Band 
Tome quatrième. M - P.
Seite
171
JPEG-Download
 

MED

MED

est certainement le nom de rifle de Ceilan. AxiU est Achemdans Viste de Sumatra. Jïgnote cc que c’est que Medecuel.

MEDEFESSITENS1S, Medeeessitanus , siège épis-copal d’Afrique dans la Bizacene. Selon la conférencede Carthage que fournit Mensurius , Evêque de ce lieu.Quelques-uns croient que c’est le même siège de Mt-nesejjìtanus. II est vrai qu’ils font dans la même province,mais le pere Hardouin les distingue.

MEDELICUM, ancien nom de Melck, ville d’Autri-triche, selon Lazius.

MEDELLIN. ville d’Espagne dans FEstramadure , furla rive septentrionale de la Guadiana, dans une campa-gne fertile & abondante en toutes choses. Quintus Cœ-cilius Metellus , consul romain, en est regardé comme lefondateur; & l’on prétend que c’est du nom de ce consulquelle a été appellçe MeteUimm. C’est dans cette villequ’est né Ferdinand Cortex qui a conquis le Mexique. Elleest le œhcf-lieu d un comte possédé par des seigneurs dela maison de P orto-Carerro.* Délices d'Espagne y. z. p. ; 79.

MEDELPADIE, (La) Province de Suede dans laScandinavie. Elle est bornée par l’Angermanie au nord-est, par le golphe de Bothnie à l’oríent, par le ruis-seau de Stantning-back au midi,& par la province de Hel-finge au midi & au sud-ouest, ôc enfin par l’iempterlandaunord-ouest.EUe est arrosée par trois rivières, dont la plusseptentionaie la traverse dans toutesa longueur, ôc s’appelleIndal.La plus méridionale se nomme Nisarund.La troisièmel'iviere ,quiest celle du milieu, est la plus petite 5 mais elle aà son embouchure Sundswald , capitale de la province.Une quatrième rivière dont nous avons déja parlé , & quis’appelle Stamriwg-back^zignç. laMidelpadieau midi. Lacôte, qui a quatorze ou quinze lieues marines de longueurdu nord au sud, est pleine de roches au midi du port deSundsvíald. Plus haut est l’isie d’Alvon. Le port d’Aíio ,à l’embouchure de l’Indal, ôc celui de Nicunda fur la ri-vière de Nilarund , font les principaux lieux de la côteaptes la capitale. Trop ôc Tuna font plus avant fur lamême rivière ; Fors , Lydh , Indal & Carlobec fontfur Flndal. Anas , Sion & Guarp font fur la côte. Cetteprovince au reste est hérissée de montagnes ,ôc a beaucoupde forêts. * Mémoires.

MEDEMA (a ), ou Medimena , ou MebeménA jville de la Palestine, dans la tribu de Siméon (b). Elleavoit d’abord été donnée à la tribu de Juda. Elle est fortavant vers le midi de Juda. Euscbe la met vers Gaza.Voyez. Isaïe, c. 10. v. 31. ôc Paraiip. /. 1. e. z.v. 49.(a) D. Calmet , Diction, (b) Josué ,~c. ry.v. Zl.

MEDEMBLICK, le vrai nom étoit Medemleck ; leshistoriens du pays Font nommée en latin Mcdemleca ôcMedemblec > ville de la république des Provínces-Uniesfur le Zuvderzée , fur la côte septentrionale de West-frise, à quinze mille pas de Staveren, qui est de la West-fiïse, le détroit de Zuyderzée entre deux. Cette villeprend son nom de Medemelach , lac que traversoìtune rivière nommée la baffe líàla, ou Hista. Ce lac etoitformé par les eaux de la riviere , qui, trouvant un ter-rein fort bas, s’y répandoient. Les terres situées entre ce"* c 6c celui de Kimelofara, autre lac de même espèce ,furent données par l’empereur O thon III à Thierri II,! an S8y. Auprès de ce lac étoient un village & une église;1 e *v est fait mention dans des lettres de Godebold, évê-que d’Utrecht de Fan 1118; on voir qu’elle apparcenoica '‘église de S. Martin avec tousses revenus. L’Eglife d’U-r .recht s’appropria aussi les dixmes royales de Médemblicm Medemelake ; comme il est spécifié dans un inven-

I 7 t

est apparemment 1 e Leec, ruisseau souvent confondu dansles canaux pratiqués, mais qui reparaît encore avec founom au midi de Wogum, en tirant vers Lloorn.

La jurisdiction du bailli de Medemblic , comprenoitLloorn, Enckuyfon , & quantité d’autres lieux , dontquelques-uns ont été abymés par f inondation. Cetteville fut prise en 142.6, par les Kinhyemers, & en 1 y 17par les Gueldrois, qui i a brûlèrent ; il n’y eut que le châ-teau d’épargné. Malheureusement les actes les plus im-portuns pour la ville, comme ses privilèges & conces-sions des souverains - étoient dans l’hôtel de ville, oùtout fut réduit en cendres. Un autre incendie affligea cetteville le soir de la Pentecôte r j j g • j e p eu p r ît par unmalheur , consomma une bonne partie de la ville , avecFéglise & les convens.

