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les unes aux autres. Cette maison est composée de troispavillons. Scia façade a deux cens pieds de long. Lesdehors & les dedans en sont très-bien ornés. Chaqueappartement a son nom particulier, pris du sujet qui estreprésenté dans ses peintures. La justice, la tempérance,la force , la prudence , les muses , l’eloquence , l’histoi-re, la poësie', la fable, &c. sont les noms d’autant d’ap-partemens. Dans celui de la force, on voit Samson &Hercule qui terrassent des lions ; Judith qui coupe la têteà Holoferne ; Milon Crotoniate, qui porte un taureaufur ses épaules, &c. La chapelle est belle & ornée , &surpasse tout ce qu’on peut penser d’une chapelle de mai-son de campagne. * Mémoires dréjjés fur les lieux en1704. Corn. Dict. Tïganiol de la t or ce » Desc. de laFrance, t. 3. p. 90.
MEVONIOLA, ville d’Italie , selon une ancienneInscription, rapportée dans le trésor de Goltzius.OrteliusThés .prétend que c est aujourd’hui le village Galeate, dansla Romagne, où cette inscription se trouve encore.
MEVOUILLON , Medullio , baronnie de France,dansle Dauphine , élection de Montelimart. C’éroit autre-fois une baronnie libre , qui ne rélevoit que de l’Empire.Le dauphin Humbert I. en acquit le haut domaine en1293. Sc Humbert II. ayant hérité de son parent du do-maine utile , lunit au Dauphiné. Mevouillon releve au-jourd’hui du siège royal de Buys. qui est le chef lieu decette baronnie. Elle est le siège d’un bailliage particulier,ressortissant du bailliage des Montagnes. II y avoir autre-fois un fart qui a été démoli.
MEURCE, bourg de France,dans le Maine, électiondu Mans.
1. MEURS, petite ville d’Allemagne, au duché deCléres. Vbyez. Mœurs.
2. MEURS, bourg de France,dans l’Anjou, el.diond’Angers.
MEURSE, bourg de France dans la Saintonge,électronde Saintes.
MEURTE, rivière de Lorraine. Elle a fa source dansles montagnes de Vosges , aux frontières de la Haute Al-sace , & se jette dans la Moselle,trois lieues au-dessus deFont-à-Mousson. Elle n’est navigable qu’à deux ou troislieues au-dessus de Nanci ; encore faut-il attendre lescrues d’eau & fe servir de bateaux fort petits Sc fort lé-gers. C’est fur cette riviere qu’on fait descendre le sel dessalines de Rosières. * Pigauiol , Descr. de la France,t. 7. p. 2.91.
MEUSE, riviere de France. Elle à fa source dans laChampagne , au Bassigny , près du village de Meuse Scde Montigni-ie Roi. Son cours est de cent vingt lieues,ou environ. Elle commence à porterbateau à S. Th'ibaud,passe dans les évêchés de Toul & Verdun , par la Cham-pagne , le Luxembourg Sc le comté de Namur, ensuitearrose Tcvêché de Liège, une partie des Pays-Bas Autri-chiens . Sc des Provinces-Unies, reçoit le Wahal, au-dessous de l’isle de Bommel, prend le nom de Meruve ,Sc se perd dans l’Océan > entre la Brille Sc Gravescnde.Les principaux lieux qu’elle baigne dans son cours sontS. Thibaud, g. Neuchâtel, d. V.aucouleurs , g. S. Mi-chel, d. Verdun, d. Dun, d. Stenay , d. Mousson, d.Sedan, d. Doncheri, d. Mezieres, d. Charleville, g.Château-Renaud, d.Revin, d. Fumay, g. Charlemont,g. Dinant, d. Namur , g. Huy, d. Liège, g. Herstal,g. Mastricht, g. Stochem, g. Mascick, g. Ruremonde,d. Venlo , d. Grave, g. Ravenstein, d. Batenborch, d.le fort de Voorn dans une isle, le fort de S. André dansune autre iste: Cre vecteur, g. Heusden , g. le châteaude.Lœvenstein, d. Vorcum, & Gorcum , d. Dordrecht,g. Rotterdam, d. Delfshaven, d. Schiedam, d. Vlar-dingen, d. Maessuis, d. la Brille, * Diíl. Géogr. desPays-Bas.
Un habile physicien a remarqué que la Meuse ( a ) s’en-fle ordinairement la nuit, environ d’un demi-pied plusque le jour , si le vent ne s’y oppose. II attribue cet effetaux raytìns-du soleil, qui chassent la mer pendant le jourloin de la terre , & lui laissent la nuit la liberté de s’enrapprocher. Cette explication souffle ses difficultés ; maisje laisse à d’autres le soin de les relever.
