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Tome quatrième. M - P.
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i8r MEG MEG

est, & à l’ouest nord-ouest , environ à une lieue de lacôte du golfe Saronique. Elle voyoit l’isle Egine du sudà l'est, & Coloiiri au sud est.On apperçoit encore ses an-ciennes bornes qui comprennent ces deux rochers & unepartie de la plaine au sud; mais il n y a plus présentementqu’un bourg sur un de ces rochers, composé de maisonschétives, dont les murailles ne font que de pierres rom-pues , tirées de ses ruines, Sc de terre cuite au soleil,couvertes de fascines & de terre. Elles font bâties lesunes joignant les autres, SC n ont qu’un étage. On encompte environ trois ou quatre cens. H y a une tour ,au milieu da bourg, fur le plus haut du rocher , & oùlogeoit ci-devant un vayvode, que des corsaires prirent ;Ce qui épouvanta tellement les Turcs, qu’ils n’y ontpas demeuré depuis. Les Grecs,habitans de Mégare,appré-hendent tellement les pirates Turcs ou Chrétiens , qu’àla vue de la moindre barque, ou dès qu’ils entendentles chiens aboyer la nuit, ils commencent à plier bagage& à se cacher. Ils gagnent leur vie à labourer la terre,Sc les Turcs,à qui elle appartient en propre, leur donnentla moitié de la récolte. Ils s’occupent aussi à faire desplanches Sc du goudron à la montagne , où il y a unegrande quantité de pins. On remarque à Mégare plusieursbelles inscriptions; entre autres - une à 1 honneur del’im-pératrice Sabine, femme de l’empereur Adrien , à laquelleon donne la qualité de nouvelle Céres, NEAN ahmhTPa.

On voir les fondemens d’un petit bâtiment quarré ,dans les murailles vers la mer, a main gauche dela porte,Sc aux côtés duquel font deux grands marbres, quifont les deux côtés de feutrée du bâtiment. II y a fur lecôté une liste des jeux Sc combats publics , où quelqu’unàvoit remporté la victoire. Spon prétend que c’étoit unSacdlum consacré à quelque héros ; mais Nfehler, pageZ 3/. croit que c’étoit quelque gymnase. Pausanias , dit-il,me confirme dans mon opinion : car il parle d’un anciengymnase près de la porte Nympbadia , que je prendspour celle ci, fur la fuite de son discours : II vient de laplace du marché par un chemin appelle le chemin étroit,qui éroit indubitablement celui-ci; car il est aussi étroitqu’il peut l’être du côté de la mer & de Nicaea. II y aproche de-là un autre grand marbre de douze pieds delong , avec une inscription dressée en l’honneur d’ungymnasiarque Sc d’un grammairien par le sénat & par lepeuple. Sur le même marbre on voir une autre inscri-ption de son fils, qui avoit le même office ; Sc une autreencore après , qui contient l’édit du sénat ôc du peuple,honorant Démétrius , fils de Praxion. Les statues de ceshommes pouvoienc aussi être placées fur chacune de leursinscriptions.

En descendant au port, pat le chemin étroit, on voitfur un rocher proche de la mer des restes d’anciennesmurailles. Wheler juge que ce sont les restes de l’ancienneVille de Nicaea , qui étoit, selon toutes les apparences ,dans ce lieu, Sc qui avoit éré bâtie par Nisos , l’un desquatre fils de Pandion , qui donna Mégaris à Nisos. Onvoit au-dessous les ruines d’une douzaine de petites égli-ses , ce qui fait appeller ce lieu dodeca ecclesa , ou lesdouze églises ; mais il n’en reste qu’une entierc , Sc iln’y a ni peuple ni prêtre. C’étoit la ville Sc le port desMégariens , dont les deux rochers, qui composoient leport, s’appelloient autrefois Minoa. * Wbeler , Voyaged’Athènes , 1 . 3. p. 23 3.

2. MEGARA , ville de Sicile , fur la côte orientalede Tisse, dans le golfe de Mégare, autrement nommé Xi-phonius > au nord de Syracuse. Elle avoit été appellée au-paravant Hybla , à ce que remarque Srrabon , l. ó.pag.2 67. Pline, /• 3 - b. la nomme Megaris. Voyez, Hybla.* Del’ Ifle, Atlas.

3. MEGARA , lieu ou ville de Macédoine , selon Plu-

tarque, in Pyrrho. Etienne le géographe la place dansla Thessalie. ,

4. MEGARA. Etienne le Géographe met une ville dece nom dans la Moloffide.

;. MEGARA, ville de Tlllyrie, selon Etienne le géo-graphe.

6. MEGARA, ville du royaume du Pont, scion Etien-ne le géographe. Ortelius , Tbesaur. croit que c’est decette ville que parle Ovide, 1. Trijì, eleg. io.v. 39. dansce vers.

