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Tome quatrième. M - P.
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Celle-ci : la justice y est exercée sans partialité , & toutes

les débauches y font sévèrement punies par un arrece des

Plu^anciens & des meilleurs habitans.

On compte dans cette isle trois églises. On y a bâti unfort, - • •

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> garni de bons canons qui commandent à une gran-

sie distance, & mettent la rade & le port en sûreté. * L'A-

^An g . p . 64 .

MEUX ou S. Martin de Meux , bourg de France,' Saintonge, élection de Saintes.de F f ^ ® CANLBRY, ville d’Egypte. Dapper , Defcr.la -t^ te - ?- J J. dit : A côté de Chargnie , on trouvev ulç Meuye Canibry , à demi-chemin de Damiéte ou^ rand Caire, & ensuite on trouve Caracanie. Corneille ,/Paremmenr en estropiant le nom, félon sa coutume ,dtess'à^ ’-Canibry. Je ne trouve sur la carte du Delta ,/-> EE Par de Piste sur les mémoires de Lucas , ni Meuveani6r y, ni MenzeCanib-y.

pr^^^T-ALI, ville de l’Irac-Rabi, ou de l’Irac pro-( j a * ^ ntle l’Euphrate Sc le lac de Rehemat. Corneille,s ‘on dictionnaire, ajoute fur le témoignage de Davi-soi ; S u °n la nomme aussi Mam-Alï, c’est-à-dire, mai-tie saison d’Ali. II y a plus de mille ans qu’elle fut bâ-ch ^ les ^ L,n lac que fait l'Euphrate , ou l'une de ses bran»j eSj à deux journées deBagdat, selon ce que rapportetle *V Can l 3ei ‘l' e ' Tandis qu’elle floriísoit par le moyenc S "ons que les sectateurs d’Ali faisoient à la mosquée ,n r y comptoir six à sept mille maisons. Présentement ilj-y plus que cinq cens qui soient habitées. Elles font>Çes de briques Sc dc chaux , ainsi que la mosquée d’Ali,q î.j 1 P a sie pour une des plus célébrés de l’Asie. On tientd y a dans cette mosquée trois grandes lampes d’or en-«s d’un grand nombre dc pierreries offertes par di-j £ s princes. Les Persans y vont de toutes parts en pé-hi'll ^ rendent ce lieu si riche, qu’il y a plus de^ e lampes d’or ou d’argent. II se trouve dans cetteQ ï( Çee, pour la desservir, plus dc quatre cens zeytes,tai ^ íecres - que les Turcs nomment Alpha quìs. Leshabi-c s sic Mexat-Ali n’ont point de bois, non plus queìa fi X ^fcxat-Ocem , ce qui les oblige dc brûler deq , ente sèche de bœuf, ou de chameau. 11s n’ont aussifaiM’ 6 draine salée ; &, si l’on veut de l’eau douce, ilfì t f . Icr prendre dans un aqueduc , que le Sultan Sclim• air e autrefois , depuis l’Euphrate , jusqu à trois lieuesH y a dans Mexat-Ali une garnison de cinquante

ìpvn.

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de i CS, .P° ur renir le peuple dans le devoir. Les murailles«u f 1 Ec,prise p ar quelques-uns pour celle de Cufe, quil'jn v °lsinc, font ouvertes en plusieurs endroits. * DeAtlas,

fllJ ^^AT-OCEM, on Rerbes a ; ville de FIrac-Rabi,tc sic l’Jrac propre, fur Jc bord occidental de l’Euphra-311 nord de Mexat-Ali. Mexat-Ocem . veut dire

à cause d’O-écé enterré. La

rivJLU UC ivlWAcU f liit luVAftmv/wcui

Ce s< stoée d’Ocem , on lui a donné ce nomd’Ali, qu’on prétend y avoir étévit ;'sion porte, dit Corneille, Diíhonnaire , après Da-dés e 3 . si-si Oeem -mourut de soif dans ce lieu-là , qui étoitc« a _ u paravanr. C’est pour cela que les Maures Scg, a] . suivent la secte d’Ali > croient que c’est faire unem 0 e Œuvre de piété que dc donner à boire pour l’a-v 0nt C Dieu , à ceux qui en veulent. Ainsi plusieurss Cs ,P ar les rues ayee des outres pleines d’ean Sc des tas-I ls e l'Yiton, bien nettes, pour en donner sons argent.Puits* 1 D ennent feulement, quand on en offre. II y a desdu A C ® mr uuns d’une très-bonne eau, Sc hors de la villeder'f te âc l’Euphrate, deux étangs carrés qui serventl es l C Avoirs à I’eau d’un aqueduc > qui n’est d’usoge poure st o lt3ns ’ c>ue dans leurs plus grands besoins. La villeUnes Veit . e > B y a quatre mille maisons, dont quelques-pl ac ‘lUoìquebasses,font très-bien bâties pour le pays. Lesest e e n. C T, mar ché font toutes voutées.Quant à la mosquée,à ] a sicsiiée à Ocem , & faite de briques. Une partieestÎ-Dfque, Sc elle est accompagnée d’un minaret.Hi a i n es hctútans de Mexat-Ocem íònt Mahométans ;li. j, , ou Xiaphts, c’est-à dire, sectateurs d’A-

J uîfs ne Peuvent souffrir aucune secte , soit Maures,C ht( îr 0U ^brétiens : sur-tout ils haïssent mortellement lesdeux r* e p S - ^ ^ Cs > 6c aucune personne d’iine de cesbétail C I ^ IOns ne sieweure parmi eux. Us ont quantité de^hyirof r ° S ^ m f nu ' ^oi est nourri dans les pâturages desvy? j prìncipalemçstt dapj pçrtaines campagnes, qui

font toujours vertes , à cause de l’eau qtì’on y amasse peu»dant 1 hiver. Le terroir produit beaucoup de bled & d’ot-ge, Sc quantité de légumes , avec quelques fruits sem-blables aux nôtres ; mais il v a fort peu d’arbres. * De1‘J/le, Atlas.

