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que Muley Mahomet, pere de Muley Hascen fit bâtir.* Dap-per, descr. de l’Astique, p. 194.
3. MARSA ( a ), ville ancienne de la Pannonie. Cefut près de cette ville que Fempereur Constance , secondfils de Fempereur Constantin , donna bataille à Magnen-ce, q-ui avoir pris le titre d’empereur des Gaules. Zosime(b) nomme ce lieu Mursa. Poye^. ce mot. (a) Corn.Diction. Du. Verdier , abrégé de Fhist. rom. t. 6. [b)jf-liftoriar. 1. 2. c. 63.
1. MARSAC, bourg de France dans F Auvergne, élec-tion d’Issoire.
2. MARSAC . bourgade de France dans le Périgord.Elle est remarquable par une fontaine , qui a son flux &reflux de même que le bras de mer qui passe devant Bour-deaux. La variation qui se trouve dans les mouvemens decette fontaine , est attribuée à une communication souter-raine avec la rivière de l isse dans laquelle le flux de lamer monte à dix lieues environ de Marsac. * Observa-tion du P. Mul, Cordelier, inférée dans les journaux deJuin 1749. Corn. YhCÏ. André du Chêne , antiquités desvijlcs de France.
z. MARSAC, bourg de France dans la Saintongc,élection de S. Jean d’Angely.
MARSAC! & Marsatii. Voyez. Masaci.
MARSAILLE, plaine du Piémont, renommée parla bataille qui s’y donna le 4 Octobre 1693 , entre lestroupes de France commandées par le maréchal de Cati-nat , Sc celles de Victor-Amé II, duc de Savoie , assistédes Espagnols & des Allemands. Huit mille des ennemisde la France demeurèrent fur la place ; on prit leur canonavec qua r re drapeaux ou étendards, & on fit plusieursprisonniers, parmi lesquels il y avoir divers officiers demarque. * Com, Diction. Mémoires du tems.
MARSAL, ville de France dans le duché de Lorraine,diocèse de Metz, avec titre de châtellenie, qui est con-rigue à celle de Vie. Mariai a été un célèbre & impor-tant domaine de l’église de Metz. Les ducs de Lorraineavoient part à cette seigneurie ; mais Févêque Jacques deLorraine , qui l’avoit eue en partage , donna à son églisece que sa maison avoit à Mariai * avec le reste de son pa-trimoine, comme on peut le voir dansl’histoire des évê-ques de Metz.
Ce lieu éroit fameux pour ses salines dès le huitièmesiécle , comme on voir par le testament de Folrad, ar-chichapelain & abbé de saint Denis gardé en original dansles archives de cette abbaye. Cet abbé marque dans cetestament qu’il faisoit du sel à Mariai, Sc que Mariai s’ap-pelloit Bodatium. Plusieurs croient que ce nom Bodatiuma été changé en Marsallum , à cause du sel que l’on yfaisoit en abondance. L’auteur de la chronique des évê-ques de Metz dans le Spicilége appelle Mariai, Marcel-htm 8 c Marsellum , & il y a apparence qu’il n’a pas con-nu , ou qu’il n’a point approuvé cette étymologie.
Ces évêques de Metz commencerent à jouir entiere-ment de la seigneurie directe 8 c utile de Mariai Sc de sessalines dans le douzième siécle , fous Fépiscopat de Jac-ques de Lorraine. Ce fut cet évêque qui fit fermer , fousl’einpire de Frédéric II. vers Fan 1240. la ville de Mar-iai de murailles , 8 c fortifier , de maniéré qu’elle fut lapremiere place de tout Févêché. Elle resta fous la domi-nation des évêques de Metz , & elle y éroit encore lors-que Henri II. prit la protection de Févêché. Les salinessurent inféodées au duc de Lorraine avec les autresqui appartenoient à Févêché ; mais la souveraineté 8 c lehaut domaine appattenoit toujours aux évêques.
Le roi, comme protecteur , mettoit garnison à Mar-sal;mais durant les troubles de la ligue Charles duc de Lor-raine s’en rendit maître . 8 c il lui fut cédé par Henri IV.«u traité de paix conclu avec le duc Fan 1494. à SaineGermain en Laie. Ce prince avoir acquis de son fils lecardinal de Lorraine , évêque de Metz , la place & sei-gneurie de Mariai , moyennant un échange qui fut auto-risé par une b Ile du pape Clément VIII. qui établit l’ar-chevêque de Besançon commissaire pour l’exécution de labulle , que Henri IV. autorisa pareillement par un arrêtde son conseil d’érat Fan 1601.
