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M.-islN. Voyez, Mattia.
MATINESSA, lieu d'Espagne, donc parle Martial,au quatrième livre de ses épigrammes, Epigr. 50. Unancien manuscrit portoir NatineJJa pour Matinejsa ,MAT 1 NI, peuples de I'Apouille. Lucain, Pharsal,1. Çj,v, 185. Sc Pline, /. 3. f. n. en parlent, & Ho-race distingue Matìmtm Litttis , Matin a Palus Sc Ma -tin a Cacumina ; nuis tons ces mors font corrompus,il faut lire Bantini , Baminum Sc Bantina. Voyez, Ba-tina Sc Bantia.
MATININJO ou Matieino. Voyez. Martinique.MATIQUE, bourg de l’Amérique septentrionale dansla Floride. C’est le chef lieu d'une province à laquelleII donne son nom. II est situé sur le May près du grandlac , où cette riviere prend fa source. Le P. Charlevoix,•J-ì-ft. de la Nouvelle France , & les relations les plusrécemes ne connoiffent ni le bourg ni la province.Cet article est tiré de Laet , auteur fort suspect. * Lâ-drand , Dict. édit. 170J.
MATISCO, ville des Gaules dans le pays des Mdui.Jules César, de bell. C A. L 7. c. 90. est le premier quien fasse mention, & il )a place sur la Saône. La tablede Peurínger Sc l’irinéraire d’Antonin en parlent aussi;mais elle n’est connue ni de Strabon , ni de Ptolomée ;ce qui est d’autant plus surprenant, qu ils parlent de Ca-bûonnum , aussi ville des Mdui , fur la même riviere,& qui n’étoic ni plus ancienne, ni plus forte, ni plusriche que Matisco. Dans les anciennes notices des pro-vinces & des villes des Gaules, cette ville est appelléeCaftrum Matisconcnfe, Sc dans une, Cafirum Matts-cense. Grégoire de Tours l’appelle dans un endroit, /.8. c. 12. Matisco, dans un autre, /. 8. c. 20. Ma-tiscenjts Urbs , & dans un autre encore, (/. 9. in eunt. )Matascenfe Oppidum. Les annales de saint Bertin va-rient pareillement fur le nom de eette ville ; fous sau-née 8 i< 5. on lit Civitas Matescenfuim, ôc à Tannée 880.Cjftrum Matescanum. Nithard , L 4. écrit Madasco ,en changeant le t en d , selon l’u sage, & l’t en a. Lesannales de Fulde disent Madascona Urbs , Sc PierreMaurice , abbé de Cluni, dit, ( /. 2. de miraculis , c. 1. )Matiscus, Des auteurs plus modernes par corruptionont écrit Matisco , d’où I on a fait le nom françois Mas-con. Voyez, ce mor. On trouve aussi Matucona. * A dr,Valefti not. Gall. p. 322.
MAT 1 SSA ou Matisa , ville de l’ifle de Corse ,selon Ptolomée, /. c. 2. qui la place dans les ter-res entre Mor a Sc Aibiana. On croit que c’est aujour-d’hui Matagi.
MATITES. Voyez Mathit^s.
1. MATIUM, ville de Tisse de Crète fur la côte,selon Pline, /. 4. c. 12. Sc comme un peu plus bas, illa met à Topposite de Tisse Dia, appellée aujourd’huiStandia, au nord de Tisse de Crète, on peut conclure queMjtium ess la même ville que Candie, capitale de Tisse demême nom.
z. MATIUM , ville de la Colchide, que Pline, L 6. c.4. met au-dessus du sleuve Héraclée. Le pere Hardouinsoupçonne que ce pourroit être la même que Ptolo-mée , /.J. c. 30. appelle Madia, Sc qu’il place dansles terres.
MATLATZINCOS, (Les) peuples de l’Amériqueseptentrionale dans la Nouvelle Espagne. Ils habitentdans la province de Mechoacan, où ils ont quelquesvillages, selon Juan de Torquemada, cité par Baudrand,édit. 1705.
MATMANSKA, isle du détroit qui sépare le Japondu pays d’Yesso ou de Kamtschatka. Kempfer la distinguede Tisse de Matsumay ; mais son traducteur AnglaisJean Gaspard Scheuchezer n’en fait qu’une , que les Rus-siens appellent Matmanska , Sc les Japonois nom-ment Matsumay. * Htstme du Japon du P, deCharlevoix.
MATRA ou Matray, bourg de la Rhétie dans JeTirol fur la riviere d’Ulrz, à trois lieues d’Infpruck ducoté du midi. Son nom latin est Matrejum , selon la ta-ble de Peutinger. Pirchaymer écrit Matreio.
MATRAN ouMatavan. Voyez. Mataram.
MATRaVAL, village d’Angleterre dans k principautéde Galles, au comté de Montgomcri, écoit autrefoisune grande ville. * Du Lignon.
