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Tome quatrième. M - P.
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Magdebourg sur l’Elbe, selon Pierre Appien. * OrteliiThesaur.

MESURACA, bourgade d’Italie, au royaume de Na-ples , dans Ja Calabre ultérieure, vers la fouace de lariviere Tacina, entre Policastro & Belcastro-, la pre-mière vers le nord, ôc la seconde au midi. * Magrn ,Carte de la Calabre ultérieure.

MESURES ITINERAIRES, mesures dont les diffé-jrens peuples se sont servis, ou se servent encore au-jourd’hui pour évaluer les distances des lieues, & lalongueur des chemins. Si elles exprimoient toujours unevaleur déterminée , il scroit facile de les connoître;mais comme tout y est varié, on a tache de rassem-bler dans cet article tous les détails nécessaires pourmettre le lecteur à portée d’evaluer les calculs d’unenation & d’un siécle à un autre. Commençons par les

anciens. ,

Mesures Itinéraires des Hébreux.

Les Hébreux Scies Arabes se sont servis du motVûMil , pour signifier un mille. II y a apparence que cemot qui ne se trouve que dans les écrits de quelquesrabbins, est emprunté de la langue latine. Schindlerdans son pentagloton, rend ce mot par mlliare ltali-cum, un mille d’Italie, Sc l'explique par le chemin<ju’il est permis de faire un jour de sabbat. II dit ail-leurs que le Mil est de trois mille coudées; ce qu’iîexprime par cette étrange latinité, tres mille cubiti ,pour ter mille cubiti , ou tria milita cubìtorum ; mais ilTend le mot de f1D12 Parsa , par le même mot demilliare en latin, & ajoute, que dix font la mesure duchemin que fait en un jour un homme qui marche mé-diocrement. Lichtfoot trouvant parmi les Hébreux troisfortes de mesures pour marquer les distances, les ex-plique ainsi. Les Juifs, dit-il, avoient coutume de di-viser la terre d’Israël en quatre cens Parses en carré.Cette maniéré de compter semble leur être favorite,& ils s en servent avec une espèce de prédilection. Hen rapporte plusieurs exemples, & ajoure que la Parsades Hébreux conrenoit quatre milles pas. Dix parses,conrinue-t-il, font quarante milles, de forte que qua-tre cens parses ou parasangues font seize cens milles.* Decas ckorogr. Marco pr&mijja , cap. 8.

Les auteurs du talmud comptent quelquefois parmilles , quelquefois par parses , Sc quelquefois par jour-

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tiees.

Leur Mille n’étoit pas de huit stades, comme celuides Grecs & des Romains, dont nous parlerons dans lafuite, mais de sept stades Sc demi.

A 1 égard de leur journée de chemin, voici commeles rabbins l’expliquent eux-mêmes. On demande quelleest la mesure du chemin d’un homme en un jour ? Ré-ponse. S’il pair dès la petite pointe du jour , il au-ra fait cinq milles lorsque le soleil se levera ; depuisl’instant du soleil couchant, jusqu’à ce qu’on voye lesétoiles , il fera cinq autres milles, lestent trente milles,quinze depuis le matin jusqu’à midi, Sc les quinze au-tres depuis le midi jusqu’au soir. Telle est, selon lesrabbins, une journée de chemin telle qu’un homme lapeut faire ; mais communément ils n’y mettent quetrente milles : encore est il bon d’avertir que le calculprécédent est fait pour la saison de l’équinoxe, Sc qu’unjour d’hiver n’y suffiroit pas. A l'égard du stade hébreu,le même critique Anglois observe que les Hébreux seservent du mot DH Ris pour dire un stade. 11 n’étoitpoint permis, selon eux, de tendre des filets aux pi-geons plus P i es s maisons que de trente stades ou Ris.Er comme il falloìt sept stades & demi pour faire unmille, les trente valoient donc quatre milles. * fíoraHebraic. ín evang. Job.

On s’étonnera que les uns disent que le mille desHébreux étoit de trois mille coudées , Sc que d’autresne le fassent que de deux mille. Reland dit que les Juifsont coutume dévaluer le Mil 7 ’D à deux mille cou-dées. II cite Rabi Levi Barzelonite , qui dit que la Parsacontient quatre milles, & qu’un mille est de deux millecoudées. 11 ajoute : Maimonide dit, que si quelqu un està la campagne, & qu’il ne sache pas au juste quel estle chemin qu’il est permis de faire un jour du sab-bat , qu’il marche deyx mille pas médiocres, Sc cet es-

pace fera celui du chemin permis le jour du sabbat.Reland, remarque qu’Origéne parle aussi dans le mernesens. , .

