Band 
Tome quatrième. M - P.
Seite
121
JPEG-Download
 

MAR

MAR

I 21

flepuís bâti trois, une dans l'iík , U seconde à Jonquïe- beaucoup de montagnes, qui font inhabitables, &rcs cn terre ferme da côté du midi, & la troisième, vent de repaire aux beces sauvages , aux f' * .qui est du côté dunord, est nommée Ferrieres. Cha- couleuvres j qui y font en gran nom l _ , , l!n )iincune de ces trois villes á son consul particulier, ôc les vertes de beaux bois : les arbres uip 11 „ *

habitans font nommés les Martégaux » qui sont bons & en grosseur & en hauteur ceux t fdiLhers &hommes de mer. Les villes de Jonquieres ôc de Ferrie- duisent des fruits & des graines, ë .

r^c - * â

_vi» v*v itWiUV’

res, font comme les fauxbourgs de celles de Martigues,étant situées à ses deux côtés en terre ferme. II y a àl’entrée du port devant l’isic de Martigues, une autrepetite ifle qui est défendue par un fort nommé la Tourde Bouc, ôc autrefois d’Embouc, c’est-à-dire, de labouche ou embouchure, laquelle est tournée vers lclevant.

Marticues fut réuni au comté de Provence parLouis d’Anjou l’an 1382. Le roi René l’ayant érigé envicomté, la donna à son neveu Charles du Maine ,qui ayant succédé à son oncle au comté de Provence »laissa par son testament cette vicomté à son cousin Fran-çois de Luxembourg qui en prit possession, St s’y main-tint malgré les prétentions contraires de Palamedes eFourbin, qui en avoir eu le don de Louis XI | ucc£ .sent de Charles au comté de Provence. Ceux de mat

les oiseaux se nourrissent. Les mornes & les cô.eatixsont fort agréables i il y a quelques plaines ou vallons*Lc terroir en est bon, mais pénible à cultiver* II yen a qui sont si droits & fl hauts, qu’à peine y peut-on travailler fans danger , ou du moins lans ên e obli-gé à se tenir dune main à quelque souche de tabac,ou à quelque branche d’arbre, tandis que l’àutré main,agit. *■ Rochefort, Histoire nat. des ifl es Antilles, p. 13*ôc suivantes. . ,

Cette isle est partagée entre lés Indiens, naturels dapays & les François. Ces derniers ietterent l es fbnde-mens de cette colonie au mois de Juillet i6;y. s ous ; aconduite du fleur Desnambue, qui les y fit passer deLisse S. Christophe, les mit en possession , & après lesavoir munis de tout ce qui leur étoit nécessaire pour.

_ l tur défense ôc pouc leur subsistance, leur laissa le sieur

son de Luxembourg"sc'maíntinrentTussi Contre íe prince Dupont pour les ^wande^en quasite de son atede Messes. ( de la maison de Caracciolo dans le royau- nant. La partie de lisse qui tii h P 1 “Ksie* *me de Naples), à qui François I. avoir donne l’an 1 î4 o. est toute comprise cn un qu ««*■ ^. l es ? ra ^

la vicomté de Martigues, dont François de Luxembourg Cabesterre. Voyez. ce mot. Lc payoœuP P ‘fut toujours en possession, Sc il la laissa à son fils Se- çoisfut d'abord divise cn cinq quartiers, 1bastien qui n’eut qu’une fille, Marie de Luxembourg,

qui épousa Philippe Emmanuel de Lorraine, duc deMcucœur. II n’y eut de cc mariage qu’une fille Fran-çoise de Lorraine. femme de César légitimé de Bour-bon , duc de Vendôme, dont le petit-fils est mort enEspagne fans enfans l’an 1712.

La vicomté de Martigues ayant étc érigée en princi-pauté par Henri IV. cn faveur de Marie de Luxenv

La Case du Pilote,La case Capot*

Le Carbec»

Le fort S. Piètre 4Le Prêcheur*

Ces quartiers ont été augmentés. Chacun a du moinsune église ou une chapelle , un corps de garde & unéplace d’armes , autour de laquelle on a bâti plusieurs Sè

MW » » â v I^UAVUI - vj m 111WJ y HUt Wtl

bourg, duchesse de Mercœur, clic lui en fit hommage grands magasins pour serrer les marchantes q u, J' e11lan I, 99 . Le maréchal dc Viìlars a acheté la princi- nent du dehors, & celles du cru de à Entre lapauté de Martigues l’an 1714. deux anî après la mort Cabesterre Sc la basse terre, X \

du dernier duc de Vendôme I on trouve beaucoup de bois propre a monter le tabac.

