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Tome quatrième. M - P.
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MEE

hale du paîatínat de Volhinie, sur la rive septentrio-nale du Boh, au-dessus de Constantinowe. * De l’Isle >■Atlas.

A 1 ÉE, bourg de France dans F Anjou, élection de Châ-teau-Gontier.

MÉES, (Les) en latin Castrum de Médis , bourg deFrance dans la Provence , diocèse & recette de Digne,l'ya une justice royale, & il députe aux assemblées de*a province.

MEFA. Voyez. Mesadà.

MEGA. Voyez. Magnus.

_ MEGADINI, peuples Asiatiques. Xénophon, Hifio-?iar. lib. z. p. ijdit qu’ils étoient soumis à Cyrus. A lanaarge on lit Budïni Sc Magadidi. Philelphe, ancien inter-prète de Xénophon, lit MctpizviSvvúi, Mariandunoi ,• & Or-telius, Thesaur. croit que c’est ainsi qu’il faut lire ; parceque les anciens ne connoiffoient point de peuples nom-mes Magadiaì. A 1 égard des Budini , ils habitoient dansla Sarmàtie.

MEGABARI ou Megabradi, peuple d’Ethiopie, au-près de l’isle Meroë. Strabon , /. 17. p. 776. Sc Pline , l- 6.c > ; o. sont pour la premiere orthographe; ôc Ptolomée,A 4. c. 8. pour la seconde. Pline dit qu’on les appelloitquelquefois Adiabarœ.

1. MEGALA , lieu escarpé que Pline, /. 6. c. a6. place^ans la Médie au voisinage de Persepolis.

a. MEGALA, isle d’Ecosse, une des Westernes, ouisies occidentales au midi de Barra. *du. Lignon. MémoiresManuscrits.

1. MEGALE, isle auprès de la ville de Smyrne , selonPline, /. 5. c. 3 u

i. MEGALE , isle de la Propontide. C’est Pline , /. y. c,Z r. qui en fait mention.

3. MEGALE, isle de Lycie, selon Etienne le géo-graphe.

4. MEGALE , ville du Péloponnèse. Aristote, i» mira -bilibus -, dit que , dans le territoire de cette ville, il fortPerpétuellement des feux de la terre. Paufanias en parle®ussi. Peut-être est-ce la même ville que Mégalepolis.Voyez. Megai.epolis.

i- MEGALE-POLIS.ouMegalopoliS, ville du Pélo-P°nnefe dans l’Arcadie. Elle étoit, selon Paufanias, /. 8.c ' la plus nouvelle des villes de Grece, si on en^cepte les colonies romaines. Ce fut fous les auspices"Epaminondas qu’elle se forma des habitâns de diversesPaires villes qu’on rassembla en une feule après la batailleí* e Leuctrum, afin d’être plus en état de résister auxLacédémoniens. Ptolomée , Paufanias & Etienne le géo-graphe écrivent MtytAv-TroÁiç, Megale-Polis , 6c Strabon,8. [ub finem , écrit dans un seul mot Uiya.’Ko^aitç ,Megalopolis. Polvbe lui même, qui étoit né dans cette'dlle, écrit indifféremment Ms^áAn-no'A/ç > /. 4. c. 7. &

^s>«Ao77o'ak , lib , 4, cap. 77. Le fleuve Helisson passoitmilieu de Megalopolis, & alloit ensuite se jetter«ans le fleuve Alphée. Les habitans de Megalopolis fonta Ppellés par Tite Live , /. 33. c. 17. Megalopolita:, &

. 6?- 10. Megalopolitani. On nomme aujourd’hui cette^ ® Leontarì, selon Sophian, ôc Leondario , selon Sa-ctlicus ôc Niger.

. f MEGALE-POLIS , ville de lìbérie, selon Etienne‘ e géographe.

. 3 - MEGALE-POLIS , ville d’Afrique. Diodore de Sici-e ' E 20. la met dans le territoire de Carthage.

4 . MEGALE-POLIS. Etienne le géographe donne ce0 M à une isle fur la côte de Lycie.

MEGALEStUM, lieu d’Asie, selon Varron, /. y. de

latìna.

MEGALIA, Voyez. z. MEGARES.

. MEGALLnE, peuples des Indes. Pline 6. c. 20. les^ ac e au-dessous des Cefì ôc des Cetriboni.

MEGALOPHYES. Diogéne Laë'rce Tbalete. donnej e surnom au troisième, Thaïes, qui vivoit environa e te ms d’Hésiode , d’Homère > ou de Lycurgue ; & il y~ a Pparence que ce surnom désignoit sa patrie * selonl ; eli us, Thesaur.

MEGALOPOLIS. Voyez. Megale-Polis.MeGALOSSUS. Voyez Metalassus.

MEGALUDA. Voyez Metadula.MEgaluSIORUM. Ce nom fe trouve fur unefaille rapportée par Goltzius, in Thés.

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MEGANITAS, fleuve du Péloponnèse dans l'Achaïe.Paufanias,/. 7. c . 13. en parle, ôc dit qu’il arrosoir leterritoire d JEgium , & qu’il fe jettoit dans la mer.

