MES
te Pas
Petit ouSimple.
| Grand ou
DOUBLE.
de deux pieds,de deux pieds & demi.de trois pieds
de quatre pieds,de cinq pieds, c’est lepas géographique,de six pieds > c’est le pasd’Hérodote.
Lx Perche étoit de deux pas ou dix pieds. Le pcreBriet croit qu’elle étoit égale au Calamus dont il est sou-vent parlé dans l’Ecrituremais le Calamus de .1 Ecri-ture est évalué par Ezéchiel dans le chapitre 40. ou ill’.emploie à six coudées Sc un palme de long,c est-a-di-»e à neuf pieds & un quart ; ce qui ne sautoir faireune toise, qui est sixde pieds. Quant a la perche dont il«st ici question, elle est nommée Decempeda par Ci-céron. C’étoit une mesure dont se servoient particuliè-rement les arpenteurs, d'où est venu le mot latin De-cempedator , employé par Cicéron pour dire un ar-penteur.
Le Stade Romain étoit de cent vingt-cinq pas. Leshuit faisoient le .mille romain , comme nous lavons re-tnarqué comme chaque pas romain étoit de cinqpieds romains, il s ensuit que le stade etoit de 6ay piedsromains. ,
.Cette mesure est la véritable étendue du stade romain.Pline, /• 2. c. L Z. dit. Le stade fait cent vingt-cinq denos pas, c’est-à-dire, six cens vingt-cinq pieds. Censo-rinus, c. 13. p. 84. prétend qu’il y avoir trois sortesde stades; l’italique de 6ay pieds, l’olympiquede 600.& le pithiquede 100. II se trompe, le stade romain»,•ou l’olympique , étoit de même. Lucas Paetus dans sontraité de Mensuris & Fondenbus . /. 1. p. 3. imprimést Venise in- 4 0 . l’an 1 y73. remarque très-bien que cesdeux sortes de .stades étoient de même mesure, & nedifféroient que par la manière de les exprimer en pieds.Ce stade partagé en pieds grecs répondoit â 6® o. & enpieds latins à 6zy. L’itinéraire d’Antonin met 4000 sta-des entre O trame & Piste de Sasina fur la côte de Grcce.Pline met entre l’Italie & la Grece, une distance de yomilles. C’est la même distance. Puisque 8 stades font unmille, 400 stades yo milles. Strabon , L 7.p. z ra. dit ,conformément à ce calcul, que quand 011 va d’Apol-lonievers la Macédoine, en tirant du côté de l’orient,•on a la voie Egnatienne distinguée pat milles, dontchacun est marqué par une pierre jusqu’à l’Hebre ; &qu’elle contient J3y milles. II ajoute:si pour chaquemille vous comptez 8 stades, vous aurez 4180 stades ;il vous suivez la méthode de Polybe, qui ajoute deuxatpens à chaque stade, c’est-à-dire, un tiers de stade ,^ car chaque arpent est de cent pieds, les six font le sta-de de six cens pieds grecs,) il faudra y ajouter 178stades.
Ce passage de Strabon, nous apprend i°. que la di-vision du mille étoit en huit stades ; & 2 0 . que Polybefaisoit le mille de huit stades Sc un tiers : cependant Po-lybe , l. 3 .c. 39. après avoir donné lés distances le longde la Méditerranée, depuis le détroit jusqu’aux Alpes,ajoute à ce dénombrement qu’il fait en stades : Les Ro-mains ont mesuré & distingué toutes ces distances pafhuit stades, ou par milles. Le mille romain , selon lui,est donc de huit stades romains. II peut se faite que ce•même historien, dans’ quelqu’un des livres que nousxsavons plus , ait parlé des stades à la manière desGrecs, qui ont donné dans deux extrémités vicieusespour concilier leur manière de compter les stades avecles milles romains , dont le calcul leur étoit commode.II y a même apparence que le calcul sut quelque temsincertain, avant que les milles romains eurent été fixéspar Caius Gracchus. Plutarque, Vie des hommes illu-stres t 7 p 1 sTraduction de D acier, parle ainsi.L’ouvrage auquel ce tribun Rappliqua avec le plus defoin, fut à dresser les grands chemins publics qu’il.avoir ordonnés; & en Rattachant particulièrement à lacommodité, il ne négligea ni la beauté ni la grâce. IIpouffa ces chemins en droite ligne au travers des terres,|es pava 4e belles pierres de taille par-tout ou il en
étoit besoin, les assurant & les affermissant ailleurs P afdes monceaux de fable qu’il faisoit battre Sc her aveCdu ciment. Toutes les fondrières & tous les ravins, q l,eles torrens Sc les eaux croupies avoient creusés, >1 ^ cSfaisoit combler, ou ìl en joignoit les bords par des pontssolides ; de forte que les deux côtés étant d’une hauteuregale & parallèle, tout l’ouvrage étoit également uni SCtrès-agréable à la vue. De plus, il partagea tous ccs che-mins par espaces égaux quils appellent mities, & *.mille est à peu près de huit stades, Sc pour marqué«es milles, il fit planter de grands piliers de pie ircS 'Ces pierres servirent à fixer les milles; & comme lestade étoit la huitième partie du mille, il fut aisé d enfaire une juste division.
