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c est quelqu un qui se soit rendu recommandable , ou parf. S A . arme , S 1 ou P ar P cc ^ e > qui sont deux professions fortdistinguées parmi eux » ils couronnent son tombeau oue lances ou de rames, pour faire connoître fa valeur dansa guerre, ou son habileté dans la pêche.Si quelqu’un fe faitremarquer par ces deux professions, on entrelace les lances1 eS *) atnes ’^ on lui en fait une efpéce de trophée.Quandces insulaires font dans la douleur, ['habitude qu ils fe fontaitede chanter les fables de leurs poëtes dans leurs jourse fete, leur fournit des expressions vives & élevées. Voi-cia peu prés ce qu ils diseur dans ces sortes d'occaíions.iridas^ J j ai tout perdu , il n’y a plus de vie pour moi , cequi m en r efi c ne fera plus qu’ennui Ó" qu’amertume i lejoleil qui. m animait efi éclipsé -, la lune qui méclairoit s’efiobscurcie ; l étoile qui me conàuifoit a disparu. Je vais de-meurer enseveli dans une profonde nuit, & abimé dans unemer de larmes. Je ne verrai plus ce qui f ais oit la joie demon coeur & le honhenr de mes jours. Quoi l la gloire denos guerriers , l honneur de notre race , le héros de notrenation n’efi plus ; il nous a quittés , que deviendrons-nous ?& comment pourrons-nous vivre ? Ces lamentations du-rent tout le jour r & continuent pendant la plus grandepartie de la nuit, chacun tâchant de trouver des expres-sions touchantes, dont ils assaisonnent les louanges qu’ilsdonnent au mort. Cette nation plongée pendant plusieurssiécles dans des ténèbres épaisses, s’y mouvoir encore en5. quand le pere San-Vitores Jésuite & ses compa-gnons arrivèrent à ces isles, où ils furent reçus par les habi-tans avec de grandes démonstrations de joie.
Cependant Gemelli Carreri, Voyages, t. 5. p. 194.nf apprend que ce même pere reçue la couronne du mar-tyre pour avoir baptisé une petite fille sans la permissionde son pere; & en 1696, que ce voyageur écrivoit,oncomptoir dix missionnaires que les insulaires avoient faitmourir. Ce voyageur au reste décrit ces iiles, & voicipour leur fituation l’idee qu’il en donne.
Depuis l’an 1677. que les Espagnols ont fait ce voyagecn passant toujours entre ces isies, ils ont trouvé qu’ellesfoemoient une chaîne qui s’étendoit du nord au sud, c’est-à-dire , depuis l’endroit où elle commence, vis-à-vis de lanouvelle Guinée, jusqu’au 36 deg. proche du Japon. Voicile nom qu’on a donné aux isles qui font découvertes,
Yguana, ( ouGuam , ou GuAhan ) au 13 degré.
Sarpana ou Zarpane , au 14.
Buona-Vista , au 15.
SaespXçra , au i j deg. 40 roin.
■AnataMan, au 17 deg. 20 nain.
■Guagan , au 18.
Alamaguan , au 18 deg. 18 nain.
Pagon , au 18 deg. 40 min.
Le Volcan de Grica , au 19 deg. 33 min.
Tinay & Maug , au zo deg. 43 min.
Urrac , au zo deg. 55 min.
T C Le premier,à 13 deg. 30 min.
Les trois autres volcans, < Le second > à 24 deg. o nain.
£ Le troisième, à 23 deg. o nain.
Pattos , à 25 deg. 30 nain.
La Deconoscida , à 25 deg. 30 m.
Maiabrigo , à 27 deg. 40 min.
La Guadalupe', à 28 deg. 10 min.
■Les trois isles de Tecla , découvertes le 23 Décembre
î„ 4 ; par le galion le S. Joseph, font depuis le 34 deg.>°squ a ;6.
ìd ^ E ce que l'on connoissoit de ces isles avant que lesJ ç ees ? ue I on avoir de leur position fussent rectifiées paralj "EMoire du pere Van-Hamme, qui partit poursié? pêcher l’évangile dans la Californie, ayanr rencon-Uz Ul . route un Jésuite Espagnol, nommé le P. Mora-le,^ avoit àé long-tems missionnaire aux isles des Lar-L ' e ntre i’Amérique & le Japon, apprit de lui le nom,H05 a ?^ eur , la latitude & les distances de cès isles donts<T a P hes "'ont eu jusqu’à présent qu’une connois-và çq les ~ìmparfaire, car nous n’avons pas une feule cartel"nt\ç S ^°' enc nommées, & placées comme il faut. CeíÌQllj S b te k rmes âu pere Gouye dans son recueil d’obscrva-‘ ^lié avant les cartes de de l’Isle qui en a profité.
