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que les Allemands appellent aussi Marck ; & que nous des bornes précises du pays des Marcomans; & ce qu’ildisons en françois la Marche. * Hubner, Geogr. pag.504. dit est assez vraisemblable : le voici. Le Nécre bornoit laMARCKECK , Mareck ou Marcheck, bourg de la Marcomanie au nord; le Rocker, qui se joint au Nécre,Basse Autriche, aux confins de la Hongrie , fur la riviere & le Btentz qui se jette dans le Danube , la bornoient à
de Mark ou March , qui venant d’Olmurz, & se gros-sissant de beaucoup de ruisseaux , coule à Radisch, sépareensuite la Hongrie de la Moravie ic ensuite de T Autriche,& va se perdre dans le Danube, presque vis-à-vis deHaimbourg au-dessus de Prefbourg. La plaine que cetteriviere traverse en prend le nom de Marcfeld. Cebourg peur passer pour une petire ville. Ottocare roi deBohême, qui suc aussi duc d'Autriche durant quelquetems, fit bâtir ce lieu , & y vouloir faire une forteressepour tenir les Hongrois dans le respect. * Zeyler, Austr.ropogr. p. 55.
MARCKELHEIM , ville de France dans la Haute Al-sace , diocèse de Baie, conseil souverain 8c intendanced’Alsace.
MARCKFLECK , mot dont se servent les Allemandspour désigner un bourg où Ion tient marché.
MARC - MORTO. C’est ce qu’on appelloit autrefoisPortus-Misenus , un peu au delà de Crimes dans leroyaume de Naples. Ce port ne peut servir de retraitequ’à de petites barques.
MARCODAVA, ancienne ville de la Dacie, selonPtolomée. Lazius doute si c’est Margoszeck, ou Fieeck.
M ARCODDRDM ou Marcomagus. Ces deux nomssignifient un même lieu qui étoit sur la Roer, riviere desPays Bas. Duren & MAGEN.dk Cellarius, Geogr.ant.
I. 2. t. )- t. 1. p. 334. font des mots celtiques qui s’em-ployoient également pour signifier le passage d’une riviere.Tacite. Hifl. /. 4 . c . 28. dit : les cohortes des habitansde Cologne furent battues dans le tems qu’elles étoientmoins fur leurs gardes, parce qu’elles se voy oient éloignéesdes bords du Rhin. Ce nom marque encore aujourd’huila position de cette ancienne ville qui doit être la ville deDuren. C’est la même qui dans la fuite est appellée Mar-coaíagus village, dans l’itinéraire d’Antonin & dans latable de Peutinger , fur la route de Cologne à Trêves. Cequi acheve de prouver que Duren est la même ville ,c’est que Regincn 8c A\moml'2.ppe\\emDvRiA fortertjse.
MARCOLICA , ville d’Espagne, selon Tite-Live ,1. 43. f. 4. Cet historien dit que Marcus Marceiîus quit-tant le gouvernement d’Espagne , prit la fameuse ville deJlfarcelica , & en rapporta de grandes richesses qu’il mitdans le thrésor public. Comme ce fait n’est rapporté qued’une maniéré fort décousue 8c sans liaison avec ce quisuit ou ce qui précédé, il n’est pas aisé de juger où cetteville étoit placée. II est d’ailleurs étonnant qu’une fameuseville ait été inconnue aux géographes qui ont décrit l’Es-pagne jusqu’a en nommer les villes qui ne subsistoientplus.
MARCOLLES , bourg de France en Auvergne, danssélection d’Aurillac.
MARCOMANI ou Marcomanni , anciens peuplesde la Germanie où ils ont habité différens pays. Spener ,Not- Germ. ant. L 4. c. 2. croit le nom de Marcomansformé de Marck & de Manner, deux mots qui dans lalangue allemande signifient des hommes établis pour lagarde & pour la défense des frontières. S’il est vrai, com-me on en convient assez, que les Helvétiens furent chasséspar les Germains de leur premiere demeure à la sourcedu Nécre & du Danube, il est naturel de dire que Far-inée qui les chassa, demeura dans le pays pour empêcherqu’ils n’y retournassent; & que de-là elle prit le nom deJtfarcomani.
On croit que la premiere demeure des Marcomansétoit entre le Rhin & le Danube, dont l’un bordoit laGaule, & l’autre terminoit la Rhétie, 8c qu’elle s’é-tendoit jusqu’au Nécre. Cette opinion est uniquementappuyée fur ce que des trois peuples qui possédèrent le pays,d’où les Helvétiens avoient été chassés, les Marcomansétoient le peuple le plus puissant. Leur nom en est unepreuve; Strabon, /. 7. Velleius, /. 2. c. 108. & Tacite ,Germ. c. 47. nous en fournissent un autre, en appellantsimplement Marobodus roi des Marcomans, fans nom-mer les chefs des autres peuples qui accompagnoient lesMarcomans dans l’expédition dont ces auteurs entendentparler. Mais il est constant que leur demeure ne peut sefixer que par conjecture , quoiqu’aveC assez de probabi-lité. Cluvier, Germ. ant. I. 3. c. 3. a tâché de marquer
Ferlent; le Danube au midi, 8c le Rhin à l’occident. Decette façon les Marcomans auroient possédé les terresque comprend le duché de Wurtemberg, la partie du pa-latinat du Rhin, qui est entre le Rhin & le Nécre, leBrisgaw , 8c la partie du duché de Suabe , située entre lasource du Danube & le Brentz.
