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nient du siège épiscopal de Mayence. On prétend queS. Crescent disciple de saint Paul en a été le premierévêque, qu’il a siégé Tan 80 de Jesus-Chrisl, & qu il aété enterré dans l’église de S. Albans ; depuis lui, oncompte une fuite de quarante évêques , jusqu’à saintBoniface, auquel le pape Zacharie transporta en 745.la dignité de métropolitain, qui jusques-là avoir étéattachée au siège de Wonns. Ce nouvel archevêque quiavoir prêché Pévangile aux Frisons ct à plusieurs autrespeuples de Germanie, fut celui qui consacra Pépin roide France après que le roi Childeric IU. eut été dé-pose dans une assemblée générale des états tenue àSoissons,Willigiíè qui fut le dix-septième archevêque, est celuiqu’on tient avoir été le premier revetu de la dignitéd’électeur. Ce prélat qui , d’une naissance obscure , avoirété élevé à la dignité de chancelier des empereurs Othon
III. & Henri II. conserva une modestie admirable dansfa haute fortune, & fit peindre fur toutes les muraillesde son palais des roues de chariot, qui puissent le fairesouvenir à tout instant qtsil étoit le fils d’un charron. Sessuccesseurs voulant respecter fa mémoire, prirent ces rouespour leurs armes. L’archevêque Gerlac de Nassau, quiétoit petit-fils de l’empereur Adolphe , fut déclaré par labulle d or le premier entre les électeurs. * Bailltt, Topogr.des Saints, p. 303.
MAYENCE ,( L’archeVechê de) est borné au sep-tentrion par 1 évêché de Wurtzbourg; a l’orient par lescomtés de Hohenlohc, de Wertheim & de Reineck; aumidi par la Suabe , le haut comté de Catzenelbogen &par le Palatinat -, à l’occident par le même Palatinat, &par le bas comté de Catzenelbogen. Le pays qui composece diocèse est fort bon. On le divise en deux parties. Cellequi est le long du Rhin s'appelle le Rhingaw : elle est fort• peuplée ,&fertile en bons vins; celle qui est du côté de laFranconie s’étend le long du Mein, & comprend,outre lesbailliages de -Hochst, de Steinheim & d’Aschaffembourg,le comté de Konichslein, & une partie de celui deReineck. L’archevêque de Mayence a pour suffragans lesévêques de Wurtzboutg, de Worms,de Spire, d’Augs-bourg , d’Aischslest, de Strasbourg, de Constance, deHildesheim, de Paderborn & de Coire. Autrefois il avoirencore fous fa dépendance les évêques de Verden, dePrague & d’Olmutz. C’est pourquoi les rois de Bohêmedévoient être consacrés par lui. Goldast dans ses commen-taires fur les rois de Bohême, l. 3. c. 10.p. 339. dit quecet archevêque avoir la même prérogative par rapport àtous les rois que l’empereur pouvoir créer, & que c’estpour cette raison qu’on volt sur les tombeaux de quelquesarchevêques de Mayence, leurs statues tenir par la mainun jeune prince couronné,ces monarques ayant été regar-dés alors comme les ensans spirituels de ceux qui lesconsacroient. L’archevêque Sc électeur de Mayence estarchichancelier de l’empire pour l’Allemagne, gardedes sceaux, des archives & de la matricule du mêmeempire, Sc doyen du collège électoral > qtsil a droitde convoquer. Le vice-chancelier Sc tous les autresofficiers de la chancellerie impériale lui prêtent fer-ment de fidélité. II a droit de révision fur les sentencesde la chambre impériale ; il est directeur des assembléesgénérales Sc particulières de l’empire. C’est auprès delui que tous les députés doivent faire légitimer leurspouvoirs, avant d’être admis. C’est aussi à lui que lesministres étrangers doivent s’adresser, lorsqu’ils ont quel-que affaire à communiquer aux états de l’empire.
MAYENCE, [L’électorat de] est composé deplusieurs états détachés, & qui ne font pas tous comprisdans l’archevêché de Mayence. C’est pourquoi je mettraiici une liste de tous les domaines que cet électeurpossède.
I. La plus grande partie de cet électoral est entrele Palatinat Sc Trêves autour du Rhin, où font lesvilles de
Mayence, Bingen, 2 c Hochst,
IL Le Rhingaw,
IB- La Bergstrasse ,
IV. Dans le Palatinat il possède
Gersheim, & Sobreheîm.
V. En Franconie, le long du Mein, ufte lisiere où font
Aschaffenbourg, Selingstadt, Sc Klingenberg,
VI. En Thuringe Erfurt capitale.
VII. L’Eisfeld.
VIII. Dans la Hejfe.
Fritzlar, & Amonebourg.
