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Tome quatrième. M - P.
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■fut bâtie | ar les Romains dans une grande plaine au-deífect’une haute montagne. File a ccé awrefois tics peuplée.Un calife fchismatique la détruisit, & y fit bâtir dans lafuite un château qu’il appel a de son nom Mohahcdin ,d’où s’ell formé le nom de Méhédie : car cette villese nommoit anciennement Alfara. Elle a maintenantautour de deux mille habitans. Celt une des principalesforteresses que les Turcsayent dans cet état s de ie deyd’Algery met ordinairement un gouverneur , a - ec envi-ron huit cens Turcs pour défendre le pays conné les Ara-bes. Elle est-fermée de vieux murs qui lont bons,& toutautour règnent de grandes forêts de chenes qui s étendentfort loin. 11 y a dans le voisinage plusieurs villages de Be-reberes & d’Azuagues qui fonc braves & robultes, maisb ; rbares. Ils recueillent du bled de de 1 orge en abondan-ce, auffi bien que du gland, des figues, ctdes raisins qu ilsfout sécher, & quils porteur vendre aOleurs. Mché-die étoit anciennement tute colonie Romaine, comme onle voit par les resies d’antiquité & d’inseriptions qui fetrouvent dans ses ruines.Il y a une vieille fontaine de mar-bre où font éctites ccs lettres : X).

D. D. L. S V,

* Marmol, Royaume deTr-emecen , 1 . y. c. 4J.

z. MEHEDIÉ. Vyez. Temmelet.

4. MEHEDIE. Voyez. Rabat.

MEHERATITES. L’Ecnture Sainte donne ce sur-nom à Epher, un des braves de 1 aimée de David, par-ce qu’il étoit de Méchérath. * /, Parai. 11 36.

MEHON ou Mohon , lieu de France dans -la Cham-pagne près de la Meuse ail voisinage de Mezierts, ct unpeu au-dessus de cette ville, de 1 autre côté de la riviere.M-Corneille donne à ce lieu le titre de principauté, fur-la garantie de David. * De l’IJle , Atlas.

MEHREDJAN. Voyez. Mehridgerd.

MEHR1DGERD , ville du K01 af an, autrement nom-mée Esferaïn & Méredjan, à quatre-vingt onze degréstrente minutes de longitude ,& a ttente-six degrés trenteminutes de latitude. * H fl. de Fimiii-Bec , I. 3- c 64.

MEHROCAN, prairie de la Mésopotamie , à six

lieues! d’Ámed. * Hfl.de Tmur-Btc , 1 . 3.0.41.

MEHROUYON, ville de Perse. On l’appeile vulgai-rement Bfhbehon, Elle est située à soixante & quinzedegrés quinze minutes de longitude, & à trente-neuf de-grés trente cinq minutes de latitude. On fait dans cetteville quantité de tabac jaune en feuille , que l’on vient en-lever de tous les côtés de la Perse -, car les Persans n’ai-tnent pas le tabac en corde , parce qu’il est trop fort pourfumer incessamment comme ils font. + Tavermer, Voyagede I erse, 1. 3.

MEHU'N SUR INDRE, est latin Muhantum ,bourg de France dans le Berry , élection de Chateau-Roux , dont il est éloigné de trois lieues. La taille y estpersonnelle, & le terrein sec & sablonneux \ il ne pro-duit que fort peu de bled. II y a auflì quelques prés.

MEHUN ou Meung sur- Loire , ville de Francedans l’Qrléannois, élection de Beaugency. On 1 appelleen latin Magdunnm , Maidunum , Medinum & Maudu-num, 8c en françois Mehun fur Loire, pour la distinguerde Mehun-sor Yevre qui est en Berri. 11 y ayoit ancienne-ment un château élevé & remarquable , qui faísoir que ,dans les anciens tines, on donnoit à cette ville le nom deChâteau, Caflrum Magdunenfe. II fur détruit par lesVandales vers l’an 409, mais il fut rebâti dep'uis, ct Leo-net, vassal de l’évêque d’Orléans, s’en étant emparé ,Louis le Gros, roi de France , l’en chassa en 1104. Cette•petite ville , de même que celles qui font aux environsd Orléans, ont souffert les mêmes sièges que cette capi-tale. 11 y a une collégiale dédiée à faine Liphart ; le cha-pitre est composé de quatre dignités, de dix-neuf chanoi-nes & d un doyen, qui a le titre de baron.

