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accordant une capitulation honorable à la garnison quis’étoit bien défendue. Les Impériaux la reprirent aussipar composition en 1635. * Zeyler , Top. Palatin. Rheni.
MEIDUBRIGENSES , habitans de Medobriga ouMéidubriga.L auteur des délices d’Espag.en parle ainsi.
MEIDUBRIGA , ancienne ville de Portugal, dans lachaîne de montagnes nommée par les anciens Mons Her-minius. Cme ville étoit considérable & puissante, & si-tuée près de Tendroit où est aujourd’hui le château deMat van. Son nom étoit formé d’un mot de l’anciennelangue espagnole, qui fignifioit la même chose que leMagdebourg des Allemans , & le P arthenopolis desGrecs, c’est-à-dire la ville des Vierges. Les habitans deMeidubriga croient surnommés F lombard , parcequ’ilscroient riches en étain , dont il se trouvoit des minesfécondes dans la montagne ; il y en avoir aussi d’argent.O11 volt encore les ruines de cette ville dans une valléeprés du chateau de Marvan : on trouve des tours ren-versées , des ponts ruinés, des restes de maisons, par-tout des vestiges d’une grande magnificence, &, d’espaceen espace, les cotes de la montagne font percés de gran-des cavernes dans les endroits où étoient les mines.Voyez, MeDobrega. * Délices de Portugal , t. 3. p. 79 V
MEIMAC ( a ), Manie a , petite ville de France dansle Limosin , à sept lieues de lá ville de Tulle, entre leVesere & la Dordogne. 11 y a une abbaye de Bénédictins{ b ) de la congrégation de saint Maur. Elle a été fondéeen 1080, pat Archafobaud, vicomté de Comborn , & ,selon d’autres , vicomte de Ventadour , qui la soumit àGeraud , abbé d’Userche, avec le seul titre de prieuré.Les religieux firent bientôt leurs efforts pour secouer lejoug de cette subordination , Sc firent prendre à leurprieur le titre d abbé 3 Eustorge, évêque de Limoges, lessoumit une seconde sois à l’abbé d’Userche : mais les or-dres de 1 eveque nc purent mettre un frein à l’esprit d’in-dépendance de ces religieux , ni les empêcher de regim-ber encore (ce sont les termes du Gallia Cbrifliana ).Bernard , abbe d’Userche , dénonça leur rébellion aupape Eugène : ce souverain pontife renvoya l’affaire enjugement définitif à Pierre, archevêque de Bourges, quiía décida en faveur de l’Abbé d’Userche. Ils retinrentNéanmoins & retiennent encore aujourd’hui, malgré cettedécision , le nom d’abbé Sc d’abbaye. Leur église recon-Wost pour patrons sainte Marie, saint Léger & saint An- .dté. ( a ) Baudrand , édit. 170s. ( b ) Piganiol de la Force,Doser, de la France , t. 6. p. 357.
1. MEIMEND, ville ou grosse bourgade d’Asie dansla P e rs e . dans leZablestan. Ç’est une des dépendancesde la royale ville de Gasnah. Son territoire est très-agréa-Ble, Sc est arrosé de quantité d’eaux vives & coulantes,ce qui fait qu’il porte les meilleurs fruits de toute PA-sie. -h D'Herbelot , Biblioth. orientale.
2. MEIMEND, autre ville ou grosse bourgarded’A-Be dans la Perse, à deux journées de la ville Schiraz ,Cl1 tirant vers le midi. Elle n’a rien de considérable. *D’ Herbelot , Biblioth. orient.
Mein, (Le) granderiviered’Allemagne.llascs sourcesau marquisat de Culmbach, sur les confins de la Bohême,danslesmêmes montagnes d’où sortent la Salade l’Egrequiv °nt se perdre dans 1 Elbe, l’une au nord, l’autre à l’orientêc le Nab qui , coulant vers le midi, porte ses eaux auDanube. Les deux sources du Mein sont distinguées parsos surnoms de Weis , blanc , & de Roth , rouge. LaPlus septentrionale est le Mein bianc , & la plus mé-ridionale Mein rouge. Tous deux se joignent à Culm-Bach.De-là le Mein circulant vers le nord , reçoit un ruis-soau qui vient de Steinach , entre dans l’eveché deBam-Berg, court vers le couchant, reçoit le Chronach , quivient d’une ville de même nom, se recourbe vers lernidi jusqu'à Zapfendorff, retourne vers le couchant,reçoit l’Itsch,qui vient de Cobourg,& deux autres ruisseauxso replie vers le midi , comme pour aller recevoir leseaux du Pegnitz , qui vient de Bamberg. Ensuite coulantrantôt dans l’évêché de Bamberg, tantôt dans celui de^urtzbourg , il passe à Schweinfurt & serpente long-remsVers le midi, baignant beaucoup de villages & châteaux ;ensuite il prend un cours circulaire vers le couchant,Passe à Ochsenfurth, puis vers le nord-ouest, où il trouve^urtzbourg , Carlstad & Gemund. II y reçoit le ruisseaude Saul, serpente au couchant jusqu a Loht, qui est du
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comté de Reinec que le Mein borde au midi. íi se replieensuite fur le midi , entre au comté de Wertheim qu’ilcoupe d’onent en occident, passant à W er t heim, Sc iíy reçoit la Tauber, qui vient de Mergentheim & de Lan-da. De-la , continuant de serpenter 'vers le couchant Scvers le nord oued , e jj e baigne l’éiectorac de Mayence,pasié à Afchaffenbourg , à Selingstadt, à Hanau, à Franc-fort,va enfin fe dégorger dans le Rhin à la porte de Mayen-ce. II reçoit quantité d’autres ruisseaux,qui, tous ensemble,en font une rivière très - considérable. Voyez. Meingow,
MEINBRECHTSEN , château d’Allemagne , dans lecercle de la Baffe Saxe , au duché de Brunswick , dans laprincipauté de Wolffenbutcel, fi,r le bord oriental du We-ser, au-dessus de Hoxter. Les cartes de Homan écriventMeinbrexen.
