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Tome quatrième. M - P.
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éloignée que de trois ou quatre iìeues de celle de Mà-nan serran. Son embouchure est précisément devant l istede l’Anse , que forme l’isle Nolïì-Hibrahim , ou l’istede sainte Marie, * Flacourt , Hìst. de Madagascar , c. 9.

MARJNCUM, forêt de la Lombardie. C’est danscette forêt, selon Onuphre & Sigonius, que fut tué Lam-bert roi d’Italie. * Ortelii Thesaur.

MARINE ou Marines, gros bourg de France dansle Vexin François, au vicariat de Pontoite. Il est situeentre la ville de ce nom, Chaumont 6c Magny , au mi-lieu d’une belle campagne fertile en bons bleds , dans leVoisinage d’un bois & de la petite rivière de Viosne. Lesperes de l’Oraroire ont une maison dans ce bourg, quiest accompagnée d’uir château > 6c ce font eux qui endesservent la cure. * Gorn . Diéfc. Mémoires dressés futles lieux.

M AR 1 NGUE , petite ville de France dans l’Auvergne.Este n’est guère connue que par le commerce qu’on yfait a cause qu’clle est près de la riviere de F Allier, 6cque le port de Viale fur cette riviere, n’est qu’à un quartde lieue de Maringue. C’est dans cette ville qne les mar-chands de bled font leurs magasins. Le duc de Bouillonen est seigneur. * Piganiol , Description de la France,t. 6 . p. 33V . ,

M AR INI AN L, ville de la Pannonie, selon l’itine-raire d’Antonio , qui la met sur la route de Jovia a Sir-mium , entre Serota 6c Verei. à vingt mille pas de la pre-tniere , & à vintg deux mille de la leconde. On lit dansla notice des-dignités de l’empire, Jeci. 37. Marinait*pour Marinian*. Lazius juge que c’est Castra Marcìanad’Ammien Marcellin, & ajoute qu’on nomme aujour-d’hui ce lieu Margbitrg . * Ortelii Thesaur.MARINIANl, Voyez. Cernetani.

1. MARINO ( a ) , bourg d'Italie fur le grand che-min de Rome à Naples avec titre de duché. 11 appar-tient au connétable de Colonne, qui y a un châteaumagnifique. L’églií'e paroissiale est grande, belle & bienornée: fa façade est fur une assez grande place, embellied’une fontaine qui feroit honneur à Paris si elle y étoit,

& qui fait affront à toutes celles qu’on y voie aujourd’hui.Marino {b) est, à ce qu’on croit, l’ancienne Feren-tìnum ou Go ia Latinerum. On l’appella depuis VillaMariana à cause que Marins y avoir une maison de plai-sance. Dans le voisinage, éroienr à main droite les mai-sons de campagne de Murena, de Lucullus & de Ci-céron , & un peu plus loin étoient celles de Pontius &de plusieurs autres qui avoient choisi cette agréable situation pour tn faire un lieu de divertissement. Au deçà ,on voir à droi e 6c à gauche de très-beaux jardins qui dé-pendent du château. (.* ) Labat , Voyage d’îtalie, t. 8.p. 56. ( b ) íorn. Diction. Journal d’un voyage dc France8c dltalie.

2. MARINO, ( La contrée de ) s’étend du levant aucouchant, entre la plage Romaine ou la mer de l’Eghseau midi, & la Campagne de Rome du côté du norddont elle est séparée par la montagne de Segni. Ses autres bornes font, la terre de Labour à l’oeient, le Tibrequi la sépare du patrimoine de Saint Pierre'à l’occidenc.Terracine & Nettuno en sont les seules places dignesd eue remarquées. Ce pays où l’on volt de belles plai-nes est fort niai peuplé : cela vient de l’air mal- sain quiy régné à cause des marais Pontius.

?• MARINO on Mariano , bourg d’Italie dans leduché de Milan , environ à cinq lieues au nord de la^sile de Milan , entre les rivières Lambro & Lura ouSettese, à égale distance de l’une & de 1 autre. * Mct-8 lr> ì , Carte du duché de Milan.

MARINUM. ville dltalie. Strabon, /. J. p. 2.27. la^et dans l’Umbrie, & elle se nomme aujourd’hui S. Ma -í lw ‘* César Orlandius , in Se n a antiquitat . soutient queinterprètes de Strabon ont fait une faute en mettantzwiarinum pour Marinum , Ortelius, Thesaur. croitj^ e c’est cette ville qui est nommée Marianum dans^-Diacre, Longobard. L 3. & où il dit,qu’il fut"n concile, à moins que ce ne soit le Marinumfy a Campanie au voisinage d’Aversa, & que Scipiondì appelle Marigliano , ou plutôt Roccha dí Valh\ì$ r * no dans le territoire de Trevise; car, dit Orte-

d? „l l0Us * es évêques nommés dans ee concile étoientC£s quartiers.

