MER
de Palma est la plus occidentale des Canaries. RumoldMercator, fils de Gérard , & quelques autres, y ont com-mencé de compter les longitudes ; le pere Riccioli demême. Enu’autres raisons dont il se sert pour confirmerson choix , il dit que Christophe Colomb partit d’abordde Piste de Tenerife & ensuite de l’iste de Palma, com-me dit terme le plus occidental, pour aller à la décou-verte du nouveau monde. II sortit du'port de Santa Cruzpour porter la Croix dans les Indes occidentales. 11 pré-tend que le succès de ses découvertes & de ion départde cette iíle, font des raisons pour y mettre le premierméridien. Depuis Colomb, les navigateurs partis de Lis-bonne ou de Séville prennent terre aux Canaries, & laplupart à l’iste de Palma, d’où ils font voiles pour leslieux auxquels leur navigation est destinée. Mais ces rai-sons ne font pas fort solides; car, i°. 11 n’est pas vraique l’iste de Palma soit la plus occidentale des Canaries.C’elt une erreur qui est cotigée dans les cartes les plusexactes. i°. Les noms de Palma & de Sainte Croix nefont pas des motifs de préférer pour méridien un 1£,Jqui s’appellè ainsi. 3 0 . Les navigateurs qui rclac enc aPalma ne le font que parce qu’ils y trouvent es ta tai. chistemens ct des commodités qu’ils n’auroient potl’iste de Fer qui est présentement reconnue pour p usoccidentale des Canaries. r
15. Les astronomes & graphes F s ,continué de se servir du méridien oes Canaucs, & uou-vam déjales esprits disposes a preterer la parue la plusoccidentale de celle de ces files qui avance le plus versle couchant, ils y ont posé leur premier méridien ; maiscomme Palma n’est pas si occidentale que l’iíìe cie Fer,ce fut à la partie occidentale de cette derniere qu’tls atta-chèrent leur premier méridien. Cela ne fe fit pas fansune mure délibération. Le cardinal de Richelieu ménageapour cela une assemblée generale des plus fameux mathé-maticiens-de PEurope.qui se tint à Paris dans l’arfenal, le2.5 avril 1654. Le résultat de leurs délibérations fur que| e premier méridien seroit & demeurerait constamment* la partie la plus occidentale de Piste de Fer. Louis XIII.confirma cette décision par une ordonnance , qui en afrit une loi aux géographes François , & il P atolt st ucfeur usage est présentement adopte dans les meilleuresCat tes nouvelles, qui sc font dans les pays étrangers.
'*6. Beaucoup de navigateurs , particulièrement esAn §lois , comptent leurs longitudes du lieu d ou i s ontPanis pour faire route > soit à l’occident, soit a 1 orient.Cefr revient au même. dès que la longitude du port d oul s Partent, est connue. Les observateurs, donc les ua-^ux sont si milcs à h géographie . comptent de memelcs longitudes à l’orient ct à Poccident ct esJ" ra Ppott au lieu de Inobservation. U longitude n7' stue Parc d’un parallèle entre deux » iei f cnS ; °
' 7 dll frnce d’un méridien à Vautre , ù est aise de ap
j° rter lous ces calculs à un même point. Pat exet p *de Hîr observateurs, Pun à Paris. Parme a Louveau , aude Siam , trouvent qu'il resulte de leurs ob-p7 a iions une différence de 6 heures 34 nain 4 e< "‘
S c ' a fait en tr,r,o; f „a» Apv. ai min. 30 sec. qui ron
MER
2.21
4.f A M » ^
Albiruni, &c. est de io degres plus oriental que Piste dfFer.
:r.
Le méridien de Tolède est de 1J deg. 30 min. plusoriental que l’isle de Fer.
Le méridien de 1 observatoire de Paris est de 11 deg.
3 s min. plus oriental que Piste de Fer.
A présent la réduction est aisée. Par exemple , Piste deS. Matthieu, dans la mer de Guinée , est sous les 10 deg.de longitude > prise de l’isle de Fer. Si je la cherche danslcs cartes de Dudley , fous le 10 deg. il est bien sur queje ne Py trouverai pas ; car comme son premier méridienest de huit deg. 15 min-plus occidental que l’isle de Fer,il s’ensoit qu’à 1 o deg. à Portent du méridien de cette file ,Dudley doit compter r 8 deg. if ntin. & si je la trouvedans fa carte à cette longitude, nous sommes d’accord.Si je cherche cette même isie dans les cartes de ceux quimettent leur premier méridien à Palma ; comme ce pre-mier méridien est de 4. deg. plus oriental que Vautre ,au lieu d’ajouter 4 deg. je dois les diminuer du nombredes io; car un rel géographe , commençant à compterun , quand j’ai déja 5 deg. depuis mon méridien, il if enaura que 6 à son compte, quand j’en aurai io.