£t quos Alcatboi mmoram à rmnxbus or t os, ,

7. MEGARA , ville de Syrie. Strabon, 1 .16, p. 733.dit qu’elieétoit dans la dépendance d’A pâmée.

8. MEGARA, ville du Péloponnèse. Aristote, innâ-rabilib. en fait mention.

MEGARADA , rivière d’Afrique au royaume de Tu-nis. Elle a fa source dans la montagne de Zeb ou Zab,qui sépare le royaume de Tunis de celui d’Alger , prendson cours du midi au nord oriental, passe à Tebesse SCà Tunis, & va sc jetter dans la mer. Voyez. Bagrada z** De l’Ijle , Atlas.

MEGARI > peuples des Indes, aux environs du fleuveIndus, selon Pline, l. 6. c. 20.

MEGAR 1 CE. Voyez. Héraclée.

MEGARICUM , bourgade de Bithynie , selon Etien-ne le géographe. Ortelius, Thcsaur. soupçonne que cSpourroit être le même lieu que Pline nomme Megarice ,

1. MEGARIS, contrée de l’Attique, selon Ptolomée,l. 3. c. 1 y. Suidas dit qu’on la nommoir aussi Mïjfaea*Ptolomée met deux villes dans cette contrée, savoir :

Pegae Sc Nisaea.

z. MEGARIS , ifle fur la côte d’Italie. Pline , /. 3. c*6. la place entre Pausilipe Sc Naples. U y a apparenceque c’est cette isle que Stace appelle Megalìa , dans cevers, Sylvar, l. 1. Sylv, z, v. 8s.

Qu&que ferit curvos exerta Megalìa fiusìus.

Òn la nomme aujourd’hui Tisse de l’Oeuf, à cause desa figure ovale; & la forteresse qui est bâtie dessus, s’ap-,pellc le château de l’Oeuf.

3. MEGARIS. Voyez. Megarà , n. î.

MEGAR 1 SE, golfe qui fait une partie del’Archipel,& qui s’étend le long de la côte de la Romaine, depuisla presqu’isle de ce nom jusqu’à Tembouchure de la Ma-risa , en latin Megarifenussinus , anciennement Mêlas ,Melanus , Meianes , Sc Cardianus[mus. Ce golfe ren-ferme celui d'Eno, & prend son nom d’une place qui estsur ses bords. * Maty , Dict. de Holl. 1701. Corn. Dict*

1. MEGARSUS ou Magarsus , ville de Cilicie,près du fleuve Pyrame, entre les tombeaux de Mopsos Scd’Amphiloqne , scion Isacius , in Lycophr . Pline, /. y*c. 27. est pour la seconde ortographe , Sc ce mot est cor-rompit dans Strabon , /. 14. p. 676. où on lit Margasa•

2. MEGARSUS, rivière de Scythie, scion Strabon,cité par Ortelius > Tbesaur.

3. MEGARSUS .fleuve de l’Inde: il sc décharge dansTlndus, scion Denys le Périégéte , v. 1146. J’ignore,dit Hill, dans son commentaire fur cet ancien géogra-phe , où peut ctre ce fleuve Magarsus , dont aucun au-tre écrivain, que je sache, n’a parlé , à moins que ce nÇsoit le fleuve que Ptolomée nomme Zadadrus , ce q 111est probable, si on s’en rapporte à Tordre que Ptoloméeobserve ; car il le met près, de VHypanis , qu’il nomsc cBibass , Sc dit qu’il s’y embouche, *Avicene, Defcript .or bis terra , nomme ce fleuve Cymarider.

4. MEGARSUS, ville de Sicile, scion Etienne le géo-graphe.

MEGATICHOS , en grec Míya Tc’est-à-dir egrande muraille. C’étoít un lieu fortifié fur une mon-tagne , entre TEgypte Sc l’Ethiopie. Pline, l. 6. c. 29-qui en fait mention, dit que les Arabes avoient donné àcette forteresse le nom de Myrsm.

MEGAZ A , ville de Libye. Etienne le géographe q tWcite Hécatée , in Asa Perieges , dit que les Sicophag eSôc les Aroteres étoient originaires de certe ville.

MEGDIL VILLA ANITIORUM, lieu deTAfríq« epropre. L’itinéraire d’Antonio le mot fur la routeCarthage à la grande Leptis, entre Ocea Colonia Sc M ir> 'na villa Mars , à trente-cinq mille pas de la p re 'miere, Sc à vingt-neuf mille de la seconde. Quelq l,eSmanuscrits , au lieu de Megdil villa Anitiorum ;Megradi villa Anìciorum , Sc varient pareillement P° ula distance.

MEGEE, petite ville d’Afrique au royaume de Ver?dans la province de Garer. Elle est à deux lieues de laSc à quatre de Tezote fur une haute montagne . au p> £ ^de laquelle il y a une plaine fertile, avec des collines toutTentour remplies de mines de fer, Sc plusieurs yillag eS