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Tome quatrième. M - P.
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sur les lieux en 1706. (b) Longuerue , Desc. de laFran-cc , part. 1. p. 35.

Elle est située fur la riviere de Marne qui la divise en•ville Sc en marché. La ville paroit très ancienne clansî'airangement de ses rues qui sont sort étroites. L’églisccathédrale, dédiée à saint Etienne, est magnifique dansses ornemens & dans fa structure. Le chœur Sc le san-ctuaire passent pour un chef-d’œuvre d’architecture,sur tout depuis que le cardinal de Bissy y a tait ajouterde riches ornemens. On voit aussi a 1 entrée du chœurdeux chapelles qui méritent l’attennon des curieux par-leur propreté & leur bon goût, Ôc qu> ont été bâtiespar cette éminence. Du côté de l’épitre du maître au-tel, est une haute colomne de maibie qui porte dansune coupe le cœur de Louis de 1 Hôpital. Cet édificepassoit pour un ouvrage achevé avant que les Angloiseussent ruiné l’une de ses tours. Celle qui est demeuréeen son entier est admirable dans fa grosseur, dans fa hau-teur & dans les miniatures dont on savoir embellie. LeChapitre de cette église ,qui compte saint Saintin & saintEeron parmi ses évêques, est composé d'un doyen, d’ungrand archidiacre , d’un chantre, d’un thrélbrier, d’unchancelier , de l’archidiacre de Brie & de trente-huit chanoines. Le diocèse a i;o paroisses partagéesen dix doyennés, cinq dépendent du grand archidiacreSc cinq de celui de Brie. 11 y a sept à huit paroisses quirelevent du chapitre , & quatre qui dependent immédia-tement de l’évéque Sc qu on appelle les filles de l’évêché.Il comprend quatre abbayes d hommes qui font J amiFaro» de Meaux, & Rebais ordre de saint Benoit, No-tre-Dame du Change , ordre de saint Augustin , & Cham-bre Fontaine, ordre de Prémontré. O11 y trouve autantd’abbay es de filles ; Jouarre , Faremaiitiers , Notre-Da-me du Marché dé Meaux , tous trois de l’ordre de saintBenoît, Sc le Font aux Dames de l’oidre de Citeaux. Laplace qui environne l'église de saint Etienne, n’est pasìgrande ; elle est traversée par une rue large qui s’érendd’un bout à l’autre de la ville. Le palais épiscopal estremarquable par fa belle cour & par son escalier fansdégrés > en forte qu’un cheval chargé pourroit y monterfacilement, Le pavé en est de briques. La rue du pont'joint cette partie de Meaux à celle du Marché ; on lapasse pour aller à l'abbaye de Notre-Dame, Sc , plusavant ,est l’cglisc collégiale dc saint Saintin , qui est aussiparoissiale. Cette église de faim Saintin est prochede la porte de la ville » où il y a un canal , pourpasser les bateaux que Ion fait descendre par le moyendes écluses qui retiennent l’eau dc la rivieiede Marne.On voir dans le marché quelques-unes de leurs bombesqui sont d’une grosseur surprenante. Le pont qui jointles deux parties de la ville ensemble , est de pieires,& celui des moulins qui en est proche, n’est que debois. II y a dans cette ville un bailliage , siège présidia!.maréchaussée, élection Sc grenier à sel ; elle a titre decomté ÔC un assez grand nombre d’habirans La paroissenommée Change est desservie par une communauté dechanoines réguliers de saint Augustin , de la congréga-tion de sainte Geneviève : on y voit encore les monastè-res des religieux de la sainte Trinité , des Cordeliers &des Capucins. Les Carmes déchaussés sont hors de laville qui a trois fauxbourgs. L’abbaye royale de Notre-Dame est possédée par les chanoinesses régulières de S.Augustin. II y a aussi un prieuré perpétuel de Bénédicti-nes dans le fauxbourg saint Nicolas. un monastère dereligieuses de la Visitation, un d’Urfulines, un hôtel -dien desservi par des religieuses de l’ordre de S. Augu-stin ôc un hôpital général. v

Le territoire de Meaux produit des bleds , des vins ;il y a des prairies où l’on nourrit du gros & du menu bé-tail* On apporte à son marche tous les mercredis ôc lessamedis d excellens fromages de Bric. IIy a n n gros mar-ché franc rôtis les premiers samedis de chaque mois. Adeux lieues de cette ville , on voit fur la Marne la bellemaison de plaisance de l’évêque, accompagnée de beauxjardins., avec une terrasse qui est un assez grand ouvrage;on la nomme Germigni. Voyez. GermigniI. ¥ Mémoi-res dressés fur les lieux.

MECCIOCO, place de l’Amérique septentrionaledans la nouvelle Espagne au pays du Mexique > elle•est bien peuplée par les Espagnols.

