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M1NOÊ. Voyez. Minoa & Minthe.
MINOIDLS. Nom de quelques ilies , suivant Apollo-nius , / z. Son lchouaste rend Mmoïdes par Cyclades. .
MINOIDUM. Apollonius & le lexicon de Favori-nus donnent ce nom à la mer de Crète,
MINOIS. Saint Jérôme,»» Loch .parlant de la villede Medemana dans la tribu de Juda, dont parle Isaïe,ajoure ces mots : Ceíì aujourd'hui la vilre de Menois,auprès de Gaza, Voyez. Maon.
MlNOIUM PELAGUS Voyez. Minoidum.
MINOLO, village de lïlle de Candie, fur la coteseptentrionale, au couchant de la Canée. Quelques géo-graphes prennent ce village pour 1 ancienne M noa quiétoit fur la côte septentrionale de l'riie, & dsttingueed’une autre Minoa qui étoit sur la cote orientale. *Baudrand , Dict. éd. 1705.
MINORBÍNO, vilie d Italie, au royaume de Naples,dans la partie occidentale de la terre de Bar t, vers lesConfins de la Balrlicate. Quoiquede soit 1c siège u unévêque suffragant de Bari, eile n’est pas fort considé-rable * M. %-n , Carte de la terre de Bari.
MINORES. Voyez, Ccelaletze.
MÍNORQUE , iíle du royaume d’Espagne (a) , dansla mer Méditerranée, au nord est de liire de Major-que , dont elle est éloignée de dix lieues entre le ; 9 Scle 40 deg. de latitude. Elle s’etend en longueur du nord-ouest au sud-elt Fespace de douze ou quinze lieues,& de sept grandes feulement, filon d’autres (b): deforte qu’elle peut en avoir quarante à cinquante de lon-gueur , Sc un peu plus de deux de largeur. Quelquesécrivains la mettent à cinquante mille pas de la Cata-logne , Sc quelques autres à cent vingt milles: ce quifait une différence bien considérable. Les navigateursfont du sentiment des derniers, (a) Délices d’Espagne,t. 4. p. y80. (b) Vayrac , Etat présent de l’Espagne,1. 1. p. 389.
Cette iíle est nommée Minorque , & Menorca parles habitans, parce qu’elle est la moindre Sc la plus petitedes Baléares. Les auteurs Espagnols assurent qu’elle atoujours été regardée comme une partie de l’Espagne,& que ses habitans, ainsi que ceux de Majorque, onttoujours été réputés Espagnols ; ce qu’on ne peut pasdise des autres peuples' qui font soumis à la couronned’Espagne. Les anciens ont connu ces isles sous diffé-rais noms : ils les ont appellées , tantôt Baléares, tantôtGymnafies , tantôt Chiriades , tantôt Apbrodifiades ouAphro/tades , tantôt Eudemones, Sc tantôt Axiologues.L’iste de Minorque porta en particulier le nom de Nura-,mais aucun auteur ancien ni moderne ne dit pourquoiil lui fut donné.
Le rerrein de cette isle est en partie montueux, &cn partie uni. Quoique ses montagnes ne soient pas siélevées ni si fertiles que celles de Majorque, elles nelaissent pas de produire toutes les choses nécessaires à laVie, si on en excepte l’huile, à cause que l’isie est fortexposée aux frimats du Nord. Son climat, le langagede ses peuples Sc leurs coutumes sont semblables à cellesdes habitans de Majorque. 11 y a un des plus beauxports de l’univers, qu’on appelle le Port-Mahon. Voyez,ce mot à Parti de Port.
A main droite du port on voitle fameux château S.Philippe, Sc qui, selon Dameto , passe pour imprena-ble , tant à cause de sa situation, que de la grande quan-tité d’artillerie dont il est garni : cependant les Anglaisí’en rendirent les maîtres fans faire de grands efforts. LesFrançois le prirent le 28 Juin 1756, & so rendirentaux Anglais à la paix.
Plus avant dans la terre on volt la ville qui donnele nom au port, Sc qui fut fondée parles Carthagi-nois. Elle n’est pas grande > mais passablement riche , àcause du commerce qui s’y fait.
Citadelea est la capitale de lisse: elle contientenviron six cens maisons, Sc est défendue par de fortesmurailles & par plusieurs bastions. On y remarque quel-ques édifices assez bien construits. Le gouverneur del’iste y fait fa résidence, aussi bien que son assesseur &l’avocat fiscal, avec l’assistance desquels il pren con-naissance de toutes les affaires qui surviennent dans songouvernement, tant en matière militaire , civile , quecriminelle. Pour ce qui regarde la juridiction ecclé-
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Anciennement il y avoir un évêque particulier , cotnrncsiaítique, l’évêque de Majorque y tient un proviseur,il paroîc par plusieurs actes authentiques. Cette 'i;contient quelques couvens de religieux & une egstjassez remarquable par le nombre d ecclésiastiques quidesservent, parmi lesquels il y en a un avec le ti reprévôt, &-qni porte l’aumuce, comme s’il étoit chanoine*11 11’y a dans totue l’iste que deux autres villes, d 111sont Laor Sc Mercadal ; mais elles ne méritent gtieiequ’on y faste attention Dans la partie orientale on trouve un port, nommé Fornelli ; ií est au fond d’une J 01baie , vers un cap de même nom.
