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coran ci un bout a 1 autre ; & quand un écolier a par-couru son livre , on le pare - & ses compagnons le mè-nent à cheval & comme en triomphe par la ville, enpubliant ses louanges. * S. Ohm , Rel. de l’empire deMaroc, p. 8o.
Les Juifs ont un quartier assez grand, mais il estaussi mal propre que dans les autres villes. C’est danscelui-la que le chef de tous les Juifs du royaume, quipeuvent être au nombre de seize mille, fait sa rési-dence ; c’est lui qui a soin d’imposer & d’exiger toutesles garammes qu’on leur fait payer. C’esl aussi par luique Tempereur entretient commerce avec toutes lesnations, tant ennemies qu’amies. Sa famille Sc lui fontassez bien logés, mais tout le reste l’est fort mal.
Le palais du roi est au midi de Miquenes ; on lenomme l'Alcassavc ; il fut bâti par Muley Ismaël. quil’entoura de plusieurs murailles très-hautes, fort épaisses& fort blanches. II renferme plus de terrein que toutela ville ensemble, Sc pourrait plutôt passer pour uneville que pour un palais : en ester, il consiste en plu-sieurs carrés distincts & séparés, qui forment des ap-partemens différens, dont quelques-uns font occupéspar les femmes de l’etnpereur , par ses concubines, parses ouvriers & par ses gardes. Chaque quartier a desofficiers particuliers , à qui la garde en est confiée , com-me si ces édifices n’avoient aucune dépendance les unsdes autres ; les eunuques noirs font chargés de la gardedes appartemens des femmes. Le prince tient dans cepalais ses canons, ses armes, fa poudre ; en un mot,c’esl le magazin de ses richesses, son arsenal, l’asyleassuré de sa personne & de sa famille.
Ce lieu est toujours entretenu dans une grande pro-preté ; les promenades au dehors sont unies, la plu-part terrassées & quelques-unes couvertes. Les galeriesde communication sont à la mosaïque , tous les toitssont couverts de tuiles vertes , & cette couleur e'stconsacrée atix maisons impériales & aux mosquées. 11y a dans ce palais un grand nombre de minarets do'rés,ce qui, à une certaine distance, fait un point de vue très-gracieux ; mais l’idée que l’on en conçoit, lorsqu’on yarrive, ne sc soutient pas, lorsqu’on en est proche : letour est construit avec si peu d’art Sc de régularité,qu’il setoit très-difficíle aux plus habiles architectes d’cndémêler l’économie & le dessein. On est persuadé quel’empereur lui-meme n’a d’autre vus dans ce qu’il dé-truit & bâtit continuellement, que d’abbaisser sous lejoug de la servitude Sc du travail, le grand nombre deses sujets qu’il y emploie ; il en fait aussi l’occupationSc le supplice ordinaire des esclaves Chrétiens, qu’il yfait travailler en tout tems Sc fans relâche. On les yrend manœuvres Sc maçons à force de coups de bâtonSc de mifere , à laquelle ils succombent d’autant plusfacilement, que leur nourriture journalière ne consistequ’en une très-petite quantité de pain d’orge Sc fortnoir , avec de Teau , outre qu’ils ne gîtent que dans desmatammorcs ou lieux souteneins, dans lesquels ils n’ontpour lit que la terre , & où ils ne respirent qn’un airfort mauvais, Sc mêlé de beaucoup de puanteur.
La principale entrée de l’Alcassave est une assez belleporte avec des colomnes , qui la font appeller la portede Marbre. II renferme environ 45 pavillons avec cha-cun fa fontaine ; mais il n’y a de bâtiment régulier quédeux mosquées Sc un michouart , ou grande cour, or-nées au dedans de colomnes & de bas reliefs de mar-bre , fans figures humaines ni figures d’animaux ; mais ily a des chifres & des lettres arabesques, où sont décritesles principales actions du roi qui les a fait construire.
Les écuries, que 1 on appelle Roues , sont aussi fortbelles : elles forment deux longues galeries à droite &à gauche, toutes voutees &' a grandes arcades , ayantde distance en distance dans le milieu dune espece dechemin pavé qui les séparé, de petits pavillons fortpropres , dans chacun desquels il y a une fontaine& un abbreuvoir pour les chevaux , qui sont fortbeaux. ,
Les jardins de l’empereur, sont plantes dans le mi-lieu d’un grand bois d’oliviers. & sonr assez beaux :on y voit en tout tems des fleurs, des légumes, desfruits que produisent des arbres de route espèce ; mais,somme ces jardins sont un peu éloignés de l’Alcassa-
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ve, cette distance,qui en ôte la commodité, enàunue aussi beaucoup l’agrément. Les allées en sont ° rétroites : on n’y voit ni eaux jaillissantes ni bassins, maisil y passe quelques ruisseaux qui servent à les arroser.
