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Tome quatrième. M - P.
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Sidonius Apollinaris, appelle ces huîtres Medulica su-pellex , & les gens de bonne chere qui en faisoient leursdélices, Meduliusupellectilis epulones. Pline, en parlantdes huîtres de Cyzique, dit : Elles font plus grandes quecelles du lac Lucrin, plus douces que celles d’Angle-terre, plus délicieuses que celles des Eduens (Eduis ), pluspiquantes que celles de Leptis, plus pleines que cellesde Lucentum, &c. On volt bien que Eduis a été mispar un copiste. pour Mcdulis. Eduì , Autun ne fçau-roit nourrir des huîtres étant si loin de la mer. Pline a tirece passage de Mutien. Le P. Hardouin Fabien rétabli. Dumot Medulicus est venu Mcdoule & ensuite Medouc . An-dré du Chesne, dans fes antiquités des villes & châteauxde France , parle ainsi de ce pays : « Au-dessous de Bour-» deaux Sc joignant la côte de la mer, est la ville de>, l'Efparre & le cap Sainte Marie ; puis , descendant», plus bas, Ion entre au pays de Medouc , terminé de« tous côtés de Paluz Sc autres lieux, dont la bassesse l’ex-•* pose à beaucoup d’inondations.Ptolomée au second livre», de sa géographie, leur baille une autre ville avec Bour-», deaux, en ce pays de Medouc , qu’il met vers Sou-», lac, bourg assez beau, en la pointe que fait là la granden mer avec la Garonne, la nomme Noviomagos en son», grégeois; mais on ne la trouve aucunement pour lejour-», d hui , soit, ou que la terre Paye engloutie par quelque» tremblement, ou que quelque guerre Paye rasée; comme», de fait, encore il y a en ce quartier de Medouc un grand», lac où l'on dit qu'il se void des murailles, quand quel-„ qne été se porte un peu sec , & que les eaux sont basses,», ou que la grande mer, ou Garonne Paye noyée, comme», aussi trouve-t-on bienàdireaujourd’hui en ce même quar-», tier Piste d’Antros, delaqnelle le géographe Pomponius-», Mêla fait mention, si ce n’est: d’aventure le rocher„ de Cordoan , à l’embouchure de la Garonne; ou fina-», îement que les sables Payent couverte, comme tout ce», pays est fort sablonneux, & que la mer ne fait que«vomir sable , lequel séché & mené par le vent fait de», merveilleuses montagnes, & encombre non feulement„ les maisons, mais aussi les plus haut chênes & pins du«pays, dont les Medoukins content que leurs lievres sont» non feulement si hardis , qu'ils courent après les le-«vriers, mais aussi tant légers que les diriez voler plû-», tôt que courir par ces grands sables, Sc s’il leur plait„ de se paître à couvert au pied des arbres, qu’ils moii-» tent à la cime . Sc même font là leur repaire ». * Dupays & duché de Guìcnne , c. 2.

Le Mcdoc est borné au nord Sc au levant par la Ga-ronne , au midi par la petite riviere de Jale qui le sépareAu reste du Bourdelois, & par une ligne imaginée , quiremonte en serpentant vers l’étang de la Canau, au mididuquel elle passe, & de-là jusqu’à la mer de Gascognequi termine le Medoc au couchant. Le bourg de l’Efparreen est le principal lieu. Les autres font

Blanquefort sor la Jale,

Castelnau de Medoc sor la Meyris,

Le fort de Medoc fur la Garonne , vis-à-vis dcBlayes,

Soulac, village vers la pointe septentrionale du Medoc.

* De l’ijle , Atlas.

C’est ce village qui donne présentement le nom auxhuîtres de Medoc, parce qu’on les y pêche. La partiedu Medoc > qui s’écend le long de la Garonne, depuis lefort de Medoc jusqu’à la riviere de laJale , s’appelle la Pa-so. Le milieu du pays est gâté par un marais inculte , quecoupe dans fa longueur une riviere qui sc perd dans laGaronne à Mapon. Une partie considérable de ce qui estau nord du bourg de 1 Esparre consiste en des terresmarécageuses , desséchées de la meme maniéré qu’en Hol-lande. On appelle ce canton la Petite Flandre de Medoc.Toute la partie occidentale est mal peuplee, pleine debois & d’étangs. Le pays n est bon que le long de la Ga-ronne , aussi n’est-il bien peuple que la.

MEDOÉ, isle du Nil dans l’Ethiopie sous FEgyptc.Pline , /. 6. c. 30. y met une petite ville nommée Asee.

i-MEDO'n. Quelques exemplaires de Strabon, /. 8.p • 35 3 * appellent ainsi une riviere du Péloponnese. Ca-saubon croît qu’il faut lire Nedon. Voyez, ce mot, n. 3.

2. ME DON. Voyez. Dioclea.

MEDOSLANIUM, ville de la grande Germanie, se-

MED

Ion Ptolomée, /. 2. c. 11. Elle étoit quelque part vers 1 cDanube.