La ville est exposée an nord , &c a deux jettées qui em-brassent Feutrée du havre. Elle est coupée par plusieursdont le plus septentrional est Fancien port. Le

Magistrat en a fait creuser trois autres , en reculant lesmurs de la ville, de forte que, quand fur la fin de l’au-tomne & au commencement de l’hiver , le Zuyderzéeest pris de glaces, les navires & les barques peuvent êtrehors de tout danger, au nombre de plus de trois cens.Cette ville envoie ses députés aux états de la province;elle y a la dix-septième voix. Elle a aussi la seconde cham-bre de la compagnie des Indes orientales, & elle possèdeun peu plus du cinquième du total du fonds de la com-pagnie entiere. Certe chambre de Middeibourg estcomposée de treize directeurs. Il y en a douze des villesde Zélande > ôc un de la part de la province de Gronin-gue. Cette ville est à trois heures de chemin d’Enckuy-scn, à trois & un quart de Hoorn, & à cinqd’Alcmaar»La plupart de ses habitans font marchands de bois,MEDEMELACHA, &

MEDEMLACH. Voyez Mëdem'blick.

MEDEMENE. Voyez. Medema.

1. MEDENA PROVINCIA ; la vulgate nomme ain-si la Médie , où étoit Ecbatane. On lit au premier livréd’Esdras , c. 6. v. z, Et inventum efi in Ecbatanïs , qnoa lest caflrmn in Mcdena provïncìa wlumen anum , talisqucscriptus erat in eo commentaritts , &t. Voyez Médie.

2, MEDENA, ancien nomd’une ville,nommée aujour-d’hui NeWport dans l’isie de Wigth , fur la côte d’Angle-terre , selon Newill , cité par Ortelius , Thesaur.

MEDENENS1S AGER, nom latin du Melanthois»Voyez, ce mot.

MEDENI, Mn&mot, ancien peuple de l’Afrique pro-pre, selon Ptolomée , /. 4. c. z. IL étoit entre Thabracaôc Madure. Ptolomée ne lui donne point de ville,peut-être n’en avoit - il point alors d’assez remarquable ;mais du teins de Bélisaite il y avoit dans ce canton-là uneville dont parle Procope. Voici le passage: Béiisaire se ré-solut de poursuivre Gélimer ; quand il fut arrivé à Hip-pone, qui est une ville bâtie sur le bord de là mer, à dixjournées de Carthage, il reconnut qu’il étoit impossible dele prendre, parce qu’il s’écoit retiré fur une montagnenommée Papua, assise fur les frontières de Numidie, toutebordée de rochers & tout-à-fait inaccessible.Elle étoit habi-tée par des Maures, amis & alliés de Gélimer. A l’extré-miré de cette montagne, il y a une ville appellée Midéne ,où le roi des Vandales s’étoit renfermé avec fa fuite. Cetteville de Midene ou Medkn e aux confins de la Numidie ôcde l’Afrique, ne devoir pas être loin de Madure. Voyez.Medeoî; * Bell. Vandal. 1 . 2. c. 4.

1. MÉDÉON, ville de Grece dans la Béotie, Ph’ ne »

ta ire dc ses biens. On ignore depuis quel temscette église L 4- e. 7. nomme dans cette province Medeon t'blyg ^fùbfistoit. Le dncte Aìrìncr à nne MeMn si-mifie des niai- &c. Strabon dit. L o. o. a 10. Medeon de Beotie

loir. Le docte Alcìng dit q ûeMeden signifie 6es ptaiiieschez les Frisons. Le fermier, qui devinteàte fiait ,CL, t une espèce d’intendance fur la Westfcrfe P Pùite , & Florent V , ayant élevé une forteresse lan 12.87,Pour brider les Frisons, le bailli eut le titre de ^ uï ^ e *^ autres prétendent qu 11 ne fit que rebâtirruiné par le tems. II est certain par la diverse ng«ie desMatériaux Ôc de la maçonnerie, que c’est un ouvragec onstruk ôc réparé en différens tems.

Le lac dont on vient de parler , est présentement confondu avec le Zuyderzée , qui auroit bientôt absor e a'ùfie même , sans les fortes digues qui en font la furete.Elles passent pour être des plus belles de la Hollande.Cette riviere, qu’AUing nomme Isala ìnferior , ou Hijlst,

&c. Strabon dit,/, p.p. 410. Médéon de Béotienom de Médéon dc Phocide, & est proche d’Onche tusau pied du mont Phcnicius ; d’où vient qu’on 1 appe caussi Pikenicis. . ., „

2. MÉDÉON, ville de Grece dans la Phocide ,■assez,près d’Anticyre dansle golfe Crisséen à cent soixante stades,

c’esl-à-dite à vingt mille pas de Médéon e eotie, selon

Strabon, /.p. p. 410. II ajoute que cette ville tire son novade Médéon de Phocide. Pauhnier cioit que ce doit êrretout le contraire, parce que Médéon e Beotie etanr non>;mé par Homère, doit être plus ancien que 1 autre , doncce poète ne parle point-Cette ville suc détruite parle roiPhilippe, durant la guerre sacree.^ Pausanias, Phoc, c*dit au’Anticyre étoit située auprès des,ruines de Médéon.

tom. IV. Y ij