Band 
Tome quatrième. M - P.
Seite
128
JPEG-Download
 

ra8 MAS MAS

Qùelques-uns portent un capuchon noir ; mais ceux quile prennent de cette couleur ont parmi eux uoe dignité

Î iarticulierc , ou de capitaine d*une troupe , ou d’un vil-age , ou de prêtre de leur secte* Ils portent tous une flè-che fort menue à la main. Les femmes ont une vestesemblable à celle des hommes, faite de fil ou de foie deplusieurs couleurs, fur-tout les plus riches, mais fanscapuchon. Dès que ces Àlarabts apprennent qu’il est ar-rivé quelque navire à Mascate. ils y viennent de leursvillages vendre de la volaille, des chevreaux, des dattes,Sc y achetent du riz, Sc quelque gros drap qu’on fait dansles Indes, (a) De C Isle , Atlas, {b) Corn. Dict. Ambas-sade de dom Gardas Figuerora.

MAS'CÀY, abbaye de France dans le Berri ; en latinMasdachense Cœnobium. C’est une abbaye fort anciennede 'Bénédictins non réformés , & dont la chronique abeaucoup d’autorité dans l’histoire de France, fur toutpour les règnes de Charles Martel & de ses enfans. Lerevenu de cette abbaye, est de cinq mille cinq cens li-vres. Cette abbaye s’appelle Majj'ai. Voyez, ce mot.

MASCHANE, ville des Arabes Scénitcs, selon Etien-ne le géographe.

MÀSCIAGUM ou Màstiacum, ville de la bori-que : 1 itinéraire d’Antonin la met fur la route de Pons-Oenus à Veldidena , entre Albianeum Sc Veldidena ,à vingt-six milles de la premiere, & a égale distancede la seconde.

MASCLIANAì, lieu de l'Afrique propre, selon l’i-tinéraire d’Antonin, qui le place sur la route de Tus-dnts a Thevefte, entre A qu a regia Sc Sufetula , à dix-huit milles de la premiere » & à trente-six milles de laseconde.

i. MASCON, en latin Math co % ville de France dansla Bourgogne, fur la rivière de Saône . qui la sépare dela Bresse, avec laquelle elle a communication par lemoyen d’un pont, qui a trois cens pas de long fur sixde large & treize arcades. Elle appartenoit ancienne-ment aux JEdui , comme nous l’apprenons des com-mentaires de César, qui disent qu’elle étoit située surla Saône. Srrabon , Pline & Ptolomée n’en font aucunemention. II est feulement marqué dans la notice des di-gnités de l’Empire, qu’il y avoir une manufacture deflèches à Mascon. On ne fait précisément le rems oùelle fut séparé des Mduï\ mais elle étoit érigée en ci-té , lorsque les ^Bourguignons s’en rendirent les maî-tres. * Longuerue i Description de la France, part. i.pa g. 287.

pár le partage des états de Louis le Débonnaire , Mas-con échut à Charles le Chauve ; son fils Louis le Be-gue étant mort, les Masconnois se soumirent à Bosonqui fut élu roi de Bourgogne, au couronnement duquelassista Gontar évêque de Mascon ; mais peu après lesMasconnois se remirent fous l’obéissance de Louis Sc deCarloman, fils Sc successeurs de Louis le Begue. Lescomtes , dans le X m * siécle se rendirent seigneurs ab-solus fous Hugues Capet & fous son fils Robert; l’an1015. il eut pour successeur son fils Guillaume , pere deGui comte de Mascon, qui se rendit moine à Cluni, ayantété ensuite imité par sa femme & par ses enfans qui em-brassèrent la vie monastique. Guillaume comte de Bour-gogne tut après cela comte de Mascon. On ignore à queltitre il eut ce comté ; on fait feulement qu’il en jouit plu-sieurs années, & qu’il le laissa à son plus jeune fils Gé-rard, qui fur aullì comte de Vienne. Gérard eut poursuccesseur, son fils Guillaume II. qui vivoit fous le régnéde Philippe Auguste, Sc laissa son comté de Mascon àson fils Gérard, dont la fille unique Alix fut mariée àJean fils de Robert II. comte de Dreux. Jean de Dreuxportoit auífi le nom de Brainc ; c’est pourquoi quelquesécrivains l’ont confondu mal-à-propos avec Jean de Bren-ne ou de Brienne , roi de Jérusalem. Jean Sc sa femmeAlix vendirent l’an 1238. le comté de Mascon à saintLouis, pour lui Sc ses successeurs, Sc il demeura uni àla couronne jusqu’au traite dArrasfait l’an 143 y. par le-quel Charles VII. céda à Philippe le Bon duc de Bour-gogne , & à iès descendans maies Sc femelles le comté deMasconnois.

