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«telle de Bysayas au couchant. Les Espagnols s’en rendi-rent maîtres en 1/69. On dit qu'clle a trente lieues detour, qu elle est large de huit sc longue à proportion.Ses ports font commodes à tel vaisseau que ee soit poury faire de l’eau. Elle est habitée par deux cens & ein<-quante familles Indiennes, qui payent un tribut en cire,sel sc civette ; mais eCux qui demeurent dans les mon-tagnes font en plus grand nombre : ils font venus d’au-tres pays. II y a de riches mines d’or à vingt-deux carats.On ne travaille point aujourd’hui à ces mines, à eaufedu peu d’attention qu’y fout les Espagnols. Ils ont tousles ans de la nouvelle Espagne, plusieurs centaines demille pièces de huit à dix pour cent de commis-sion ; iis sc soucient fort peu d’aller chercher l'or dansles mines. Les Indiens d’un autre côté, lorsqu’ils ontun plat de riz, ne songent pas à ce métal quelque pré-cieux qu’il soit : s’ils en ramassent quelquefois dans lesrivières, ce n’est que quand oh les presse pour payer letribut; encore n’en prennent-ils que ce qu’il faut pourle payement. Les bords de cette isle font enrichis d’am-bre gris qu’y jettent les courans du canal qui s’y ter-mine. * De ílfle , Atlas.
MASBURGI. Voyez. BravuH. ...
MASGA , fleuve de l’Arabie Déferre j à 6e qu u pà»toît dans Xénophon, livre premier, de 1 expéditiond'Alexandre. * Ortelii Thesaur.
MASCALAT. ville de l’Arabie Heureuse, assez prèsde la core méridionale du golfe Persique. De l’Isle nela marque point fur fa datte de l'Arabie. * De Wit ,Atlas.
MASCAREIGNÍE, isled’Afriquè dans l’OeéanEthio-pique, à l’orient de la grande isle de Madagascar ; elleest à 10 deg. 30 min. de latit. mérid. & à 73 deg. 30min. de longit. Cette isle fe nomme aussi l’isle de Bour-bon ; elle est presque de figure ovale, plus étendue del’orient à l’occident > que du septentrion au midi, &peut avoir quinze lieues de longueur, fur dix de lar-geur: son Circuit est d’environ y o lieues: elle est cou-verte en plusieurs endroits de hautes montagnes ; onen voit une qui vomit des flammes, & qui remplit lesenvirons de matière bitumineuse. Son premier nom luia été donné pat un Portugais de la maison de Masca-tenhas, qui l’a découverte le premier. De Flacourt » gou-verneur du fort Dauphin & des ctâblissemens Françoisdans l’isle de Madagascar » l’a honorée du nom de l’isle deBourbon en 1654. après en avoir pris possession au nomdu roi. Les François n’y ont pas fait d’établissemens d’a-bord ; les premiers qui ont commencé à en connoîtrfeFutilité, ont cté quelques François qui y furent dégra-dés , pour avoir été les chefs d’une sédition contre lesieur de Prouis, commandant du fort Dauphin. Ce pre-mier essai ayant fait connoître la bonté de cette isle,êc les avantages qu’on pouvoir en tirer, 1 on y a fait unétablissement considérable vers 1672. Les François y ontprésentement trois bourgades assez considérables avecUn gouverneur Sc plusieurs magistrats. Il y a dc bonnestades, mais on n’y trouve point de ports assures con-tle ks ouragans qui désolent souvent ces contrées. Lepremier établissement que nous y ayons commencé, estla bourgade de saint Paul:les autres, font celles desaint Denys Sc de sainte Suzanne. Le gouverneur résideordinairement à saint Denys ; c’est à présent l’entrcpotdes vaisseaux de la compagnie des Indes, Sc le seul re-ache qu’ils ayent de commode pour y trouver des ra-h'aichissemens. Elle est fertile en plantes : il y croît par-ticulièrement quantité de bon tabac, abondance d alocs,u poivre blanc, de l’ébene, du riz , ôc du sucre ; quantitéc palmiers Sc autres arbres fruitiers, Sc espèces de bois? Ul produisent des gommes odoriférentes, comme duen join, Sce. enfin quantité d’arbres propres pour les bâ-'rnens. Le cassé sauvage y est très commun , 6c ne laisseps d’ètre bon. On en a fait venir] de Moka i un seul a^bsifté, & a fourni dc quoi en planter grand nombreautres qui ont fort bien réussi. L’air y est très-chaud,Jds des vents qui soufflent continuellement le rafrai-’Ent, & se rendent fort sain. Elle est arrosée de pin-e eutS petites rivières, ruisseaux Sc fontaines, dont les,aux sont fort saines. Les rivières sont très-poissonneuses:
f a plusieurs montagnes : l’on y trouve une excessiveVvuité de tortues de terre Sc de mer. Les bêtes à corne ,
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Hue l’on y à portées y ont beaucoup multiplié, ànin q 1.6les cochons. Les cabris Sc les sangliers y font aussi enabondance. La meilleure des viandes est eêllt des san-gliers , ce que I on attribue à ce qu’ils se nouirissentde tortues- II y a quantité de perroquets, des ramiers *de tourterelles & d’autres oiseaux ; de sorte que la chassés’y faisoit au commencement avec une simple hot Aine.
