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nier Rou fa c sur la côte de T Abuiinie, à une lieue au nordd’Arkiko. Elle n a qu un demi-mtlle de longueur, 8c lalargeur ne surpasse pas la portée d’une coleuvrine. Elleest fort plate. Sa situation est dans un enfoncement dela côte assez proche de la pointe du nord ouest. Le ca-nal qui la sépare du continent est fort étroit. II n’y apoint de foui ce d eau vive, mais les citernes n’y man-quent pas. L’airy est excessivement chaud pendant lesmois de Mai & Juin, parce qu’il n y fait aucun vent.C’étoit autrefois la résidence du prince de Dalaca, pourla facilité de son commerce avec les Abissms dont il ti-roit beaucoup d or , 8c d’vvoire. Aujourdhui cette isleappartient au Turc. LudÓif, l. 1. n° 2 9 - Hijtoire gè-ne, a e des Voyages , t. 1.
MAZUIANÙS FUNDUS. Voyez. Mazices.
MAZULA. Ptolomée place deux ^villes ue ce nom»íans l'Afrique propre ; l une fur la coie 8c à laquelle ildonne le titre de colonie , l. 4. c. 3, 1 aune un peu dansles terres, 8c qu’il appelle la vieille Mazula. Ses inter-prètes lisent Maxula pour Mautla. Ces deux villes lotitaussi connues dans l’itinéraire d’Antonin, qui les nom-me Maxula, 8c surnomme Prates celle qui eit sur lacôte. Pline, /. 29. c. 25. parle aussi de Maxula, colonie la notice épiscopale d Astique met au nombreiles évêques de la province proconso laite CarcadiusMaxulitamts. Cette ville étoit voisine de Tunis.
MAZULIPATAN. Voyez. Masulipatan.
MAZYCI. Voyez. Mazyes.
MAZYES, peuples Nomades de la Libye, selonEtienne le géographe > qui nomme d’autrcs peuples Maxyeste Macbmei } mais tous ces noms font défigurés , & nesignifient, selon les apparences, que le même peuple,appelle Maiycei par Ammien Marcellin , /. 29. c. 25.<£“ )cq. Mazyci par Eullaihe, in Diortyj. 8c Mazjces parPtolomee, qui les place dans la Mauritanie Césarien-se , au dessous du mont Zalacus, 8c au-dessus des peu-ples Banturari.
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MEACO ou Miaco , ville impériale du Japon dansTisse ou presqu’isle de Niphon. Ce nom en Japonnois nesignifie que ville, 8c on le donne par excellence a Mea-ço , comme les Romains désignoient Rome par le motJJrbi. C’elt la demeure du Duiri ou empereur, auquelJes usurpateurs de fa puissance ont laiíîe une ombre d au-torité pontificale & religieuse pour le contoler de lavéritable qu’ils lui enlevoicnr. Sur ce pied, elle est re-gardée comme la capitale de l’tmpire. Elle est située dansla province deJamatto, dans uiieasiezgrar.de plaine. Salongueur du nord au sud , est de trois grands quarts demille d’Allemagne, 8c elle a un demi mille de largeurde Teft à l’ouest. Elle eit entourée d’agréables colli-nes 8c de montagnes arrosées d’un grand nombre de pe-tites rivières & de fontaines charmâmes. La ville appro-che de la montagne du côté de Test, & on y volt furson penchant un grand nombre de temples, de mona-stères , de chapelles & d’autres bâtimens religieux , siTon peut donner fans profanation ces noms à des édi-fices consacrés à un culte impie 8c idolâtre. Trois riviè-res qui ont peu de profondeur entrent dans la ville dumême côté ; la plus grande fort du lac d’Oitz ; lesdeux auti es descendent des montagnes voisines, dérou-tés trois (e réunissent en une feule au cœur de la vil-le - où il y a un grand pont de deux cens pas de lon-gueur , nommé Seníjonojas , qui les traverse. Là rouiesces eaux ramassées coulent vers Touest. Le dairi avec famaison 8c fa cour demeure au nord de la ville dans unquartier séparé du reste par des murs & des fossés, 8cqui consiste en douze ou treize rues Au coté occiden-tal de la ville , il y a château fortifié qui fut bâti parun des dairis pour la fui été de fa pei sonne durant lesguerres civiles. II feu maintenant a loger le cubo ou em-pereur. lorsqu’il vient visiter le daiti. 11 a dans la plusgrande longueur cens cinquante kins ou brasses. II estentouré d’un profond fosse rempli d eau , 8c revêtu d unmur. On y tient des carpes délicieuses. Ce fossé est encore entouré d’un fossé sec Ce château est gardé par unepetite garnison que commande un capitaine.
