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Tome quatrième. M - P.
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MAT

1 e st da Caire, à la distance environ de deux heures de che-ftiin à cheval. Jeíus-Christ Sc fa sainte Mere ont sanctifié,. cc qu’on croit, ce lieu de leur présence , & il y a unJardin célèbre où l’on plantoir autrefois du baume. EnOutrant dans la cour, qui est avant ce jardin, on voit àWain droite un petit oratoire des’ Turcs, qu’un certainUommé Ibrahim, qui étoit bacha d’Egypte vers l’an 163-9.four marque de la haine qu’il portoit aux Coptes, fithatir fur les ruines d’une petite église qui leur apparte-”ofi, Sc ost ils révéraient quelques vestiges de Notreseigneur & de fa sainte Mere. Lorsque ce lieu eut étéamsi changé en oratoire des Turcs, il n’étoit plus permis® aucun Chrétien de le visiter : mais quelque rems aprèsles Turcs n’en firent plus d’état, Sc les Chrétiens recom-mencèrent à y entrer librement. On ne l’appelle mêmeplus un oratoire, mais simplement il Maszd , ou lieude repos. * Vanfleb. Relat. d’Egypte , p. 21p.

L y a dans ce Mahuad un petit réservoir fait de marbree diverses couleurs, Sc plein d’eau qu’un canal y apportedu puits miraculeux qui est tout proche. Les Coptesont une tradition qui veut que la sainte Vierge eutcoutume d’y laver les linges qui avoient servi au Sau-Ve ur, & que pendant qu’elle étoit occupée à ce travail,dle faifoit reposer ce cher fils dans une niche qu’onv °it dans la muraille du Makad. Les religieux Francsdisoient autrefois la messe dans ce lieu par dévotion.Cependant on trouve des difficultés qui semblent renver-ser cette tradition.

Tout auprès de ce Makad, on reposoir, est îe puitsmiraculeux- II est vaste Sc très-profond. Ses eaux sur-passent en légèreté & en douceur celles du Nil. Les hachaseux-mêmes en boivent Sc les préfèrent aux eaux de cefleuve.

La Tradition des Coptes porte encore que Notreeigueur s’est lavé dans ce puits, Sc qu’il communi-par un miracle à ces eaux cette bonté extraordinaire.V a même des historiens Mahométans qui Cn tombent

d accord.

On nc s’accorde pas fur la source de ce puits. Leslllls croient, dit le pere Vansieb,p. 232, qu’elle est^enue par miracle; Sc les autres disent que c’cst unc anal sousterrein du Nil: mais la chose est comme im-possible: i°. à cause du trop grand éloignement du Nil:? • parce que lors même que le Nil est fort trouble,Cs eaux de ce puits font très-claires : 3parce qu’elles” e croissent & ne décroissent point comme le Nil : 4 0 .a cause de l’étymologiedu nom Ma-Tarea, ou eaitfraî-fje , ce qui marque que ces eaux ont une source & uneSoalité route particulière, Sc que par conséquent ellesll ont rien de commun avec le Nil.

Les Mahométans prétendent que ces eaux viennentâo puits nommé Bìr-istmfim ., qui est à la Mecque , Scc clèbt e parmi eux, pàr un miracle fabuleux de Mahomet.^.On plantoir autrefois dans le jardin les arbrisseaux qui' ! 'u!loient le baume , & qui n’en rendoient point quands croient plantés hors de ce jardin, ni quand ils n’étoientarrosés de l’eau du puits merveilleux dont il vientetre parlé. On peut voir à ce sujet un ouvrage du° eic Vansleb , intitulé /'Eglise Alexandrine , on y

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Uy cra diverses choses curieuses touchant ces arbrisseauxCe puits.

On voyoir autrefois dans ce même jardin le sycomore^ Ul > suivant la tradition des Coptes, s’étoit fendu poufettI 'e à couvert notre Sauveur & fa sainte Mere , lors-^ les satellites d’Hérode les poutsuivoient. On ditp e s étant cachés dans F ouverture de cet arbre ils sev ll y e rent à la faveur d’une toile d’araignée qui les cou-fa'° 1C ^ st 1 ” F^toissoit fore vieille, quoiqu’eíle eùt étéj^í te danz un instant. Les petes Cordeliers de la Terre-Cju! demeurent au Caire, disent qu’il tombà dee, "esse cn 1636. Sc qu’ils en ramassèrent les dernieressep CeS st^'d^ conservent, dans leur sacristie , comme unetr ! .st Ue très-précieuse. Les jardiniers montrent au con-l e aire dans ce jardin une souche qu’ils assurent être*j e stede cette ancien sycomore.

