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Tome quatrième. M - P.
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Sc les évêques, pour avoir des alliés, engagcoient lesterres de ce riche évêché, qui ne cédoit à aucun autreen puissance.

11 est certain que fous Tempire de Charlequint, Metsétoit une ville impériale libre, qui ne reconnoissoit poursouverain que Tempereur ; & les causes des habitans Scdu pays Messin pouvoient ressortir à la chambre impé-riale de Spire, quoique les appels fussent très-rares, àcause des frais immenses que les parties étoient obligéesd’essuyer, & des longueurs des procédures de la chambre ;outre cela » il y avoir plusieurs seigneurs dans le paysMessin, qui prétendoient avoir des-francs-aleux, & êtresouverains, de maniéré qu’il ne devoir point y avoir d’ap-pel de leurs justices.

Les choses étoient en cet étatl’an 1552.. lorsqu Hen-ri II. passa par le pays Messin avec son armée, pourS’avancer vers le Rhin, au secours de ses alliés en Alle-magne. Le cardinal de Lenoncourt étoit alors titulairede Tévêché de Mets, dont Tadmiyistration temporelleétoit réservée au cardinal Charles de Lorraine : il avoirpris possession de cet évêché Tannée précédente 15 yi ,8c avoir commencé par indiquer une aíìemblée des Etats-Générauxde Tévêché dans la ville de Mets. On n’y avoirappellé que les vassaux de Tévêché ; mais le magistratfit défense à ceux de la ville d’assister le cardinal à latenue de ses états , de forte que le cardinal alla tenircette assemblée à Vie, le 8 de Février ij j 2.

Ce prélat cependant disposa les magistrats à recevoirle connétable de Montmorenci, & à donner entrée auxtroupes de France, qui s’avançoient ; ce qu’il stt avec tantd'adresse que les Messins, intimidés, & craignant de nepouvoir résister, ouvrirent leiïts portes au connétable, quis’assura de la ville.

Le roi y entra le 18 d’Avril ,& se fit prêter sermentpar les habitans, dont plusieurs étoient affectionnés aitparti de France ; les principaux furent deux freres,gentils-hommes, l’un nomme Robert de Heu, Sc Tautre Jas-par. Néanmoins le roi ne prit point la qualité de sou-verain, mais de protecteur, non seulement de la villeSc de Tévêché de Mets, mais encore du Saint Empire.

Henri II. après s’être approché du Rhin, retournaatissi-tôt en France , Sc Charlequint, ayant fait fa paixavec les princes confédérés d’AÍlemagne, assembla unepuissante armée , avec laquelle il assiégea Mets. Henri II.y avoir envoyé pour la défendre François de Lorraine,duc de Guise, avec plusieurs princes & seigneurs , Scquantité de braves gens. On rasa les fauxbourgs, plusieurséglises & monastères ; on íe défendit si bien, que Tem-pereur, voyant son armée ruinée, leva le siège.

Le cardinal de Lorraine, ayant repris Tévêché de Mets,que le cardinal de Lenoncourt, son résignataire, avoirquitté, céda au roi, avec le consentement du chapitreéc des intéressés, les droits temporels que Tévêque avoità Mets ,Lr qui étoient alors très-peu de chose, commece que j’ai dit du cardinal de Lenoncourt, le démontre.

L’empereur Charlequint, ayant remis Tempire à sonfrété Ferdinand , & ses couronnes avec ses Etats patrimo-niaux à son fils Philippe , ce prince fit une paix perpé-tuelle à Câteau - Cambresss l’an 15/9. avec Henri II.qui comprit dans le traité les évêques avec les chapi-tres de Mets, Toul & Verdun , Sc Tabbé de Gorze, aunombre de ses alliés, qui n'étoient pas ses sujets.

Henri IV. y comprit les mêmes évêques, chapitresSc cet abbé au traité de Vervins, Tan 1598.

L’empereur Ferdinand I. après la mort d’Henri II.Cnvoya redemander les trois villes à François II. Tanf y 60. par des ambassadeurs ; mais on s’excusa, Sc onsoutint que Ton n’avoit fait aucun tort à Tempire.

Au commencement du XVII siécle il y eut de si grandsdifférends entre le duc d’Eperlion , gouverneur, le lieute-nant de roi, Sobole , les magistrats Sc les habitans dela ville, qu’elle fut alors en péril ; ce qui obligea HenriIV. à aller en personne à Mets&à s’âssurer de la citadelle,dont il chassa le commandant Sobole Tan 1603.

Après la mort du roi,le duc d’Epernon sc rendit leplus fort à Mets, où il fut absolu durant quelques années,fans qu’on apportât néanmoins aucun changement à lajuridiction des magistrats & à celle de Tévêché, qistétoit une principauté de Tempire , Sc dont les évêquesreconnurent toujours la souveraineté des empereurs.

