Band 
Tome quatrième. M - P.
Seite
161
JPEG-Download
 

MAY

•ttiois de novembre jusqu’au mois de mai, tems qui est laMie saison de Tannée aux istes du Cap Verd. L’eau dela mer qui produit ce sel, s’ouvre un passage à travers lebanc de fable ; ce qui n’arrive qu’au tems des grandes ma-re es, Sc , selon leur hauteur , leur réservoir est plus oujaioins rempli. S'ily a déja du sel, lorsque l’eau y entre ,11 le dissout d’abord ; mais, deux ou trois joursapres.il re-commence à se grainer ; ce qui continue jusqu’à ce quesoute Teau, ou du moins la plus grande partie, loir chan-See en sel, ou jusqu’à ce que la mer en fournisse d’autre.On prétend que cette eau ne vient que par le seul passagequi est au nord du réservoir, & où il est aussi le plus pro-fond : on dit encore que l’eau n’entre dans le réservoirqu’au tems des marées de chaque nouvelle lune.

Ceux qui vont a Mayo pour charger du sel, le ramas-sent à mesure qu’il se graine, ôc ils en font des monceauxfur le terrein sec , avant que la mer retourne. Le sel decette saline ne se graine que dans la belle saison ; tout aucontraire de cequiairive aux salines des Indes occiden-soles, & en particulier à celle de la Tortue la salée, dontOampier fait mention dans son voyage autour du monde,^ i. p. 6;. Presque toutes les nations, sur-tout les An-glois, vont chercher du sel dans cette isle.

II n en conte rien pont la peine des hommes qui le ra-massent & qui le tirent de la saline , on n’en paye que lafoiture , qui est même à fort bon marché , parce que leshabitans ont grand nombre d’ânes , qu’ils né peuventPtesqu’etnployer à autre chose qu à porter le sel depuisla saline jusqu’au bord de la mer. Les habitans chargent& conduisent eux-mêmes leurs ânes, bien aises de trou-ver cette occupation , puisqu’il leur reiteà peine aucunautre moven pour gagner quelque chose. La saline n’é-tant pas a plus d’un demi-mille de Tendroit où Ton em-barque le sel, les ânes peuvent faire ce Chemin plusieursfo*s dans un jour ; ils ont un certain nombre de tourslxes pour la matinée & pour Taprès midi, au-delà des-quels les propriétaires ne veulent point les faire aller.

í - MAYO ou Majo , comté d’irlande dans la pro-vince de Connaught. II est borné à Test & au nord-estPar les deux comtés de Roscommon & de Slego ; à l’ouestau nord par l’Océan occidental , & au sud par lepointé ste Galhvay ; ce comté a cinquante-huit milles de*? n g Sc quatante-quatre de large. II abonde en be-uaux , en bêtes fauves , en faucons & en miel. On lemvise en neuf baronnies » qui sont,

Tyrawly, Gallen, Killmaine »

Erris, Cortello, Corrah,

Burtthoole, Clonemorris, Morrisfc.

Es principales villes sont,

Killala, Mayo, Castlbar, Shroule.

*Etat présent de là Grande Bretagne , t. z. p. 3 i.

3 -MAYO ou May, ville d'Irlande, & le chef-lieuvu comte de Mayo - à rrois milles ou environ au sud-est^Killala ; elle est aujourd’hui fore déchue de ce qu’e'lle® et é. C’étoit autrefois un évêché qui a été réuni à Tuam ,

> dont la jurisdiction appànient à Killala. Elle est située* Embouchure de la riviere de May , fur les frontièresî!. eSle go, à 115 milles , ou environ , presqu’à l’ouest de~7 u blì n • e ii e a t i tre ste vicomté. * Etat présent de la Gran-e Bretagne, t. 3. p. JI.

MAYONIQUE , montagne de Tisie de Luçon , TuneEs Philippines. Elle est dans la province de Camarines,levant d’hiver de la ville de Carcéres i c’est un volcanM jette presque continuellement des flammes. Voyez.ai \ mot Lucon, où cette montagne est décrite, quoi-qn este n’y soit pas nommée. * Corn. Diction.

MaYqRGA , petite ville d'Espagne , au royaume de, c ° n > à cinq lieues de la ville de ce nom ; elle est située,une grande plaine, agréable & fertile. Les seigneurs? la maison de Pimentel la possèdent , & elle est leel "Jssu â un comté auquel elle donne le nom. * Déli-i.p. IL 7 -

MAYORQUE. Voyez. Majorque.

