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se rassemblèrent pour combattre Josué sur les Eaux deMerom (a). II semble donc, dit D. Calmet, Ditl. queMerom & Séméchon font la même chose ; mais cetteconséquence n’est pas juste. On convient avec Josephque la ville d’Hasor étoit sur le lac Séméchon ; maison ne trouve nulle part qu’clle fût sur les eaux de Meron >ni que les rois alliés se campèrent sur les eaux de Sémé-chon ôc auprès d’Hasor pour combattre Josué, II estbien plus croyable qu’ils s’avancerent jusqu’au torrent deCison &au défilé qui conduisoit dans leur pays pour empê-cher Josué d’y entrer, ou même pour l'aller attaquerdans un pays qu’il possédoit déja, que de s’imaginer qu’ilsl’attcndirent au fond de leur propre pays, en lui abandon-nant toute la Galilée & tout le terrein qui est depuisle lac de Oison jusqu’au lac de Séméchon.
Voici, continue dom Calmet, les preuves qui nousfont croire que Merom & Meromé & les eaux de Me-rom étole nt aux environs du Ci son, du Carmel, deThanac Sc de Megiddo ou Mageddo : i Eusebe mecla ville de Merom ou Merus , à douze milies de Sebasle»vers Dothaïm; z°. Les tribus de Zabulon & de Neph-thali s’exposcrent au péril dans le combat contreSifira ,dans les campagnes de Meromé (b) -, Le combatfe donna certainement fur le Cison, à Thanac Sc a Ma-geddo (c). 11 faut donc placer les eaux de Merom versces cantons-là. Or Thanac, Merom ôc Mageddo fontsituées au-deçà du Cison Sc au pied du Carmel. C estdonc là que fe donna non seulement le combat entreJosué & Jabin ôc ses alliés , mais encore entre Barac &Si fa t a. Cet endroit étoit important pour le passage , &■il étoit mal aisé de faire passer une armée par un autreendroit, en allant de la Judée dans la Phénicie ou dansla Galilée ou réciproquement de la Phénicie danslajudée.[a) Josué , c. 11. v. y. (b) Judìc . c. y. v. 18. (c) Ibid. v. 19.
MEROMÉ. II est parlé du pays , ou selon l’hébreudes Champs de Meromé, dans le livre des Juges ,Scon y dit que Zabulon ôc Nephthali ont exposé leurs armesau péril dans les campagnes de Meromé. On croie, ditU Calmet, DicL que Meromé est le même que Merom ,dont ìl est parlé dans Josué , lorsqu’il est dit que Jabin^ les autres rois Chananéens ses alliés furent vaincusfut les eaux de Merom. La plupart des commentateurssoient que ces eaux de Merom 11e son r autres que lejac de Séméchon dans la Haute Galilée. Josephe a donnéLeu à cette opinion, lorsqu’il a dit que la ville d’Ha-lor , ou regnoit Jabin , étoit située fur le lac Séméchon ;tt'ais il ne à pas que les Chananéens ayent été vaincusE rcs Hasor, ni près du lac Séméchon ; ôc il dit au con-tr aire q Ue i e combat se donna au pied du Thabor ce quiconforme au texte de l’Ecriture. Or, le Thabor est bienclo ‘gné du lac Séméchon ; ainsi nous aimons mieux croire*l ll e les eaux de Merom étoient au pied du Mont Carmel,^ )x environs de Thanac, de Légion ôc de Mageddo.°y e *. l’artìcle précédent.
1 ■ MERON. Foyer. Mf.rom & Meromé.
, \ MERON , bourg de France , dans l’Anjou , élection^Montreuil-Bellai.
M ERONAS, il paroît par ce que dit Strabon IL.f* M 0. que c’esl la même nation que les Phrygiens. Cafau-j° n a pourtant retranché ce mot ; mais on le trouve,ans le manuscrit d’Hopper, où on lit y.a't uvre), xa) MÍ-0l, ; C ’ &c - Mysi & MeroneS.
MERqpes, peuples imaginaires : /Elien accuse Theo-de les avoir imaginés."î5ROPlA.Voyeg. S ip H NOS.
MERopidis, terre imaginaire. Strabon, /. 7.p. 299.P l 'oche à Théopompe de Lavoir imaginée.
MEROPIS. Vmz. Cos I.
MERORUM CIVTTAS. On trouve ces mors danspiques exemplaires de Pline, /. 5. c. 24- Mais le P.a rdoiùn , après avoir consulté six manuscrits, ou ils ne
® st'ouvoient point, les a retranchés & les a remplaceseeux-ci Imme cïvitas . Ainsi c est de la ville Imme0nt h est question & non de Merorum chuta;.