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Mémoire du P. Moralez Jésuite,touchant les Isles des Larrons,ou de Marie-Anne.
La premiere & l a p i us méridionale des isles des Larrons,est Guan ou Guahan. Elle a quarante lieues de tour,fa latitude est septentrionale de » 3 deg. 23 min.
La seconde Rota ou Sarpana, à sept lieues de Guahan.
Elle a quinze lieues de tour. Latitude 14 d.
La troisième est Aguigan -, elle a trois lieues de tour. La-titude x 14 deg. 43 m.
La quatrième est TiniAN , a quatorze lieues de Rota. La-titude 14 deg. 50 sec.
Elle a quinze lieues de tour. Les Espagnols l’appellent
Buena-Vista Mari-Anna, parce qu’elle est foreagréable. ,
La cinquième est Saipan , à trois lieues de Tinian; ellea vingt-cinq lieues de tour, & est toute pleine de mon-tagnes. Latitude 13 deg. 20 m.
La sixième est Anatahan, à trente lieues de Saipan;elle a vingt lieues de tour, Sc est pleine de montagnes.Latitude _ *7 deg. 20 m.
La septième est SarigAN , à trois lieues d’Anatahan, ellea quatre lieues de tour. Latit. i 7 deg. 33. m.
La huitième est Guguan , à six lieues de Sarigan, elle a.
trois lieues de tour. Latit. 1 7 deg. 43 m.
La neuvième est Alamagan , à trois lieues & demie deGuguan : elle a six lieues de tour. Un catalogue envoyéà Rome la met à douze lieues, ( peut-être à douze mil-les) de Guguan. Latit. 18 deg. 20 m.
La dixième est Pagon , à dix lieues d’Alamagan, elle aquatorze lieues de tour. On y voit trois volcans oumontagnes qui jettent du feu. Latit. 19 deg. o m.Le catalogue envoyé à Rome, la met à seize lieuesd’Alamagan.
L’onziéme est AgrigAn , à dix lieues de Pagon : elle aseize lieues de tour. Le catalogue la met à douze lieuesde Pagon. Latit. 19 deg. 40 m.
La douzième est Song-Son , à vingt lieues d’Agrigan :elle a six lieues de tour. On y voit un volcan. Le cata-logue ne marque point combien elle est éloignée dePagon, parce qu’on ne le savoir pas encore lorsqu’ilfut envoyé. Latit. 20 deg. 13 m.
La treizième estTuNAs ou Maug, à cinq lieues de Song-Son 3 elle est composée de 3 rochers qui font séparésl’un de l’autre, & ont chacun environ 3 lieues de rour.Latitude 20 deg. 33 m.
La quatorzième estURAo, à cinq lieues de Tunas; ellen’est point habitée, mais en récompense il y a un grandnombre d’oiseaux. Latit. zo deg. o m.
On n’a point fait encore aucune observation d’éclipsequi put servir à déterminer précisément la longitude deces isies 3 mais en joignant quelques observations d’éclipsesfaites en Europe & dans l’Amérique, avec l’estime despilotes, on peut en avoir une connoissance suffisante pourla sûreté de la navigation.
Enl’année 1649 le 18 Novembre, le P. François Bres-sani de la Compagnie de Jésus, aussi bon mathématicien »que zélé missionnaire, observa à Quebec une éclipse dclune dont,
Le commencement fut après midi, 12 h. 12 m. o sec.
Immersion totale 13 h. 3 o m. o sec.
La sin 16 h. 23 m.o sec.
Le P. François Ruggi, de la même Compagnie, observaà Panama le commencement, 11 h. o m. o sec.
Donc Panama est plus occidental que Quebec de
1 h. 23 m. o sec.
moyenne différence 1 h. 18 ta . 0 f ec *
LesPP. Riccioli & Grimaldi observèrent à Bologne im-mersion totale, 18 h. 43 m.30sec.
Donc la différence entre le méridien de Bologne c eluide Quebec, J n m '/°^ ec *
Donc la différence entre le méridien de Bologne & celuide Panama, , * h - 3 3 m. 50 se c .
Paris est plus occidental que Bologne e . 38 m.
Donc la différence entre les méridiens de Paris & d e Pa-nama , «n ,‘.51 m * 5° sec.
«eg. 37 m. o sec.Z. 1 àg. 30 m. s sec,
qui valentJ.a longitude de Paris
Tarn. IV. N ij