Lorsque Louis XIII. se rendit maître de la Lorraine ,il s’empa' a aussi de Mariai. Quand le duc Charles fut ré-tabli dans ses états, Fan 1661. on lui rendit cette placedont il avoit joui en souveraineté avant qu’il quittât la
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Lorraine. Deux ans après le duc consentit par un traitéque Mariai seroit remis au roi pour en disposer comme illui plairoit, à la charge que le duc de Lorraine continue-roit à jouir du domaine & de la saline comme auparavant:mais selon le traité de Ryswick , le duc de Lorrainedevoir être remis dans ses Etats , comme le duc Charlesson grand oncle en jouissait > 8 c non autrement.
Mariai a de bonnes fortifications, qui jointes à la si-tuation de la ville dans des marais de difficile abord , enfont une place d importance. * Longuerue , Descriptionde la France, part. z. pag. 174.
1. MARSALA (a) , ville de Sicile dans le Val deMazzara fur la côte occidentale de Fisse. Elle occupe laplace de l’ancienne Lilib&um , étant située fur le cap dece même nom , qui porte aujourd’hui celui de Capo Bo-co , ou Lilibeo. Cette ville, qui fut fondée par les Romainsdurant la guerre qu’ils firent aux Carthaginois,est bienfortifiée {b). Elle avoit autrefois un bon port, queFempereur Charles V. fit gâter dans la crainte que lesTurcs ne s’en emparassent, {a) De l’isle , Atlas, (b)Corn, Dict.
1. MARSALA , petite riviere de Sicile dans 1 e Val deMazzara. Elle a son cours dorient en occident, Sc sonembouchure fur la côte occidentale de 1 isle, entre laville de Marsala au nord, Sc Toire Sibilliana au midi.*Del’lJle, Atlas.
MARSAL-QUIBIR. Voyez. Marsaqui-vir.
1. MARSAN ou le Mont de Marsan , ville deFrance dans la Gascogne Sc , 8 c la capitale du pays demême nom. Cette ville a été bâtie par Pierre vicomte dcMarsan, vers Fan 1140. La riviere de Midousc, furlaquelle elle est située, commence d’y être navigable. IIy a un marché qui étoit autrefois irès-.considérable pourla vente des grains ; mais il ne s’y en débite plus tant de-puis que celui de Bazas est venu en réputation, * Figa -nid , Descr. de la France, t. 4. p. 376.
2. MARSAN (a) m latin., Martianum , pays deFrance dans la Gascogne avec titre de vicomté. C'eiì undes anciens vicomtés mouvans du duché ou comté deGascogne. Dès Fan 1000, il y avoit à Marsan, un vi-comte nommé Lobanerius , qui étoit vassal de Bernard-Guillaume duc de Gascogne. C’est de ce Lobaneriusque descendoit en droite ligne Pierre vicomte de Marsan ,qui bâtit la ville du Mont de Marsan. II épousa Béatrixhéritière du comte de Bigorre, 8 c par ce mariage, leMarsan & le Bigorre furent joints. Leur fils Centule (b)n’eut de fa femme Marelle qu’une, fille nommée Stépha-nie , qui fut mariée à Bernard, comte de Comenges. Cesderniers n’eurent aussi qu’une fille , appellée Pétronille ,qui fut mariée cinq fois , 8 c donna lieu à de grands diffé-rends pour fa succession. i°. Elle épousa, en 1192. Ga-ston souverain de Bearn , mort sans enfans en 1213. 2 0 .Elle se maria à Don Nunnes , comte deCerdaigne, quiétoit son parent, 8 c qu’elle quitta sous prétexte de pa-renté , fans avoir fait casser son mariage par l’Eglise. z".Elle épousa en 12.16. Guy, second fils de Simon comtede Montfott. 4 0 . Aimât de Rançon, son quatrième mari,mourut fans enfans. 5 0 . Elle épousa en 1228. Boson deMathas, seigneur de Coignac en Angoumois, de qui elleeut une fille appellée Marie, qui épousa Gaston , souve-rain de Bearn , neveu ou petit neveu de ce Gaston , quePétronille avoit épousé en premieres noces. Gaston deBearn , après la mort de Pétronille, disputa aux descen-dans de Guy , comte de Monfort, le Marsan & le Bi-gorre. Roger, comte de Foix, décida la contestation en12y6. Il adjugea le Marsan à Gaston, Sc le Bigorre àEsquivât, petit-fils de Guy , comte de Montfott & dePétronille.
II croît beaucoup de vin dans ce pays, & des seiglesen quantité. Le sénéchal du pays de Marsan > est d’épée.Son nom (§ ) n ’ eí l employé que dans les commissions,ou dans les expéditions des sentences, & encore n’est-cequ’au sénéchal : car dans les juridictions royales , lescommissions s’expédient au nom des juges. 11 ne jouitd’aucun droit > Sc n’a de fonctions que le jour qu’il estinstallé , 8 c qu’il préside à l’audience du sénéchal. Sesgages sont de trent sept livres dix sols , Sc sont comprisdans l’état des charges de Marsan. Marsan est un paysabonné qui tient ses assemblées comme les pays d’état.