’il s’agit-là des Amar-docei de Ptolomée. Cellarius ajoute que le D dans ce motest contre tous les manuscrits qui tous portent C ou Ch ,la version grecque porte Mapao/xáJW. Ces peuples étoientquelque part dans l’Assyrie.
MARCHPURG ou Marchburg , ville d’Allemagneau cercle d’Autriche dans la basse Stirie fur la Drave. Voyez.Marpurg.
MARCHTHAL, abbaye d’Allemagne dans la Sua-ire, fur la rive méridionale du Danube , au nord de Bu-chaw Sc du Federsée , entre Riedlingen Sc Ehing, sur unrocher escarpé. Les ducs de Suabe qui en ont été les fon-dateurs , y établirent sept chanoines. Avec le tems la viedéréglée des chanoines, ayant obligé Henri III. comtePalatin de Tubingen à les en chasser, il mit en leur place' des religieux de Prémontré, qui furent conduits par desprévôts jusqu’à Henri Meermester. Celui ci obtint en1418. le titre d’abbe , qui lui fut accordé par les peresdu concile de Constance. * D'Audisret , Géogr. hist.t. 3.
MARCHUBII, ancien peuple à l’extrémité occiden-tale de l'Afrique propre , tout joignant la Gétulie. Celaconvient au peuple que ptolomée, /. 4. c. 2. nomm eMal-cbitbìi MetAaaC/oi & qu’il place dans la partie orientalede la Mauritanie Césarienne, près de la Numidie. * Pli-ne, L J > c. 4,
MARCI. Voyez. Marcis,
MARCIA