Si cette mesure étoit bien avérée, nous apprendnonpar-là ce que c’étoit que la coudée des Hébreux, scquelle en est la véritable mesure. Car le mille b’O con*tient mille pas, chaque pas est de cinq pieds romains >donc mille pas font de cinq mille pieds romains.

Pas Pieds.

i égal à 5

ïcoo égaux à jooo. .

Nous venons de voir ci-devant que le mille contiendeux mille coudées.

Coudées Pieds.

Donc zoo égales à 5000.

z à y.

Donc 1 égale à z Sc demi. .

Si l’on compare les coudées, des écrivains du ta 'mud à celles qu’emploie Jofephe, on trouvera un ti etde différence. Ceux-ci, par exemple, disent que l’ aU "tel avoir dix coudées de hauteur. Jofephe lui en don n fquinze. Les portes du parvis avoient, selon les T 3mudisles, vingt coudées de hauteur Sc dix de largeur ; f 0 'sephe dit qu’elles en avoient trente de hauteur Sc quin z ®de largeur : la différence est toujours d’un tiers. Rela n•croit que Jofephe s’est servi des coudées romaines p° u *être mieux entendu des étrangers pour qui il écrivoit.Sc il. ajoute que la coudée romaine étoit d’un pieddemi, ou trois demi-pieds, Sc la coudée des Hébreu*de deux pieds & demi, ou cinq demi-pieds, en ce caSJofephe a employé un faux calcul : car la différence d eces deux mesures étant de trois à cinq, il la fait m al 'à-propos de quatre à six.

Mais voici une autre difficulté. Iter Sabbaticum , 011le chemin qu’il étoit permis de faire un jour de sab-bat , comprenoit un espace de deux mille coudées >comme on vient de voir; & il y a des auteurs qui di'sent qu’il étoit égal à six stades. Saint Epiphane,dans la Palestine & de race Juive, pouvoit-il ignoresla juste mesure du chemin permis au jour du sabbat-Cependant il écrit, H&res 66 . II n’est pas permis demarcher le jour du sabbat plus loin que six stades,l’on suppose que par 1 e mot stade saint Epiphane a entendu des stades romains de cent vingt-cinq pas, le®six font égaux à trois mille sept cens cinquante pied®romains, qui valent deux mille cinq cens coudées ro-maines d’un pied Sc demi, ou trois demi-pieds romain®chacune ; mais comme les Hébreux comptent cinq censcoudées moins, c’est-à-dire deux mille de leurs coude 6 ®au lieu de deux mille cinq cens coudées romaines, 1s’ensuit que leur coudée est égale à un pied romain pi 11 ?dix-sept cens cinquante parties d’un aune pied P art ^en deux milles. Ainsi la proportion de la. coudée hebraïque, selon ce calcul, est au pied romain co m n)

1 à 1. plus T750-Z000. Ce qui ne convient pasàl’id eque l’on a donnée ci-dessus de la différence de la cou-dée des Hébreux à la'coudée romaine.

II est vraisemblable que la coudée ne différois p°' nchez les Egygdens Sc chez les Hébreux. Ces dernier®avoient fait un long séjour en Egypte, leur esclavage, l eurtravaux les avoient fans doute accoutumés aux mesn redes Egyptiens ; de forte que quand même ils auroien^eu dans la famille de Jacob une mesure différentecelle des Egyptiens, Ja nécessité de sc conformer aU ^usages d’un pays où ils vécurent si long-tems, lesroit ramenés insensiblement aux mesures égyptienne®'

Or nous avons un passage d’Hérodote, /. 1. n- ^ 45 'fur les mesures de ces derniers. Le voici, c’est à 1 °?casion de deux pyramides que l’on voir dans le lacMœris. Presque dans le milieu, dit cet auteur, il }deux pyramides qui onr deux cens coudées de hante 1 ,au-dessus du niveau du lac, qui en cache une P a ’ elprofondeur fous l’eau. Au-dessus de chacune est 11 n c ^losse de pierre. Ces pyramides font donc hautes de si 11tre cens coudées, & ce nombre de coudées rej 1 ^justement à six cens pieds. L’orgye contient six ? ie< Z °] aquatre coudées ; le pied est de quatre palmes,coudée est de six palmes. Hérodote, /. z. n. l °~' aailleurs que la coudée d’Egypte Sc celle de Sai« oS __la même. II est à croire qu’Hérodote dans cette eva