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Tome quatrième. M - P.
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io4 MAR

MARlslMA COLONIA, ville dc la Gaule Nar-bonnoise. Ptolomée la place dans le pays des Anatili ,que Pline, /. z. c. 4 . ôc Pomponius Mêla, l. 1. c. 5.nomment Avatici. Mêla ajoute qu'elle étoit bâtie fur larive de 1 étangdes Avatici. On prétend que c’est Mar-tigues.

MARITIME ALPES. Voyez. Ligusticum Mare.

MARITIME STATIONES. Stations dansl’Afrique.Ptolomée, l. 4. c. 4. les place dans la Cyrenaïque entreJc promontoire Drepamtm ôc le port de Diarroea.

MARITIMUS CIRCUS, lieu d’Italie ainsi nommépar Tite-Live, /. 9. c. 4 1.

MARIUM, ville de l’iste de Çyp re , kelon Pline, /.$.c, 31 .Sc Etienne le géographe- Ce dernier ajoute qu’elle

fut depuis nommée Arfinoé.

MAR 1 US, ville libre de laLaconie, selon Pausanias,

/. 3. c. 21.

MARIZA - riviere de la Romanie. Elle a fa source aupied du mont Hétnus, ôc court du nord-ouest au sud-estjusqu’à Andrinople. Dans cet espace elle arrose No-vathelo, Bazangik ôc Phílíppopoli, & entre sa source ôcces trois villes elle serpente beaucoup, tournant tantôt aunord , tantôt aumidi. A Andrinople elle fait un coude ,Sc coule alors du nord au sud , serpentant encore beau-coup sur sa route Pelle mouille Trajanopolis , âpres quoielle va se jettes dans le golfe de Mégarise auprès d’Enos ,vis-à-vis de l’isie Samandrachi. Cette riviere est l’Hebredes anciens. On dit qu’elle est navigable depuis son em-bouchure jusqu’à Philippopolj. De L’IJle, Atlas.

MARIZAN , montagne d’Afrique dans la province deGutz au royaume de Fez. Elle est fort haute ôc fore froide,ôc ses habit ans font Bereberes, qui vivent dans des butesfaites de branches d’arbres > ou fous des nattes de jonc

plantées fur des pieux.

Auiîì changent-ils souvent de retraite, ne demeuranten un lieu qu’aurant qu’il fournit de l’hcrbe pour leurstroupeaux. Ce font des gens riches qui ne payent tribut àpersonne > ôc qui ont de grands haras dc chevaux ôcd’ânes. 11s font couvrir leurs ânesses par des chevaux pouravoir des mules qu’ils vont vendre à Fez. Ce trafic estcause qu’ils font tous les ans un présent au roi, ôc mêmecomme ils sont braves, ils le vont quelquefois servir dansses guerres, ils ne craignent rien dans leurs montagnes,parce que les avenues en sont extrêmement difficiles. Usfont plus de quatre mille combattans en bon ordre, & par-mi eux il y a quelques arquebusiers & arbalétriers ; ils vonttous ensemble, tant Arabes que Bereberes. Les plus con-sidérables ont des chevaux, mais ils s’en fervent assez ra-rement à cause de l’âpreté de la montagne. Us n’ont nidocteurs ni juges, 5 c vivent parmi ces rochers comme dessauvages.

MARKET-JEW, petite ville ou bourg d’Angleterredans la province de Cornouaille. 11 s’y tient un marché.* Ëtat présent de la Grande Bretagne , t. 1. p. 50.

MARKETRAS 1 N > ville d’Angleterre dans le comtéde Lincoln, selon Corneille, Dut. qui dit qu’elle est si-tuée proche de la riviere d’Ankam. Cette prétendue villepourroit bien être quelque hameau, ou quelque petit vil-lage : du moins l’état présent de la Grande Bretagne nela met-il, ni dans le rang des villes, ni dans celui des

bourgs.

1. MARLE ou Marne, riviere de l’Amérique sep-tentrionale dans la Louisiane. C’esi une petite riviere dan-gereuse. Elle se jette dans la grande riviere Rouge au paysdes Cadodaquios, à la bande de l’ouest fur la route desCenis au Akanfa & au Missiísipi. Ce nom lui a été donné,parce que le nommé de Marie ou de Marne de la com-pagnie des sieurs Cavelier ôc Joutel s’y noya en voulants’y baigner.

2. MARLE, petite ville de France dans la Picardie,élection de Laon > à trois lieues de Guise sur la Serre dansle Thiérache. C’est un gouvernement particulier du gou-vernement militaire de Picardie. Elle a titre de comté,& elle est siège d’un bailliage, d’une gruérie ôc d’un gre-nier à sel. Elle fait partie de la maîtrise des eaux ôc forêtsde la Ferre à laquelle elle fut reunie vers l’an 1703. aveccelle de S. Quentin.