Après la mort de Charles fils de Philippe, Louis XI.conquit le Masconnois, Sc le réunit à la couronne l’anì 476, Marie fille unique & héritière de Charles, sou-

tint que ce comté lui appartenoit; néanmoins les rois deFrance en jouirent toujours.

Dans la fuite , par le traité de Madrid l’an 1526. Char-les-Quint , mariant fa sœur Eleonor avec François I. luidonna les comtés de Masconnois, d’Auxerrois, Sc deBar-sur-Seine, tant pour elle que pour les enfans qu’elleauroit de ce mariage , Sc en cas qu’il n'y en eût point ,ces trois comtés dévoient revenir à Tempereur Sc à Ceshéritiers. François premier étant sorti de prison protestacontre l’énorme lélîon qu’il avoit sou fier te au traité de Ma-drid , Sc particulièrement en ce qui concernoit la cessiondu duché de Bourgogne Sc des trois comtés d’Auxerrois,.de Masconnois, Sc de Bar fur- Seine, étant même appuyéde supposition formelle des Bourguignons à Inexécutiondes articles qui les concernoient ; ce qui eut une telle force»que par le traité de Cambrai conclu i’an 1529 , il fut ac-cordé que la possession du duché de Bourgogne , Sc destrois comtés demeureroit aux rois de France, quoiquela restitution en eûr été promise par Je traité de Ma-drid , les droits de l’empereur Charles V. lui étant réser-vés pour les poursuivre seulement par les voies amiables& de justice. Le traité de Cambrai a été , pour ce quiconcerne la Bourgogne, confirmé par les traités Íuivans;de forte que la pofleííion du duché & des trois comtésest demeurée à la France, fans que les rois d’EspagneSç les princes de la maison d’Autriche ayenr jamais re-noncé à leurs prétentions, Sc aux droits qu’ils s’étoientréservés fur la propriété.

La ville de Mascon , est située fur le penchant d’uncoteau. Son enceinte forme à peu près la figure d’undemi cercle. Elle a environ 1300 pas de longueur, 600de largeur Sc 3000 de circuit. Les rues y lont étroitesSc mal percées, Sc il n’y a presque point de places pu-bliques. O11 compte dans cette ville. environ six millepersonnes. On n’a fait que deux bastions du côté de laporte de saint Antoine :1e plus grand joint la rivière, SCn’est pas terrassé. Cette ville est à quarte lieues au midide Tournus, à quatre à l’orient de Cluni. Sc à quatre-vingt-dix au midi de Paris.

L’églisc cathédrale est dédiée à saint Vincent. Elle estétroite Sc sombre , & ses voûtes sont assez exhausiëes. Lasonnerie de ses cloches paslè pour être une des plus har-monieuse du royaume. La collégiale de saine Pierre n’estremarquable que par la noblesse de son chapitre. II y adans cette ville des Cordeliers obscrvantins, des Jaco-bins, des Capucins, des Minimes Sc une maison de prê-tres de l’Oratoire. II y a aussi des couvens de filles dela Visitation, d’Ursulines, de Carmélites & d’Hofpita-lieres, qui desservent l’Hôtel-Dieu, dont le revenu estde six mille livres de rente. La maison de la Chaîné n’aqu’environ quinze cens livres de rente, Sc nourrit néan-moins ordinairement cent vingt personnes.

Mascon a un gouverneur particulier & un lieutenantde roi. Pour la justice Sc pour les finances il y a un pré-sidai , une élection, un grenier à sel, une juridictiondes traites foraines, Sc c.

La Saône forme au-dessous du pont de Mascon unepetite file qui est toute entourée d’arbrisseaux. Le milieuforme une petite prairie , fort propre pour donner desfêtes & des réjouissances publiques. * Piganiol, Descr*de la France, r. 3. p y 12. Sc suiv.

On croie que I’Evêché de Mascon fut établi dansles premiers siécles de l’Eglise : mais le premier évêquedonc on trouve le nom , est Pladidus , qui assista au troi-sième concile d’Orléans. Dans la division des provincesdes Gaules, Mascon fut comprise dans la premiere Lyon-noise. C’est pourquoi son siège épiscopal a toujours étésoumis, comme celui de Châlon fur Saône, à la métro-pole de Lyon. On tinr deux conciles à Mascon fous lerégné du roi Gontran. Ce fut dans le second, tenu en /8/-que l’on rétablit la célébration du Dimanche qui étoit malobservée, & qu’on décerna des peines contre les viola-teurs d’une aussi sainte solemnité. Cet évêché ne vau cqu’environ douze mille livres de revenu , & n’est com-posé que de deux cens paroisses, dont cent vingt-trois fo slEdu bailliage de Mascon ; les autres sont dans le Beaujo"lois Sc dans le Lyonnois. Les diocèses d’Autun Sc de Cha-Ion s’étendent fur les autres paroisses du Bailliage àeMascon.

L« chapitre de l’cglisc cathédrale est composé de ying?

chanoines,

«