MEDOUAI. Voyez. Medwai.

1. MEDUA. Voyez. Medama.

z. MEDUA ou Mara , ville d’Afrique au royaumed’Alger, au midi du mont Gu an se ris , aux confins dupays de Mezezeb, selon de Piste. Elle est dans une belleplaine, à cinquante lieues d’Alger, Sc à soixante de Tre-rnecen, selon Marmol. Cet auteur qui , en parlant del’Afrique moderne , conserve les anciens noms de Gétu-lie & de Numidie , dit, f. 2. /. 5. c. 46. Quoique cetteville ne fíìt pas de l’étar des rois de Tretnecen , ils Ponttoujours possédée , à cause de la commodité du passagede Numidie. Les habitans ont de fort bonnes maisons,avec une superbe mosquée. Cette ville, sc trouvant in-commodée par les Arabes sor le déclin des rois de Tre-mecen , qui ne lui donnoient pas assez de secours poursc garantir , se donna au roi de Tenes, qui, étant toutproche , pouvoir à toute heure accourir à leur défense.

Ce fut alors que Barberousse la prit, Sc depuis ce remselle a toujours été aux Turcs de la milice d’Alger, qui ymettent garnison. La contrée est riche & abondante enbleds & en troupeaux. 11 y a beaucoup de vergers , debocages, Sc plusieurs fontaines.

MEDUACUS. Voyez Medoacus.

MEDUALLI. Voyez. Meduli.

MEDUANA , nom latin de Majenne, ville de Fran-ce , Sc de la Maienne, riviere. Voyez, au nom François.

MEDUBRICENSES. Voyez. Medobrega.

MEDULI, ancien peuple de la Gaule. C’est aujour-d’hui le Medoc. 0

MEDULLI, ancien peuple d’italie dans les Alpes. Ilsfont nommés dans le triomphe de l’empereur Auguste,dont l’inscriptìon est rapportée dans le troisième livre dePline , c. 20. Leur pays est aujourd’hui une partie de làSavoye,& s’appelle la Mauriennc , comme le prouveBouche, dans son histoire de Provence , p. 105.

MEDULLlA ( a ), ville d’Italie au Latium : elle sedonna aux Romains fous Romulus , qui y établit unecolonie romaine ( b ). Les Latins la prirent sous AncusMarcius, & la gardèrent trois ans , après quoi ce roi lareprit sor eux. Pline, /. 3. c. 5. en parle comme d’uneville qui ne íîmsistoit plus de son tems. Tite Live, /. 1. c. *33 & 3 8. en parle aussi. ( a) Denys d!Halicarnajfe , Ant.Rom. I. 2. c. 36. ( b ) Ibid. 1.3. c. 38.

MEDULLIUS MONS , montagne d’Espagne dans laCantabrie. Florus dit, /.4. c. 12. Le mont Médule fut assié-gé. Un fossé, continué l’espace de quinze milles, l’envi-ronnoit de tous côtés. Quand les Barbares virent queles Romains les attaquoient de maniéré qu’il n’étoit paspossible de leur résister plus long-tems, ils sc firentmourir à l’envi les uns j des autres , par le fer dans unrepas, ou par le poison que l’on tire des ifs. Et laplupart se dérobèrent ainsi à une soumission qu’ils regar- ,dosent comme une captivité. Paul O rose raconte lamême histoire , & dit que cette montagne est au-dessusdu Minho. Medullium montem Minio fiuminì immìnen -íem y in quo se magna multitudo hominum tuebatur , petqumdccim millia pajsuum fojfa circumseptum obfidionCcìnxerunt. Garibay croit que Manduria est le nommoderne.

MEDÚTLUM, ville de la Vindelicie, selon Ptolo-mée. Laziusditque c’est Medlingcn,

MEDUNACUM, lieu de la Gaule. lien est fait men-tion dans un fragment de la table de Peutinger.

MEDUS, riviere d’Asie dans la Perse. Elle sc jette dansl’Araxe, scion Strabon, /. 15. p. 729.

MEDWAY, riviere d’Angleterre dans la province deKent. Elle passe par Maidstone, Rochester & Chatham »

Sc sc jette dans la Tamise, pas fort loin de son em-bouchure. Comme elle est fort profonde , on s’en se 1 1pour mettre en fureté les grands vaisseaux de guerre enhiver ; l’entrée de la riviere étant défendue par le sortde Sbeerness.* Etat préjent de la Grande Bretagne*t. i. p. 14.

MEDZIBOR, scion Corneille, Sc Mehsebohr ,

Ion Jaillot, Atlas, ville d’Allemagne , en Silésie , dans laprincipauté d’OIsse, au nord oriental de la ville de csnom , aux confins de la baronnic de Warrenberg.

MEDZIBQZ, ville de Pologne, dans la partie méridio*