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Tome quatrième. M - P.
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1 METROPOLIS, ville de l’íonie, selon une mé-aiie de Gordien, rapportée par Tristan, & sur la-IsiN 2 ° n - lir Cette inscri P rion : MHTPOnOAElTON ENles IA * k c l enne le géographe, qui compte jusqu à dix vil-sommées Metropolis . n’en connoîr point de cení f* ^ anS Hoà- Ce peut cependant être celle qu’il abo'f 6 <aanS ^ a ^âie; car on confond assez souvent lesvu T C6S ^ CUX Provinces. Spon déclare avoir aussila 1 u 1S ca l- > l net âe Charles Patin, une médaille fur^quelle étoic représenté Solon, & au revers Jupiter &>ane d Ephèfe , avec cette inscription : KOlNON MH-j. 0n OAErrtìN TON EN IONIA. Le même Spon, dansd" Vo yage du Levant, p. 189. rapporte qu’en allantoù , my . tne à Ephèfe, il s’arrêta près d’un cimetiere,a . v ' c quantité de pièces de colomnes de marbreiques, 8c une entre autres où il y avoir encore quel-dc^ ^es d inscription, qui ne lui apprit que le nomcelui pour qui elle avoir été faite ; mais qui le con-tI - d dans l opinion que ce lieu étoit la véritable situa-de Métro polis, à cause du grand nombre dema-e s de de débris que l’on voir tout à l’entour. 11 de-jj , a à un Arménien , qui le conduisait, si autrefoisj 11 y ay oit point eu là une ville; & il apprit que ceuxtt v ‘hage C ab âge a , à un mille de l’endroit où il se°Uvoit, assuroient qu’il y en avoir eu une, 8c que mê-e ‘ e mot Cabagea signifioit, en langue turque , une^ a nde ville. Quoique ce village n’aic que quinze ou^ Maisons, il a pu garder le nom de ville, étant<>Uin des ruines de celle-ci. 11 n’y a peut-être pas mé-ç e f °rt long rems qu’elle est détruite, puisqu’il y ac° re aux env ; ron s quatre ou cinq grands cimetièresd/ CS> 9 U 1 témoignent que ces quartiers n’ont pas été siPeuplés dans les siécles précédens, qu’ils le font préscn-Un lenc ‘ ^P on ne donne pourtant cette opinion que poure conjecture : il soupçonne même que Métropolisv it Urr °it avoir été dans un lieu plus près de Smyrne. IId 5 a droite & à gauche , les ruines d’un ancien aque-Vij| C ’ st 11 * traversoit le chemin, & conduisoit vers und- a ^ e , appelle T aarbalé, qui donne quelques marquesOu’ n 1C àé anciennement une place plus considérablea cl se n’est présenremenr, qui étoit peut-être, dir-il,hc'- Métropolis , dont il semble que le nom de Tour -e soit venu .* Berkylius, ïn Steph. Bysant.

ThJ' METROPOLIS , ville d’Isaurie, selon Ortelius,so ur‘ r ° cite le concile de Nicée, où on voir laMention de Sylvanus Metropolitanus ex IJauria.de r ■ ^-OVIE . bourgade de la Dalmatie , .au duchéau a set Saba, fur un bras de la riviere de Narenta ,jj,j e |seus -de la ville de ce nom. Elle est sous la do-pa j 1 ' 011 du Turc. Toutes les maisons y sont distinguées,, . es tours. Les Chrétiens, qui y demeurent, sont Schis-^'L'es. * Coronelli , Carte de la Dalmatie.

METROVIZA, ou Mitrovitz , ville de Hongrie,j e r ^ Save, au comté de Sirmium, entre Ratsha versj-çj^di, Sc Krfatz vers l’orknt. On voit dans ce lieu,p 011 se comte de Marsilly, Operis Danubìal. Prodrom.p *3* beaucoup de monnmens d’antiquité : cè qui lecol - ^oire que les Romains y avoient envoyé unedans 1 * 2 ^ohstdérable; il va même jusqu’à juger que c’étoitSi r . Cet endroit qu’étoit bâtie la célèbre métropole de^sent'n' 1, ^ à Mitrovitz, qu’on voit le commence-des R dcs v cstiges d’un ancien retranchement, ouvragete K ‘ 0l nains, mais dont on ne fait point le nom. Cepar ^ att étoit de terre, défiguré irréguliere, défenduj$ t k° n fossé, & ouvert en différais endroits. Edouarddit n> ^ a , ns s° n voyage de Vienne à Larisse, p. 5y,a sse^ t,C Mctrowitza est une ville assez belle , une placeAr I ^"de pour y tenir une foire , 8c qu’elle est bâtieMftd'^ d’un lac, qui est tout proche.

