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Tome quatrième. M - P.
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MEA

MEA

i

savoir » Latitude. Longitude.

5 j d. 4; m. iy6 d. 24 m.

ou 36 o 157 23

(œ)Kaempfer, K z. c. 5. t. I.p. 171. ( b ) Ibid, tom. 2.Pag. 198.

MEAILLES, paroisse de France dans la Provence ,diocèse de Glandève. II y a dans son territoire une belleforêt de sapins, qui servent pour faire les mâts deVaisseaux.

MEANCE, (La) petite riviere de France dans la Bas-se-Normandie. Elle arrose le bourg d’Argenccs & le terri-toire de l’abbaye des grands Bénédictins de Troarn, sé-pare le diocèse deSeez de celui de Baveux, & tombe dansla Dive, trois lieues au-dessus de son embouchure dans lanier. * Corn. Dict. Mérn. drejfés furies lieux .

1. MEANDRE, ( Le ) en latin M&ander, riviere d’A-sic dans l’Ionie, fameuse par la quantité détours & dedétours qu’elle fait avant d’arriver à son embouchure.Le nom moderne est le Madre ; & c’est ainsi quelle estappellée dans plusieurs voyages du Levant. Mais dans lestraductions des anciens ouvrages, on dit le Méandre. Ellee st étroite, mais profonde. Tire Live,/. 38. c. 13. dit:Le Méandre fort de la haute forteresse de Celénes , tra-nse la ville parle milieu, coule d’abord dans la Carie ,Puis dans l’Ionie, & se perd dans un golfe entre Priéne6>-' Milet. Pline,/, j. c. 29. en parle ainsi : Le Méandrefort d’ u n lac fur la montagne d’Aulocréne , baigne quan-tité de villes, se charge de beaucoup d’autres rivie-tes, Sc fait tant de détours dans fa course, qu’il semble^monter vers le pays d’où il vient. II circule premierementdansl’Apamée , dans l’Euménitique, puis dans les champsLargylétiques, enfin entre paisiblement dans la Carie ;

, arrosant routes ces campagnes d’un limon qui y portela fertilité, se jette dans la mer à dix stades de Milet. J’airapporté au mot Labyrinthe 2; la description qu’en faitOvide en comparant cette riviere avec le labyrinthe deCrète j j’y ai joint la traduction que Thomas Corneilleî" a fait. Hercul. furent, v. 683. Sénéque parle ainsi dusandre,

Qtialis ìncerta vagusMeander nnda Indu & cedit fibì ,

Inflatque ; dubius Huns an jontem petit»,

Perrault dans son poëme intitulé : Le flcde de Ltitis lebfand, dit à l’occasion de la circulation du sang,

L’homme de mille erreurs autrefois prévenu,

Et, malgré son savoir, à soi-même inconnu ,

Ignoroic en repos jusqu’aux routes certainesDu Méandre vivant qui coule dans ses veines.

Plutarque dans son livre des rivières, p. 31. édit. 1.^aujfac. dit que ie Méandre s’appelloit anciennement^abaenon , c’est-à-dire qui retourne fur ses pas. C’est,tìlt ~il, le seul de tous les fleuves, qui, de fa source, revient]í ei 's les lieux d’où il est parti, ( Le Méandre n’est pas le, Cu l- ) Il a été ainsi nommé, poursuit cet auteur, à causeMéandre fils de Cercaphus, & d’Anaxibie, qui, durant^ guerre contre la ville de Pessinunte, promit à la meredieux que , s’il remportoit la victoire, il lui sacrifie-r °ft la premiere personne qui viendroit le féliciter. Le ha-voulut qu a son retour les premieres personnes qui seP^sentent à lui, furent Archelaiis son fils, fa sœur & sa!? er e. Malgré les liens du sang il voulut les faire immoler,'^‘ssuite, agité de troubles & accablé de douleur, il seP re cipit a lui-même dans l’Anabamon j qui fut ensuite ap-P e ^é Méandre à cause de lui. C est ainsi que Timolaiis ra-^°nte i e f a j t au dixième livre des affaires de Phrygie. Aga-Qcíe i e s am j en CIÎ p ai -] e ausiì dans fa république de Pes-ante. ^j a j s Demostrate d’A pâmée, dit que Méandrer ^ ailt été choisi de nouveau général, dans la guerre con-le la ville de Peífinunte, & avant vaincu contre son at-n so, il partagea aux soldats les offrandes consacrées à lalìere des dieux. La déesse permit qu’il perdit l’esprit, &h le dans un accès de fa manie , il tuât fa femme Sc sonEtant revenu en son bon sens , il se jetta dans la ri-'^st'jhenpritson nom.

j ' **■ n ’est pas vrai que le Méandre soit le seul qui aitinuosités dans son cours. Tournesort, Voyage du Le-

vant , lett. 22. t. 1. p. zoi. dit qu’il s’en faut bien que iescontours du Méandre approchent de ceux que ta Seinefait au-dessous de Paris,

2 0 . Le vœu imprudent de.Jephtéa servi de modèle àun grand nombre d’événcmens qui lui ressemblent j le mê-me fait est attribué u Idomcnee Sc à bien d’autres, àquelques circonstances près.

