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Tome quatrième. M - P.
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MAT

MAU

cours ordinaire. On prétend que Tannée d’après on y re-krouvolt autant d or qu’auparavant ; ce qui prouve qu’ilbenoit des montagnes où la ríviere prend fa source. *tìïfi, du Japon da P. de Charlevoix , t. 2.

MAT T, village de la Suisse au canton de Claris danspetite vallée qui est le long de la Sernft. A demi-lieuece village il y a une carrière, ou plutôt une monta-gne entierc d’ardoise , dont on fait des tables & diversautres ouvrages qu’on transporte dans les pays étran-gers. ^ ktat & Délices de la SiiiJJ'e , t. 2. p. 479.

MATTES , ( Les ) bourg de France dans la Sainton-ge, élection de Marennes.

MATTHANA, ville de la Syrie, ou de l’Euphra-ten fe, selon la notice des dignités de TEmpire , Je ct. 24.

MATTlA , riviere de Turquie dans TAIbanie. Elle afa source dans un lac au nord de Sancta Maria, & prendson cours du midi au septentrion jusqu’auprèsdes ruinesde la ville de Benda ; elle coule alors de Test à l’ouest ,& va se jetter dans le golfe de Drin au midi d’Alesio,

, au nord de Tembouchure de la riviere Hismo. * DeÏIp, Atlas.

MATTlACAî Aqu^e. Voyez. Mattiacï,

MATTìACI , peuples de la Germanie, qui tíroientleur nom de Mattntm , capitale du pays des Cartes.Quelques-uns ont cherché les Maniaques auprès des Ba-taves ; mais c’étoit une erreur fondée uniquement fur ceTue Tacite, après avoir parlé des Bataves > parle austi-tôtdes Maniaques. D’autres ont voulu placer les Màttia-T li es dans les ìsles qui font à Tembouchure de la Meusede de TEscaut ; Sc il s’en est trouvé qui ont cru pou-voir les mettre fur le bord du lac Flevus, au delà du Rhin.Tous ces écrivains se sont trompés. Tacite ne joint lesMa riaques avec ies Bataves, que parce qu’ils avoienclaMême origine, & qu'ils étoient amis du peuple Romain,î" ester, qui est-ce qui ira chercher dans les isles de laMeut e & de TEscaut, ou fur le bord du lac Flevus, lesMines d’argent que Curtius Rushs, selon Tacite , An-

ô 11. c. 2o. trouva dans le pays des Maniaques?Q" peut encore dire , que les bains cTeau chaude, appel-és anciennement AqujE Mattiacï, Sc aujourd’huiw Tnbaden , broient certainement leur premier nom desPeuples Marnait chez qui elles se trouvoient ; Sc que ,jtoiîHne la situation de ces bains est connue, il n’est paseioin d’autte argument pour marquer la véritable de-Meure des Maniaques ; ainsi ils habitoient fur le RhinJ ns le pays que les Vbii avoient abandonné, selon queac he, Annal. I. r.c. 56. le fait entendre ; car en rap-portant Texpédidon de Germanicus, sons le consulat deP-husus César, Sc dc C. Norbanus, c’est-à-dire , tlenre-|*Uf ans après la migration des Ubii , il fait mention d unebomg a de nommée Mattium ou Mattiacum, qui avoirst°nné le nom aux Mattiaques, & qui étoit alors le chef-’ eu des Cartes. * Spener , Not. Germa, ant. 1 .4. c.

MATTIACUM , ancienne ville de la Germanie, queto k>mée L 1 c. 11. place entre Bndoris Sc Artaunum,Mattiacï.

MATTiANENSIS, siège épiscopal d’Afrique dans laP rov ince Proconfulaìre. Le P, Hardouin qui en fait men-*°b > cite Marcellus qui en étoit évêque.

Mattium. voyez. MATTIACI.

L MATURA, isie de la mer des Indes. Voyez. Ma*

MlRÍ r.

MATURA, royaume des Indes orientales. Voyez.

v Mr>URÉ 1.

3 . MATURA, ville des Indes orientales. Voyez. Ma-briRi Xt

^ATURANUM. Voyez. Manturanum.

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MATYDIANOPOLIS, ancienne ville qui tì’est connueque par uhe médaille de Temperehr Trajan, conservéedans le recueil de Goltzius. * Orrèlii Thef.

MATYLUS , ville de la Pamphylie fut la côte , selonPtolomee, l. y. c. y. q L si j a place entre Tembouchuredu fleuve Catarachis Sc celle du fleuve Cefler. Les in-terprètes de ce géographe, au lieu de Matylm , lifen't Ma-gydus , & il y ?* grande apparence que c’est ainsi qil'ilfaut lire; car dans le sixième concile de Constantino-'ple il est parlé d’tine ville de Pamphylie , nommée Ma-cidus.

MATYZlA, isie dont il est parlé dáusUn discoufs futla libéralité de Tempereur Constantin, inséré au“ Te-tueildes conciles. Onclius Tbefai/r. conjecture que certéisie étoit quelque part aux environs de Tstalie ou dans lévoisinage de la Sicile.

