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Tome quatrième. M - P.
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faitcment bien. Ils font aussi fort recherche's des Portu-gais qui s’en fervent dans les navires qui vont aux Indes.

Ce royaume étoit autrefois sujet au roi de Pégu ,mais celui de Siam s’en est emparé, & l’a réduit enprovince.

2. MARTAVAN , ville d’Asie dans la presqu’isle del’inde au delà du Gange, aux frontières des royaumesde Siam & de Pégu, & la capitale de celui de Mar-tavan a u quel elle donne son nom ; elle s’étend de l’està J’ouesl. C’eíì une belle ville, riche & fort peuplée;la commodité de. son port contribue à fa richesse ; on ypeut entrer en toute saison; il ne fe bouche point com-me tant d’autres avec des amas de fable; il est toujoursprofond & capable de recevoir beaucoup de vaisseauxSc de les tenir à couverr. * David , Etats du roi deSiam , p. 6 33.

MARTEL, ville de France dans le Quercy. située furun coteau près de la Dordogne dans la vicomté' deTurenne, elle est le siège d’une fénéchaussée particulièrequi ressortit au présidial de Tulle.

MARTENA, lieu fortifié dans ITllyrie. Jornandes,dit, que c’étoit la demeure des Cemandrì. Au lieu deMartena , Lichtenau lit Maïerna ; & Lazius, P. R.Roman& , l. 12. Marcena. Ce dernier croit que c’eslà présent Marpurg en Styrie. * Ortelii Thefaur.

MARTENDICK, terre seigneuriale dans lisse de To-len en Zéíande. * Ditl. grog r, des P ays-Bas.

MARTENSES, peuples de l’Armorique, selon lanotice des dignités de l’Empire.

MARTHA, lieu d Italie. L’itinéraire d’Antonin lemet fur la route de Rome à la plus haute Alpe par lavoie Auréíienne , entre Centum Cella 8 c Forum Aurelii ,à dix milles de la premiere, & à quatorze milles dela seconde.

MARTHAMA, ville de l’Afrique propre , selon Ap-pien, ìn Punicis.

MARTHON , ville de France dans l’Angoumois:,avec château. Elle est située dans sélection d’Angoule-me. Sa justice s’étend fur treize paroisses, & elle asoixante fiefs dans fa mouvance.

MARTHULA ou Morthula , ville de la Cappa-doce, selon Ptolomée , L y. c. 6. qui la place entreChordule ou Chorduba, 8 c l’cmbouchure du fleuve Arcbas .

MARTI, bourg de France dans le gouvernement deCalais > au diocèse de Boulogne.

1. MARTI A. Voyez. Marcia.

2. MARTI A ou Martin , lieu d’Espagne. L’itinéraired’Antonin le met fur la route de Bracara à Adurica ,entre Brevis & Lucus Augusti . à vingt milles du pre-mier de ces endroits, & à seize milles du second.

MARTIACUS, lieu dont il est fait mention au codeThéodosien , lib. 12. Tit. de metalhs.

MARTIALIS. Voyez. Onoba & Viclascensis.

MARTIANA Silva > forêt de la Germanie , selonAmmien Marcellin , /. 2. p, 202. On la nomme vul-gairement Schzvartzjzjaldt , d’où les Latins du moyenâge l’ont áppellée Silva Nigra , & les François ForêtNoire. II y en a qui croient que c’est la même forêtque Ptolomée appelle E remus Helveúorum. Voyez. Her-CYNIA.

MARTIANOPOLIS, Voyez Marcianopolis.

MARTIANUM , fleuve de la Pannonie ; selon Jor-nandes, qui place une ville nommée Margum pla-hum entre ce fleuve & le Danube ; mais un MS. ditque Margum est une riviere, * Ortelii Thefaur.

1. MARTIGNAC , en latin Martiniscum , bourg deFrance dans le Quercy , élection de Cahots.

2. MARTIGNAC. Ce mot veut dire demeure de

Martin. ,

1. MARTIGNE. C’est en quelque maniéré le mê-

me nom que Martignac. Il signifie aussi demeure deMartin. ,

2. MARTIGNE, bourg de France dans l’Anjou ,élection de Saumur. On l’appclle souvent MartignéBrillant. II y a un chapitre composé d’un doyen, Scde six canonicars de trois cens livres chacun.