MAT
MATREIO.
MATREJUM.
I
Voyez. Matra.
MATRIA , ville d’Italie , selon Suidas ; au mot Ste-Jîchorus. Dans un manuscrit grec on iifoit Mcrraupeç, c’estla même ville que Metaurus. Voyez, ce mor. * Orte~lii Thefaur.
1. MATRICA , ville ancienne de la Pannonie infé-rieure , selon Ortelius Thejaur. qui cite l’itinéraire d’An-tonin ; mais cet itinéraire ne connoit qu’une ville Matri-ca, qu’il place dans la Valérie, Sc non dans la Panno-?nie inférieure. C’est absolument la même que celle quisuit.
2. MATRIC A , ville de la Valérie Ripense, selon knotice des dignités de l’Empire, setl. J 7.
3. MAT RIC A, lien de la Paphlagonie. Métaphra-ste , in S, Gallinico martyr, le met à cinquante stades deGangra.
MATRICORENSES. Voyez. Mébiomatrices.
MATRIGA , bourg ou village de la Circassie, au-trement nommé Gudescio. II est situé fur la mer Noireprès du détroit de Cassa. On prétend que ce bourg estJ’ancienne Hermonassa. Voyez, ce mot. * Baudrand ,édit. 170J.
MATRINUS , riviere d’Italie dans le Picenum, Pyr-rhus Ligorius croit que Mairínus & Albula font deemots synonymes, & qu’aujourd’hui cette riviere s’ap-pelle Liberata. Mais le nom moderne est la Piomba.Voyez. Helvinum. * Onelii Thefaur.
MATRONA , nom latin de la riviere de Marns.Voyez, ce mot.
MATRONdè Vèrtex. C’est le nom que donne Am-mien Marcellin , L 15. p. 57. à Tun des sommets desAlpes Cottiennes : il ajoure qu’on Tappelloit ainsi àcause d’un accident qui y étoit arrivé à une femme dequalité.
MATSCH 1 SIPI, (La ) riviere de TÁmérique septen-trionale dans la baye d’Hudfon, environ à une lieueau-dessus de Tembouchure de la riviere Penechiouet-
çhiou, autrement de sainte Thérèse , & vis à-vis du fortNelson. On Tappelle aussi la Gargousse, du nom d’unCananicn qui étoit avec des Grozeliers , lorsque la dé-couverte en fut faite. Par le moyen de cette riviere lesSauvages vont au fort de Nieulavanne. * La Potherie ,Hisl.de TAmér. sept. p. 170.
MATSÉE > château Sc seigneurie d’AIÍefnagíie âu cer-cle de baviere, Sc qui appartenoit autrefois à Tévêqtiede Passau ; mais Tévêqtie George & son chapitre le ven-dirent à Pilgrin , archevêque de Salrzbourgen 1396. poufla somme de 1 y000 florins ou livres de Vienne. Il y aencore aujourd’hui dans ce lieu un doyen avec quel-ques chanoines séculiers qui reconnoissent Tévêque dePassau pour le spirituel ,& Tarchevêquede Saltzbourg pourle temporel. * Zeyler, Topogr. Bavante.
1. MATSUMAY, isle de Matsumay. Voyez. Mat-manska.
2. MATSUMAY , Matomey ou Matzmey , villeSc port de merd’Yeíïo ou de Kamtschatka, Sc capitaled’une principauté de même uom, tributaire de Tempe-rcur du Japon. Les Japonnois nomment le prince deMatsumay, Matsmey Sinnadone. Ce prince passe tousles ans à la côte du Japon, nommée Nabo, & de-là ftrend par terre à Jodo, pour rendre son hommage à l’eni*pereur, auquel il présente beaucoup d’argent, des plu-mes d’oifeaux rares , Sc beaucoup de foulures fines. En1620. les peres Jérôme da Angelis Sicilien, & Dieg°Carvailho Portugais, Jésuites, y passèrent & y firent degrandes conversions. Il passoit alors beaucoup de Japon-nois à Matsumay , parce qu’on y avoir depuis peu décou-vert des mines d’or. Ces mines n’étoient pas en terres >mais une riviere, qui passe à côté de la ville, rqulostavec son sable une très-grande quantité de ce métal. Leprince en tiroir de gros profits, & les marchands J 3 'ponnois n’y trouvoient pas moins lent compte. U s fpayoient au prince un droit considérable pour avoir I 3permission de chercher de Tor ; on assignoit ensuite à cha-cun Tendroit où il devoir travailler , ce qui se faísost cncette maniéré. Le marchand, par le moyen d’un bon so“®Sc d’une digue, mettoit à sec Tespace de la riviere quiétoitaccordé;puis il cherchoitdel’ordansle sable,& q uan
il n’en trouvoit plus, il faisoic reprendre à la rivière soi*