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Tome quatrième. M - P.
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Comme la ville de Messine est au pied & sur lapente de plusieurs collines qui l’environnenr, il n a pasété possible qu on la fortifiât régulièrement. Son enceinteest tres-irrégulìere : il y a des angles saillans & ren-trans outre mesure , des bastions, des tours de tous lesâges du monde, des pieces détachées de toutes les fa-çons , Sc qui toutes ensemble composent un tout quine vaut rien. On a cru remédier à la foiblesse de sen-tante de la ville & à Timpoifibilicé de la rendre meil-leure en faisant des forts fur les hauteurs qui la domi-n 5 nt ,> mais on a plutôt réussi à s’assurer par-là de la fi-délité des habitans, que de la défense de la ville. Les plusconsidérables de ses forteresses font le Castellacio , Matta»grisoue, Consagra , Porta-Réale & Castel-Real, sanscompter la citadelle & Saint Salvador. '

Bien des gens asiurent qu’il y a quatre-vingt mille ha-bitans dans Messine & dans les fauxbourgs. La ville Sc££ fauxbourgs font assez grands pour contenir cettequantité de peuple ; il y a même apparence que ce nom-> te y a été autrefois ; mais la ville est bien dépeupléej Ptefent. Le commerce , quoiqu’il y soit encore consi-dérable , est prodigieusement tombé ; Sc depuis la re-traite des François, il en est sorti un si grand nombre deamillcs, q ue í e nombre des habitans s’est bien trouvéeclairci.

Messine est accompagnée de quatre fauxbourgs, qu!tont, Zacra , San-Ph:lippo , Sanio Dio, & .Porta Réale .

dernier n’est habité que par des pêcheurs. C’est aumilieu de ces gens que ce sont établis les Minimes, à^endroit, à ce qu’on prétend, que saint François de| aule aborda avec son compagnon , après avoir passéF-are fur son manteau. On dit que ces quatre faux-°tirgs auxquels on a donne le nom de Parias, met-soìent dix nulle hommes fur pied qui étoient toujoursP rc ts a se jetter dans Messine, dès qu’elie avoit besoine leur secours. 11 s’cn faut bien que la ville puisse àPèsent compter fur un pareil secours. Le fauxbourg deslâcheurs est le plus peuplé. II y a dans les autres desgens de journée qui cultivent les vignes , les meu-j-iets & les terres des environs, & un assez bon nom-rc d ouvriers en soie , sileurs, tricoteurs, tisserans Scautres.

p Le Pare de Messine, Voyez, au mot Fare, l’articleAr e de Messine.

j MESSINES, petite ville de Flandre, dans la châtel-. C! he d’Ypres. Elle étoit autrefois assez grande, & avoita deux mille maisons ; mais elle fut presque en-le jement brûlée par les Anglois en 1380. elle eut lemetue sort du tems de Maximilien grand pere de l’em-L er eur Charles V. Sc le même malheur lui arriva en."f J z. que le feu se mit par hazard dans la ville 1 où'' consuma plus de trois cens boutiques de tisserans.T 111 1397, les croupes qui faisoient la guerre de ce^océ-là y brûlèrent de nouveau huit cens maisons ; de° rt e que cette ville est réduite aujourd’hui à peu de"ose. U y a un monastères de Bénédictines, qui doi-'’ent être toutes demoiselles, Sc dont 1 abbesse est damee Messines. On y volt aussi une collégiale composéee deux chanoines & d’un doyen. Elle n’a plus queji x .~vingt maisons, & environ six cens habitans. * Corn .ict. Mémoires particuliers.

MESSOA, lieu de la Laconie , selon Etienne le géo-& a phe , qui parle aussi d’une tribu de même nom, &c * te Strabon, /. 8. p. 364. Pausanias, /. 3. c. 16 . écritM 'soa par une feule s.

MESSOGIS , montagne de Lydie. II en est parlé^ a ns Etienne le géographe, & dans Strabon, /. 14. p .î°. Ortelius, The saur. soupçonne que ce pourroit êtreC -^tf otes de Ptolomée , /. y. c. z.

MESSOLI, peuples d’Afrique. Leur forteresse fur em-portée par Calpurnius Crassus , selon Plutarque, Parai.hl fi- Rom. gj- Grec.

MESSOUA, ( Isle de ) iste d’Afrique, sor la côte occi-cntale de la mer Rouge. C’est la même chose quev 1 azua. Voyez, ce mot.

MESSUA ; ville de l’Afrique propre, sor le golfe dearthage, selon Martianus Capella. Un manuscrit porte! sua, & c’est ainsi que lisent Pline, /. y. c. 4. & Ti-querai r e d’Antonin. Cette ville est appellée Nisoa parc olomée j mais il y a faute dans cet endroit. La con;

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ference dé Carthage nomme Hirundinbs, qu’elle quà-lifíe episcopus Mifjiienfis ; Sc dans le concile de Carthagesous Boniface, on trouve la souscription de Scrvus tJei ,qui fe dit episcopus Mijfuenfis, Peut-être est-ce le memélieu que Procope, L 1. ÎVándal. appelle Misna , Stauquel il donne le titre de Navale des Carthaginois. *•Ortelii Thelaur.