Les rues de la ville font étroites, niais régulières, les
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unes allant au sud, les aunes a Test : quand on est au boiîÊd’unc grande rue , il eit impossible d’tn voirie bout op-posé a caule de fa longueui , de la foule du peuple.&de la pouliiete qui s’y élevé. Les maisons son: étioites,a deux étages feulement, bâties de bois , de chaux 8cd’argille a la maniéré du pays ; ses toits en lotit cou-verts de bardeau tau haut des maisons il y a toujoursune auge pleine d’eau avec les in,Rumens nécessairespour éteindre le feu.
Meaco est le grand magasin de toutes les manufactu-’res du Japon, & de toutes fortes de marchandises. L estla principale ville de commetee de 1 empire. A peine ya-t-ti une mailbn où il n’y ait quelque chose a vendreou à acheter. C’clí-la que Ton alinie le cuivre , que l’onbat monnoie,que Toit imprime des livres, 8c que Tonfabrique les plus riches étoilés à fleurs d’or & d argent.Les nteiileuies 8c les plus cheres teintures, les ciíeluresles plus exquises, toutes fouts d’inlirumensde musique,dqpeincures de cabinets vernissés, routes sortes d’ouvra-ges eu 01 8c en autre métaux, surtout en acier, se fonta Méaeo dans ta detmere perfection, de mtme que le>- plusriches habits 8c parures du meilleur goût ; tomes fortes debijouteries ^ de petites postures qui remuent la tête , 8Cune infini é d autres choses qu'il í'eroit trop long de rap-porter. O11 ne fauroir rien souhaite t qu’011 ne trot ve danscette ville, & on n’y transporte des pays én.ingérs rienque les habitans n’cun éprennent d’imiœr. II ne passe p.vs-que personne a Méaeo fans y acheter quelque chose dece qui s y fabrique, soit pour son propre usage, soit pouren faite des préiens.
On jugera de la quantité des habitans de certe viì’e parle dénombrement qui (e sit en 1675. Le nombre des per-sonnes y est distingué par religions.
H lé trouva dans les mille huit cens cinquante rues,
dont la ville est composée,
Personnes.
De la religion Ten Dai s 1050.
De la secte de Singon, 30070.
De celle de Fosso , y402.
De celle de Sen , 11 o 16.
De celle de Seodo y í 12 044.
De celle de Rit, 991 2.
De Jocke , S1 5 86.
De Nis Fcnguans, 4, y 86.
De Figas Fonguans , 8c 1 1 2.
De Tak.ra Monto » 7406.
DeBukw o, 8^06.
De Daincmbuds , 21 c8o.
DeJammabos, 6075.
en tout 405643.'
Dont les hommes ou garçons le nionioient à 18207.Les femmes 8c les filles à 223572.
On ne comprend point dans cette liste ceux qui for-ment la cour du dairo , ni les prêtres ni les personnes reti-rées du monde. Personnes.
Un autre dénombrement (/) produit à Méaeo, 477557.
Les prêtres & les gens retires du monde. 52,69.
en tout 5 29726.
Sans y comprendre une multitude innombrable d’érran-gers qui s’y rendent de toutes les parties de len 4 11e , 8Cfans compter la cour du dairo , qui est très nombreuse , Scoccupe une efpéce de ville à part. On peut voir dans hau-teur cite le dénombrement des temples & la description dequelques-uns. Le président de justice qui réside a Méaeo ,a beaucoup de pouvoir 8c d autorité. Ii a immédiatementsous I empereur le commandement souverain lui tous lesbugios, les gouvein.urs, les intendans & les autres offi-ciers qui ont quelque pair au gouvernement des villes im-périales, des terres de la couronne,ôe dc s domaines d u son-verain dans toutes les provinces occidentales de Fempire.Les princes même du côté de Toccident dépendent de h"en quelque maniéré. 11 est le médiateur 8c Tarbure detous les difierends 8c procès qui peuvent survenir entreeux. Personne n’a la permission de passer par Art ay 8c p arFakone , deux des plus impôt tans passages , 8c en quelquefaçon les clefs de la capitale 8c de la cour , fans avoir unpasseport signé de fa main. Le P Ricioli ge. gr. rejoint,l, 9. p . 40 x. donne une double position de cette ville*