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cour , toujours le visage tourné vers le Beytullah.L’on voir sortir de l’un des côtés de la terrasse quicouvre le Beitullab , une gouriere d’or massif de la longueurd’une brasse, pour jetter l’eaufortau loin. Dans le haramest le fameux puits deZemzem; il est en grande véné-ration parmi ies Arabes, qui croient que c’est la mêmefontaine que Dieu fit paroître en faveur d’Agard & deson fils Ismaël dans le désert, après qu’Abraham les eûtobligés de se retirer. Les Mahométans en boivent pardévotion , & lui attribuent de grandes vertus. La Roque ,note fur l’A radie heureuse d’Abulseda , p. zoo.
II y a un souverain ou chéris à la Mecque, qu’on pré-tend être de la famille de Mahomet : II est fort respectédes princes Mahométans , qui lui font de grands prélens,pour envoyer des troupes contre les voleurs Arabes quidétroussent les caravanes des pèlerins qui vont à la Mec-que. * Voyez, d’Herbelbot, Bibliothèque orientale , l His-toire généalogique des Latars , p. 14. Description desvilles de l'Arabie heureuse.
MECRAN , ( Le ) Province de Perse , aux confins dePlndoustan. Ce pavs , dont nous ne connoissons guèreque la côte, est entre le Kerman au couchant, le Se-gestan au nord > le pays de l’Inde au levant , & la merau midi. II répond à la Gedrosie des anciens. En suivantla côte d’occident en orient, on trouve de suite les portsde Tiz ou Taiz , Guadel & Arabia. Ce dernier est aulevant Sc à l’embouchure de 1 liment, qui, avec un petitnombre de ruisseaux . arrose ce pays-la. Firabuz&Haursont un peu plus dans les terres. Ces lieux , avec quatreou cinq villages peu éloignés de la mer, font tout ceque l’on connoît du Mecran , qui d’ailleurs est environ-né de déserts Sc de terres sablonneuses. * De l’IJle. Atlas.
MECRITES. ( Les ) On appelle ainsi en Perse desgens si habiles à marcher dans les montagnes > qu’ils vontpar tout où les gazelles 6c les chevreuils peuvent aller.Peut-être leur nom vient-il du Mecran. * Hijl. de Timur-Bec , liv. Z. ch, 2©.
MECYBERNA, lieu de Macédoine dans le golphequi en prer.oit le nom de Mecybern^us Sinus. Pline,l. 4. c. io. nomme ainsi ce golphe, que l’on appellaaussi Toron^bus Sinus y à cause de Torone , ville situéedans son enceinte. C’est présentement le golphe d’Aioma*ma. Suidas dit que Mecyberna étoic à vingt stades d’O-lynte. Etienne le géographe la met dans la Thrace. Lenom grec est Mn/Jùpya. L’épitome de Strabon porteMecyperna. Scymnusde Chio , p. 1 y. 8c Hérodote, l. 7.c. 2 2. en fait mention, * Mêla 1 . 2. c. 5.
MECYRA, Metyraou Michera , selon divers ex-emplaires d’Antonin > itiner. Lieu de la Marmarique furla route de Cyrene à Alexandrie.
1. MEDA ou Miba , MiiJít ou petite ville
ou bourg de L Arabie Heureuse, dans les terres selonPtolomée , /. 6. c . 7.
2. MEDA , viliage d’Italie dans le Milanez,à quatrelieues de Milan. Ce lieu est remarquable par un monas-tère de filles, fondé par les Saints Haymon Sc Veremundvers le rems de Charîemagne, selon le pere Ferrari.
MEDABA, ville de l’Arabie. Selon Etienne le géogra-phe, elle étoit au pays des Nabathéens (a ). On peutvoir à l’article Madaba , ce qui le fait penser ainsi.Ptolomée la nomme Medava uHauja , Sc la met dansl’Arabie Pecrée. C’est la Medavon de Guillaume deTyr. Voyez, ce mor. Cette ville , comme le remarqueD. Calmer, étoic dans la Palestine ( b ) au-delà du Jour-dain > dans la partie méridionale de la tribu de Ruben.Isaïe, c. 16. v. 2. l’attrìbue aux Moabites, parce qu’ilsla prirent fur les Israélites. Joseph, Antiq. L 14. c. 2. &quelques autres 1 attribuent aux Arabes ; parce qu’en ef-fet les Arabes s’en rendirent les maîtres fur la fin de lamonarchie des Juifs (c). Alexandre Jannée, roi des Juifs,la prit fur les Arabes. Selon Euscbe & saint Jérôme ,elle étoit à dix milles de Cariathaím. (a) Josué, c. 13.V. r 6. (b) Ibid. (c) J°s e P^ - E O- 23,
MEDzE , nom latin de Los Medos , petite ifledËf-pagne , fur la côte de Catalogne, prés d’Amparias ; elleest entourée de roches, Sc il y 3 une tour pour toutedéfense. * Baudrand , édit. 17oy.
MEDALA , ancienne ville de la Palestine, dans latribu de Zabulon. * Josué. c. iy. v. 51.