11 y a quelques palais assez beaux aux environs ciecelui du roi, Sc que les alcaïdes font bâtir P 0LU lUplaire ; mais fur la jouissance desquels ils n’ofernienjs’assurer : ils ne leur demeurent qu’autant de tems q u 1ne prend point envie au prince de les leur enleee r -
MIRA , bourgade de l’Amérique méridionale , aJ ^la province de Quito , fur íe bord septentrional d erivière dont elle porte le nom , & au nord de la Vlde Quito. Par la relation de Don Juan Sc d An^nio de Ulloa , nous apprenons que les environs de A >ra sont remplis d'ânes sauvages. Les propriétairesterrein permettent, moyennant une rétribution,d’allera ‘chasse de ces animaux, qui deviennent très-docìles lin ,fois qu’ils oiu la charge fur le dos. * Relation hift oT ‘'Cadet viage à la America méridional , tomo second* •
i. MIRABEL, lieu de la Palestine, selon Gussiadme de Tyr, qui le place auprès d’Ascalon. * ^ rt<! 1Thesaur.
z. MIRABEL , petite ville de France, dans le Q 11 ^ci, élection de Montauban.
M 1 RABELLA , ville du royaume de Naples, àze milles de Benevent, au nord-ouest de Fricento. L1 ancienne JEculanum.
MIRABELLO, castel Mirabello, ouMiRece^ 0 ’bourg , ou village de l’isle de Candie , fur la côte * e Ptentrionale de l isse , au fond d’usi golfe, avec u>; cteau fortifié Sc un bon port. Ce bourg est à trois ^quarre lieues de Spina-Longa, vers le midi ; & souteau est environné des eaux de la mer de tous cote -* De VIsle , Atlas. .
MIRACE , lac de Scythie, suivant la remarque 'le Mazier , sur cet endroit de Valerius Flaccus , ^gottaut. I. 6. v. 49.
. . . . Scythicis quem Jupiter oris .
Trogenuit'viridem Miracen Tibisenaque juxta
Ofiia. ....
Quelques-uns, au lieu de Miracen , lisent Mdr acer, ’ cSc d’autres Macaren. Ortelius , Tbisaur. scupǰ i! ^que Valerius Flaccus décrit en cet endroit un heu fid’autres écrivains appellent Tamyracen. Ri5 .
MIRAD 0 UX, petite ville de France , dans I eArmagnac, élection de Lomagne, & à deux lie lieS ^Lectoure, avec un lieutenant du juge de la v ' c0l | £ ,de Lomagne. H y a un prieuré appellé Sainte IQqui vaut l'ept cens livres de rente. Le combat ^donna aux environs l’an 1661 , pendant les guéri esviles, a rendu certe place remarquable.
1. MIRAFLORES , petite ville de l’Améríqu e ^ridionale, an Pérou, dans Faudience de Lima, &la vallée de Zana ou Sana, dont elle prend Ç a£ '\ zfois le nom. Elle est à vingt lieues de Truxilfo’cinq de la mer, fur laquelle elle a le port de C ‘ ^cepen, qui n’est pas fort commode , ne tenant p aS rvaisseaux à Fabri des vents, ce qui fait qu’ils estl P ° v jjiebeaucoup de rems à charger & à décharger. Ll -est riche Sc très-peuplée :elle fe distingue par-làd wtes celles qui font dans la plaine. Le terroir est F. fCrpre aux cannes de sucre , Sc il y croît beaucoup de ç oC iment. Entre la ville Sc le port, il y a des Q 0 fii.
agréables, & plusieurs villages ou métairies. j,Dict. De Laet , Description des Indes occident ’
1 o. c. 20. s l.i
2. MIRAFLORES , chartreuse d’Espagne ' ^
Ï#=*ìÌ!a . X mip rtamî.lîpn^ RtiroTíS. ì'
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vieille Castille , à une demi-lieue de Burgos.des plus belles de l’ordre. ,,.n t
MIRAGUANA , habitation françoife, dans 1 ^Sainr Domingue, au quartier du sud , sor I e >golfe nommé le Cul-de-sac, entre la côte & l cS cà deux ou trois lieues à l’ouest du Petit-G° aV . e ' fíCiMIRAMAR., château d’Espagne , en C ata £ 3 tn'fur la côte, dans le camp de Tarragone, près e y QCC i-brils , & à cinq lieues de Tarragone ve 5 y n. ctâíl-dent, en allant vers Tortofe. * Baudrand , L* 1170 y.