Cette iíle ne cede point à celle de Majorque p° u
I abondance des animaux sauvages Sc domestiques. I*trouve sur tout des mulets fort estimés pour leur taiSc pour leur vigueur qui est peu commune.
MINOS. Voyez. Gaza,
M1NSAL. Voyez. Meíos. . ^
1. MINSINGEN ou Munsingen , petite vi'led’A J®magne , dans la Suabe Sc dans les états du duc Wust e "î,berg. Elie est située fur 1 Elbe , entre NcurhngenBiaubeuren , à quatre lieues de chacun de ces endroit*
II y a un assez beau château, où le prince fait qutlq 11 ^'fois son séjour. Elle a de bons foliés pleins d’eau, tl0Jportes,une belle maison de ville Sc une église parciikfbien bâtie. On lit dans la chronique d’Augíbourg st 11 eI1378 , les villes confédérées, Ulm , Augíbourg Sc aitt* ^s’emparerent de Minsingen. Une autre chronique treSvieille fait voir que Minsingen a fait partie de l’ a " c í £ ,comté de Vrack , maintenant simple seigneurie d Arack. * Zcyler , Topogr. Sueviat,
1. MINSKI, ville dugrand duché de Lithuanie d* 11 ?le palatinat auqutl elle donne son nom . Sc dont ct jest la capitale. Elle est située dans la partie occidental®de ce palatinat > vers la source de la riviere de 5,W.si° c ^'Deux citadelles, l’une nommée la Haute, Sc l’autf eBasse, lui servent de défense. Comme elle est voi^^des Moscovites, qui ont fait souvent de grands rava& eSdans la Lithuanie, les Bolonais ont été obligés d’enfaj^une place forte. Les habitans de cette ville sont P 1 ,,polis que ceux de la plupart des autres villes du duc ’ce qui doit être attribué en partie au grand norflde noblesse qui fait son séjour à Minski ; Sc en p alfie ,la résidence du tribunal supérieur de la Lithuanie, 3,se tient alternativement une année à Vilna, uneà Minski, Sc la troisième année à NovogrodecK-Anàr. Cellarius > Descript. Poloniae, p. 414. 1
1. MINSKI ( Le Palatinat de) , est borné aupar celui de Whepsk , à l’orient par celui de Msct" a c pau midi par le territoire de Rohaczo'vf, Sc à 1^dent par le Palatinat de Vilna. Ses principaux lieux 1° *Minski, Koidanovt, Toloczyn,Horodcck, Borissow , Smolniany,Turkum, Bialymsie, Zycin. .,, £S '
On voit dans ce Palatinat un grand nombre d’abei *qui font une partie de la richesse du pays. Elles K ^nent dans les forêts: Je ne sçais, dit le pere Avril. Jeu" ^ ’Voyage de Moscovie , par quel instinct ces an ‘ nl £tl cchoisissent des lieux si sombres, eux que Virgile ^ ^qu’on place avec tant de circonspection : cepeo^ aïl neest peu de forêts de ce côté-là, où l’on n’en v0 ) ,e c > e ssinfinité d’essaims. Ce qui les y attire fans doute , $
la commodité des loges qu’elles trouvent toutes P r £dans le cœur des arbres, où elles ne feraient p ol j rpas en assurance, si l’on n’avoitsoin de les gatantst ,insultes des ours. Ces bêtes féroces, qui aiment P.^ £S>nément le miel, incommodent beaucoup les a ^f l c jieJSc font un tort considérable au paysan pour q u * ,^ flttravaillent. On empêche pourtant le dégât, en 31 Sune espèce de hune garnie de piquets autour , a -gees
qu’elles occupent, ou en couvrant de branches h erd’épines le trou par où elles entrent ; ce qui, *
fermer le passage, les met à l’abri de leur ennetDe l’Isle , Atlas. j etl c
MINTHE, montagne du Péloponnèse , d° nt P‘Ptolomée , /. 3. e. 16. Sc Strabon , 8- p. Z44* ^ nt he
dant les interprètes du premier, au lieu
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lisent Minoe. Niger appelle cette montagneil semble que c’est la même que Pausanias,nomme Eve a , d’Evo'é, cri des Bacchantes ;