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Tome quatrième. M - P.
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d’abbesse elle doit mille livres à la mense abbatiale desaint Denys , à cause d’un fief qu’elle possède à Cli—gnancourt. II y a dans le village une église paroissialedédiée à saint Pierre. En parcourant la montagne ona une vue très-belle & très-agréable : on découvre enplein la ville de Paris , l’abbaye de saint Denys &quantité de villages. 11 y a beaucoup de carrières donton tire continuellement du plâtre pour Paris, (a ) Baillet,Topogr. des Saints , p. 631 .(b) Piganiol, Descriptionde la France, t. 2. part. I. p. 24. Mémoires divers.

MONT DES MARTYRS. On a donné ce nom àune des montagnes du Japon dans Tiiîe de Ximo, Scdont la ville de Nangazaqui est environnée, parcequ’en iyp?, on y crucifia vingt-sept Chrétiens, parmilesquels il y avoir six .Franciscains & trois Jésuites,qui ont été canonisés ; Sc parce que dans la fuiteon y fit mourir quantité d’autres missionnaires & desChrétiens de tous les ordres.

MONT-MEDI, en latin Mons-Meàius, ville &prévôté de France , dans le Luxembourg François, auduché de Carignan fur la rivière du Chier. Elle a peut-être pris son nom de ce qu’elle est située entre les châ-teaux de Jamets & de la Frette , ou bien de ce qu’elleest située au midi. Cette place est formée de deuxdifférentes villes, la haute & la basse. La riviere deChier coupe la basse en plusieurs parties, & il n’y apeut-être point de ville dans le royaume qui soit pluscoupée que celle-ci. La ville haute est la partie deMont-Medi, qui est la mieux conservée, au lieu quela basse a été presque entierement détruite pour les.fortifications , & l’on n’y'a conservé qu’une ‘simplemuraille. On entre dans la ville haute par deux feulesportes ; l’une du côté de la campagne, Sc Tautre ducôté de la ville basse. Les dedans font des plus irréguliers:on voit des rues étroites & mal alignées, & la placepublique fort petite. L’enceinte est composée d’unemuraille & de huit bastions qui font du chevalier deVille. Elle est entourée d’un fossé assez étroit du côtéde la basse-ville , & assez large du côté de la campagne.Dans ce fossé sont placées six demi lunes, entre lesquelleson en trouve quelques-unes d'une bonne construction,Sc de l’ouvrage du maréchal de Vauban. Le chemincouvert a son glacis à l’ordinaire. La basse-ville n’a quesept bastions, Sc même ce ne font, à proprementparler , que des tours pentagoliales : on y entre par troisportes couvertes d’autant de demi-lunes. Cette enceinte*a un petit fossé , accompagné d’un petit glacis fans che-min couvert. * Piganiol , Defcr. de la France, t. 7.P- 3 J 1 .

MONT-ME J AN, bourg de France, dans le Rouer-gue, élection de Milhaud.

MONT-MERLE , petite ville de France , fur lebord de la Saône, dans la principauté de Dombes. LesMinimes y ont un couvent fur une éminence, d’oùl’on voit fans lunettes six provinces, six villes & plus •de deux cens villages. Les provinces font le Mâconnois,le Forez, le Beaujolois, le Lyonnois, la Bresse & laprincipauté de Dombes : les villes font Villefranche ,Beaujeu, Belleville, Maçon, Trévoux & Tíioissei.Mont-Merle est une des douze châtellenies de la princi-pauté de Dombes. * Piganiol , Defcr. de la France , t. 3.pag. J 3 3 *

1. MONT-MIRAIL ou Mont-Mireie , en latin'Mons-Mirabilis , petite ville de France, dans la Brie,élection de Chateau-Thierri. Elle est située fur unemontagne prés du Grand Morin, a quatre lieues deChâteau-Thierri. Elle a titre de Marquisat.

2. MONT-MIRAIL, en latin Mons-Mirabllìs, villede France, dans le Perche-Gouet, election de Châteaudun.Cette ville est située fur une montagne à six lieues deVendôme , Sc à onze du Mans. C’est une anciennebaronnie du ressort du présidial de Chartres. 11 y a unchapitre &une verrerie considérable.

MONT-MOREL, abbaye de chanoines réguliersde 1 ordre de saint Augustin, au diocèse &c à trois lieuesà l’est d’Avranches.

MONT-MORIA (Le), où le temple de Jérusalemfut bâti. Voyez. Moria I.

MONT-NEBO, partie des montagnes d’Abarim.Voyez. Nebo.