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MARlNUS LACUS, en grec A t/JtvBodva.tr<ra iac d Ita-lie dans la Toscane, au voisinage du port d Hercule ,selon Strabon, /. 3. Les cartes le nomment aujourd’huiLago d’Orbïtello. * Ortelii Thesaur. -

MARIO ou Monte Mario, montagne de ia Cam-pagne de Rome si,r le Tibre , eu latin Mont Maru ouMons Gaudius. Elle est fort près de la ville de Rome,

8c on y voit plusieurs belles vignes,

MARIOLA, montagne d’Espagne au royaume de Va-lence , dans le voisinage de Ia viiled Alcoy, Cette mon-tagne est remarquable à cause d’une quantité extraordi-naire de rares plantes, < 3 c de simples ou herbes médici-nales qui s’y trouvent ; ce qui fast q ue tOHS i e s ans on yvoit un grand nombre de médecins à droguistes buherboristes, qui vont de toutes les provinces d Espagnefaire provision de ces excelíéns remèdes, que la main li-bérale du sage auteur de la nature y a préparés pour istsdivers maux des hommes. Sur cette montagne est hnbourg nommé Cowentayna, & dont le nom retient quel-ques vestiges de celui des anciens Contestants ou Conte-staniens qui habicoient dans cette contrée. Voyet Con-testani. Toute la campagne autour de ce lieu est ai ro-sée de plus de deux cens fontaines, qui la rendent très-fertile. Elle a titre de comté. * Délies à’Espagne, t. 4.pag. jjz.

t • MARIONIS Civitas , ville de la Germanie. Ptoso-mée, /, z. c. n. la met dans la partie septentrionale,entre Lirimiris & Mariants altéra. Quelques-uns jugemque c’est Lunebourg. Cluvier pense que c’est Hambo: tg„-2. MARIONIS Altéra. Ptolomée,/. 2- c■ 11 > donnece nom à une ville qti’il place dans la partie septentrio-nale de la Germanie , entre M munis Civitas & Cenoe-num. Ortelius, Thesaur. croit que c’est aujourd’hui laville de Lubec. D’antres la prennent pour Sberir , 6c d’au-tres pour Sundis. Cluvier croit que c’est Wisrrar.

MARíQUITES, peuples errans de l’Amérique mé-ridionale dans le Brésil De l’isle, Atlas , les met â l’o-rient de Fernambuc & au nord de la riviere de saintFrançois. Ils font fort sauvages. Leurs femmes paroi si en tassez belles , 6c combattent avec autant de' courage quéles hommes. Us errent par les forêts à la maniéré des bê-tes > 8c attaquent rarement leurs ennemis à guerre ouver-te ; mais s’ils les peuvent surprendre, ils les accablent 8csc nourrissent de la chair de céux qu’ils font prisonniers.11s courent d’une fort grande vitesse , & ne sont pas moinslégers à fuir qu’à poursuivre. Quant à leur raille & à laconformation de lent corps, elle est à peuplés pareilleà celle des Perignares. * Corn. Dict. Laet . 1. 3. c. 4.

1. MARIS, marais de la Thrace , selon Etienne legéographe , qui le met dans le pays de Cicones. Ce ma-rais avoir donné le nom à la ville Maronée.

2. MARIS, fleuve de la Mœsie Européenne dans lepays des Agathyrsi. selon Hérodote , L 4. c. 49.

MARISBA. Dictys de Crète, /. 2. nomme ainsi une, ville amie des Troyens. Ortelius prétend qu’il faut lire- Àrisba , & que l’M appartient au mot qui précédé.MARISCÁ. Voyez. Transmarisca.

MAR 1 SCH, Merisch ou Maros , riviere de la Tran-silvanie. Elle a fa source dans des montagnes au nordde cette province , & son cours. est d’abord du nordau sud. Après avoir mouillé Newmarck 6c VVvissen-bourg, elle coule de l’est à l’ouesl, entre dans la Hau-te Hongrie où elle mouille Lippa & Chonad , & se dé-charge ensuite dans la Teysse , auprès de Ségedin. Cetteriviere est le Marifus de Strabon, le Maru s de Tacite ,8c le Maris d’Hérodote ; dans la fuite on lui donna lenom de Mari/lus, 6c les Hongrois rappellent Maros.De l’Ijle, Atlas.

MARISNIE. Voyez. Maresme.

MARISSA, ville de la tribu de Juda, U meme queMaresa, ou Maresechët , ou MoRasthi. oyez.Maresa.

MARISUS, en grec Map,W fleuve des Gérés, selonStrabon , /. 7. p. 304. qui dit que ce fl eilve e jette dansle Danube. C’est peut-être le même qu >1 nomme dansun autre endroit, /. 7 -p- 5 O P ARI sus, On croiec’est aujourd’hui le Marisch. oyez ce mot.

MARITH/L, montagnes de 1 Arabie Heureuse, se-lon Ptolomée, /. 6. c. 7. Elles font nommées * MartiTitos dans les cartes des modernes,* Ortelii Thesaur.

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