On a proposé à l’occasion de la coupe & dc la voituredes mâts (L ) , de faire un canal pour joindre la Moselleï la Meuse. par le moyen d’un ruisseau qui tombe dans la
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Moselle à Toul, Sc d’un autre qui se perd dans la Meuau-dessus de Pagny. Les sources de ces deux ruisseau* ntant qu’à une demi-lieue lune de l’autre, & R testeétant d ailleurs favorable, il feroit aisé de les unir Sc a efaire un canal. Le maréchal de Vauban en avoir fait u^projet, qu’il croyoit également utile, & facile à exe"cuter. (a ) Piganiol,De scr. de la France, t. 3. P* 46( b ) lbiu. t. 7. p. 289. .
La Vielle Meuse , on donne ce nom au brasMeuse qui fe sépare de l’autre à Dordrecht, &c coi Rtre l’isle d’Isselmonde, celle de Beyerland, & cellePutten , Sc se rejoint à l'autre bras, au-dessus de la Pjr ,isle de Blankenbourg, vis-à-vis de Vlaerdingen. * U ’Géogr. ph. des Pays-Bas,
MEWAR 1 , ville du Japon, dans l’isle de Nip" 0 ”’Elle est bâtie fur une colline, au pied de laquelle reg l ' e ^de tous côtés de vastes campagnes, semées de bled* .de riz, entrecoupées de vergers, pleins de pruniers sifournissent de prunes presque tout le Japon. On e » 13confite la plupart pour s’en servir en bu van r du thé ontzia. Cette ville a quantité de belles tours. Sur l’ex tremité de la core de la mer » on voit un fort beau teropR ’dont la pointe sert de fare. 11 y a dans la ville seize aU^temples, tous fort somptueux. Les habitans célèbre"tous les ans dans ce lieu une fête des morts. Les eérew^■nies en sont rrès-singulicres. Chacun, vêtu de sos_P l j gbeaux habits , perte avec beaucoup de respect sonhors de la ville, Sc s’arrêre à l’endroit où les corps d eparens ont été brûlés ; &, posant l’idole à terre , " S j gSprosternent jeunes Sc vieux, Sc prient les uns Xaca,autres Amida, Canon , ou quelque autre dieu , ch 3 "suivant en cela son inclination partiel Lere, de faire g 13 ^aux âmes de leurs païens , & de ne les point laifierfiir aux eaux de Singoc, avec les médians Sc les pross 11 ^’mais de les introduire au lieu qu’habitent les bienheuiqIls les prient avec d’autant plus d’instance , qu’ils Cto>que les âmes des défunts errent pendant quelques an" eautour de leurs tombeaux. Ces prières, que de jeu" ehommes accompagnent d’offrandes considérables, ^ 3 "été faites, chacun reprend son idole, & rous enseMforment une procession pour retourner à la ville. * ,.dant Ce rems, ils croient tous avoir une ame à leur co [ ’Sc ils l’entretiennent fort sérieusement, liii faisant * ales réponses qu’ils s’imaginent les plus conformes à *état. Cet entretien dure jusqu’au logis de chaque p â [culier , où l’on couvre la table des mets les plus exq 11 *? 'dans une gallerie, dans une chambre ©u fur une terra 'Elle y demeure couverte l’espace d’une demi-heute, ap r ^quoi ils la retirent , Sc en même-tems tous les íf ll g ^hommes sortent de la ville en foule, font un bruit ,traordinaire , & frapent l’air avec des branches d’ a1 ' , irpersuadés que par-là ils chassent les âmes vers Ruts tbeaux. Après avoir couru fort Ion g-rems , il s retour" ,à leurs maisons, où , pour se remettre de leurs fat'ë" sils passent la nuit à boire ensemble. II y a des vilRsle Japon où ces jeunes hommes prétendent chaff eíâmes en jettant des pierres contre les maisons. La c „du roi, qui fait son séjour à Mewari, est des plus be" e ^des plus nombreuses. L’appartement de ses concubR^jtout proche de son palais. * Corn. Dict.^ AmbassadeHollandois au Japon. ... fa
MEUVE , Meve ou Meau» en latin Meva, VJPologne. Voyez. Ghnief. .
ME VIS ou Nevis , isle de l'Amérique septenrrioSc l’une des Antilles. Elle n’est pas loin de S. ChtslRF ^on la place à 17 degrés 19 min. de latitude nord. E‘ ieassez petite. U n’y a qu’une montagne au Mth^" ' QÍ .l’isle, Sc qui est sort haute » d’accès difficile ^née d’arbres vers le sommet ; autour de cette i^ 0 " r , g ]asont placées les plantations qui tendent à la cote smer. 11 y a diverses sources d’eau fraîche : quelquessont assez fortes pour porter à la mer. II y a auffi u " e ^5,ce d’eau chaude Sc minérale. On a fait près de * a . ^sance de cette source des bains que l’on trouve f° rraires pour diverses maladies. q 8 C cíl
Les Anglois s’établirent dans cette isle en 162 ^tu>rfont demeurés possesseurs jusqu’à présent. L’isl e 0 â ^ 1abondamment à l’entretien des habitans ; car elR r ^ -du sucre, du coton, du gingembre, du tabac, & c ‘/ £ qiiÇaucune des Isles Caraïbes qui soit si bien gouver ^fi