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Tome quatrième. M - P.
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(a) Longuerue , Description de la France , part.I. pag.

[b) Piganiol, Descr. de la France. r. 4. p. 465.( c ) íbid. p. 505.

MARSANGUE , bois de France dans la maîtrise deMontmacault, il a cent soixante ôc treize arpens deuxtiers.

MARSANUM. Voyez. Messapius mons.

MARSAQUEUS. On lit ce mot dans une vieille in-scription rapportée par Goltzius.

MARSAQUIVIR ou Marsalqui-bir , ville & portd’Afrique dans la province de Beni-Arax au royaume deTremecen. Cette ville a commencé par une forteresseHue les Romains bâtirent fur la côte de la mer Méditer-ranée , à une lieue d’Oran du côté de Poccìdent. Elle estfur un roc qu on ne peur miner , & environnée dunehaute montagne si apte & si escarpée , qu’on a peine àaborder dans la ville > si ce n’est par le chemin d’Oran,OU un P a ^ a ë e étroit ôc inégal, appellé la Chaise.

Du côté du septentrion , où elle est battue des flots dela mer » il y a deux tours carrées qui flanquent le port,& suivant le mur qui est fort épais, & fait de terre grasse,on trouve une tour ronde nommée la Campane. Tour-nant de-là au tour de la ville , on vient à une plate-for-me , où avant que d’arriver, on rencontre dans 1 enco-gnure des deux pans de la muraille > une autre tour car-rée qui flanque tout cet endroit, & ensuite une seconde

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Combat. La défaite fut grande. Quantité de noblesse ypérit, ôc les Maures ayant recouvré tout le butin, retour-nèrent victorieux à Oran. * Marmot , royaume de Tre-mecen , 1. j. c. 18.

MARSAT , bourg de France dans l'Auvergne, éle-ction de Riom.

1. MARSAY ou Marjlys , bourg de France dans Icpays d’Aunis, élection de la Rochelle.

2. MARSAY, bourg de France dans le Poitou, éle-ction de Loudun.

MARSBEC , petite rivière, ou plutôt ruisseau deFrance dans l’Artois. Corneille, Dítlíon. donne ce nomau ruisseau fur lequel est située l’abbaye de Ham. 11 dicqu’il, va fe jetter dans la Lis à saint Venant. De l’Isle,carte de í Artois , ne nomme point cc ruisseau. II lefait joindre un peu au-dessous de l abbaye, de Ham , àune petite riviere qui va effectivement fe jetter dans 1%Lis auprès de saint Venant.

MARSDIEP (a), canal fort fréquenté entre Piste deTexel Ôc la pointe septentrionale de la Nort-Hollande.Ce canal ( b ) peut recevoir de grands vaisseaux. Cest leprincipal passage de la mer d’AIlemagne au Ziiiderzée.(a) Corn. Dict. ( b ) Longuerue , Description de laiFrance , part. 2. p. 21.

MARSEILLE , ville maritime de France dans la Pro-vence , dont elle est la seconde ville. Sans ecre métropo-

l’autre encognure qui est plus avant, au-dessous lítaine , elle est la plus riche, la plus marchande , la plus

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de la porte de la ville , *à l endroic qu’on nomme la FolleMer. L’entrée de la place est défendue par deux grandestours carrées où /ont les appartemens du gouverneur.L’on passe trois portes pour entrer dans cette ville. Sonport est le plus beau & le plus grand de toute l’Afrique ,ôc peut contenir beaucoup de vaisseaux Ôc de galères. II

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peuplée & la plus ancienne , ayant été fondée cinq censans avant Jefus-Christ. Aristote, dans son traité des Ré-publiques , dont Athénée nous a conservé ce qui concernel’origine de Marseille, assure que cette ville fut fondéepar des marchands de Phocée en Ionie, qui croient allés-là pour le commerce, ajoutant que le roi de cette contrée

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est de tous cotes a l’abri du vent & de la tempête. Les nommé Nanus , ayant invité Euxenus , qui étoit le plus