1. MEG AR A, Megare j ville de Grece dans l’Achaïe,à une distance presque égale de Corinthe & d’Athenes,près du golfe Saronique. Elle étoit la capitale d'un pays^qu’on appelloit Megaris. On n’est pas d’accord fur lafondation de la ville de Mégare. Quelques-uns disent queMégare, fils de Neptune , étant venu au secours de Nifé ,& ayant été tué dans un combat, fut enterré dansune ville à laquelle on donna son nom. D’autres veulentque Mégaré, fils d Apollon, après avoir conquis cetteprovince , lui donna le sien. Les Mégariens fe vantoientque les nymphes Sithonides étoient de leur pays , ôc quePline d’elles, appellée Tiatree, avoir eu de Jupiter unfils nommé Mégaré, qui,s’étant sauvé, au tems du déluge,suc la montagne de Géranie, donna son nom à toutela contrée voisine. Il y en a qui assurent que Pandion ,roi d’Athencs, eut quatre fils, & que le pays appelléMegaris fut le partage du dernier nommé Nifé. Eneffet, Ptolomée, /. 3. c. iy. & Suidas disent que cetteville s’appelloit anciennement N/s-rá/a, NiJJœa.*Tuureil,Rem. fur. la 2. Olynt. pag. 82.

Mbgare fut, à ce qu’on prétend , gouvernée successi-vement par douze rois, depuis Clefo , fils de Lelex , roide Lélégie, jufqu’à Ajax , fils de Telamon. Les Mégariensvécurent ensuite en république , &, quand les Athéniensles eurent soumis , ils furent délivrés par les Fléraclides;mais les Grecs, ayant repoussé le roi de Perse, tournè-rent leurs armes contre eux mêmes. La Corinthe & Mega-re fe disputèrent l’crcndue de leurs limites. Les Mega-riens fe mirent fous la protection des Athéniens, quiles défendirent ; màis ils ne payerent ce service que parl’ingratitude , massacrèrent la garnison Athénienne , quiétoit chez eux, s’unirent avec les Spartiates, rivauxdes Athéniens, ôc firent leur paix avec les Corinthiens.Les Athéniens , outrés d’une révolte & d’une ingratitu-de si criantes, sommèrent Mégare qu’elle eût à s’abste-nir de la culture d’une terre consacrée aux déesses Cerès& Proferpine. On reçut mal la sommation ; Sc , fur lérefus, les Athéniens publièrent un decret pour interdireaux Mégariens l’entrée des ports & du pays de l’Attique.Ce decret fulminant alluma la guerre du Péloponnèse.Paufanias, /. 1. r. 36. donne une origine différente à cetteguerre. 11 dit qu’Anthemocrite étant allé , comme hérautd’Athenes, sommer les Mégariens de s’abstenir d’une cultu-re sacrilège, pour toute réponse on le massacra. L’in-térêt des dieux, ajoutent Aristophane, in Achar. affi2 .sc. y. Sc Plurarque, in Pericl. avoir servi aux Athé-niens de prétexte ; mais la fameuse Aspasie , que Periclèsaimoit éperdument, avoir été la véritable cause de larupture des Athéniens avec Mégare. Les Mégariens parreprésailles de ce qu’une troupe de jeunes Athéniensyvres avoir enlevé chez eux Simethe courtisane de répu-tation, enlevèrent dans Athènes deux courtisanes de lafuite d’Afpasie. Périclèsépoufa la querelle d’Afpasie outra-gée, & avec le pouvoir qu’il avoir en main, il vint facile-ment à bout de persuader ce qu’il vouloir. On publiacontre les Mégariens un decret foudroyant : 011 défen-dit tout commerce avec eux fur peine de la vie, Sc l’ondressa un nouveau formulaire de serment t par où tousles généraux Rengagement à ravager deux fois chaqueannée les terres de Mégare. Ce decret jetta les premieresétincelles, qui peu à peu allumèrent la guerre du Pélopon-nèfe. Elle fut l’ouvragc dé trois courtisanes. Les événe-melis les plus illustres, ont quelquefois une origine assezhonteuse.

La ville de Mégaré a conservé son ancien nom de Me-gare. Elle est située dans une vallée au nord entre lemont Gerata , dont la croupe s’ctend au nord-ouesl juí-qu’au mont Citheron, au fond de la baie du golfe deCorinthe , qui s’appelle aujourd’hui Livam ro - Qnnomme communément toute la montagne Mdcnpai aou la longue Montagne. La plaine est bordee occidentvers Corinthe par le mont appellé al, j our U1 salacoBoum, ou la vieille Montagne, ai ’ tr ^°^ rer a?iia. Lcgolfe Engia ou Saronique est au sud-esl, Sc la baie Liva-doslro au nord ouest. Le territoire qui s’appelloit autre-fois Megaris est aflêz ferrlle dix lieues à la ronde. Laville étpit bâtie fur deux tochéts, s étendant au sud sud-