3. MARTIGNÉ, bourg de France dans le Maine,élection du Mans.

MARTIGNIANO ou Martignano , château d’Ira-lie dans l’Etat de l’Eglise , & dans la province du Pa-

MAR

rrimoine, fur un périr lac de même nom, 8 c toutjoignant celui de Stracciacappe, à deux milles de Bac-cane au couchant en allant vers le lac de Bracciano »dont il est à pareille distance , & à près de quatre del’Anguillare. * Baudrand, Dict.

i. MARTIGNY, en latin Martiniacum, 8 c en alle-mand Maninac b , bourg du Bas-Vallais sor la Dranfe ,qui sc jette dans le Rhône, à près de cent pas de celieu. II est situé dans une plaine entre de hautes mon-tagnes. Martigny, dit de Longuerue, Description de laFrance, p. 306. 2. part. a pris le nom de son fonda-teur Martinius, qui étoit Romain, ou un homme quiavoir un nom romain. II ajoute qu il devoir avoir étéfondé près de ruines à'OBodurus , qui étoit la princi-pale des Veragres, & une des anciennes cités des Gau-les ; mais il y en a qui veulent que Martigny soit Oilo~durus même. Sous l’empire d’Auguste , dit Fauteur de1 Etat & des Délices de la Suisse , Martigny 011 Octo-durus avoir le privilège du Droit Latin. On voyoit, iln’y a pas encore long-tems, dans ce lieu quelques in-scriptions romaines , mais elles ont été détruites parsuperstition, ou peut-être par une négligence des prê-tres qui ont fait rebâtir 1 église. Aussi ne reste il plusaucun vestige qui puisse prouver l’ancienneté de Mar-tigny , si ce n’est les ruines d’une ancienne forteresse bâ-tie fur le penchant d’un rocher. Voici une des inlcriprrions qu’on voyoit autrefois dans F église.

IMP. CAES. VAL.CONSTANTIO PIOFEL. INVICT. AUG.DlVI. CONSTANTII. Pli AUG.Fino. for. cl. val. bonoReiPUBLIŒ NATO.

II a été un tems que les évêques du Vallais avoientleur siège dans Martigny ; mais comme les guerresruinèrent cette ville , ils le transportèrent à Sion. De-puis ce changement Martigny n’a plus été qu’un bourg.

Vis-à-vis de ce bourg, on voit fur la rive gauche de laDranfe, fur un rocher escarpé, un château fort quiappartient aux évêques de Sion, 8 c qui ayant été sou-vent ruiné , a été réparé par les évêques Jos de Sille-nen > 8 c Matthieu Schiner.

Le bourg de Manigny est situé dans un espèce decarrefour, entre trois chemins, si l'on passe le Rhôneon va du côté de Sion, qui est éloigné de cinq lieues ;si on descend le long du Rhône, 011 va à saint Mao-ris qui est à quatre lieues ; & si on tire au midi versles Alpes, 011 entre dans la vallée d’Entremont quiaboutir au grand saint Bernard. * Etat & Délices dela Suijfe , r. 4. p. 203.

2. MARTIGNY. C’est le quatrième gouvernementdu Bas-Vallais. 11 tire son nom du bourg de Martignyqui est le chef lieu. De ce gouvernement dépendentquelques petits vissages aux environs. * Etat & Délicesde la Suijfe , t. 4. p. 20j.

MARTIGUES, ville de France dans la Provence»c’est une place maritime à l’occident de Marseille, 8 Csituée entre la mer & l’étang de Berrc, dans !e dégor-gement de cer étang, qu’on appelle aussi étang ou mesdé Martigues. Cette ville s’appelloit autrefois saint Gê-nés , ou Gênais , en latin Ciftrum Santïi Genefii. D’abordfaine Genès étoit à un quart de lieue dc la nouvelle

ville, qui a été fondée des débris de l’ancienne, con-servant néanmoins son nom de saint Genès qui a étéen usage jusqu’à Fan r 266, Cette ville & son territoiresont pour le spirituel de Farchevêché d’A ries, & l eS

archevêques en ont eu long tems le haut domaine ípuisqu'en cette année 1266. Bertrand de Baux, scigneissde Bette, d’istr.s & d e Châreauneuf, fit hommage AFlorent archevêque d’Arlcs de la terre de saint Genès»& de ce qu’il avoir dans le champ pierreux de 1*Crau. ,

Ceux de la maison de Baux avoient eu saint Gene*de la maison de Porcelets, à qui Raymond Bérengctcomte de Provence avoir cédé son droit qu’il tenoisHugues Boardi archevêque d'A ries. Ce prélat ayant don** 5pouvoir au comte Raymond Bérenger de bâtir une vil*fur la mer dans ie même endroit Pan 1232. on en £