Autant est-il difficile de dire où fut précisément la pre-miere demeure des Marcomans , & de décider sïisRétablirent dans le pays d’ont les Helvétiens avoient ctédépossédés ; autant peut-on parler avec certitude de leursautres expéditions, qui se trouvent appuyées du témoi-gnage de divers auteurs approuvés. César, de bel. Gai. I.
1. c. 31. nous apprend que les Marcomans passerent dansla Gaule, fous la conduite d’Arioviíte, dont une partiede l’armée > après fa défaite, repassa avec lui dans son an-cienne demeure. On doute pourtant si après Ariovisteles Marcomans eurent un autre roi, ou s’ils conservèrentleur liberté jusqu’au régné de Marobodus. II est du moinscertain que ce dernier , à son retour de la cour d’Au-guste , cù il avoir été élevé, fut roi des Marcomans, 8c ,qu’alarmé de l’approcne des Romains qui portoient leursarmes dans la Rhétie & dans la Norique , il persuada àses peuples de se retirer dans l’imérieur de la Germanie ,& d’y aller chercher une nouvelle demeure. Velléïus,/.
2. parle aussi de cette migration des Marcomans. On yvoir que Marobodus, à la tête des Marcomans, des Sédu-siens & des Harudes, passa dans le pays des Boïens,situé au milieu de la forêt Hercynienne . qu’il s’y établitaprès avoir vaincu les Boïens, & qu’il soumit ensuite tousles peuples voisins , soit par la force de ses armes, soitpar la crainte qu’elles leur inspirent. Voyez. Boïens 1 .* Strabon , 1 . 7 .
Lorsque Marobodus se fût emparé du pays des Boïens,connu alors sous le nom de Eoïobœmum , on ne connutplus de Séduciens ni de Harudes ; leur nom fut confonduavec celui des Marcomans qui se conserva. A l’égard desterres qu’ils avoient abandonnées , elles furent occupéespar distérens peuples, soit Gaulois, soit Germains.
II y a des auteurs qui ont écrit que les Marcomans,avant de passer dans le pays des Boïens, demeuroient dansla Moravie; mais cette opinion contredit absolumentCésar & Velléïus. Comment les Marcomans auroient-ilsété menés par Arioviste de la Moravie dans les Gaules ;& comment Marobodus, en passant dans le pays desBoïens, se seroit- il éloigné des conquêtes des Romains »puisque ce pays étoit alors beaucoup plus près des Ro-mains que la Moravie ì II convient mieux de dire quïîlaissa les bords du Rhin , parce que les Romains avoientcommencé à soumettre la Rhétie, & qu’il se retira danSle pays des Boïens, qui 1 éloignoit des armes des Ro-mains , par qui le Norique n’avoit pas encore été sub-jugué. * Spener, Not. Germ. 1. 14, c. 2.
MARCOMEDESou Marcomedi RIMarchomodes.
1. MARCOFOLIS , ancienne ville épiscopale d’Asiedans l’Osrhoéne, où elle avoit lc siège d’Edesse pour mé-tropole, selon la notice de Léon le Sage, & celle dupa-triarchat d'Antioche.
2. MARCOFOLIS, autre ville épiscopale du mêrnepatriarchat. Elle avoit Sergiopolis pour métropole, selonla notice du patriarchat d’Antioche,
3. MARCOFOLIS. Voyez San - Marco.
4. MARCOFOLIS ou Marcopou , ville de Grecsà l’orient d’Athenes à Feutrée de FEuripe. C’est présente-ment un village que Spon , voyages , r. 2.x. 186. appelleMarco Pouto, près de l'Euripe. Wheler, voyage , t. 2./. 3. x. 2J5>. après avoir parlé du port de Prajjœ ( Vrafidt)ville ruinée , ajoute: Nous tournâmes de-là un peu fur I2droite, 8c après avoir rodé environ trois lieues au-delà ,nous arrivâmes à un village appellé Marcopoli ; lesruines qui sont proche font voir que ça été autrefoisune place considérable, mais il n’y reste que vingt outrente maisons.
MARCOPOULO- Voyez. Farticle précédent.
MARCOUCI ou Marcoussis , bourg de France eh'viron à six lieues de Paris, 8c au midi un peu occidental-II est principalement connu pour avoir appartenu à Je 311