Cest à t JtuJ onTl dégorge dans la met le On y và prendre aussi des roseaux qui servent a pa-grand étang de Bette, qui prend son nom d’une ville lissndcr les cases, & du tnahotftand dont lecotce sertqui est au fond dc cet étang, & qui a été autrefois à plusieurs usages de la menagene.

f* «fa |fa fa» gfaa dc U province * Z,»- ^^7 *£"£ LLi» Sur M

dànec- que fa habiL,

de Provence . entre Marseille & le Rhône. On lui Outre leS torrens qui au teins des pluies coulent

_, - .....^..0.0 prennent

lieues de long, depuis la tout de Bouc jusqU’à Bette, source à la pente ou au pied des plus hautes montagnes;Sc deux lieues de large. Cet étang est navigable par- elles coulent ensuite dans les vallons, & après avoirtout, ôc a depuis quatre jusqu’à quatorze brasses de pro- baigné les terres se rendent dans la mer. Lorsqu’elles sefondeur. II y a fur ses bords quelques villages où les débordtnt, elles déracinent les arbres, sapent les rochersallèges ôc les barques vont. Les Génois chargent sou- & désolent Its champs & les jardins, entraînant bierivent des vins à Marignane. A Berre on y charge du, & à saint Chamas on y fait quelque petit com*mercc. Le sel q U i s e fait fur le bord de cet étang estexcellent, & en telle quantité, qu’on cn fournit laIrovence, les provinces voisines & même la Savoye.

Piganìol , Description de la France, t. 4. p. 77.

?• MARTIGUES, ( La principauté de ) Voyez. Mar-ti gués , n°. 1.

MARTINENGO , ville d’italie dans le Becgamasque,

«son Corneille, Dittion. qui dit qu’elle est fort peupléeque l’on y compte plus de trois mille habitans.a Sso ne la marque point dans fa carte du Berga-

niasque, v *. , «j». .*-■ " z - hons à

MARTINI, peuples de l'Arabie Heureuse. Ptolo- tout dans le tems que les petits ramiers '.W

manger. Le Carénage est situe du cote q ^

Diamant. Cet endroit est aussi cn ^me,de cul de lacon y méne les navires pour les rafraic j,

caréner La mer y est toujours calme, mais lair y est:t mJlots y sont de

fièvres, qui néanmoins ne sont P es ;

Le nombre de ses habitans est si considérable * qu osta parlé Plus d'une fois d’en transporter ailleurs uneDanie La douceur du gouvernement, Ôc la situationavantageuse de l’iste, ont beaucoup eonteibué à lac-croissement de cette colonie : de plus, comme presqisetous les navires François qui voyagent à l’Amériquê.

J «m. IV Q

souvent dans les précipices les maisons qui sc trouventfur leurs chemins.

La meilleure rade de cette isle est entre lc Carbet &le fort S. Pierre. Elle est beaucoup plus assurée qué cel-*les des isles voisines : elle est à demi entourée de monta-gnes assez hautes pour la mettre à couvert des vents*& pour tenir les vaisseaux en sûreté. Entre la case duPilote 8 c le gosse qu’on nomme le cul-de-sac des Sa-lines, il y á Un rocher qui avance d’une demi - lieu»dans la mer. On le nomme le Diamant à cause de fafigure. II sert de retraite à une infinité d’oiseaux , en-tre autres aux ramiers, qui y font leurs nids. L'acces er»est difficile, on ne laisse pas cependant d’y aller, for-

mée , /. 5. c. 19. les place auprès dc la Babylonie.Quelques interprètes au lieu de Martini , lisentMattrnì. .

MARTINIQUE, (LA)ìsle de l’Amérique scpten-ttsonale , & la principale des Antilles Ftançoises. _Avant qu’elle fut découverte, les Indiens l’appenoientMladanma , ou Maúnino . Suivant une ancienne traditionàs Insulaires de S. Domingue , cette isle avoir etc peu-plée par des habitans de Marinino. Les Espagnols uidonnerent le nom qu’elle porte aujourd’hui. Elle a en-•Viton seize lieues de longueur , fur une largeur inégalé,dont lc ----- ' " ' '

circuit est d’environ quarante lieues. II y a