Zss La nraniere simple dont Demostrate d’Apamée ra-conte le fait, est plus vraisemblable. Sans attribuer au-cune divinité à la mere des dieux, on peut dire que lepréjuge où étoit Méandie &- tout ie peuple à cet égard,suffisoic pour le jettes dans oe vsolens temors, après uneaction qui étoit un véritable sacrilège dans un païen.

2. MEANDRE (Le), montagne de l’Inde au-delà duGange , en latin Maeandrus. Ptolomée , /. 7. c. i. y mecla source de toutes les rivières qui cousoient entre lèGange Sc la Bisvnga.

MEANVARORUM PROVINCIA. Bede nomméainsi un canton de l’Angleterre au pays des Saxons occi-dentaux. * Ortelii Theíaur.

MEAO , petite isle de la mer des Indes, entre lés Molu-quesau couchant de Ternate. Elle a un bon havre où leshabitans de Mindanao avoient accoutumé de demeurer àl’ancre pour être à couvert de Patraque des Portugais. C’estdans cette isle que Ie roi de Ternate fait construire s ts C a-racores & préparer tout pouf leur armement» II croîtdans cette isle du clou de gétoste. * Voyages de la compa-gnie HolLmdoife , t. î. p. y 19.

MEARTA, grande ville d’Asie dans l’Indouílan aupays des Hcndous, selon Davity, Afìe»

MEARUS. Voyez. Metarus.

MEATAE. Voyez. MjïaTìE.

MEATH, pays d’Irlande. On le (Mihgue en deuxparties > Pline orientale , nommée East-Miath , l’aurreoccidentale, nommée Ouest-Meath. Voyez, la premiere.

MEAUX ( a ) , ville de France , capitale de la Brie,avec évêché suffagrant de l’archevêché de Paris, a qua-tre lieues de douane, à quatre de Colommiers Sc de Lare-moutiers, à sept de Rosay - à huit de Senlis, Sc à dix deParis. L’ancien nom latin est Jatinum , que Ptoloméeplace fous le peuple Meed^ìe. Elle a eu le sort de quan-tité d autres anciennes villes qui ont quitté leur Vrai nompour prendre celui de leur peuple On a dit avec le temsMeldArum ou Meldorum Urbs, Sc enfin Meldi ouMeld^€. Les peuples Melda ou Mddi , comme le re-marque de Longaerue, Defcrip. de la France, p.irt. 1.

р. 3j. ne sont point marqués dans les commentaires deCésar. Le premier qui en air fait mention est Pline , L 4.

с. 18. il les nomme Meldi Lwerì. Le territoire de M eauxqui est au nord de la Marne, étoit' anciennement de laBelgique. Après Auguste il fur attribué à la Gaulé Celti-que ou Lyonnoisc , & lorsque la Lyonnoise fut divisée enprovinces, M eaux fut attribué à la quatrième ou à laprovince de Sens, qui a été la métropole de Meaux jus-qu a la fin de Pan 1622. que Paris fut érigé en métropole.Meaux a conservé son nom Meldi jusqu’au lX me íìéçícou environ. C’est dans ce rems-là qu’on le voir corrom-pu en Militiaì ou Meeetidm , & Ie pays des environsappellé Melecianus pagus , & en françois le Mulcien.Je ne fais dans quelle misérable édition de Ptolomée,Baugier auteur des mémoires de Champagne, O i.p. 563.a trouvé que le pays de Meaux est appelíée Laiìum Míl->dorum pat allusion aux environs de Rome On aura plisfans doute Patimtm pour Laiiitm. Ce qu’il dit ensuite estplus vrai. Cette ville étoit cri grande considération fousla premiere race dés rois de France. Grégoire de Toursdit que Chilpene y ayant fait emprisonner là reine Bru*nehault commanda qit’on y tînt ses filles prisonnières. Lespremiers comtes de Champagne se qualifioient comtesde Troycs & de Meaux, Elle fut ia premiere ville deFrance où les Protestâtes corrimenccrent à prêcher. Cetteville a beaucoup souffert en divers tems à causé des guer-res cîe religion, Meaux ( h ) a toujours dépendu dut ov a li-me de Neustrie. Heribet de Vcrmandois sen rendit pro-priétaire dans le X m: siécle Sc fut ensuite comte de Troves.Les deux comtés furent depuis unis jusqu au rems de lareine Jeanne qui les apporta en mariage a Philippe-le-Bel. Les anciens comtes de Champagne estimoient tantle comté de Meaux , que quelques-uns en ont préféré íétitre à celui de comte de Troyes. (^) Mémoires drejfés