MEINERSEN , château & cnef-iieu d’un bailliage enAllemagne, dans le duché tieBtunswick-Lunebourg fur-l’Oker , entre Zell Sc Brunswick. Ce n est pas une forte»resse , mais une grande & agréable maison de campagnepour un prince. Elle a néanmoins une espece de remparttout à l’enrour, & des fossés pleins d’eau. Elle a presquetoujours appartenu aux princes du pays. On trouve dansles archives de Zell, que Magnus, duc de Brunswick-Lunebourg, voulant gratifier le seigneur Thomas de Ro-teleben, lui donna à vie cette maison avec ìa í'eigneuticen 1364. Aussi retomba-t-elle aptes le décès de ce sei-gneur en la possession des princes de Brunswick. Dans lepartage que firent les descendans du duc Magnus , ce
domaine échut, en grande partie , à la branche de Bruns-wick-Wolffènbutrel,mais le duc Henri de Lunebourg leretira tout entier avec quelques autres lieux , par unéchange qu’il fit en 15 1 z; avec la branche de Wolffenbut-tel. * Zeyler , Topogr. Duc. Luneb.
MEINGOW, petit canton d’Allemagne fur le Mein,dans lelecìorat de Mayence. II est nommé dans les écritsdu moyen âge Moyngowe , Monachgowe , & Menx-gau. Saint Henri empereur, àl’instance de sainte Cune-gonde sa femme , & de Richard, abbé de Fulde , donnaa l’aurel de Saint Boniface , le comté de Stodenstadt , situédans le Meíngcw , in pago Mcyngoxve. L’acte s’entrouve dans les annales de Fulde, l. 3. c. 1 y. Lenom de Meingow a été celui de toute la Franconie.Le nom du Mein à été écrit long-tems Moyn , Scon en trouve quantité de preuves dans le livre intitulé
Geographìacurioja ,seii de pagis antiqius. pnesertim Ger~mania, pag.' i 46. Baudrand, édit, iyoy. donne aujour-d’hui des bornes bien plus étroites au Meíngcw. II ne l’é-tend pas plus loin qu’entre Afchaffenbourg & Mittenberg,
MEININGEN , petite ville d’Allemagne en Franco-nie fur la Verra. Voyez. Mainungen.
MEINOW, i île de Suisse dans la partie du lac de Cons-tance , nommée le lac de B'odmer .ou d’Uberlingen.Baudrand dit , elle a un bourg de même nom, & unecélébré abbaye de Tordre dc Saint Benoit, selon Muns-ter Sc les autres.
J’ignore qui sont les autres dont parle Baudrand rmais s’ils ne parlent pas plus de cette abbaye que Muns-ter , Baudrand a eu le plus grand tort de les citer.Voici ce que dit Munster, Cosmographie , p. 966. Cetteissede Meinowestà un demi-mille au dessous de Constanceen tirant vers Ubergelingen ; c’est à présent une forte &agréable maison de Tordre Teutonique. C’étoit ancien-nement la'résidence de la noble maison de Langenstein.Arnould de Langenstein, qui étoit de cet ordre, lui don-na cette maison en 1282. avec la permission d’Alberr,abbé d’Ow , ( deReihecnow) seigneur féodal de cetteisle. Elle a au milieu une haute.roche sur laquelle lamaison est bâtie avec unebasse-cour, &, autour de cesbâtimens , est une assez belle plaine, où sent , ducôté de la hauteur ,, quarante ou cinquante arpens devignoble, & de Tautre des prairies, vin petit va on avecde grands arbres Sc quelques arpens dc terres labourables.C’est ainsi que parle Munster, qui y alla en 154 . Lecommendeur qui y étoit alors, s’appeîsoit igMiond deHornstein. Du reste, pas un seul mot e a baye. Lenom latin de Tisle est, selon Baudrand , Augia Minqr,MEINUNGUE. Voyez . Mainungen.
MEIRA, abbaye d’hommes, oidredeCiteaux, ^ j acongrégation de Castille en Espagne , dans la Castille ,au diocèse de Lvgo.
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