ï'EYOTTE ou Majote . en latin Mayota insula ;

, *1 la plus méridionale des isles Comorres ; elle n’a pasc bonne eaq, mais les YÎYies y font à bon marché. Çor-

MAZ 161

neille , DiB. dit qu’on donne ce nom à un peloton dèpetites isles situées dans la mer de Zanguébar, entre lacote de ce nom & Tisse de Madagascar. Mais ce pelo-ton de petites isles n’est autre chose que celui des islesde Comorre, dom Mayotte fait elle-même partie. Elleest située , leìon de Tisie, Atlas , dans le canal de Mo-zambique , au midi de I’isle Moali , au couchant decelle d’Anjouan , & au sod-est de l’isle d’Angasie , ou lagrande Comorre.

MAYZI, Tune des provinces qui partagCoient ancien-nement l’isle de Cuba. Elle étoit la plus proche de l’isleHispaniola, & obéissait à un cacique , nommé Hatuey,que les Espagnols firent périr. Le no rn de Mayzi est de-meuré à un cap de l’isle. Cette région est montagneuse ,ôc remplie d’épaiííes forêts & de bocages. * Corn. Dict.Laet. Defcr. des Indes occid. 1 . 1. c. 8.

MAZ A. Voyez Masaci.

MAZACA , ville de ia Cappadocè dans la préfecturede la Cilície , selon Ptolomée, /. 5. c. 6. qui l’appelleMaza,Sc la surnomme Csjarea. Strabon, L 12. p. y J 7,lui donne le titre de métropole de la Cappadocè, la sur-nomme Eusebia, l. 12. p. 3-38. & l a place sor le montArgots, Elle est connue sous le nom de Césarée dans leconcile d’Ephèsc , & mise dans la premiere Cappadocè.Les barbares, à ce que dit Niger , lui donnent le nom deTifaria , & Philander, in Vitruv. a remarqué qu’Euscbeôc Rufus Tappelloient par erreur Megara.

MAZACzÉ , peuples de la Sarmatie Asiatique » selonPline ,1.6. c. 7.

MAZACENSIS , siège épiscopal d’Afrique . dans laNumidie, dont ievêque Ap, omanus a souscrit à la confé-rence de Carthage , n°. 203. La notice épiscopale d’Afri-que , n°. 81. fait mention de Benenatus, qu’elle qualifie'epu apus Mazacenfis.

MAZACYLA , ville dé lá Mârmarique. Ptolomée,l 4. r. y. la place dans les terres entre Alo Sc Billa.

MAZAél, peuples voisins de la Liburnie , à l’orient decette province , selon Ptolomée, /. 2. c. iy. qui les placéau-dessus des Derriopes Si des Demi. Dionles met danslaDalmatie, & Strabon dans la Pannonie. Mar. Nigerdit que de son tems le pays qu’habiroient ces peuples, fànommoit Lica. * Ortelii Thesaur.

MAZzENA » ville de la Palestine , selon Etienne légéographe.

MAZzEUM. Voyez Amàzonium.

i.MAZAGA. Voyez Massagáí

L. MAZ AGA , province de T Abissinie dans les terresi/Elle est bornée au nord par le royaume de Balou, à To-rient par le pays des Belcias Sc par celui des Sires, au midipar le pays desTzagades, & à l’occident par le royaume deSennar. Cette province est beaucoup plus longue quelarge ,& rrois grandes rivierés la traversent j lavoir, laMareb, lâ Tacaze & la Gaza. * Ludolf , dans fa carte deTAbissmie.

MAZAGAN , place forte d’Afrique que le roi de Por-tugal a fait bâtir sor la frontière de la province de Du Jquela au royaume de Maroc, & qu’il a fortifiée depuisqu’il a abandonné les villes de Safie & d’Azamor , en latinMazacanum. Elle est à trois lieues de cette derniere dansune plaine fur le bord de l’Océan où croient une vieillêtour appellée Borcychade Tancien portd’Aimedine, & unbourg présentement ruiné, qu’on nomme aujourd’hui lamaison du Chevalier. Ses murs sont bâtis à la moderne depierres liées avec de la chaux, & il y a beaucoup d’artil-lerie Sc de munitions avec une bonne garnison. L'Océanla ferme d’un côté, & elle a de l’autre un fossé large Scprofond dont Teau monte avec celle de la mer. On yvoir un puits d’eau douce qui a un bord de pierres forehaut ôc fort relevé , où les barques vont faire de 1 eau.Depuis la puissance des cherifs, cette place eut beaucoupde démêlés avec les Maures, ôc Louis de Lorero > qui enéroit gouverneur, remporta fur eux divers avantages. L an1362, lé chéris l’alla attaquer avec plus de deux censmille hommes & la bâtit fortement ; ensuite , comblantle fossé avec une montagne de sable, H abbarit une grandepartie du mur à coups de canon 5 mais les assièges firentune défense si vigoureuse, qu avec des mines & des feuxd’arrifices, ils nièrent quantité de Marnes & les repous-sèrent hors de la ville. Le chéris voyant qu il ne pou-voir empêcher le secours du côté de la mer, se retira avec

T m. IV, X