Ccl a 'f" J " :> une omereuce ac o um... .
fr tltiL^ longitude 98 deg. 41 min. 30 sec. qui fontVe; lu e C , tenCC des "eux méridiens ; c’est-à dire , que Lou-deg * plus oriental que Pobscrvatoire de Paris, de 98absej 41 7 in * 3° sec. mais si on veut avoir la longitudeq tl >j e • Nouveau, prise du premier méridien , il n’y a30 Douter la longitude de Paris, qui est de az deg.ì} n , ; !n ‘ ll en résulte pour longitude absolue izi deg.V 7 ‘. 30 secondes.
sise j ! ! CI ^ne courte table . qui fait voir d’un seul coupét ^différences des principaux d’entre ces méridiens,q * P eut tendre facile la réduction d’un calcul à Vautre.tidj e e ^ ,Com rne nous avons remarqué n. 1 i.a son mé-die n e rP ai fr pic des Açores. La différence de ce méri-l’istç p^viron 8 deg. 15. min. plus à l’occident que
n. , j ^ 7 >dien par l’isle de Feu , duqttel nous avons parléç e ’. . , de 6 â. 4j min. plus occidental que l’isle de Fer.l’iste ci'p 11 ! l^locioli par le port de Santa Cruz dans0r frttr-n a , a ’ aiIX Canaries , est de deux degrés plusque Piste de Fer.
stn ar 7 n , éridie t n hollandois par le Pic de Ténerife . est deb e ,?• plus oriental que Piste de Fer.
eridien des Arabes, comme Abulfeda, Alfaras,
différences
Des principaux des Méridiens,
Par rapport ct l'ijls de Fer.
Le premier méridien par l’isle de Feu, l’une des isles duCap Verd , différence 6 deg. 43 min. occid»
Le premier méridien de Dudley, par 1 c Pic des Aço-res , 8 deg. j 5 min. occid.
Le premier méridien par Piste de Fer, o deg. o min.
Le premier méridien du pere Riccioli > par Palma »
2 deg. o min. orient*
Le premier méridien des Hollandois , par le Pic deTénerife > 4 deg. o min. orient.
Le premier méridien des Arabes, 1 o deg. o min. orient»
Le premier méridien des Espagnols , par Tolède .
15 deg. 30 min. orient.
Le premier méridien des François, par 1 observatoirede Paris, 21 deg. 30 min. orient.
MERIDIENNE, ( La ) on sousentend le mot Li-gne. La méridienne d’un lieu est une ligne droite que.
1 on conçoit passer par on lieu donné, ct pr-oloiigée demanière, que ses deux extrémités aboutissent précisé-ment aux deux pôles, sans aucune déclinaison, dveccette restriction, une méridienne conforme à l’aiguillede la boussole, n’est pas une vraie méridienne , parccque la boussole a fa déclinaison qui ne sc doit pas trou-ver dans la méridienne juste. La méridienne d’une cham-bre , d’un jardin est aisée à prendre, puisqifelle estsûrement tracée par sombre d’un fil perpendiculaire*ment suspendu à Finstant juste du midi t mais cet instantn’est pas aisé à déterminer. Les livres des mathémati-ciens donnent divers moyens de tracer une méridienneexacte. En voici une des plus simples. Sur un bois, oufur toute autre matière placée horizontalement, tracezà volonté un nombre indéterminé de cercles, peu di-stans ses uns des autres, qui tous ay en t un même cen-tre 3 que dans ce centre, il y ait une aiguille perpendi-culaire ; l’instanr où P ombre fera la plus courte , fêtacelui du midi, & sombre de l’aiguille est la méridien-ne : autrement remarquez avant midi à quel point Pex-rrémité de l’ombre de cette aiguille se termine a l’u»de ces cercles & 1 e marquez. Remarquez âpres midile point où cette ombre, fe terminera de même dans çmême cercle : marquez aussi ce point. Cherchez dansce même cercle un point également distant des deuxautres que vous avez marqués auparavant, a ligneque vous tirerez du centre où est Paigui e , ct qui pas-sera par ce point du milieu, est une vraie meudien-ne. La ligne qui lui est perpendiculaire, marque le vraiorient & le vrai occident. L'academie royale1 des scien-ces a dans ses mémoires un excellent détail de la méri-dienne de l’observatoire de 1 ans dans toute la France.
MERIDON , bourg de France ,dans la Normandie,fur la Dìvc , élection de Falaise.