5. MARLE , ( Le comté de) qui a appartenu à la mai-son de Coucy, passa par mariage à Robert de Bar, dontla fille Jeanne de Bar épousa le connétable de saint Pol.

MAR

Leur fils Pierre de Luxembourg eut une fille nomméeMarie, qui épousa François de Bourbon comte de Ven-dôme, à qui elle apporta de grands biens, ôc lé comtéde Marie fut donné à son petit fils Antoine roi de Navar-re , qui le laissa à son fils Henri IV. roi de France ôc de Na-varre , par où cette terre, comme les autres biens pa-trimoniaux de ce monarque, furent unis à la couronne.Depuis le comté de Marie a été aliéné à la maison deMazarin. * Longuerue , Description de la France, part. 1.pag. 64.

MARLEBOROUGH ou Marlborough , bourgd’Angleterre dans le Wiltshire. C’est le Cuneito des an-ciens. 11 est situé fur le Kennet, & remarquable par le ti-tre de duc qu’il a donné à l’un des plus grands héros denotre siécle. 11 s’y tient un marché. * htut préjent de litGrande Bretagne , tom. 1. pag. 124.

MARLEM ou le bourg db Marlem , bourg deFrance dans la Basse Alsace > entre Saverne ôc Molsheim.C’étoit autrefois une ville considérable , même du rems desaint Grégoire de Tours ; ôc il paroît que les rois d Austra-sie y avoient une maison de plaisance.

MARLON, forêt de France dans la maîtrise des eauxÔc forêts de Grenoble. Elle est de treize cent six arpens.

1. MARLOW, Merlow ou Morlow ( a ) , petiteville d’Allemagne au cercle de la Basse Saxe dans le duchéde Mecklenbourg fur la Reckenits, entre Suite & Ribe-nits. Elle est chef-lieu d’un petit bailliage. Micrélius.P orner. I. 1. c. 6 f. croitque l’état ou la seigneurie de Wer-le, qui avoir été établie dans le Mecklenbourg par lesRugiens, comprenoit MerloW & le pays d’alentour. Enester il est fait mention de Merlow dans les histoires quiparient des seigneurs des Welle. Pontanus ( b) , histo-rien de Danemarck, dit que Marguerite veuve de Nicolasde Werle , céda en 13 16, à Erich roi de Danemarck lesvilles de Ribenits , de Sulten ôc de Merlovv qui lui avoientété assignées pour son douaire, (a) Zeyler , Top. Infer.Saxon. ( b ) Rerum Dan. 1 . 7. p. 415.

2. MARLOW, bourg d’Angleterre dans le Buckin-ghamshire. On y tient marché public. Etat préjent de le*Grande Bretagne , tom. 1.

MARLY, maison royale située entre Versailles & §.Germain dans un vallon, à l’extremité d’une forêt quiporte le même nom , ôc joint le parc de Versailles d’uncôté, 8 c s’approche fort de l’enclos de la fotêt de saintGermain.

Le roi Louis XIV choisit la tête de ce vallon pour yétablir un endroit où il pût faire des retours de chasse,à cause d’une échapée de vue qui s élargit dans le bas, Scfait découvrir les château ôc ville de S. Germain à Ja gau-che , élevé fur une hauteur à une lieue environ de di-stance , ôc le cours de la riviere de Seine dans la plaineau-dessous en une assez grande étendue, ornée de plu-sieurs gros villages & de différents paysages qui rendentcette vue des plus agtéables.

Pour profiter de cette situation ôc donner tous lesagrémens convenables à i’usage que le roi s’étoit proposéd’en faire, il ordonna de disposer plusieurs bârimens dis-persés avec régularité dans l’espàce d’un grand & magni-fique jardin , fur lequel ils auroient leurs sorties ; ôc decontenir le tout dans ûne étendue de parc fermé.

On a profité de l’espace le moins rempant vers le mi-lieu de la descente du vallon , pour y placer un gros pa-villon carré de vingt-une toises , en forme de palais de-stiné à la personne du roi & à la famille royale, commeau centre de tout, ôc quatre‘autres pavillons séparés àune distance des faces des côtés de ce palais, dont lu n desdeux du côté de Ventrée principale, contient une cha-pelle, l’autre la sale des gardes, avec chacun une petiteaile qui aboutit fur une place qui sert d’avant-cour.

Les deux autres , à pareille distance, sont distribués e«appartemens pour les princes, ôc l’intervalle entre ces deu*pavillons étoit fermé d’un mur de même hauteur, fur le-quel étoit peinte une belle perspective par le sieur Rous-seau, pou r cacher des offices derrière; cette perspectivea été effacée pour y percer des croisées qui éclairent d’ati'tres appartemens ; ce qui ne fait plus avec les deux p 3 'visions qu’un seul corps de bâtiment.

Sur les deux côtés de la largeur de la partie du jardin »qui fe présente à la face du palais, en descendant \ ersle bas du vallon, ont été disposés douze pavillons auss 1

> sépares