Sr/û MER OS ou Merus , montagne de l’Inde , selonco?r .’ Th óophraste,z£lien , Mêla & autres. Elle etokà Jupiter, & on prétendoit que Bacchus y avoirbu 1 Certe opinion n’avoit point d’autte fondementCll 7 r a signification du mot Meros , qui en grec signifiee , &c qui avoir donné occasion à la fable de Bacchus
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enferme dans la cuisse de Jupiter & né deux fois, parcequ il avoir été garanti de la peste fur cette montagneavec son armée. Plusieurs écrivains anciens donnent desnoms différais à cette montagne. Elie est appellée Nyjapar Pline, /. 8. c. 35. Nyseium par Suidas ; & S arum parTrogus. Elle est située entre l’Inde & lé Cophenes, selonPtolomee, /. 12. & Arrien. Polirai, /. 1. Siratagtm . ditqu’on l’appelloic auslì T pu l òp u( p 0 ç } Tricoryjhus , à causede ses trois sommets dont l’un étoit nommé KcpàcíùíCorajibis l’autre KovS'aa-xn , Condasce , ôc le troisième Mè-res. * Diodor. 1 . 2. c. 3 8.
2. MEROS. Ortelius, Thefaur, dit qu’Hefyche donnece nom à une partie d ’Ampelus , s ans distinguer si c’estde la ville ou du promontoire dont il entend parler.
MEROTH. Joseph, uw. I. 3-y-y.. dit que le bourgde Meroth termine la Galilée du coté de ^occident Dansle traité intitulé Sanhédrin, il est dit que les eaux deMeroth feront changées en sang ail tems du Messie. Voyez.Merom Sc Meromé.
MEROU , ville de l’Asie , dans le Khorassan dans fapartie orientale. Cette ville est située au 37 degré 40sec. de latirunde , & au septentrion d’une autre villequ’on appelle Merou-Erroud ôc qui n’en est qu à cinqlieues. Meron est aussi surnommé Schahigchan , c’est-a-dire roi du monde. On donna ce surnom à cette ville,parce quele sultan Malicscha, l’un des [ L.s grands des Sci-jukides l’avoit fort aimée a cause del’agrement de la situa-»tion, de la pureté de son air, & de la fertilité de sonterroir. II l’avoit fait bâtir pour en faire son séjour. Erieffet il y passa la plus grande partie de fa vie. 11 y mourut,& on lui éleva un magnifique tombeau.
Cette ville a produit plusieurs savans hommes,j& Jacutassure qu’il y a vu trois bibliothèques dans l’une desquellesil y avoir douze mille volumes manuscrits. Quelques-unsveulent que cette ville ait été premierement bâtie parTahmuras, le quatrième des premiers rois de Perse, appel*lés Pischdadiens, & d’antresdisent que c’est par Jamanii,fille du roi de l-erse Artaxerxes Longimanus. Elle estsituée dans une plaine sablonneuse qui produit du sel.Trois rivières la rendent délicieuse ,& este est égalementéloignée de douze journées de Nischabour, de Herat, deBaie & de Bocara. * Fetis de la Croix , Hist. du GrandGenghizcan, 1 . 4. c. 2. p. 376.
MEROUAN , petit peuple de l’Amériqné septentrio-nale, dans la Louisiane. II est ordinairement placé entrela rivière la Maligne & celle de Cenis. Ce peuple esterrant. 11 fe pourroit faire que ce feroit le même peu-;pie que Joustel appelle Meracauman.
MEROV ARD , bois de France , dans la maîtrise deBayeux. II est de cent trois arpens.
MEROZ, c’étoitun lieuau voisinage du torrent Cison,ôc dont les habitans n’ayant pas voulu venir au secours âtleurs frétés > dans le combat qu’ils livrèrent à 5isara furentsoumis à l’anathême: Malheur à la terre de Meroz, ditl’ange du Seigneur ! Malheur à ceux qui l’habitent! parcequ’ils ne font point venus au secours du Seigneur, au se-cours des plus vaillans de les guerriers. Quelques uns ,dit D. Calmet, Diil. ont cru que Meroz éroir la mêmeque Merus ou Merom , dont il a été parlé ci-devant, ôcc’est peut-être ce qu’il y a de plus vraisemblable fur ce sujet.
D’autres, continue D. Calmet, veulent que Merozait été lin homme puissant, qui demeuroit au voisinagedu Cison , lequel n’ayant pas voulu venir au secours deBarac Sc de Debora, fut excommunié par l’ange duSeigneur au son de quatre cens trompettes. L’ange duSeigneur est félonies uns , Barac général de Tannée duSeigneur 3 selon d’autres, c’est le grand prêtre d alors»ou un prophète , 011 S. Michel, ou quelque ange. Quel-ques-uns croient que Meroz croit l’ange des Chananéens,lequel fut maudit par l’ange S. Michel, protecteur esIsraélites. * Judic. 5. 23. ,
MERPIU , en latin Melpinum , bourg de E^uee, ansTAngoumois, élection de Cognac, avec titre de c atelle-nie. C’est un membre considérable du comte oc duchéd’Angoulême , dont il fit encore panie , quân . ce duchéfut donné en appanage à feu M- le 11C ^ ernen 1711.II servit quelquefois de partage a des cadets des comtesd’Angoulême ; ôc on peut voir dans le traite des droits duroi par Dupui, comment le tout tut reum a la couronne
du tems de.Philippe le
lom, IV. F f