MEXICANO , ou Rio Mexicano , riviere de l’A-merique septentrionale, dans la Louisiane. Este se jettedans le golfe de Mexique, à trente ou trente-cinq lieuesà l’ouest du Mississipi, à travers de grandes prairies ma-récageuses.

MEXICO. Voyez, Mexique.

MEXIMIEUX, bourg de France, dans la Bourgogne Jbailliage & recette de Bresse , avec titre de baronnie. IIy a une église collégiale Sc une mairie.

i. MEXIQUE , ou Mexico , ville de l’Amériqueseptentrionale, la plus belle Sc la plus considérable dunouveau monde , la capitale de Fempire du Mexique , àvingt-deux lieues de la Puebla , Sc à quatre-vingt de làVcra-Cnic. Elle avoic été connue au commencementde so fondation sous le nom de Tenuchtìtlan, ou sousquelqu’autre approchant. On soit Internent qu’elle étoictrès-grande, & qu’elle contenoit soixante mille famillesen deux quartiers séparés , dont l’un nommé Tlateluco ,n’étoit rempli que de menu peuple, Sc l’autre appelléMexico , étoic le séjour de la cour Sc de toute la no-blesse ; d’où la ville entiere avoir pris le nom de ce quar-tier. * Histoire de la conquête du Mexique , 1 .3. c. 13.

La ville de Mexique étoit située au milieu d’unevaste plaine entourée de tous çêtés de hautes montagnes,dont ies torreus Sc les ruisseaux alloient former diversétangs dans la vallée > Sc au centre de deux grands lacs,que la nation Mexicaine occupoit par plus de cinquantevilles, ou bourgades. Un de ces lacs étoit d’eau douce »& l’autre d’eau salée. Voyez, ci-après au mot le Lac deMexique. C’éroit presqu’au milieu du lac d’eau salée quel’on avoir fondé la ville de Mexique , dont la hauteurest à 19. d. 13. m. de lat. sep. sous la Zone torride. Quoi-que dans cette situation elle jouissoit d’une températured’air agréable & soin, le froid & la chaleur s’y faisoientsentir en leur saison, Sc l’un & l’autre dans un degré mo-déré ; ì’humidité qui pouvoìt le plus attaquer la santé, àcause de la situation du lieu, étoit corrigée par les ventsSc par le soleil.

Cette grande ville avoir des lieux très-agréables anmilieu des eaux , & communiquoit à la terre par sc s di-gue;, ou chaussées principales, ouvrages aussi beaux qu’u-tiles. La premiere de ces digues , du côté du midi, avoicdeux lieues de longueur ; & c’est par où les Espagnols fi-rent leur entrée ; Faun e,du côté du septentrion,n’écoit qued’une lieue ; 8e la troisième, un peu moindre, regardoicàl’occident.Les rues de la ville croient fort larges, & parois-soient avoir été tirées au cordeau : les unes croient d’eauavec leurs ponts, pour la communication des habitans; lesautres, de terre rapportée ; enfin on en voyoit quelques-unes de terre Sc d’eau tout ensemble ; là ter rep toit desdeux côtés pour le passage des gens de pied , «l’eau aumilieu pour Fusoge des canots Sc des barques de diversefabrique , qui navigeoient par tout dans la ville, ou quifervoient au commerce , Sc dont le nombre alloit jusqu’àcinquante mille , fans compter les moindres canots, queles Mexicains appellent Acales, faits d’un seul troncd’arbre , Sc capables de contenir un homme qui rame.

Les édifices publics & les maisons des nobles, quicomposoient la plus grande partie de la-ville , éroient depierres Sc bien bâties : celles du peuple étoient basses 8cinégales ; mais les unes Sc les autres avoient été disposéesde façon, qu’elles laissoient différentes places vuides oul’on tenoit marché. La place de Tlateluco , d’une éten-due admirabït , étoit celle où l’on voyoit le plus grandconcours de monde, à cause de ses foires où les mar-chands Sc les paysans du royaume fe rendaient a cer-tains jours de l’année, avec ce qu’ils avoient de plusprécieux, tant en production de la terre , qu en manu-factures. Us y venoient en si grand nombre, que cetteplace, quoique d’une étendue extraoi maire, etoit siiremplie, qu’à peine les acheteurs pouvoient y entrer,L’achat Sc la vente fe faisoient par echange; chacundonnoit ce qu’il avoit de trop, pour avoir ce qui luimanquoit. Le maïs & se cacao fervoient feulement demonnoie pour íçs fhoscs de moindre valeur. Us ne so

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