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MONT-NOTRE DAME-LEZ-PROVINS, en latinMons Nofira Domina, S an tla Maria ín Monte, 0de Monte Provìnenfi Abbatia , ou Sancla MariaMonte juxta Frovinum. Abbaye de France, en B u ’auprès de lá ville de Provins. C’est une abbayefilles de l’ordre de Cîteaux, fille de Preuilly- Elle 3fondée lan 1236, par Thibaud VI, roi de ^

comte palatin dc Champagne & de Brie. Ce nionaí esubsista jusqu’en 1400, qu’ilfut détruit par les Ang® 1 ^En 146y , cé lieu fut changé en prieuré Si donnedes religieux du rncme ordre , qui le possédèrent )qu’en 1647, que dom Nicolas des Lions, qui en eprieur, cn donna fa démission au roi qui y n ° rn 'dame Marthe Dauvet, pour lors abbesse duSainte-Catherine-lez Provins , de l’ordre de sainte C a>

, MONT DE L’OISEAU. Voyez. Vogelberg-MONT DES OLIVIERS (Le), autrement la u 1011tagne de Scandale. Voyez. Oliviers Sc $caní>alE-MONT OLYMPE ( Le) , forteresse aux fron"^^de la Champagne, fur la Meuse, vis à-vis de Chan eV1 /Louis le Grand avoir fait bâtir cette forteresse , ^il la sir raser dans la fuite. * De l’Ifle , Atlas. , cS

1. MONT-D’OR, montagne de France, ^’ line dé-plus hautes d’Auvergne : elle a mille trente toife slévation fur la surface de la terre, Sc la nature y P 1 ^^-,des plantes très-curieuscs. Cette montagne a donu e ^nom aux eaux Sc aux bains que l’on y voit : d F .a de chaudes & de froides propres à boire Sc à f e ^ner. La fontaine des eaux chaudes a fans douteconnue des Romains , cela paroît par des pierres cuà I antique 'qu’on voit dans un lieu nommédu nom d’un temple que les Romains y avoiect^

Sc par une grotte dont la description est ci-aP rcS .‘ ]ìt .source la plus considérable des eaux chaudes du clld’Or est au pied de la montagne de l’Angle : ^ e3Ú c \\eest chaude & bouillante , mais plus tempérée q lie cdes eaux de Bourbon Sc de Vichi , puisqu’on P etlC sí ,baigner à la source pendant environ un quartCette eau s’éleve à gros bouillons du fond d’un 0 ^d’une feule pierre de trois pieds & quatre p° uC . e $ 'diamètre, fur deux pieds de profondeur. Ce ^ all ^ r[ jedans une grotte faire en partie du rocher & en P‘ ff ed’un arc de pierres de raille qui empêche que P’ 1 . £í ]5ne seboule ; la porte par laquelle on y entre > a six P ití ,de haut, fur trois moins deux pouces de large,dessous régné une corniche de huit pieds de long- ^à la grotte , elle a onze pieds de profondeur , n 5 l 'f 0 ttlarge & onze de haut. L’eau de cette fou t ce e ‘ gi-classe , presque insipide, fur-tout lorsqu’elle e ^ rC ' [( jídie ; car quand elle est chaude , elle a un petit ê°^ £llCsel Sc une petite odeur de soufre. A dix pas degrotte & fur la même ligne, on en trouve i ,rie f eiidans laquelle il y a un grand bassin carré, soP ardeux par une feule pierre de la même élévatie»^^,les bords de ces deux bains, qui ont six pieds cl?quatre de large 6c deux de profondeur,qui les couvre a vingt pieds six pouces de P 1 " 0 ^’ 1 , c£í iCquinze de largeur & douze de haut, Sc par-de» jpvoûte on a bâti une maison. Le bain , qui esi 3 .droite en entrant, est un peu plus chaud qtie ce ^ oll veest à main gauche. Cinquante pas plus bas o» eia g,r-un autre qui est entierement négligé , quoiq ue -foe*ces en soient très-belles ; on Tappelle le Bain

vaux.

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Le Monnier, médecin, fit un voyage en *7 a .j<Mont-D’or, & nous pqpvons nous en rapp° r g’eflobservations qu’il fit fur ces eaux minérales. A v tto u-venir à l'analyse chymique ,il en goura , 6c il, j 3 ;res,va un goût aigrelet & piquant. Elles sont tf , cS ’ oî [t ' elégeres à l’estomac, douces au toucher jusqn 3 P ^oil'savonneuses, & pour peu qu’on les agite dans'J c0 iip

teille de verre, elles rendent quantité debullcs , c0 jir

plus même que n’en rend un égal volume d eamune échau ffée au même dégré. ., ^in^

On soupçonneroit dans ces eaffx un aci ^dé.velopé, si l’on en jugeoit par le goût, wâ:S ^ ( so{>elles ne rougissent pas le papier JAeu, I e to ^tillj"la teinture de violette , & qu’ellçffl|e fo nt aacal fíC dû' ction avec l’huile de tartre 01 '. J -jeU cíS

pas rassurer. II est plus probable , par les « X P

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