11 n’y a aucun animal nuisible, ni lerpens, ni crocodi-les > ni moucherons; en un mot, des ihsccteS qtli cilscoutume dc tant incommoder dàns les autres colonies.L’on recueille fur le rivage beaucoup d’ambre griS, dëcorail & de beaux coquillages ; mais les fréqtibhs Ôc Vio-lens ouragans qui l’infestent, ont été cáusc que cette islëa été si long-tems déserte » parce qu’ils désoloìent touslès biens qui étoient fur terre. * Divers mémoires .
MASCARI. bourgade de la Sicile dans le Val-DeftiO-ne, au pied du mont Gibel * Vers lá sohrce de la petitëriviere , nommée la Bruca, ehtre la forteresse de LinguaGrossa au nord, Sc la ville de jaci vers le midi. * Ùél’IJle, Atlas.
MASGATË ( a )» Ville d’Asie fur là cote du hord-festde l’Arabie Heureuse, au midi des isles de Sohar fouile tropique dú Cancer, ehtre Oman & les ruines dëSohar, au nord occidental, Sc le cap de Rasalgate atímidi oriental dans le royaume àúqùel elle dohne sonnom. Cette ville est située dàns une petire plaine ( b) ±ou plutôt dans une ouverture entre deux grands hochets §dans une place fort unie d’environ quaránte pas de la»ge, où il n’y a qu’une feule entrée, depuis laquelle lërocher s’élargit peu à peu des deux cótcs» & sonne cettëpetite plaine qui n’a que cinq cens pas de large & cihtjou six cens de long. Le rocher se joint au botit de làplaine, &, poussant ses pointés encore plus haut qu*iíne fait du côté de la mer, il fotme un passage étroit ôcfort rude par lequel on est contraint de monter, poufdescendre ensuite dans la plaine d’Arabie. Cette villfen’est composée que de trois cens pauvres maisons, ôcqui sont très-pétites. Elles sont bâties de tanneS fortminces, ou de perches jointes ensemble & couvertes défeuilles de palmes. Dé petites pierres avec du mortier leisoutiennent par le pied contre les pluies , qui sont gros-ses & impétueuses dans ces quartiers. Elles sont fi prèsles unes des autres, que la ville en paroît plus petitëqu’elle n’est. La rue est un peu plus large le long diichemin qui va de la mer à lá paroisse ‘ou au fcouventdes Augustins, 8c à là citadelle. Les Portugais ont bâtiquelques maisons dans cette rue , & les Indiens òu Ba- 1nians y orit aussi leurs rentes & leurs boutiques. Le cou-vent des Augustins est accompagné d’une assez belleéglise & d’une maison où douze religieux sont logéscommodément.
A cinquante pas du couvent, Sc Vìs 4 -vis. S’élevè le tocfur lequel est bâtie lá citadelle qui est regardée eottìméimprenable.
Tous les habitans de Maáeáte sont Maures j Arabesoriginaires du pays, Juifs ou Païens à la réserve dé troisou quatre maisons de Portugais qui y foht mariés, Std’un petit nombre dc soldats. Les Portugais & qutlqueSpaïens qui ont du bien négocient à Ormtìs Sc à Cino-le , Sc far les côtes d’Arabic & dé Perse* Les Juifs quifont quinze ou vingt familles, sont tous pauvres & mi 1férables, Sc ne subsistent que par le trafic qu’ils sontdes vivres qu’ils vendent. Ces Juifs patient arabe, com-me tous les autres habitans 5 les uns & les autres nëmangent que des dattes, du lait Sc Un peu de rizbonnes fêtes. Les hommes & les femmes font vêtus corn]-me les Arabes dc Fez Sc de Maroc ; mais leurs habitsfont plus simples. U vient assez ordinairement à Mascaté,plusieurs Arabes, qu’on appelle en Barbarie Sc eh Es-pagne Alarabes , qui demeurent en troupes à la campa-gne sous des tentes, qu’ils transportent de tems en ternid’un lieu à l’autre pour la Commodité au pâturage déleurs troupeaux. Comme ils croient mériter d etre pluiconsidérés que ceux qui demeurent ans es ourgs & leivilles, ils veuíent qu’oh les distingue des autres parleurhabit, qui est une grande veste blanche de poil de chè-vre Sc de lin : elle sent descend jusqu aux talons, Sc lesmanches sont aussi larges que celles des religieux dc saintBenoît. Ils onr un capuchon fur lá tête , la barbe grand*& beaucoup dc gravité apparente dans leur démarché*