Jean Clopinel, fur surnommé de Mehun, parce qu’ilétoit né dans cette ville. On ctoit que le nom de Clopinellui fut donné à cause qu il étoit boiteux. Jean de Mehunétoit un excellent poète pour son tems, 8 c avoit beau-coup de savoir. Il étoit docteur en théologie. Quaranteans après la mort de Guillaume de Lorris, Jean dc Me-hun entreprit la continuation du roman de la Rose. Outrecet ouvrage, il en composa plusieurs autres, & dédia à Phi-lippe le Bel la traduction du traité de Boëce de la Conso-lation. Piganìol , Description de la France, r, 6. p. 88,

MEI

MEHUN ou Meun sur-Yevre . ville de Francedans le Berri fur la nviere d’Yévre, à quarte lieues deBourges. C'est un lieu ancien, dont Grégoire de Tours faitmention , comme éunt a 15 milles de Bourges. Ainsi cenom , qui dans les éditions de son histoire eit écritdonenje Caflrum , doit être corrigé Alaceduntnje > le®anciens écrivans un C. pour G. Ce lieu avoit autrefois fe®seigneurs particuliers ; & Mahaud qui étoit héritière deMehun , apporta ses biens en mariage à Pierre de Cour-renai, dont la fille nommée Amicie épousa l’an 1 iy9-Robert 11 . comte d’Artois. Leur fils Philippe fut seigneurde Couches, ct eut pour héritier son fils Robert, qui»sciant révolté contre Philippe de Valois, ce roi confis-qu a tous les biens de ce prince , & par là Mehun furréuni au domaine de la couronne.

Cette ville est bâtie au milieu d’une belle & grandeplaine entourée de bois & de' forêts. Elle est connue p aíle séjour qu’y fit Charles Vil. Ce piince y fii bâtir un châ-teau ou il mourut de faim > de peut de mourir de poi-son. Quoique ce château air été consumé pa.r le feu dilciel, il laide encore entrevoir des vestiges de son an-cienne magnificence. Sa situation étost admirable. La pierredont il étoit bâti, est ausli branche que du maibre, ct laconstruction étoit telle que les curieux ct les voyageursen admirent encore lès uasi res. Les morceaux les plusentiers sont quelques escaliers qui nom plus de commu-nication avec les appartemens existtans. Lachapelle ,donCles croisées sont sopetbes, a passé pour une des plus bel-les & des plus riches du royaume. On en a tiré les statuesdes douze Apôtres en pierre , pour les mettre dans lschœur de la collégiale , dont elles font l’oriiement.

Il y a dans Mehun un chapitre trés-ancien , composede huit chanoines , ct d’un doyen que le chapitre a droitd’élire.L’église, dédiée à Notie-Dame , fut fondée par sesanciens seigneurs de cette ville.Charles Vll.y fonda qua r teservices folemnels aux quatre teins de Fa n née, ct y laissases entrailles comme un monument de son estime, ilavoit encore fondé une maladetie appellée Lavau ; maisson revenu a été réuni à FH-ôtel Dieu de Bourges, à lacharge de recevoir les pauvres malades de la ville & pa-roisse de Mehun. La chapelle , éloignée d’un q,art dslieue de la ville , subsiste toujours ; & le chapitre deMehun y va en procession le 21 de juillet, jour du décèsdu roi Charles VII. II y a un petit hôpital gouverné p aCdeux sœurs de la Charité, La cure de Mehun est à por-tion congrue, ct â la nomination du chapitre.

Les environs de cette ville font des plus agréables*C’est une plaine qui régné depuis la ville de Bourges jus-qu’à Vierson , & qui est fertile en vins & en bleds. ElRest ornée de plusieurs châteaux considérables, & de terrestitrées qui dépendent du domaine de Melnin.

Le commerce de cette ville consiste en laines, chan-vres & autres denrées. II s’y rient deux foires par a' 1 •l’une le jour de saint André ; l’autre , le premier stamcchde Carême, appellée la Foire des Brandons. Il y a tttimarché tous les mercredis. * Longuerue, Defc. de 1 *France, t. 6. part. I. p. 127.

MEIACAR 1 ZE , lieu d’Asie aux confins de la Perse*Ammien Marcellin , 18. c. 6. dit que c’est un lieu cou-

vert de bois , de vignes & d arbres fruitiers, & que f 0,ìnom lui vient des fontaines froides qui 1 arrosent. U ^nomme ensuite entre Narre & C h arche. On trouve c cmême lieu nommé Forteresse par Théopylacte de Sir» 10 ''care,c. 10. 11 est appelle Majocariri dans la notice d eFempire,/. i.e. 13 311 département du gouvernent cRMésopotamie. L’édition du Louvre , seft. 16. portejocatiri . qu* est une faute.

MEIDEBOURG. Les François disent MAEEBoU R f *fort château d’Allemagne dans le bas Talatinat, situequatre milles de Spire , & à demi-lieue de Landau. Uparrenoit en 1470 , à Frédéric de Fleckenílein, baronDagítul ; mais ce seigneur , qui étoit opposé aude Frédéric , comte Palatin & électeur , en fut dép°‘ cdé par Fridéric de Rosenbeug , grand partisan de c $prince- Ce château passa ensuite sous la puissance des d LlCde‘Wurtenberg, & enfin fous celle de l’évêque de Sp llCìqui F acheta en 1315 , du duc Ulrich de \surtenb estD& le possède encore avec tout ce qui en dépend. Ce^forteresse fut presque ruinée en 1525 , dans la-gueides pay&jas. Eu 1642 , lç général Mansfeld la prit, ^