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Tome quatrième. M - P.
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i o8 MAR MAR

vvar, au midi celui d’Ugogh. la Pokutie au levant, Scle Palatinat de Russie au nord.

MARMAX. Ortelius , T hesaur. en fait un fleuve duPéloponnèse dans l'Elide, faute apparemment d’avoir luavec assez d’attention le passage de Pausanias qu’il cite.On lit dans cet ancien, lib. 6. cap, 21. ces mots : Onarrive au fleuve Parthenias, fur la rive duquel est lesépulcre des chevaux de Marmax.

MARME. Voyez. Marma.

MARMISUM. Voyez. Marpessus.

MARMOLEJO. C’étoit autrefois, scion Baudrand,édit. 170j. ane ville de l’Espagne Betique, & on lap-pelloit Utica. Il ajoute que ce n est plus présentementqu’un village situé sur le Guadalquivir, a une lieue au-dessous d’Anduxar.

MARMOLFITE, contrée de la Galatie. Strabon,/.il. p. 561, la met aux confins de la Bithynie. Quel-ques MSS. au lieu de MapyoXÍn lisent MxpyStns

1. MARMOUTIER ou Maurmunster , en latinMauri monaflerium, petite ville de France dans la BasseAlsace , à une lieue de Saverne. Elle est entourée demontagnes, & ceinte dune muraille qui a dix-huit ouvingt pieds de haut. Le fossé est comblé en plusieursendroits, & fans eau du côte de la hauteur, mais ducôté d’en bas il y en a un peu. On y volt une abbaye deBénédictins fondée par saint Firmin vers Fan 7 zy.ôcdont le revenu est de quatorze mille livres. Cette ab-baye occupe le tiers de la ville. Le monastère est en-clos du côté de la campagne, par la muraille de la ville,ôc des autres côtés par un mur de deux pieds d’épais-seur , sur douze à quinze pieds de haut. L’abbaye & laville se nommèrent d’abord Leuwarzel. Quelque tcmsaprès, l’abbaye ayant pris le nom d’un de ses abbés, quis’appelloit Mauriis , la ville prit le nom de l’abbaye.* Piganiol , Descr. de la France, t. 7. p. 464.

L. MARMOUTIER , abbaye de France dans la Tou-raine ( a ). Saint Martin, l’année d’après son ordina-tion, qui avoir été faite en 371. voulant se ménagerune retraite hors de la ville de Tours, bâtit un mona-stère à deux milles de la ville , selon la situation où elleétoit alors. 11 avoir choisi pour cet effet un defertformé d’un côté, par une roche fort escarpée , & del’autre , par la riviere de Loire. On n’y entroit que parun chemin fort étroit. 11 y fit quelques cellules de bois ,mais le nombre de ses disciples setant accru jusqu aquatre-vingt, la plupart se logèrent dans des trous qu’ilsavoient creusés dans le rocher. Telle fut Forigine du cé-lèbre monastère de Marmoutier, qui subsiste encoreaujourd’hui, mais fous la régie de saint Benoît, à unepetite lieue de Tours au-deçà de la Loire. Ce mona-stère, que l’on fait passer pour le premier & le plusancien de ceux qui font en Occident, & qui étoit plusconsidérable que celui de Ligugey, que saint Martinavoir bâti en Poitou, avant son épiscopat, fut lasource de plusieurs autres qu’il fonda depuis. II fur ou-tre cela un excellent séminaire d’évêques; & il n’yavoir point d’églisc qui ne désirât d’avoir un pasteurtiré du monastère de saint Martin. Comme c’étoit (b)le monastère le plus considérable de ceux que fonda cesaint, on le nomma Majus Monaflerium ; d’où l’on afait en notre langue Marmoutier. Cette abbaye futdétruite par les Normands en 853. ensuite desserviepar des chanoines, puis remise dans l’ordre de saintBenoît, à la prière d’EudesII. comte de Touraine. Le re-venu de la manie abbatiale , réuni à l’archevêché deTours en 1737. est de 20000. liv., & celui des moines de18000. liv. Les bâtimens ont été superbement rétablisdans ces derniers tems. ( a ) Baillet, Topog. des Saints,p. z9J.(b) Piganiol , Descr. de la France, r. 7. p. 18.

MARMUNSTER , abbaye. Voyez. Momenster.

MARMUSIS. Voyez. Marmout^e.