Mais, avant ce tems > les Grecs pouvoient bien n’<' lV ° lCqu’une idée confuse du stade & du mille romain; &" Stomberent dans différentes erreurs fur le rapport ^leur stade au mille qu’ils vouloiem adopter. Us favoíeU cque le mille étoit de huit stades, leur stade étoit u?six cens pieds, huit stades chez eux faisoient doncpieds. Le mille romain étoit de mille pas, ou de y° 0<?.pieds. II falloit doncà leur compte, ajouter deux c ellSpieds pour trouver le nombre de cinq milles. Or , ll0llSavons remarqué que cent pieds grecs faisoient harpes ’trois arpens faisoient le stade : L voilà ce tiers dede que Polybe, au rapport de Strabon , vouloir que 1 o* 1ajoutât aux huit stades grecs pour faire le mille rom 3 ’ 11 ’Julien Tarchitecte allégué par Arménopole dit, qu 6s a "tosthéne ajoutoit auslì ce tiers de stade anx huit st^ e.grecs. C’est qu’il ignoroit que 600 pieds grecs valofo 1 ^autant que 6ay pieds romains ; que de même, fi l ' ehuit fois 6qo font 4800, ainsi huit fois 6ry, font 5°°°'Sc que pat conséquent 4800 pieds grecs équivales Jy000 pieds romains, font également un mille roM 3 ^'
D’autres Grecs, beaucoup plus récens , trouvant PfRomains'dans l’habitude de compter cinq mille p> ££ÌSdans le mille; 61 y dans le stade, & croyant qu estade grec avoir un pareil nombre de pieds, ont j ll ? e■que puisque les Grecs ne comproienr que 4800 p> eCÎSdans un mille romain, cette mesure ne devoir être ff l1 f•d’environ sept stades & demi. L’évaluation d’un pieê il’autre, corrige ces deux erreurs.
L’ancien stade grec Sc le vrai stade des Romains étoit’ 1•donc égaux, & ne différoient que par le nombre cpieds que ces deux nations y comptoieiit ; mais dans I e *provinces le stade varioit. Nous avons vu que trois al1 ”teurs Grecs mesurent différemment la grande pyraffl’Pd’Egypte, & se servent de mesures auxquelles ils J 011nenr une étendue peu uniforme. En voici un aUtíexemple.
Strabon met la distance entre le temple de Vd lU . s 'Pyrcnée & l’embouchure du Var, qu’il donne pontdeux termes de la Gaule, de 277 milles. II ditd’autres comptent dans cet intervalle 26 00 stades, ^qúe quelques-uns ajoutent encore 200 stades qU> * c 'roient en tout 2800. En partageant ces deux nom^de stades par 277 milles, le premier nombre donne ^stades & un peu plus d’un tiers pour mille : & ^
cond 10, & un peu plus d’un neuvième pour f 11 ’ '‘Quoique d’ailleurs Strabon & les autres ne don'fo^communément que huit stades pour un mille, ’d P‘ :roît par cetre comparaison qu’on ne sautoir donnes 1à un mille, moins de neuf stades. Divisant 767 toi't ’qui font un mille ancien , par neuf, on aura le , gde France d’environ 8y toises qui font y 10 piedsParis., Hérodote fait les stades de six cens pieds,pied d’Hérodote sctoit donc au pied de Paris c0ífíil ] sy 1 à 60 supposant le stade d’Hérodotc égal au stadeFrance. * Cajstni , p. 189. á
Le Mille Romain étoit précisément de mi lie P‘,géographiques , chaque pas de cinq pieds roifl a ’ n Vmais comme l’ancien pied romain étoit de diverses st 1 .sures, selon les divers usages, il y a eu de la ,culté fur l’apréciation. Cluvier & presque tous ^ eS ^ ellgraphes du siécle passé ont cru faussement que l’ 3llC ’ .mille romain étoit semblable au mille italique dont 0xante font un degré. De-là ce dérangement dans les cates. Cette fausse évaluation a jetté dans la ge°g ia P 1 eune infinité de fausses positions. C’est, dit de Ub'qui a fait tomber en erreur la plupart de nos 1110 eS! j