MATZICIER. Voyez. MàrIiciíîRT. .

MATZUCUM , lieu fortifié dans la Thrâcë, seloiiCédrène. * (Jrtelií Thesaur.

M AV A o n Massa , riviere d'Afrique dans là Ghirtée,au pays de Quoja. Elle vient des montagnes du payâde Galaveis. Son cours est d’environ trente lieues, Stsot me le lac de Plizoje. Elle fe rend dans la mer aticap Monte. * Cote de Gainée > pâr Bellin.

MAU AN , forteresse de la Chine dans la provincede Channton orientale. Elle est de ; deg. 14 min. pl usorientale que Péking , fous les deg. 2 niin. de latitude.

* Atia> Sinenfis.

MAUBE. Voyez. BaumaL

MAUBEC . Meaubec , Mille Èeccum. Àbbâye d’hom-mes eh France de Tordre de saint Benoît dans le Berri ,diocèse de Bourges, entre Aigenron Sc Mezieres, con-fins de la Tomaine , fondée dans 1 e septième siécle.Certe abbaye qui vaut 4000. liv. a été unie en 1674.à Tévêehé dé Québec. Voyez. MeobeC.

Je he fais dáns quel auteur dom Beaunier a trouvé quecette abbaye avoir été fondée Tan 609. par Flâochat, qu 5 ilappelle mal à propos Flacoad, maire du palais du royau-me de Bourgogne fous Clovis II. Clovis second nérégna qu’en 644, Sc Flaochat ne fut maire qu’en 646.

MAUBERT, bourg de France en Champagne dansle Rhétélois, fur la frontière du Hainaut ; il est situéà trois lieues dé Rocroi, à égale distance d’Aubenton , Scà huit lieues de Rethel du côté du nord. II fe nomméaussi Maubert-Fontaine. * Del’Ifle, Atlas.

MAUBEUGE, ville de France dans la Flandre fran-çoife,fur laSambre {a). Son nom latin est Me,boAium011 Malbodïum. Ce lieu est très-ancien , pûisque sainteAldegonde y fonda dans le septième siécle un célébrémonastère qui a été changé en un collège de chanoines-ses, qui sont nobles comme celles de Mons. Ce collègea rendu célèbre cette ville, qui n’étoit ni fort peuplée nibien fortifiée, avant qu’elle eût été cédée au feu folLouis XIV. qui en a fait une place des plus fortes Scdes plus considérables des Pays-Bas (b). Elle lui fur cé-dée par le traité de Nimégue en 1678. Ce prince Ta taitfortifier de sept bastions à la maniéré de M. de Vauban ^comme elle étoit commandée de toutes parts, on a étéobligé de faire élever fur chaque bastion un grand cavá»lier d’une hauteur excessive, revêtu d’une bonne mitraillécomme le corps de la place ; c’est un heptagone assez ré-gulier , les cavaliers ont plus de trente pieds de hauteur»( a ) Longuerue , Defc. de la France , part. 2. p. 101. (b)Piganiol , Defc. de la France , t. 7. p. 2y 7.

Le chapitre des dames de Maubeuge ( a ) est une desplus augustes communautés qu’il y ait dans la Chrétienté.Ce font des filles de qualité qui jouissent chacune àné

. MATURBENSIS, siège épiscopal d Afrique dans la prébende qui rapporte environ mille livres par an, ôi

v *AUrir:iT -_ __ r,...» ___I_ j— _-C.llk'c Oui

aur «anìe. La notice épiscopale d’Afrique, nam. 5,0.°nime Lucius évêque de ce siège.

MATURBUM. Voyez. Maturbensis.t . ATUSARUM ou Matusaro » ville de la Lufl-bn le " 'Cinéraire d’Anronin la place fur la route de Lisà 'l lîe ' à Emérita, entre Abeltera. Sc 4 d fep;em Aras ;jjç Vaquai te milles de la premiere, Sc à douze millesûir f ^onde. On croit que Puente ae Soro a été bâtimines de cette ville.

MATUSTANA. Voyez. MagustaNA.

font gouvernées par une abbesse. Les demoiselles qui yfont reçues, doivent prouver trente deux quartiers de no-blesse paternelle Sc maternelle. Le roi confère ces pré-bendes-, mais comme il ne les donne jamais qu aux cha: ge£ordinaires, le chapitre a droit d’examiner les titres & dérejetter les sujets qui ne lui conviennem pas. Dans la pre-miere institution c’étoicnt des religieuses qui fuivoientlàrégie de saint Benoît; elles avoient ère sondées pâr sainteAldegonde ( b ) ,qui ayant reçu le voile sacré des évêqueSMatv"’*'” 1 ' 1 "" y vyci “ “asustaka. saint Amand de Mastrichr Sc saint Auberr de Cambrai,

S^ovi-a u ^'k-TAì., peuples de bcythie , selon Etienne lc fe retira dans un lieu couvert de bois appelle Maibone , oùôiaphe qui cite Hécatée. Voyez, Scythae, elle bâtit un monastère près de la riviere de Sambre ; elle

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