Cet article est de M. Baudrand, & fe trouve datf?les deux éditions, la latine ôc la françoiíe.

MECEI, ancien peuple des Indes auprès de l’Indus sselon Arrien , in inaicis. Quelques exemplaires au h cade Mecei lisent Cecei xnyJoi ôc non pas Ma« m.

MECELLA. Voyez, l’article suivant.

MECELLAT, province d’Afrique sur la côte de laMéditerranée , à douze lieues de Tripoli vers l’orient.Les anciens lui donnoienr le nom de grande Syrte .& les Arabes l’appelknt Ceyrat el quiviJL »selon Marmol, Afrique, l. 6. c. y4 t. 1. p. ypr. Uajoute : Ptolomée en nomme la principale habitationc a l u m Macula ( il sc trompe , le grec porte ,l- 4. c. y. en un seul mot Calumacuia ouMacuma , selon les disterens exemplaires Ka? Hjudua^ciou Maxa/au , ct la version latine c A lumaCumacAvilla, ct il y a bien de l’apparence que c’eft luMacomada d’Antonin. ) Marmol poursuit en par-lant de Ptolomée : II la met à 4; deg. de lor.gir. ôcà 30 deg. 44 mi n. de latit. ( ptolomee dit 43 deg. 30min. de longit. ) Marmol suppose que c’étoit une ville.L’interprétc n’en fait qu’un village , comme on vientde voir. Cette ville, dit le géographe moderne , senomme présentement Mecella. Elle est des dé-pendances de Tripoli, & releve du royaume de Tunis ,quoique plusieurs fois sor le déclin des vois de Tuniselle ait vécu en liberté. Ce font gens riches qui abon-dent en dattes & en huile , ôc qui ont trois villes bienpeuplées; sçavoir , Lard, CÉdic & EufratAjautrefois AJpis , Sncuz.ama ct Pyrgos , où il y a plusde six mille combartans , y compris les habitations desmontagnes ; elles étoient fous l’autoriré d’un chcik ar-bitre de la paix & de !a guerre, mais aujourd’hui ellesfont sujettes au Turc. Quand on a passé la derniere deces places Eufrata , on trouve fur la côte Sibaque queles anciens nommoient autrement, & ensuite File-nes qu’on appelle aujourd'hui Nain, où les Cartha-ginois faisoient des solemnités au sépulcre des deuxfrétés Philènes. Toute cette côte est fort peuplée d’A-rabes & de Bereberes ; ôc , au- dedans du pays , il y aplusieurs habitations fur la frontière de la Numidie ôcde la Gétulie.

Certe province tire fans doute son nom de la villede Mecella , que Baudrand nomme MêcellatAport de Barbarie au royaume de Tripoli, sur la côtedc la mer Méditerranée près des Seiches de Barbarie Scà deux cens mille pas de Lebeda vers l’orient. C’étoit,dit-il, anciennement une petite ville , maintenant ce11’est qu’un village. Elle est donc retournée à fa premièrecondition. Village du tems de Ptolomée , village durems de Baudrand , elle n’a pas laissé autrefois d’ê-tre le siège d’un évêché , comme je le remarque à l’ar-ticle Macomada.

MECELLATA. Voyez, l’arricle précédent.

MECHELLA ou Mequella. Corneille met uneville de ce nom dans la basse Egypte fur le Nil Sc necite personne. Voyez. Mequela.

MECHED, Metghed , ou Meszat, ville de Persedans la province de Co ra fan. voyez. Mesched.

MECHELEN , nom flamand , de la ville de Mali-nes. Voyez, ce mot.

Ce nom vient de l’ancien verbe Mechelf.n , Ma-chelen , Machlen , Mechlen ou Mecklen , quiveut dite . trafiquer , commercer. Le mot hollandoisMakelaar, un courtier, vient de cette ancienne ori-gine. Malines a été nommée Mechlen ou Mechtltn àcausé de son grand commerce. C’est pour la même rai-son que la capitale des Obotrites s’appeìloit MecklEN-bourg , nom qu elle a donné au pays où elle étoir.

MECHEMF-TON , nation errante de l’Amérique sep-tentrionale dans la nouvelle France , c’est l'une de ceïle sdes Sioux de 1 ouest dans la Louisiane septentrionale»Certe nation roule le long d’une riviere assez considé-rable, qui se jette à la bande de l’ouest du fleuve M' S "sissipi, aptes un cours de trente à trente cinq lieues >ces peuples s’occupenr à la culture des terres ; ils ontbeaucoup de fruits & changent souvern de demeure.

MF-CHET . bourg de France , dans la Saintongs,diocèse ct élection dc Sainres.

MECHISTA. Voyez. Msstleta»