MED
L. MEDION. Voyez. Medeon.
MEDIRECIUM, nom latin de Meserits ouMied-zyirzecze ville de Pologne.
MEDIS, bourg de France dans la Saintonge , diocèse& élection de Saintes.
MEDITERRANEE , nom adjectif que la Géographieemprunte de la langue latine ; ce mot veut dire ce qui efidans les terres. Par cette raison on dit la mer Mediter-RAne’e » 1 a mer qui, communiquant à l’Océan pat ledétroit de Gibraltar , est entre PEurope au couchant &au midi, & l’Asie à l’orienr. On la nomme auílì sim-plement la Mediterrane’e, Voyez. Mer,
Ce mot s emploie auslì en parlant des villes qui, étantdans des isles ou dans des provinces maritimes, sontsituées à quelque distance de la côte. Ainsi Ptolomée, dansses livres de géographie , sait presque toujours une doubleliste des villes d un tel pays. Sçavoir > les villes ou lieuxMaritimes ; & les villes ou lieux Méditerranées. Chezlui on commence toujours par les lieux situés au bordou presque au bord de la mer, & , après avoir parcourutoute la cote de l’isie ou d’un pays , on vient aux villesMéditerranées, c’est-à-dire situées dans les terres.
MED1UM, (in Media J ce mot est fort en usage dansl’itinéraire d Antonio, On voit par exemple,
Luffuniimì
Ann.m.wtiam in Medio Intercisa XXIV. M. P.Vetus-Saìinam inMedio Matrica XXVI. M. P.
CaponaminMedioAcincum, Legio i. adj,XXIII. M. P.Ad Lacum Felicis in médio Crumeros XXVI. M, P.
t
Ces exemples suffisent pour faire connoître la significationde ce mot. !i ne veut dire qu a moitié chemin. Dans lepremier exemple Intercisa se trouve à moitié chemin deLujs.mium à Annamamia , la distance entiere est marquéede vingt quatre milles : Intercisa est donc à douze millesde l’une & de i’autre D’Annamamia à Vetús Salina ,il y a vingt-six milles ; Matrica qui est à moitié che-min est donc à treize milles de tous les deux, & ainsi dureste.
ï. MEDLING, bourgade d’Àllemàgne en Bavière fuirìlnn entre Oeting & Waslcmburg. Ce nom s écrit par
î Un o >dont la prononciation répond à nífftre Gere ,com~uie dans Oeufs , Môdling. Ce lieu n’est remarquableque parce que quelques géographes y cherchent le Me-ÏíULLúm de Vindelicie. Foyer, ce mot,
Z. MEDLING, bourg d’AUemagne dans l'Autriche prèsde Vienne. Gérard de Roo l’appelle ville , & dit que lesTurcs la pillèrent en 1578. 11 faut que ce lieu ait étéautrefois considérable, puisque c’étoit une des résidencesdes princes de la premiere maison d’Autriche > & particu-lièrement de Henri V. qui en fut surnommé Henri deMedling. * Zey'er , Topogr. Austrià3> MEDEL 1 NG- Voyez. Metiing.
1» MEDMA .Voyez. Medema.
L MEDMA, villë maritime d’Italie , âit pays des. “Uitiens. Cette ville est nommée Medma & Mesma& M ícfjLit pat Etienne le géographe-, Medma par|line /. 3. c. 5. Stvabon , I y.p. 2y, & Pomponius Mêla .
c. 4. disent uíFa/aa , Medama. ils ne s’accordentpoint sor fa situàtion , pâr rapport à la riviere Metaurus.P’un le met en~deçà , & les autres au-delà. Outre cela,' es modernes ne s’accordent point fur le nom moderne.Quelques uns croient que Medma est la Nicotera d’An-î^uin , qui subsiste encore. D’autrés , comme le P»l^ardouin , croient que c’est présentement Rossarko,^sile de la Calabre ultérieure , mais celle-ci est trop dansles terres pour avoir été un port de mer.
MEDMASSA , ville de FAsie mineure dans la Doride,y* n e, l. y. c. 19. la compte entre les villes qu’Alexan-dte le Grand soumit à la juridiction d’Halicarnasse,MEDNIKI , en latin Mednicia, ville de Pologne» 3 ns la Satnogirie, près de la source de la riviere deV'uvritz (a ). C’est le siège d’un évêché fondé en 1413.Par Wenceslas , roi de Pologne, qui y établit en mêmee sos douze curés , selon le nombre des préfectures_ e ,Wogitie, qui tous doivent être chanoines de Med-, i . ( ^ )• Cette ville fut brûlée en 1390. Elle a étére-atie depuis. (^) And. CdLir. Desciipt. Polon. pag, y 88.\ t ) Cromcr , Rer. Polon. 1. 18. & 1. ly.