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galéasses de Venise 8 c plusieurs autres navires de l’Europey abordoient tous les ans avec leurs marchandises qu’onportoít de-là dans les barques à Oran, où il y avoirgrand trafic. Ainsi il paroît que cette place n’a été bâtieque pour la garde du port, qu’on appelloic autrefois lePort-Grand, comme 1e mot arabe Marsaquivir le signi-fie. Ptolomée le met à 1 2 degrés 48 minutes de longi-tude , 3 c J4degrés jo minutes de latitude. L’an ijoi ,cette place étant aux Maures, Emanuel, roi de Portu-gal , commanda aux généraux d’une flotte qu’il envoyoitau Levant en faveur des Vénitiens, de la prendre enpassant, 8 c d'y mettre garnison. La flotte étant arrivéevers la place, eut le vent si contraire, qu’clle fut troisjours à tournoyer pour prendre terre. Les habitansPayant découverte dans cet intervalle , firent entrer uoiscens chevaux d’Oran, 8 c quantité de gens de pied pourdéfendre Marsaquivir. Ils ne firent aucun mouvementjusqu’à la descente des Portugais ; mais lorsqu’ils virentqu’ils s’ccartoient,& que quelques-uns étoient montés furla montagne pour reconno'itie la place , ils sortirent engros, lesenveloperent & les défirent. II y en eut plu-sieurs de tués, fans les prisonniers qu’on fit. Ceux quipurent échaper sc sauvèrent dans les navires, qui mitentaussi-tôt à la voile. Cinq ans après Dom Diégo de Cor-doue, gouverneur des Donferelles, alla attaquer cettemême place avec une flotte de Castille où il y avoir beau-eoiip de noblesse. 11 la battit vigoureusement , & ellefut defendue de même. Les Maures incommodoient fortles aífiégeans d’un canon de fer qu’ils avoient ; mais on enpointa si juste un autre, que donnant dans la gueule decelui des assiégés, il le mit en pieces & tua le canonnier.Cela les obligea de capituler. 11s sortirent avec leurs

considérable de ces marchands, aux noces de fa fille »ôc ayant fait remplir une coupe de vin , la fille l’apportaà Euxenus , le choisissant pour époux , & rejettant tousceux qui la demandoient en mariage, à quoi le roi sonpere ayant consenti, Euxenus l’épousa, ôc changea lenom de son épouse qui s’appelloit Petta en celui d’Aristo-xéne. II s’établit donc en ce pays du tems de Tarquir*i’ancíen, dans la quavante-cinquiéme olympiade , selonle célébré historien Timée, cité par Marcien d’Héracléeen sa description du monde. On voir par le témoignaged’Aristote , que Marseille fut fondée par des marchandsPhocéens, avant que la ville de Phocée fut détruite ôcabandonnée de ses habitans. La fondation de Marseillen'a donc aucun rapport avec l’hìsloire des Phocéens , quipressés par le satrape Harpagus , fous le régné de Cyrus ,abandonnèrent leur patrie , selon Hérodote en son pre-mier livre. * Longuerue , Descr. de la France, part. 1.P- Î47-

L’Historien Antiochus, qui vivoit plus de trois censans avant Jefus-Christ , est d’accord là-dessus avec Hé-rodote. Ifocrate, dans la harangue qu’il a faite sous le nomd’Archidamus, avance que les Phocéens ne voulant pasfe soumettre à la domination d’un grand roi, c’est-à-diredu roi de Perse , s’en étoient allés à Marseille. L’autovitcde cet orateur, par rapport à l’ancienne histoire , esttrès-foible, aussi bien que celle du grammairien Hyginus,cité par Aulu-Gelle, qui avoir avancé que des gens dupays de la Phocide, chassés par Harpalus, un des géné-raux de Cyrus, les uns avoient fondé Velie > & les autresMarseille, sous le régné de ServiusTullius roi de Rome;mais cc Grammairien confond la Phocide, pays de laterre ferme deGrece en Europe, avec la ville de Pho

viHeïbre aSTchîé^ colonies^ “ ^ ' & ^ ^ ^ ^

Ils nommèrent cette ville Maffdlia, que les Latinsprononcèrent MaffUìa , & les modernes Marseille. Timée,cité par Stephanus Ôc par d’autres anciens, en a rapportédiverses étymologies qui ne paroiffenc pas vraisembla-bles.

sieur de cette place , ayant découvert par des espionsqu’il y avoir quantité d'Arabes campés dans la plaine deMarfa Guerbin, qui n’est qu'à deux lieues de-là, & qu’onpouvoir faite un grand butin , partit de nuit avec toutesses troupes, laissant bonne garnison dans la place. En-suite fondant à l’improviste sur ces Arabes, il saccagealeurs tentes & fit quantité de prisonniers. Ses gendarmes*yanr voulu au retour donner l’alarme à Oran, huit censlances qui étoient dedans en sortirent , & voyant lesChrétiens embarrassés du butin qu’ils avoient fait, ils lesattaquèrent de toutes parts, ôc les forcèrent de se retirer

Les Marscillois fe gouvernèrent ^om^ncement en.' v «-«'îrnprp des villes grecques* otr&bon dic

gouvernement au 7 etiap.

Les naturels du pays envieux du bonheur & des ri-chesses qu’acquéroiem les Marseille,s les ayant souvent

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fur une colline,nommée Tinacha, où il y eut un sanglant fatigués par des hostihtcs/es contraignirent a faire alliance

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