MESTAR - lieu de Syrie , entre Chaicide & Antioche,'sor le fleuve Oronte, selon Nicephore Calliste ,14.

c. 16. On lit 1 nmestar dans Socrate l’hillorien l.j.c. 16.

MESTARNE, ville que Suidas mec chez les Ctli -ces. Orcelius, Thesaur . croît que c’est la même quéMestar.

MESTHIA. Voyez. Mystiensis.

MESTLETA, ville dellberie Asiatique, Ptolomée»/.y. c . n. la place entre Artartijfa Sc Zalijsa. 11 fepourroit faire que ce feroit la MUchïta dAgarhias, /. z.Sc qu’un manuscrit écrit Mechïfta.

MESTRE, ville d Italie dans les états de la répu-blique de Venise. C’est une des meilleures places quise trouve sur le chemin pour aller en Allemagne patle Tirol, ou en Autriche par l e Frioul. Elle est danâle Dogado sor la Musone, à deux ou trois lieues dSVenise en tirant vers le Nord occidental. * Magin ,Carte de Tétât de Venise.

MESTRI, bourgade de la Basse Hongrie , en latinMestriana. Elle est située dans le comté de Vesprin,'vers le lac de Balaton. C’étoit anciennement une pe-tite ville. Voyez. Mestrianas.

MESTRIANzE , ville de la Pannonie. On la trouvedans Antonin, itiner. qui la met sor la route de Sa-'baria à Acincnm, cntïcSabaria Sc Mogetiana , à trentemilles de la premiere, Sc à vingt-cinq milles de la secon-de. Ortelius, Thesaur. qui cite Lazius , dit que c’estaujourd’hui Me s t ri , bourgade de la Basse-Hongrie.Voyez. Mestri.

MESTUS , fleuve de la Thrace , à ce que croit Or-telius , Thesaur. qui cite Zonare. Ce dernier écrit quele pays des environs fut subjugué par un certain Alexan-dre. Ne seroit-ce point, ajoute Ortelius Thesaur. unmot corrompu, Sc au lieu de Meftus , ne faudroit-ilpoint lire Ne fl us ì

MESUA, colline Sc péninsule de la Gaule Narbon-noise, selon Pomponius Mêla, lib. z. cap. 11. Voyez.Sigius.

MESVE, en latin Majfava , connu dans I’histoïrepour être nommé dans les tables Théodosiennes, n’estpoint la Charité-sor-Loire, comme Sanson Ta cru, Std’autres après lui-, mais c’est: un lieu qui n’en est paséloigné, Sc qui poire le nom même de Mesve, quiétoit autrefois écrit Maisve. Ce village est fur la Loire »'une lieue plus bas que la Charité , à Tendroit où leruisseau de Mazou se décharge dans cette riviere. Sacure est nommée parmi les trente sept anciennes, doncil est fait mention dans les réglemens de saint Aunaire ,évêque d’Auxerre, vers Tan y80. Elle avoit dès-lorsbeaucoup de dépendances, Sc peut-être que les maisonsdu côté où a été bâtie depuis la Charité en dépen-doient. Saint Telmée,évêque d’Auxerre,vers Tan 700.nomme aussi Mesve dans ses statuts. Le continuateucde Fredegaire, dit qu’en Tan 760. Pépin sortant d’Au-xerre Sc allant en Aquitaine, ce fut à Mesve qu’il passala Loire, Ad Masvam vicum in pago Autifiodorensì.Le dictionnaire universel de la France dit faussementque Mesve est du diocèse de Nevers. On dit que lacure de ce lieu est nommée dans une charrie de levê-que Alain , comme étant donnée au prieuré de la Cha-rité. Cependant l’abrégé historique de ce prieuré, pu-blié en 1709. par Bernot, porte à la page 18 que cefut vers la fin du onzième siécle que Rodolphe duBois donna à cette maison la moitié de Téglife deMesve & de ses dépendances. Saint Julien martyr estpatron de Téglife de ce lieu.

MESUGA PROV 1 NCIA, & Ccwerimorum Ter-ra. On trouve ces noms dans le rabbin Eldad Daniuscité par Ortelius, Thesaur. H ajoute, que les Juifs yfurent gardés prisonniers. Cette province devoit êtreau voisinage de la Persique 011 de la Babylonie.

MESUIUM, ville de la Germanie. Ptolomée, l. z.e. 11. la place 'entre Lupiajsc Argelia. C’est à présent

JE./E.Ozij