Cç à sROUM. II est parlé d’un lseu, ou d’une ville dedans Arrien , Peripl. p. 14. qui le met dans lar^ y ^>e sor le Pont-Euxin, & dit que d’Héraclée à Me-de jm’ 11 y av oit quatre-vingt stades ,& quarante stades

confi * ^ ' v dse de France, capitale du pavs Messin, audun dcla Seille & de la Moselle, entre Toul, Ver-Jy lv , s teves. Son nom latin est Divodurus ,Divodurum<,tr ici Mediorna tr icontm,Divodorum,Medioma-

lri ' lvuas Mediomatricormn , & Civitas Medioma-» pa* contraction du génitif de Mediomatrices au

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nominatif pluriel, dont César & Prolomée sc sont ser vis.Quelques historiens qui n’ont pas pris garde que Medio-matricum etoit le génitif de Mediomatrices, en ontfait un nominatif singulier neutre, & ont appellé cetteville Mediomatricum. Peut-être les sources ou fontaines tqu elle a dans ses, fossés , ont-elles occasionné le nomde Divodurum, cest-à-dire, eau de fontaine ; car selonValois » Diu. en langue gauloise signifie une fontaine,8c Dur veut dire de 1 eau. Blondela prétendu au con-traire que Diu en gaulois signifioit Dieu , 8c que Divo-durum vouloir dire eau divine. * Piganiol, Descr. dela France , t. 7. p. 304.

Quoi qu’il en soit, dans le quatrième siécle elle com-mença à prendre le nom du peuple ; de sorte qu’Ain-mien Marcellin l’appelle Mediomatrici ; 8c ce nom aété en usage jusqu’à l’onziéme siécle. Néanmoins dèsle commencement du cinquième, on voit que le nomdu peuple Mediomatrices, 8c celui de la ville avoir étéchangé en Métis ou Mets, ; puisque dans la notice del’Empire on trouve plusieurs fois ce Métis , qui étoitpar conséquent en usage sous Honorius & Valentinien :Idace, daus fa chronique écrite dans le même siécle ,nomme cette ville Metts. On ne fait pas Porigine dece nom, parce qu’aucun écrivain digne de foi ne nousFa appris; Paul Diacre a cru qu’elle l’avoit eu d’unRomain, nommé Metius. Au reste , cette ville sous l’Em-pire romain étoit célèbre 8c illustre ;car Tacite, au livrequatrième de son histoire, lui donne le titre de Sodacivitas , ville alliée du peuple romain ; & AmmienMarcellin la met avant Trêves,fa métropole.* Longuerue ,Desc. de la France, part. 2. p. 204,

Elle fut entierement aînée par les Huns, fous At-tila , & il ne resta fur pied que l'église, ou oratoire daS. Etienne, qui est la cathédrale ; ce qui est confirmépar Idace , contemporain d’Attila, qui en parlant de labataille donnée dans les Champs Catalauniques, ditque les Huns y étoient venus de Mets, qu’ils avoientpris de force & ruinée ; laquelle ville n etoit pas fortéloignée de ces champs : ln Campìs Catalaunïcis haucllortgè de chntate, quam ejfregerant.

Les François sous Childeric n’eurent aucune peineà s’emparer du pays de Mets & de Trêves, où ils donii-« oient du tems de Sidonius Apollinaris, comme on voirdans la 17 lettre du 4. livre, écrite à Arvogasle, quidemeuroit fur la Moselle, dont le pays avoit été occupépar les Barbares, qui ne peuvent être autres que les Fran-çois, sujets de Childeric, comme Pont bien entendu Sir-mond 8c Savaron, commentateurs de Sidonius ; ce quidétruit les exploits que les Lorrains attribuent aux Messins8c aux Verdunois, pour les Romains & pour Siagriuscontre Clovis. Cette lettre, écrite vingt ans avant laguerre de Clovis 8c de Siagrius, démontre que dès-lorsles Barbares, c'est-à-dire les François, occupoient le paysarrosé de la Moselle.

Clovis en fut toujours le maître , & des pays voisinsjusqu’auRhin, par lequel il étoit séparé des Allemands,

( ou Suéves ) qu’il vainquis.

Les quatre fils de Clovis partagèrent les états de leurpère, après fa mort. Mets échut à Thierri , qui y éta-blir fa résidence ; & cette ville , après lui, fut toujoursla capitale du royaume d’Auslïasie, 8c devint plus puissanteque sous les Romains. 11 y avoit un palais royal. Lesempereurs d’Allemagne en devinrent les maîtres pardroit de conquête ,& les évêques, fans en être souve-rains, y avoient, sous les empereurs, un si grand pourvoir, qu’ils y faisoient battre monnoie.

Le premier comte héréditaire de Mets que l’on trouve,est Hetman , dont descendirent, en ligne masculine, lesautres comtes , depuis le X siécle jusqu’à la fin du XII.La plupart ont porté le nom de Folmar , & le dernierfut Albert, fils de Folmar IV, lequel laissa une fille &unique héritière,nommée Catherine. à laquelle plusiemsdonnent le nom d’Agnès. Elle épousa Thíbaud I , duede Lorraine, qui mourut sans enfans lan 1219. aptesavoir été plusieurs années comte de Mers.

Ensuite il 11’y eut plus de comte de cette ville , 8c lemaire échevin eut toute l’autorité. Les eveques préten-doient créer ce magistrat’ & cette prétention excitasouvent de grandes séditions contre eux. Les Messinscrouvoienc de la protection parmi les princes voisins,T m. IV. K k