Toute la Thuringe a été autrefois du domaine dël’Eglisc de Mayence. L’empereur Othon I. lui donnaen premier lieu la ville d’Erfurt après la mort de Bu»chard, seigneur de Thuringe. II ajouta ensuite le reste dela Thuringe, lorsque Guillaume son fils fut fait arche-vêque de Mayence. Celui ci la transmit à ses successeurs - ,mais, environ soixante dix ans après, l’archevêque Bardond’Opptrhofen, donna en fief de son église la partiede la Thuringe qui s’étendoir depuis les sources del’Horscle , jusqu’à la rivière de Verra , à Louis dit leBarbu, parent de l’impérairice , femme de Conrad II*Un autre archevêque nommé Albert, comte de Sarbourg,consentit en 1130. que Louis III. petit fils de Louis leBarbu fût créé Landgrave de Thuringe Sc de Hesse.Enfin l’archevêque Conrad de Witelfpach , ayant étébattu par le Landgrave Louis V. lui céda tout ce qu’ilpossédoit dans la Thuringe & dans la Hesse, à la réserved’Erfurt, de Fritzlar & d’Amelbourg ou Amonebourg.
La Bergstrasse fut donnée à l’archevêque Albert deLorraine en 1132. par l’empereur Frédéric II.
Hochst avec le péage sur le Mein , fut donné parCharles IV. à l’archevêquc Henri de Virnenbourg pourle dédommager du démembrement de l’évêché de Pragueque le pape Clément VI. érigea en archevêché.
MAYET, bourg de France dans l’Anjou, élection dela Flèche,
MAYET DÉ MONTAGNE/en latin MayetuminMonianis , bourg de France dans le Bourbonnois, électionde Gannat. Ce bourg est situé dans la montagne du Jourprés de la rivière de Berbre, à trois lieues & demie dSl’Allier. Le terroir produit du seigle & de l’avoine, debons pacages & des foins. On y fait un grand commercede bestiaux, & il y a beaucoup de bois taillis & dehautes futaies. Cette terre a titre de baronnie & droitde tenir six foires par an.
MAYEZ (Les) peuples de la France équinoxiale, à30 lieues au sud-est de la Cayenne, à onze lieues deJa mer.
1. MAYO ou i’isee de Mai/ l’une des isles du cap-Verd, au midi occidental de l’isie de Bonneviste, & àl’orient de celle de Santiago ou St Jacques. Mayo a septlieues ou environ de circonférence telle est presque ronde»Les voyageurs la mettent communément fous le iy 3deg. de latitude septentrionale ; mais de l’Isle y a joutequelques minutes. Comme elle est environnée de pointesde rochers, on voir les flots qui se brisent : c’est unavertissement que les voyageurs ne doivent pas négli-ger. Cependant on assure qu’au nord Sc au nord-nord-ouest de cette isle il y a des basses très-dangereuscs quifont plus avant dans la mer. * Dampier , Voyage autourdu monde , t. 3, p. 17. Sc Voyage aux terres Australes »
r. y. p. 18.
B y a dans l’iste de Mayo deux montagnes d’une hauteurconsidérable: le sommet de l’une est assez plat,ct celuide l’autre est pointu. Du reste le terrein est uni & médio-crement élevé au dessus de la mer. Quoique le terroirde cette isle paroisse sec & stérile , elle ne laisse pasd’être la plus habitée & la plus cultivée des istes dtíCap Verd , si on en excepte l’isle Santiago. Les habitaissèment du grain & plantent des yames, des patates &quelques plantains, ils élèvent aussi quelques volailles.Il y a quantité de taureaux, de vaches & de chèvres ,Sc aux mois de Mai, de Juin, de Juillet & d’Août »une espèce de tortues marines y vient pondre, mais ils’en faut bien d uc ces tortues soient aussi bonnes quecelles des Indes occidentales^
A Pou est de l’isle, qui est l’endroit où les vaisseauxjettent l’ancre, il y a une grande baie sablonneuse, Scun banc de sable, quî est large de quarante pas ou en-viron , ct court deux ou trois milles le long de 1*côte. Entre ce banc ct les montagnes, il y a une vaste Sa-line de ïdeux milles de long , ou à peu près, & d’undemi mille de large ; mais plus de la moitié de cette sa-line est d ordinaire à sec. L’extrémité, qui est vers le nord,jjç Bjsuque jamais d’eau, Sc le sel s’y forme depuis le
mois