LT dehors de ce jardin, & même hors du village,ê tre V ° ìc une aiguille plantée dans un champ , qu’on dicpas ' a P lace de l’ancienne Heliopolis. Cette aiguille n’estIj r e 8 a lcrnent carrée, il y a deux côtés qui font plus5 Cs que les deux autres. Les premiers ont chacun

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six pieds de roi, & les autres cinq Sc. demi. II y a peude caractères gravés dessus, mais ils font tous fort nets,& ceux qui font gravés d un côté le font aussi auxautres trois. Cette aiguille est de granite, & plantéefur la terre fans aucun piédestal. Près de cette aiguilleil y a une pierre carrée d une grandeur extraordinaire,& qui semble avoir servi de piédestal à quelque grandecolomne ; niais elle est écornée par les côtés. Ce furdans ce champ que lultan Selirn campa avec són armée ,lorsqu’il donna bataille an sultan Cajed Bey, dernierroi des Mámmelucs, Sc on y voit encore le retranche-ment de son camp.

MATHARENSIS , sieg e épiscopal d’Afrique dans LaNumidie. Félix est qualifié episcopu^ Matharenfis, dansla notice des évêchés d’Afrique, »°, 38 .Sc Honorât usest dit episeopus Matharenfis ecclefiœ dans l a conférencede Carthage, c. 120.

MATHATHjsstl, peuples de P Arabie Heureuse, se-lon Pline, L 6. c. 28.

MATHEVALLIS ( a ), marais dans les Gaules, auxenvirons du territoire d’Angoulême; il en est parlé ( b )dans l’histoire de la révélation du chef de saint Jean.( a ) Ortelii Thesaur. {b ) In operibus D. Ç.pnani.

MATHIS, fleuve du Dyrrachium au voisinage deLyssus. Quelques-uns lisent Matis , sans aspiration. *Ortelii Thesaur,

MATHITsT, peuples de l’Ethiopie sous l’Egypte,selon Pline, /. 6 . c. 30. Ortelius soupçonne que cspourroit être les Matites , que Ptolomée, l. 4. c. 8, placedans la Libye intérieure, contrée voisine de l’Ethiopie.

M ATI A. Voyez. Emathie.

M ATI AN A , contrée d’Asie entre l’Arménie Sc laMédie, de façon cependant qu’on peut plutôt la ran-ger soiis la derniere de ces provinces, que sous la pre-mière. Strabon , /. 11. p. 509. rappelle la MatianedeMédie, Sc Hérodote, /. 1. c. 189. dit que le Gyndesavoir fa source dans les montagnes Matianes, par-oùil entend les montagnes de cette même contrée; cardans un autre endroit il appelle Matiane le pays tra-versé par le grand chemin qui conduisoit de l’Armé-nie à la ville de Suze, en passant près du Gyndes. Iss-dose de Charax reconnoît pourtant une autre Matianeauprès des portes Caspiennes, Sc dont Raga étoit lacapitale. * Cellar. geogr. ant. 1 . 3. c. 18.

ï. MATlANI, peuples d’Asie que Pline,/. 6. c. 16.semble placer aux environs de 3 a Sogdiane. Polybe ,/.y. p. 542. les joints avec les HaS’ìwtoi.

2. MATlANI ou Matieni. Euslathe est pour la pre-mière orthographe, Sc Hérodote pour la seconde. Cesont des peuples de l’Asie Mineure, fur la rive droitedu fleuve Halys, où Proíòmée place la contrée Saga-rausène. * Ortelii Thesaur.

MATICÈNSE Concilium. On trouve ces morsdans les décrétâtes, i. Difiiníl , 50. & Dfiincl. 2. cau-sa 4. & dans un autre endroit, causa n. on lit Ma-tinènse; mais félonies apparences l’un & l’autre sontcorrompus de Matisconense.

MATlDlfiE.. Voyez. Pactianaî , Rusicibar & Ar-gentaro.

MATIENA ou Matierà , ville d’Asie fur l’Euphratc-Denys d’Halicarnásse, l. i,p. 12. dit que c’étoit le sur-nom de la ville Tiora.

MATIENI. Voyez. Matiani.

MATIERA. Voyez. Matiena. Sylburge lit Matis-ha pour Matiera. Voyez. Tuder.

MÀTIKOFEN ou Màtichufèn , bourg d’Allema-gne dáns la Bavière , où l’on prétend que les anciensrois d’Allemagne tenoient leur tribunal,ou lit de justi-ce. Jean Kuehler & Catherine fa femme y sondèrenten 1413, un chapitre de chanoines réguliers de faineAugustin. * Zeyler , Topogr. Bavar.

MATILICATES, peuples d’Italie. Pline, J- 3-c. 14.les place dans l’Umbrie. C’est aujourdhni Matelicadans la Marche d’Ancone , selon Frontin, p. 106. DanSune décrétale du pape Félix, p • on lit EquitisMatellicafi ,

MATlLO, ville des Bataves. La table de Peutingeila met entre Prœtoriim Agrippina & Albamana , à cinqmilles de la première, & à onze milles de la seconde,

* Segm. /.

ÏÏ'om. IV. T