MEDAMA, ancienne ville d’Italie dans la grandeGrece, au pays des Locres » fur la côte. 11 y a, dit Sua-
MED
bon ,1. 6. p. 156. une assez grande fontaine de mêmenom Sc dans le voisinage , un port de mer t qui n’a pointti’autrenomquele nom général à’Emporium. PomponiusMêla, /. 2. c. 4. la nomme aussi Medama ; Pline, I.3. c. y. Medma. Etienne le géographe, Medma & MeS'MA. Le P. Hardouin çroit que c’est Rossarnq.
MEDAMNA, Lbjez. Messe.
MEDAN ou Madan , quelqUes-uns croient que c’estMagedan dont il est parlé dans saint Matthieu , c. iy»v. 3 y Sc que ce mot signifie les eaux de Dan, ou lafontaine d’où le Jourdain prend sa source. D’autres croientque Medan signifie en Arabe une foire, Sc qu’on donnece nom au lac Phìala Sc aux environs, parce quedurânt tout l’été. il y a une assemblée des peuples desenvirons qui y tiennent comme une foire perpétuelle,demeurant en cet endroit à cause de la beauté du lieu,Sc de la facilité du commerce.
MEDAPA , ville de la Palestine , áu-delâ du Jourdain,sous la domination des Arabes. Siméon le Métaphrasteen parle à l’occasion de saint Sabas. C’est la même queMedaba, Voyez. Medavon.
MEDARIA. Voyez Meciaria
MEDAVON , ville de la Terre Sainte prèsdu torrentd’Arnon. Elle a été fort peuplée anciennement. Medavonest le génitif pluriel de Medava , nom g-.ee de cette villequi est nommée siège épiícoyal de l’Arabie,
fous le siège de Bostra, métropole dans la notice d’Hiéro-cles, & Medava dans la notice de Léon 1 e Sage. C estle même que Medaba. Voyez ce mot.
MEDAVYou Mesdavid , en latin Medavium , Mel-D.ividis , Medius-Duvid , Man-David , M an] 10 , velMesnìllum-Davidïs ; bourg de France dans la Normandiediocèse de Seez , à deux lieues de cette ville , au nord-orest fur l’Ornc , parlement de Rouen , intendance Scélection d’Alençon. 11 y a marché le vendredi. Ses an-ciens seigneurs avoient aumône le patronage de !a cureaux moines de Saint Evron , qui depuis y furent confir-més par une charme d’Henri I. roi d’Angleterre, & duc deNormandie, de l’an 1128. Agathe , fille de Payen de Mé-davy > & veuve de Foulques d’Aanou , reconnue aussi est1227. aux assises d’Argentan , qu il lui venoit de ses an*cêtres, Sc qu’ils en avoient joui jufqu’au quinzième siécle ;mais il se fit encore une enquête eir 1493. pout scavoirà qui il appartenois -, & la nomination du feigne m ayanteu lieu en 1374. ses successeurs en font demeurés en pai-sible possession. Il y a dans le château une chapelle deSaint Jean , dont ils ont pareillement la présentation. Laterre de Médavy avoir donné le nom à une maison forenoble. Ordéric Vital , mettant Hugues , seigneur deMédavy , au nom des principaux vassaux du comte Ro-ger II. de Montgommeri, Agathe de Médavy la portaau treisiéme siécle, dans celle d’Aunou le Faucon. Ostla voie ensuite dans la maison de Merle, puis entre lesmains de Marie l’Arconneur, fille de Guillaume l’Ar-conneur , gouverneur d’Argenran. Cetre dame épousaJean Rouxel, seigneur du Plessts Morvant, écuyer d’é-curie du duc de Bretagne en 1420. lequel est employéen cette qualité , dans un état de Bretagne, parmi lespreuves de l’histoire de cette province, tom. 2. pag. 10143& ses defeendans qui ont joint le nom de cette terre àleur surnom, la possèdent encore à présent. Ce n’éroisautrefois qu’un fief de Hautbergj mais Pierre Rouxe!de Médavy, Maréchal de camp, gouverneur de Ver-neuil Sc d’Árgentan, & sous-lieutenant général de Nos'mandie, gendre du maréchal de Fervaques, la fit érigesen baronnie, Sc relever du château royal d’Effai, en in-demnisant le comte de Montgommeri dont elle relevoisauparavant. Quoique les seigneurs de Médavy possedentplusieurs terres aux environs de celle-là ,& qu’ils puisseníles y unir, ils ne Font pas fair. * Mémoires.
MEDAURA. Voyéz Madaura.
MEDDEN, Meddin ou Middin , lieu de la Palestin 6au désert, près la mer morte, dans la tribu de Juda, R'Ion Josué, c. 1 y. v. 16.
MEDEA - ville de Thrace. Voyez Media.
MEDE-tE PYRGOS , Ja tour de Méaée, lieu près d eSCyanées& dssBosphore, selon Pierre Gilles qui esse Den> s *
MEDECUEL , Axim 6í Serendib , villes fur le riv 3 g cde la merdes Indes, selon le livre des propriétés 3f rlí *bué faussement à Aristote , Sc qu’Ortelius juge rrè 1 T' e0être l’ouvrage de quelque Arabe. Serendib ouSciuieube;