MARNE, riviere de France, en latin Matrona. Ellea fa source dans le Bassigny ( a ), au pied d’une mon-tagne , environ à cinq cens pas d’une métairie nomméela Marmotte > qui a été donnee aux Dominicains de Lan-gres. Cette source est à peu prés large d’unç toise,Sc l’eau qui en sort de la grosseur du corps d’un hom-me, fait en même-tems tourner un moulin dc la mê-me métairie. Elle a son coûts (b) parles généralités deChalons, de Soissons Sc dc Paris. Dans ces espace elle

reçoit les rivières de Vanori, de saint Geosme, laMousche, la Suize, la Biaise, le Sault, le Roignon,la Noyure, la Soupe, le grand & le petit Morin, ôcchemin faisant, elle arrose Langres, Roland-Pont, Châti-ment , Joinville, S. Disier, Vitry, Chalons, Esper-nay, Dormans, Château-Thierry, la Ferté-sous-Jouar-re, Meaux Ôc Lagny , après quoi elle se jette dans laSeine à deux petites lieues au-dessus de Paris, un peuau dessous de Charenton > vis-à-vis Cariéres-lès-Charen-ton. Le lit de cette riviere est renfermé par des terresbasses & sablonneuses pour la plupart ; ce qui la rendfort trouble dans les grandes eaux , & cause plusieursdébordements. ( a ) Corn. Dict. ( b ) Piganiol , Descr. dela France, t. 4. p. 263.

MARNES ou S. Jouin de Marnes , bourg de Francedans le Poitou, élection de Thouars. IJ y a un monastèred’hommes dont S, Jouin a été abbé. Voyez. S. Jouin.

MARO ou Marro, petite ville ou bourg d’Italie,dans la seigneurie de Gènes, sur la riviere Impériale ,& dans la dépendance de la principauté d’Oneille àlaquelle elle est annexée. Elle est située dans la vallée d’O-neille, & elle a titre de marquisat. * De ílfle , Cartedu Piémont.

MAROA , peuples de la Louisiane.

MAROBUDUM, ancienne ville de la Germanie, quiappartenoit aux Marcomans, selon Ptolomée, /. 2. c. 11.On prétend qu’elle portoit auparavant le nom de bu-biemum que Marobodus lui fit quitter pour lui donnerle sien , & que c’est aujourd’hui Prague. D’autres croientque c’est Budweis. Voyez. Marcomannií , & Bubie-

MUM.

1. MAROC, royaume d’Afrique dans la partie la plusoccidentale de la Barbarie. II est borné au nord par lefleuve d’Ommirabi ; à l’orient par le mont Atlas 3 au midipar la riviere de Sus, ôc au couchant par l’Océan occi-dental! Dans cette étendue sont comprises sept provin-ces ; savoir,

Hea, Gesula, Duquéla,

Sus » Maroc, Escura, Telda.

Ce royaume s’étend le long de la côte depuis les ha-bitations de M esta & l’embouchure de la riviere de Sus,que les anciens appelloient Siuiga, jusqu’à la ville d’A-zamor, où la riviere d’Ommirabi, autrefois Ctisa, entredans la mer & fait Fembouchure que les modernes ap-pellent l’embouchure de la riviere d’Azamor. Cette rivie-re descend d’une montagne du Grand Atlas, qu’on nom-me Dedès ôc sépare ce royaume de celui de Fez. * Mar-mol, du royaume de Maroc, 1 . 3. p. 1.

Les forces de ce royaume sont peu redoutables parmer. Le nombre des bâtimens n’est jamais fixé. II n’y ena guéres ordinairement qu’une douzaine dont la moitiéappartient au roi ôc le reste à des particuliers. Ils ne pastentpas communément dix huit à vingt pieces de canon, lesplus forts n’en ont pas plus.de vingt-quatre : mais ils ontjusqu’à deux cens hommes d’équipage. Ils font la plûparcassez mal en ordre à cause de la disette du pays qui nepeut fournir les munitions, les voiles, les cordages, &c.En sorte que si les Maures n’en tiroient pas de tems entems des Anglois & des Flollandois, ils seroient bientôtcontraints de réduire leurs vaisseaux à plus petit nombre.L’entretien des bâtimens ne coûte rien au roi de Maroc ;c’est l’alcaide ou gouverneur du lieu où ils sont qui enpaye les officiers Ôc l’équipage. S’ilsfont des prises, leroi en a une moitié , Fautre se partage entre l’alcaïde &les officiers, qui en donnent aussi quelque portion à l’é-quipage; mais le roi prend tous les esclaves, en payantcinquante écus pour chacun de ceux qui ne sont pascompris dans se moitié. Les vaisseaux des particuliers s’é-quipent aux fiais des armateurs : ils s’en remboursent furle produit des prises. Le roi en prend néanmoins Ic cin-quième avec tous les esclaves , en donnant aussi cinquan-te écus par tête. * S.Olon, Etat del’empire de Maroc,p. 14. & fuiv.

Les forces de terre seroient plus considérables que cellesde mer, si le prince savoir discipliner ses sujets , ôc s’ilavoir de quoi les armer. Quand il faut faire quelque ex-pédition , le roi ordonne à ses alcaïdes de lui lever le nom-bre de troupes qu’il y destine. Les alcaïdes conviennentensuite entr’eux de fournir chacun a proportion de re-tendue de son gouvernement. On fait alors marcher de