MED 179
MEDOACUS, rivières d’Italie , toutes deux dt marrenorn, n ayant qu’une embouchure commune dans la bou-che la pso s septentrionale du Pô, Strabon, /. y. nomméainsi un port & une riviere. Il dit que d’un grand porcqui, de même que la riviere , s’appeile Meáoacus , onpeut remonter l a riviere à travers des marais , jusqu’àdeux cens cinquante stades, ( qui reviennent à 31 zy o pas*ce qui fait environ dix lieues ôc demie). Pline , l. 3. c.16. nomme EdronIc port que forment les deux rivièresde Medoacus, Tire-Live, l.z.c. 2. dit du consul aEmile,qu’ayant appris que 1 embouchure du Medoacus étoicprofonde, & qu on y pouvoir mettre commodémentles vaisseaux à Fancte, il ordonna que l’on y fit entrer kflotte en remontant la riviere. Pline distingue très-bien lesdeux rivières de Medoacus. On les disiinguoit par lessurnoms de grande & de petite. Medoacus major estprésentement la Brenta , &C Medoacus mìnor est aujour-d’hui le Bachiglione. On a dit auffi Meduacus , &CTite-Live a suivi cette orthographe.
Strabon,/’. y. p. L16.met entre les peuples volstus derVenetes le peuple Medoaci. Leur nom marque qu’ilsdévorent être autour des rivières appellées de même.MEDOB 1 THYNI. Voyez. Msedi.
MEDOBREGA, ancienne ville d’Espagne , dans laLusiranie. Elle est nommée dans une inscrip-
tion. Hirtius > dans ion histoire de la guerre d’Alexan-»drie, parle des affaires d’Espagne par occasion , & dir,c. 48. de Caffius Longin , peu apr ès ayant plis en Lu-siranie la ville de Medobrega , & le mont Herminius oùles habitans de Medobrega s’étoient retirés. Nec multo postquum in Lujitania Medobregam oppidum ; rnontcmque Fier «minium expugnajfet; quò Medobregenfis confugerant. Cetteville est d’autant plus aisée à trouver, que la montagnes’appelle encore aujourd’hui Monte Armineo ou Ar-minno, la ville même avoir pris le nom de la mon-tagne, & s’appelloit Aramenha; elle est ruinée , maisRefende, dans ses antiquités , dit que l’on en voit en-core les ruines près de Marvaon dans l’Alentejo , à peude distance de Portalegre, Pline, /. 4. c, st z. appelle leshabitans de cette ville Medubrisenses qui plumbarii ,leur surnom de plombières' leur venoit d’une mine deplomb qui étoit dans la montagne. Elle est nomméeMundobriga dans l’itinéraire d’Anton'm fur une route deLisbonne à Mérida. Les éditions d’Alde , des Juntes,de Zurita & de Berrius portent Mundobriga ; l’exeni-plaire du Vatican fournit Montobriga. Refende litMEi-DOBRIGA.
MEDOC, On écrivoit autrefois Medouc , contrée deFrance, en forme de presqu’isle, entre l’Océan & la Ga-ronne, en Guienne, dans le Bourdelois, dont le paysde Medoc occupe la plus grande partie par rapport àl’érendue; car il n’est pas peuplé à proportion du restedu Bourdelois , parce qu il est moins fertile. Sa partieseptentrionale, étant sujettè aux inondations dans lesháutes marées, son nom vient de Meduiicus' Pagus »que les anciens lui ont donné. A tisonne appelle la côtede Medoc, Lines Medulorum dans fa cinquième épître,Ad fheonem, V. r6,
Qttam tàmen exerces Medulorum 1n Litote vitam ?
II avoir dit dans une espece d’adresse en Vers :Pagamtm è Medulis jubeo salvere Theonem.
Dans son épître septième, iî parle des huîtres àe Me-doc , qui passoient alors pour être excellentes,
OfireaBaianis certantia qua MedulorumDulcibus in jlagnis reflui maris afius opimàt.
Dans fa treizième épître » il nomtne ces huîries BurdLgalenfia , parce que les Romains qui ” r . 01 ^. nt e Bour-deaux leur donnoient ce nom. On en ai ort 1 grand cas ,qu’elles croient servies à la table es empereurs,
Se d mihi pra cunttis ditijjhna qua Medulorum ,Educat Ofeanus, qu*y sSitrdigalenJia nomen ,Ufque ad Cafareas tulìt admiratie ntensas.
Tom. IV. Z ij