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reçurent d’eux l’investiture, & leur firent foi 8c hotnm^ 'Charles, cardinal de Lorraine, reçut l’investiture dedinand I. Tan 1559. Louis de Lorraine, cardinal de « u 'la reçut de Maximilien II. Tan 1 569. Le cardinal Chatde Lorraine , fils du duc Charles II. la reçut de R° 0phe II. Tan iy88. , ^

L’empereur Matthias donna des sauvegardes à 1 evché de Mets, comme fief de Tempire, Tan 1617. E nHenri de Bourbon, fils naturel d’Henri IV. donna *°dénombrement Tan i6zy. à Tempereur Ferdinand ILstlui donna Tinvestiture du consentement & à la P rlÊde Louis XIII. frere d’Henri de Bourbon , qui, a/^quitté cet évêché, fut fait duc de Verneuil Sc paîtFrance.

Le même roi, s’étant assuré de Moycnvic & de M “Tfal, & ayant fait bâtit une citadelle à Verdun, ^ ^clara seigneur souverain Sc absolu des trois villes & ,temporel des trois évêchés ; & après avoir supp n11 ^plusieurs petites justices, qui se disoient souveraines.^les appels à la chambre impériale, il institua un 11011veau parlement dàns la ville de Mets, comme tous ce 11du royaume de France , Sc lui attribua pour ressortvilles & évêchés, avec les seigneuries annexées ; & cer ».compagnie commença à faire ses fonctions le 16 d’Aor6zz. . c

Cet établissement excita de grandes plaintes à la c °de Tempereur Ferdinand II. & parmi ses alliés en A*magne. La rupture encre Tempire & la France arthdeux ans après; mais la guerre n’ayanr pas été 1°^d’événemens fort avantageux pour les Impériaux,songea à faire la paix, Sc Ton convint de laisser acouronne de France les trois villes & évêchés de MfiVde Toul & de Verdun en souveraineté avec leurs distri°

François de Lorraine,évêque de Verdun, quiquitté son diocèse & étoit horsde France,forma des opP°sitions à cet article, & fit ses efforts pour Tempccherpasser outre ; mais ce fut inutilement, la cession átrois villes Lc évêchés, fut accordée par le traité 0Westphalie, Tan- 1648.

On ne réserva simplement que le droit mérrop 011 'tain sur ces évêchés à Tarchevêque de Trêves, électeude l’Empire ; fur quoi les juges & officiers royaux >ayant fait plusieurs innovations, & sélecteur s’en eUfplaint comme d’une infraction au traité de Weslpha* 10 ’le feu roi Louis XIV. par un traité conclu avec T el£cteur Gaspard deLaien,le ir Octobre 1661.régla cCSdifférends au quatrième article, en cette maniéré : 4 °fur les remontrances faites à fa majesté, au nom & jsla part du prince électeur de Trêves, pour P 011 ^continuer à jouir pleinement de son droit de mérroplitain fur les trois évêchés, Sc les sujets dépendansMets, Toul & Verdun, en la maniéré que ses p se . ^cesseurs, archevêques de Trêves, en avoienc joui, &qu’il avoit été réservé au traité de Munster, Scaccordé au nom de sa majesté, le zo Décembrepar une déclaration de ses ambassadeurs à Francfort,majesté confentoit Sc accordoít que le prince électe^'& ses successeurs, demeureroient en la possession & i° 01sance, non-seulement de la juridiction métropole 1sur les trois évêchés de Mets, Toul & Verdun art tbunal métropolitain de Trêves , à ce état 1 : par ses pt°cesseurs archevêques , mais auffi en celle de la junsdict 1diocésaine dans les terres acquises par fa ma : esté ,dames pour le spirituel,du diocèse de Trêves, dai 1 *duché de Luxembourg, comté de Chini, prévôtévoi, Sc dans les duchés de Lorraine, de Barrois. Aeffet > fa majesté promit d’en faire expédier les orSc mandemens nécessaires, avec défenses au parlesde Mets Sc aux autres sièges, de troubler & .

le prince Sc électeur dans tous ses droits, tant lîietpolitains que diocésains. , , 0 j$

II y a à peine deux cens ans , que cette ville aS

fois plus grande qu’elle n’est à présent. Elle ne ^pourtant d’être encore considérable, Sc passe p° lll g olîdes plus belles Sc des plus agréables du royaum e * ^enceinte a 2y 00. toises ; ses rues sont étroi rcS ’gjj eles maisons antiques & à créneaux pour la plûp aCC '.est divisée en seize paroisses, & renferme environs , ^deux mille habitans. La Moselle Tenvironne du co . aToccident Sc du nord, Une digue de pierres» st